[Maroc] Anti-Atlas - De Tafraoute à Ait Baha


Les deux premières explorations effectuées dans le périmètre de l’Anti-Atlas de Tafraoute avaient déjà de quoi contenter l’amateur de paysages sauvages qu’ils soient verdoyants ou désertiques. Il m’avait semblé qu’il pouvait y avoir un intérêt à explorer la partie occidentale du massif et envisager une liaison nord-sud partant de Tafraoute et filant jusqu’à Ait Baha à quelques dizaines de kilomètres d’Agadir et de la côte atlantique. Défricher un itinéraire hors des sentiers battus avec le nombre de pistes et de routes goudronnées qui drainent le massif est conditionné bien entendu par l’interrogation des gens de la montagne (bergers, nomades, etc.) pour recevoir de leur part un peu d’indications sur les passages possibles, les points d’eau disponibles, les ravitaillements, les éventuels croisements avec une piste carrossable… Travail de fourmi s’il en est nécessitant la composition d’un binôme touriste et berbère alliant les forces en présence : lecture de carte et maîtrise d’un horaire d’un côté, feeling, langue maternelle et débrouillardise de l’autre… C’est bien entendu à mon compère de randonnées dans cette partie du Maroc, le valeureux M’hamed El Omary, que j’ai demandé de m’accompagner sur ce circuit et en préalable à mon arrivée de se renseigner sur son potentiel touristique.

Descente vers Dou Tinzar

Voilà donc l’opus que nous avons concocté, M’hamed et moi, présentant l’intérêt majeur de n’emprunter qu’une infime portion de goudron (7 kms pour l’ensemble du circuit sur la centaine parcourue). Cette exploration du massif nous a, au gré des rencontres journalières avec les habitants qui restent attachés à leur village, ouvert de multiples possibilités ultérieures de composer à l’envi de nouveaux circuits. Avec la certitude qu’en se déplaçant ne serait-ce que d’une vallée ou d’une crête, nous irions à la découverte d’autres merveilles géologiques et d’autres horizons comme peut en offrir le massif de l’Anti-Atlas occidental. Vous ne connaissez pas bien (ou peu) cette région ? Il va falloir vous habituer : à l’instar de la Corse (et il y a pas mal de spécificités géologiques à rapprocher…), le trekking sauvage hors des sentiers battus est ici une réalité et le terrain de jeux dont je vous confie les clefs jamais ne cessera de vous étonner et qui sait de vous passionner ! M’hamed et moi, on vous emmène ?

Et n’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.

Télécharger la carte du circuit au format PDF : Carte générale GTAM1 Carte Tafraoute - Ait Baha

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Paris - Aéroport d’Agadir - Aguerd Oudad

3h d’avion + 2h30 de route.
De l’aéroport d’Agadir situé 30 kms à l’E de la ville, rejoindre le bourg de Tafraoute en minibus ou grand taxi. Rencontre à l’arrivée avec le guide puis déplacement en voiture 6 kms plus au S pour le premier camp en pleine nature sous tente ou à la belle étoile à proximité des Rochers Peints. Douce nuit après le thé à la menthe de bienvenue et le tagine.

Les Rochers peints d'Aguerd Oudad

Jour 2 : Aguerd Oudad - Tafraoute - Tazoult

4h / +200m / -300m.
Diaporama Lever avec le soleil dans un endroit féérique : on est entouré de rochers rouges et quelques uns ont été peints il y a quelques années par Jean Veramme, « artiste » peintre belge. Régulièrement rafraîchie, la couche de peinture bleue, rose ou vert pomme luit sous les premiers rayons matinaux et présente un ensemble agréable à l’œil. On prend un peu de hauteur sur l’un ou l’autre des monticules pour disposer d’une vue élargie du site et découvrir au-delà du site la chaîne de montagnes vers laquelle nous allons nous diriger : le Djbel Lekst dont le sommet dépasse les 2300m.

Aguerd Oudad (le Chapeau de Napoléon)

Redescente vers les Rochers Peints avant de poursuivre plein N et traverser le chaos de granit rouge d’Aguerd Oudad. On passe au pied du « Chapeau de Napoléon ». Ascension facile d’un monticule rocheux pour disposer d’une vue élargie sur le site. On rejoint ensuite la route goudronnée qui nous conduit en 30mn le long d’une rivière à sec (au moment des pluies à la sortie de l’hiver il en est bien autrement…). Déjeuner au cœur de la cité berbère dans un petit restaurant qui « ne paye pas de mine » mais où la chaleur de l’accueil du patron est appréciable. En début d’après-midi, visite libre du souk (c’est là que l’on trouve les fameuses BTT -babouches tout terrain- qui ont fait la renommée de Tafraoute), d’une maison de tapis ou d’antiquités sans oublier les achats de dernière minute (pharmacie, banque, épicerie, poste, etc.) car il ne faut pas espérer grand-chose pour les jours qui suivent… On part dans le wilderness, qu’on se le dise… !

Arrivée dans la vallée des Ameln

En milieu d’après-midi, on reprend la direction du N pour rejoindre la vallée des Ameln au pied de la barrière de Djbel Lekst. Mais avant de fouler cette vallée verdoyante, il nous va falloir franchir un col au beau milieu d’un chaos de roches rouges, chaos assez différent de celui de ce matin. Là, les roches monolithiques étaient érodées et veinées de profondes entailles qui les avaient faites exploser, ici ce sont plutôt des lancers de gros blocs par des géants en mal de Jeux Olympiques… Toujours tout droit pour aller traverser la rivière (souvent à sec), la palmeraie et enfin la route goudronnée avant de remonter en face jusqu’au village de Tazoult pour une nuit et un repas chez l’habitant (Habib réside dans une des plus hautes maisons du village quelques mètres au-dessus de la fin de la route, T, E).

La vallée des Ameln depuis Tazoult

Jour 3 : Tazoult - Azibs Igouramène

4h15 / +1000m / -100m.
Exceptionnellement pour cette journée, ne pas omettre de prendre dans son sac à dos duvet et nécessaire de toilette car l’endroit du bivouac du soir n’est accessible qu’à pieds et vous ne pourrez matériellement pas avoir accès à vos autres affaires personnelles. Se poser dans ce lieu magique mérite bien quelques concessions…
Diaporama Du haut du village de Tazoult (940m), suivre la canalisation d’eau potable puis passer à proximité de l’ancienne mosquée du village (de type berbère sans minaret, elle date du 11e siècle). Continuer le long de la canalisation et atteindre une zone de champs cultivés. On a pu remarquer durant la montée le long de la gorge la présence de cairns recouverts de peinture blanche : c’est l’antique moyen que les villages de ce vallon ont utilisé depuis toujours pour se partager l’usufruit quotidien de l’unique source en se basant sur l’avancée de l’ombre de la paroi. Laisser le sentier de Tagdicht partir sur la gauche (20mn, 1040m) pour continuer tout droit en direction de la gorge sur un chemin en zigzag que l’on sent un peu abandonné car envahi par les herbes folles, les buissons d’épineux et les redoutables arganiers… Le calme est assourdissant, bel oxymore qui convient parfaitement à la quiétude de ce  lieu isolé. En s’élevant on commence à distinguer la cuvette dans laquelle est lové le bourg de Tafraoute, d’abord par l’émergence du « Chapeau de Napoléon » d’Aguerd Oudad (45mn, 1260m) qui apparaît derrière le chaos de rochers rouges (celui des géants sportifs…) puis le village de Tafraoute lui-même lascivement étalé dans sa plaine. On s’en vient passer sous un rocher tombé dans un goulet, acrobatie plus ludique que dangereuse avant de poursuivre à mi-hauteur le long de la muraille en RG du vallon. Par la suite, quelques cairns nous aident à décrypter l’itinéraire. On est à l’intérieur d’un vallon caché ceint de pics rouges composant un tableau du plus bel effet. On contourne le vallon par la droite avant de s’engager dans le thalweg qui monte sur la D. On suit une large vire ascendante que l’on parcourt sans aucune difficulté (20mn, 1400m). On atteint un collet au moment où le soleil nous accueille (10mn, 1440m).

Le col au-dessus de Tazoult

Puis c’est tout droit en légère descente jusqu’à la rivière à sec pour retrouver un sentier bien marqué en RG. On s’engage vers la G (10mn, 1380m, puits d’eau potable en RD). On remonte le long de la rivière jusqu’à arriver au pied d’une aiguille rocheuse située au centre du cirque (10mn, 1430m). On part sur la D pour attaquer une rude montée dans laquelle la trace que l’on suivait disparait totalement, recouverte qu’elle est de broussailles épineuses alors que l’on approche d’une série de dalles en plein milieu du vallon au pied d’une masse rocheuse (35mn, 1600m). On traverse le couloir sur les dalles pour se retrouver en RD un peu moins envahi par la végétation arbustive et enfin aborder une zone moins pentue sur laquelle une trace réapparait. On débouche dans un large col (25mn, 1780m). On incline sur la G pour éviter de descendre dans la prairie et ultérieurement devoir remonter. RG, on trouve le départ d’un sentier taillé dans les rochers. On le suit en up / down jusqu’au pied du monticule sur lequel se dressent quelques baraques de bergers. Dernière montée pour passer à gauche des azibs et atteindre le puits d’eau fraîche (35mn, 1850m) dans un cadre enchanteur où le panorama sur le pays de Tafraoute se révèle grandiose. On devine même au loin dans la brume vespérale la forme des montagnes qui composent le Djbel Bani, dernier rempart avant le Sahara. Nuit et repas chez les nomades (sédentarisés…) ou à la belle étoile.

Le pays de Tafraoute depuis les azibs Igouramène

Jour 4 : Azibs Igouramène - Ikhoulène - Tassila

5h10 / +500m / -880m.
Diaporama Dos aux azibs, descendre dans le large vallon et remonter en face en coupant dans les terrasses abandonnées pour rejoindre un sentier plutôt bien marqué qui part au NNE en direction d’un large col herbeux. Le sentier se fait plus visible à l’approche du col (30mn, 1940m). On dispose d’un large panorama sur l’Anti-Atlas du côté de Taroudant et au-delà sur le Haut-Atlas occidental. On s’engage maintenant dans un vallon « boisé » (un genévrier tous les dix mètres…) en direction de l’E pour contourner un piton rocheux par sa droite. L’endroit est immensément calme et reposant. Le sentier nous conduit en descente à louvoyer entre les pitons de granit jusqu’à mi-pente où l’on traverse le lit de deux ruisseaux à sec (35mn, 1730m) pour ensuite partir dans une petite remontée sur la D au-dessus d’anciennes terrasses. A l’arrière, la chaîne du Lekst présente sous le soleil matinal des faces qui sentiraient bon la Corse…

Descente sur Dou Tinzar

On suit maintenant une orientation N qui conduit à un collet (15mn, 1745m) avant de plonger sur la vallée de Madao en empruntant un goulet dans lequel le sentier se faufile en zigzag. Ensuite, on part sur la G pour longer la base de la falaise avant de traverser une zone de cultures plantée d’arbres fruitiers. On domine le village de Dou Alous vers lequel se dirige notre sentier. On arrive à un croisement de chemins (40mn, 1440m) où il faut partir à G pour rejoindre en courbe de niveau le hameau de Dou Tinzar (attention, il est mal repéré sur la carte topographique). On se dirige vers la mosquée blanche (25mn, 1330m, eau au robinet) avant de revenir sur ses pas et commencer à descendre par la piste bétonnée jusqu’à l’autre partie du hameau. On marche 300m vers le bas et, juste après avoir dépassé une belle maison, tourner franchement à G pour s’engager dans une sente qui traverse des espaces colonisés par les figuiers de barbarie. Ensuite, c’est la désescalade d’une zone plus chaotique jusqu’à la cote 1260 au niveau d’une zone de gros blocs noirs au milieu de laquelle on part sur la G rejoindre le sentier bien marqué qui suit le lit de la rivière en contrebas, au pied du roc sur lequel Bou Tinzar est perché. A flanc, on rejoint un autre vallon issu d’une gorge très sombre. On traverse la rivière à gué pour suivre un sentier qui part tout droit puis, quittant la rivière, légèrement en montée direction W jusqu’à un collet (50mn, 1210m). Passé de l’autre côté, on poursuit en descente jusqu’à rejoindre la piste. A G pour 1 km jusqu’au village d’Ikhoulène (30mn, 1170m, boutique au pied de la mosquée).

Montée vers Tassila

De la boutique, avancer de 100m et partir en biseau sur la G entre la maison rouge et le château d’eau. Suivre le tuyau d’eau et traverser la rivière à sec. Passer à gauche sous le bâtiment de l’école, traverser une piste et poursuivre tout droit en direction du large col où l’on distingue des étages de terrasses (direction WSW). Traverser la piste en béton pour rejoindre une piste en contrebas, piste que l’on suit à G jusqu’au village. Après le pont, s’engager à G sur un petit sentier pour atteindre les maisons d’en haut. Après être passé sous le porche d’une maison, à G puis à D jusqu’au gros arganier toujours en direction du col. On remonte les terrasses de front avant de partir en biais sur la D un peu plus haut et suivre un excellent sentier. En RD du vallon, on dépasse le village de Tinao posé en RG (50mn, 1320m). Vers 1360m on laisse partir deux sentiers vers la G à destination d’une gorge étroite pour partir à plat vers la D sur 200m. On s’élève ensuite en écharpe sur la G au travers des terrasses (suivre les cairns). On passe un « faux » col (20mn, 1400m) qui donne accès à un splendide vallon agraire ceint de falaises verticales. On s’élève en douceur sur la G jusqu’à franchir un ruisseau et arriver au village de Tassila construit dans une brèche de la barrière rocheuse du Djbel Lekst (30mn, 1455m). De l’autre côté du col, on trouve une piste au bord de laquelle on pose le camp dans un champ planté d’amandiers ou alors nuit chez l'habitant.

Jour 5 : Tassila - Tagdicht - Alma

4h / +600m / -500m.
Diaporama Descendre du vallon par la piste en lacets pour traverser le hameau d’Aguerd Imoula déserté de ses habitants (toutes les maisons aux volets clos appartiennent à des émigrés marocains qui ont fait fortune en Europe et se sont fait construire de somptueuses propriétés, mais revers de la médaille, ces villages ne revivent que quelques semaines en été… !). On passe auprès d’une belle cascade qui tombe dans un profond bassin (n’en rêvez pas à l’automne…) avant de faire le tour du vallon et déboucher sur la route goudronnée qui relie Ida Ougnidif à Ait Iftène. Marcher vers la D jusqu’à passer un large virage vers la gauche et trouver à main gauche le départ d’un sentier en RD d’un vallon très resserré intégralement modelé en terrasses (30mn, 1335m). Monter pleine pente au milieu d’une végétation arbustive qui a commencé à prendre ses aises une fois que les agriculteurs ont délaissé les champs à la fin du siècle dernier au moment de la période de grande sécheresse. Rester RD pour retrouver à mi-pente un sentier moins envahi d’épineux en tout genre et presque libre de végétation. On débouche dans un « faux » col (30mn, 1500m). Encore une montée soutenue pour faire suite à la rude ascension que nous venons de connaître. On vise le large col qui s’ouvre à main droite : il s’agit du tizi Eghaman que l’on atteint par un bon sentier (25mn, 1605m). On découvre en contrebas le village de Taltenissène et derrière, perché sur son tertre, le marabout de Sidi Moussa. On quitte rapidement le sentier qui descend vers le goudron pour prendre une sente à D et rejoint le haut du village. On passe à proximité d’une belle maison berbère avant de descendre jusqu’à la route. Tourner à D pour s’engager dans le vallon équipé d’une piste cimentée en forte déclivité qui désescalade un thalweg ombragé en direction du village de Tagdicht. Quelques réminiscences du sentier historique permettent de couper des virages. Après avoir traversé une zone de cultures, on arrive au pied d’une belle bâtisse fortifiée (40mn, 1360m).

Tagdicht

Le vallon dans lequel se terre Tagdicht est d’une grande beauté et contrairement à d’autres villages les habitant(e)s engagent facilement la conversation. Prendre la ruelle à droite de la maison et remonter jusqu’à la mosquée. Sur la place, rejoindre la maison rose isolée et partir vers le poteau électrique de droite. Au poteau incliner à gauche pour évoluer en courbe de niveau et traverser le vallon. On passe près d’un puits (présence de tuyaux noirs en bordure du chemin). En s’élevant dans le coteau en direction du N, on peut apprécier le travail des anciens qui ont érigé des terrasses dans les pentes relevées et ce jusqu’au pied du marabout de Sidi Moussa que l’on voit de nouveau. Du puits, se diriger à travers les terrasses en direction de la faille au-dessus de laquelle trône le poteau électrique. A l’entrée de la gorge, le sentier se transforme en escalier pour aborder la falaise. On rejoint la ligne électrique  pour passer un large col (30mn, 1530m). Descente tranquille à main droite pour aller chercher l’entrée d’un vallon qui s’ouvre juste derrière la falaise au gendarme caractéristique. Ne pas aller jusqu’à la piste évidente en RD mais retrouver le sentier historique qui remonte le vallon en jouant à coupe lacets jusqu’au passage du col d’Afa Tagant (40mn, 1630m). Descente par la piste jusqu’au village d’Alma (20mn, 1520m, eau). Nuit sous tente ou chez l’habitant (Ali habite dans l’une des deux anciennes maisons berbères sur la droite avant d’entrer dans le village, E).

Alma

Jour 6 : Alma - Tizi n’Louwlia - Tagadirt

4h10 / +300m / -620m.
Diaporama Le village d’Alma se trouve sur un plateau perché au-dessus d’une gorge qui plonge jusque dans la vallée du côté d’Ida Ougnidif (un chemin y est d’ailleurs toujours tracé ; il est encore utilisé de nos jours par quelques villageois et leurs ânes pour descendre au souk chaque jeudi). Une balade matinale circulaire permet de visiter le site et de découvrir les lieux. Quant à notre route, elle s’en va franchir le large col qui domine les terrasses au N. Le sentier monte au plein milieu du vallon et rejoint la piste au niveau du col (15mn, 1550m). De l’autre côté, on la laisse partir sur la droite faire un grand lacet alors que l’on poursuit tout droit au milieu d’un verger d’amandiers. Puis notre itinéraire se confond tout de même avec le tracé de la piste pour quelques lacets avant de trouver dans l’un d’entre eux le départ d’un sentier à flanc (25mn, 1360m) qui se dirige vers le village de Doudad.

Arrivée à Doudad

Un peu avant de pénétrer dans le village, monter sur la gauche à travers les terrasses pour atteindre le col qui se situe à gauche des maisons (25mn, 1425m, présence d’une citerne). On incline légèrement notre marche sur la G pour retrouver un ancien sentier qui parcourt à flanc les terrasses à distance respectable du pied des falaises qui nous dominent à main gauche, celles de l’Igui Emjioun. On rejoint la route au niveau d’un col (20mn, 1365m) et on s’engage à G sur le goudron (pas vraiment d’autre alternative). On rejoint ainsi Taskra (30mn, 1350m) et toujours en suivant la route on descend dans un large vallon pour se poser dans une sympathique oasis (15mn, 1270m) disposant d’une large grotte dispensant de l’ombre (il faut remonter le ruisseau d’une vingtaine de mètres en écartant lauriers et buissons de mûriers pour la trouver). Et en plus, au bord de la route, vous trouverez un point d’eau potable sous la forme d’une citerne équipée d’une pompe actionnable avec le pied. Vous ne rêvez pas, ça existe vraiment ! Un vrai paradis… Après le déjeuner et la sieste réparatrice, nous voici de nouveau sur la route. On passe les maisons d’Imrir puis une source sortant directement des falaises découpées de profondes gorges. A l’entrée du village de Tizi n’Louwlia, prendre un bon sentier en zigzag qui gravit le coteau à gauche (25mn, 1365m). Il s’en va passer derrière une grosse demeure rouge et finit dans un collet sur une piste cimentée (10mn, 1395m). On passe devant le marabout puis on contourne par la droite l’enclos du cimetière de telle manière à tomber sur la grille d’entrée et pénétrer dans l’espace pour approcher la vieille mosquée berbère. En ressortant, on part à G descendre le long du mur N et, au pilier NW, trouver le chemin qui rejoint le poteau électrique. Le sentier parcourt la combe de façon étale. Puis c’est une montée en lacets qui nous essouffle un peu pour atteindre une bâtisse perchée sur un monticule et calée entre deux gros rochers (25mn, 1370m). Tout droit, on retrouve un morceau de piste stabilisée que l’on suit pendant une centaine de mètres avant d’incliner légèrement à G pour suivre le fil d’un sentier en bordure de terrasse jusqu’aux maisons hautes du village. Juste derrière l’aire de battage (prendre le temps d’apprécier le somptueux panorama…), partir sur le sentier le plus à gauche. Il traverse une zone de terrasses qui a subi un incendie pendant l’été 2011. Jusqu’à présent cheminant en courbe de niveau, le sentier remonte un moment pour franchir une barre rocheuse dans un collet (25mn, 1345m, ancien grenier à blé –agadir- sur le piton rocheux à droite).

Arrivée à Tagadirt

A peine la citerne neuve dépassée, prendre à main gauche un sentier qui longe le pied de la falaise (rester à hauteur et  ne pas être tenté d’emprunter les sentiers de descente). Le suivre jusqu’à traverser un torrent qui dévale un thalweg. On repart en face sur une terrasse avant de passer auprès d’une source (10mn, 1310m). Faites comme tous les villageois : prenez l’eau ici pour le bivouac de ce soir, c’est qu’elle est bonne et fraîche ! Il ne reste plus que quelques minutes de marche au milieu des vergers d’amandiers pour rejoindre le magnifique village berbère de Tagadirt perché sur son nid d’aigle à 1290m. Nuit sous tente au niveau de l’aire de battage ou chez l’habitant (demander M’hamed, il habite la maison au-dessus de l’aire de battage, T, E).

Tagadirt

Jour 7 : Tagadirt - Tagharrabout - Ait Baha

3h30 + 10mn de « taxi » / +150m / -880m.
Diaporama Descente rapide sur la droite du village en suivant la canalisation d’eau (ou suivre la piste de terre pour un parcours plus long mais moins chahuté…) et se retrouver dans le bas du vallon. Il existe quelques sentiers coupe lacets pour réduire le temps de descente et arriver à la jonction avec la route. On prend à G en direction de Takoucht jusqu’à rejoindre la mairie. Continuer sur la route (ou emprunter un sentier qui traverse l’étal de boucherie du souk, coupe par la rivière et rattrape le goudron) et avancer jusqu’à un pylône parafoudre proche d’une maison dans un virage. Juste derrière, descendre à G pour passer vers l’école peinte en bleu et rose pastel puis continuer tout droit sur la piste puis le chemin avec comme point visé le douar accroché à la colline de l’autre côté de la vallée. A la maison rouge (1h, 985m), un savant gauche-droite permet d’entrer dans une zone de terrasses et de suivre un chemin qui s’engage dans un thalweg. On longe un court moment le canal d’irrigation une dizaine de mètres en contrebas. Arrivé au fond du thalweg là où il se sépare en deux, traverser au mieux la rivière et remonter pleine pente en face rejoindre la piste tracée à mi-hauteur. La suivre vers la D sur 200m et emprunter sur la G un sentier qui atteint directement un col dans lequel est construit un marabout (25mn, 1010m). Descendre indifféremment par la route ou le sentier vers le N et partir sur la G rejoindre le village d’Imghas.

Panorama depuis Imghas

Au-delà du village, poursuivre sur la piste et rejoindre la base de l’autre partie du village. A l’aire de battage, partir sur la D pour passer dans le village et 200m plus loin virer encore à D sur un petit sentier étale qui contourne la colline sur laquelle une maison est construite (20mn, 900m). Avancer de 400m et grimper sur un tertre pour disposer d’un panorama élargi jusqu’à la plaine du Souss. Revenir sur ses pas et trouver à main droite (pas évident…) le départ d’un sentier qui descend en zigzag et rejoint la piste en traversant une zone d’amandiers, d’arganiers et de figuiers de barbarie. On arrive à un croisement de piste au niveau du marabout de Sidi Borq (25mn, 765m). Prendre la piste en face et la suivre jusqu’à entrer dans le village d’Anamer (10mn, 700m, rien…). Pour terminer l’étape, il suffit de continuer en descente sur la piste jusqu’à croiser la rivière à sec (quelques sentiers coupe lacets), de poursuivre à plat jusqu’à une légère remontée à droite vers un col au niveau de Tizerguine et terminer en roue libre dans les faubourgs S de Tagharrabout où l’on retrouve le goudron (1h, 550m). Se diriger 200m sur la gauche pour « tomber » sur la boutique où une âme charitable pourra vous appeler le taxi local. Il pourra vous conduire pour 10Dh au centre d’Ait Baha, 6 kms plus avant. Ait Baha est un gros bourg commerçant. On y trouve un hôtel plutôt correct, des épiceries, des banques… et des liaisons par bus ou grand taxi vers Inzegane (puis connexion avec les bus et les taxis pour rejoindre Agadir, aéroport ou ville), Taroudant ou Tafraoute.

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Relevés de terrain septembre 2011

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