Voyages

Juillet 2019 au Ladakh : 50 sur 360...

Le Ladakh, connu pour ses paysages de désert d'altitude où il n'y pleu(vai)t que très rarement en été, vient de connaître un mois de juillet 2019 plutôt agité côté météo... en attendant peut-être pire côté politique avec la décision de Narendra Modi de mettre fin unilatéralement à l'autonomie du Cachemire !

Sur le plateau des Kyun tso, ça va pas tarder à tomber...

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Au Mustang, les népalais : constructeurs et destructeurs...?

Retour d'un voyage au Mustang au printemps 2019...

Ils sont en train de tuer le Mustang ! Ou tout du moins la portion la plus connue... Non contents de la qualité de la piste historique construite il y a moins de dix ans, la nouvelle génération d'ingénieurs des « Ponts et Chaussées » locale a décidé qu'une route à vocation internationale (entre le Népal et la Chine par exemple...) ne doit pas faire moins de 20 mètres de large et que le tracé des pentes et des virages doit permettre d'y faire évoluer des semi-remorques de grande longueur. Et tout cela au milieu d'un espace naturel préservé depuis des milliers d'années... Et c'est bien là que le bât blesse ! Pas satisfaits du profil du tracé précédent, les concepteurs de cette route (qu'ils espèrent dans le futur devenir le nouvel axe commercial nord-sud...) ont défini de nouveaux tracés, si possible très différents des anciens (ce n'est pas un problème d'avoir deux ou trois tracés parallèles voire plus à quelques mètres de distance l'un de l'autre : l'ancien, le tout nouveau et tous les essais malencontreux qui se sont terminés dans une roche plus rebelle que les autres à vouloir se faire transpercer...). Il en résulte une vision apocalyptique d'espaces naturels d'une exceptionnelle beauté (autrefois...) qui se retrouvent lardés de multiples bandes parallèles disgracieuses au pied desquelles on distingue les vestiges des sentiers historiques perdu corps et biens (un exemple entre Chele et Samar où le sentier tracé dans la falaise n'est plus...), ensevelis qu'ils ont été sous les tonnes de gravats expulsés par la noria de Caterpillar© qui œuvrent juste au-dessus (Ah ! Newton...).

Les travaux de la route à l'approche de Chele

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Les cahiers de l'Âne n°91 est en kiosque

Comme j'en ai pris l'habitude... voici le 3ème reportage que je rédige pour cet excellent magazine consacré aux ânes et aux mules. Cette fois-ci, j'ai présenté la traversée du Parang La entre Ladakh et Himachal Pradesh, région du Spiti, en me focalisant sur le difficile travail de ces bêtes (de somme...) qui en plus d'évoluer en altitude et chargées doivent supporter de nombreuses traversées de rivières, des nuits par -15°C, des orages de grêle, du vent, etc. et, pour finir, une marche sur glacier lors du franchissement de la barrière montagneuse de l'Himalaya à près de 5600m ! Merci à elles (et à leur muletier...) sans qui rien ne serait possible dans ces régions inhabitées et loin de tout.

Un autre article pourra aussi vous passionner, même si vous n'êtes pas féru de ces animaux, c'est celui sur l'American Fondouk de Fès, avec des photos qui ne laissent pas insensible...

Bonne lecture !

Cahiers de l'ane 91

Cent fois sur le métier...

Cent fois sur le métier... remets ton ouvrage ! C'est l'adage bien connu des personnes persévérentes. C'est aussi celui du génie de l'armée indienne qui travaille en permanence sur la NH-1, de Manali à Leh et de Leh à Srinagar. Tout au long de l'année, les équipes de travailleurs venus du lointain et chaud Bihar (c'est une des provinces indiennes du Teraï qui possède une frontière commune avec le sud du Népal) qui sont employés, souvent avec femme et enfants sur ces chantiers d'altitude, entre 1800 et 5600m. Ils construisent des camps itinérants selon les chantiers prévus et/ou lors de réparations de fortune suite à des éboulements, des inondations, etc.

Un groupe de Bihars à l'oeuvre au pied du Rohtang La

Altitude, froid, vent, pluie, grêle, neige, boue rythment leur vie de labeur dans des conditions d'hygiène limites (pour ne pas franchir le pas d'insalubre...), à l'opposé de celle de leur pays de naissance, hyper chaud mais dans des conditions de vie tout aussi pauvres et insalubres... La seule (grosse) différence est qu'ils sont payés : ce n'est pas gigantesque mais il y a des rentrées d'argent assurées.

La route NH-1 à l'approche de Gramphu dans la descente du Rohtang La

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Les cahiers de l'Âne

Je ne vous en ai pas parlé avant mais je "collabore" avec un magazine bimensuel consacré strictement aux ânes et aux mules. Il s'appelle Les cahiers de l'Âne et doit compter pas mal d'abonnés et de lecteurs car le numéro 90 est actuellement en kiosque (sans calculette, à 6 numéros par an puisque bimensuel, ça fait 15 ans de parutions, non ?). Sans exagérer, c'est une publication bien intéressante pour les amis de ces bêtes (mais pas seulement...) avec une foultitude d'articles concernant ces animaux (santé, psychologie eh oui, nourriture, maladies, etc.). Une grande part de la publication est consacrée aux retours d'expérience sur le terrain (entre autres, numéro après numéro, est présenté un voyage au long cours vers Compostelle avec des ânes). Et, bien entendu, c'est là que je pouvais intervenir...

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Traversée du Népal

La traversee du nepal

Ils l'ont fait ! Maxime et Justine, Max et Juju pour les intimes (ils m'avaient accompagné à l'automne 2013 sur la Kora du Dhaulagiri), ont réalisé une performance de choix : traverser dans sa longueur l'Himalaya népalais, de Jumla à l'Ouest du Dolpo à Tumlingtar au pied du Makalu côté Est, en une grosse centaine de jours. Le temps leur a manqué pour accomplir le périple en entier car ils ont rencontré des conditions météo difficiles, forte mousson au début (au Dolpo), froid intense à la fin... L'originalité de leur itinéraire qui s'est dessiné souvent au jour le jour du fait des nécessités de contournement de rivières en crue réside dans le fait qu'il ne s'est pas tenu stricto sensu au suivi des itinéraires de la G.H.T dessinés sur les cartes (Great Himalaya Trail), haute ou basse, mais qu'ils ont sans cesse louvoyé entre les deux itinéraires voire même ailleurs... En alternant passages de cols altiers à deux pas de la frontière tibétaine (le tracé de la high G.H.T), randonnées sur les sentiers du piémont himalayen (le tracé de la lower G.H.T) et autres chemins plus ou moins bien viabilisés, ils ont pu découvrir de manière complète un Népal des montagnes et des campagnes bien attachant. Et grâce aux rudiments de népali que Maxime possède, il leur a été permis d'agrémenter les étapes d'échanges verbaux lors des nombreuses rencontres sur les chemins, dans les villages où ils ont pu partager d'excellents moments avec la population qui y réside. Ils ont posé l'essentiel dans le site qu'ils ont complété de semaine en semaine sur place au gré des connexions WiFi dont ils pouvaient disposer. J'ai pu suivre leur avancée d'W en E et m'ont fait le grand plaisir de reprendre une partie de l'itinéraire de la Route des kharkas, trek "hors des sentiers battus" que j'avais créé en 2013. Pour effeuiller leur livre (numérique...) de voyage, cliquez donc sur l'image en entête du billet de blog. Et bon voyage à vous aussi, virtuel dans un premier temps mais qui saura vous inspirer pour créer votre propre itinéraire !

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La route de tous les possibles...

Le Spiti est une micro région appartenant à la province de l'Himachal Pradesh, province située en gros 400kms au N de la capitale indienne New Delhi. Deux routes desservent le Spiti depuis Chandigarh :

1) la première se dirige vers l'E et remonte les vallées de la Sutlej et de la Spiti river. Nous l'avions suivie en août 2013 à la suite du trek De Rumtse au Spiti au cours duquel nous avions franchi le Parang La et rejoint Kaza. En suivant cette route, nous avions pu visiter des sites religieux bouddhistes (Dankhar, Lalung, Taboo) pour finir par le site hindouiste de Sarahan avant de rejoindre Shimla. Mis à part un "léger" incident du côté de Kalpa (la destruction en live de l'un des ponts franchissant un gros torrent et qui avait été emporté par un éboulement, avec ce qu'il y avait dessus, juste deux camions...), l'axe routier était plutôt de bonne facture et le goudron était présent sur la totalité de l'itinéraire.

2) la deuxième démarre du Lahaul, 50kms au N de Manali, au-delà du Rohtang La alors que l'on rejoint Gramphu, un village posé au fond de la vallée de la Chandra chu où se poursuit vers l'W puis le N la route NH-1 qui remonte jusqu'à Leh et au-delà Kargil et Srinagar. L'embranchement vers le Spiti se situe à mi-hauteur de la rivière dans la descente du Rohtang La et c'est l'occasion de passer de l'ombre à la lumière, comme on dit... L'axe routier suit la Chandra chu sur une cinquantaine de kilomètres avant d’égrener les lacets qui permettent d'accéder au Kunzum La, un col de 4550m qui donne de ce côté-là accès à la région enclavée du Spiti.

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Tout, tout, tout sur le Dolpo...

Après le Mustang qu'il a parcouru de long en large (et en hauteur...), Paulo Grobel est tombé amoureux d'une nouvelle région qu'il a entrepris d'explorer, à fond comme d'habitude. Et comme pour le Mustang, il partage la somme d'infos dont il dispose avant (lectures, internet, etc) ou qu'il collecte lors de ses voyages sur un site web. Celui-ci se nomme www.dolpo-news.com et a vu le jour très récemment. Les aspects trekking et ascensions sont renvoyés par des liens vers le site générique www.paulogrobel.com alors que sur le nouveau site une grande place est faite à la culture bouddhiste ou pré-bouddhiste Bön encore très présentes dans ce "Pays caché".

Au fait, bientôt plus si "caché" que ça car on apprend que les travaux de la route entre Jajarkot et Dunaï arrivent à leur terme et que cela va changer beaucoup de choses pour les locaux comme pour les "touristes", et pour une fois, contrairement au Ladakh/Zangskar, en bien pour les deux...

Une grande partie de l'aspect culturel de cette région est traité au travers de la publication de documents concoctés par Etienne Principaud. Vous avez pu prendre connaissance, en avant-première sur mon site, de quelques uns de ces documents insérés ça et là au format PDF dans les descriptifs des jours par jours des topos Dolpo-ouest, La traversée du haut Dolpo ou La Kora du Dhaulagiri (2ème partie). Si vous avez aimé, et que votre réserve de Doliprane ou d'Aspégic est au top..., poursuivez votre apprentissage sur le site de Paulo. On va en prendre plein la gu... mais se remplir le cerveau.

Dolpo news

L'été 2018 en Inde du nord

En 2018, c'est dit : pour une fois, ma saison trekking ne se déroulera pas au Népal mais en Inde du nord pour un enchaînement de trois treks cet été. Vous pouvez comme à l'habitude me solliciter pour m'accompagner sur ces itinéraires un tantinet "hors des sentiers battus" mais dans des conditions de route similaires à celles que les agences proposent sur des circuits touristiques.

 

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Retour du Haut-Dolpo

La traversée du Haut-Dolpo (août 2017)

De l'intérêt de solliciter la bienveillance des dieux par la pose de drapeaux à chaque passage de col...


A la demande de mon ami David Ducoin, j'accompagnais cet été 2017 un groupe de 5 personnes sur un trek assez exceptionnel en termes de découverte et d'engagement pour l'agence lyonnaise Tamera. Elle a été la seule au monde à faire partir un groupe de trekkeurs pour une traversée du Haut-Dolpo au Népal. La raison invoquée ? La fermeture de l'altiport de Juphal pour cause de travaux... Il est vrai que l'info a de quoi rebuter une agence de trek ! Mais pas nous, vous allez voir...

On souhaite parcourir la région népalaise la plus enclavée qui soit :
- pas de routes d'accès,
- des liaisons aériennes dangereuses et aléatoires (les petits avions doivent franchir la barrière de l'Himalaya à plus de 5 000 m à cet endroit...) et d'autant plus lorsque la piste de l'altiport n'est pas en conditions. De toutes les manières, cette année, il était fermé, un point c'est tout !
- et « cerise sur le gâteau », c'est l'été et au Népal c'est la période de la mousson. Elle peut être légère (les agriculteurs sont mécontents) mais aussi très marquée (là, ce sont les touristes qui sont chafoins...) On pourra se rendre compte à notre retour que cet été 2017 le Népal a subi de gros cumuls de pluie qui ont occasionné d'énormes dégâts dans le sud du pays.

Champ de sarrasin à Sugugaon

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