[France] Alsace - De Schirmeck au Hohneck


Il existe en France plusieurs sentiers au long cours qui parcourent de long en large notre beau pays. L’un des plus emblématiques car débordant de nos frontières en Hollande, Belgique et Luxembourg est le GR5. Les institutions européennes l’ont inclus comme composante d’un sentier communautaire sous la référence E2 (on a déjà été familiarisé avec cette dénomination lorsqu’il s’est agi de traverser la Crète en suivant le sentier européen E4). Emprunté de manière ponctuelle dans les Alpes (Dents Blanches, Aiguilles rouges, Mont-Blanc, Vanoise, Cerces, Queyras, Mercantour, etc.), il ne m’était jamais arrivé de suivre le GR5 sur plusieurs jours et ainsi partir à la découverte d’une région. Si fait ! Au cœur du massif des Vosges, il permet de parcourir un espace incroyablement propice à la randonnée en alternant passages en plaine et traversée de vignobles, marche en forêt ou sur les chaumes d’altitude, sans oublier la visite de villages touristiques bien sympathiques. C’est aussi grâce à l’impressionnant travail du puissant Club Vosgien qui, fort de ses 33000 membres, a su imposer (et réaliser) le balisage de milliers de kilomètres de sentiers. Certes, on pourrait fustiger cette association de pratiquer une certaine forme de particularisme en n’ayant pas voulu baliser les itinéraires transrégionaux (GR5, GR531, GR532, etc.) avec les marques rouges et blanches imposées par ailleurs sur notre territoire et adoptées au-delà de nos frontières. Il est d’ailleurs assez étonnant de la part de la FFRP (Fédération française de la randonnée pédestre) de ne pas avoir pu (ou su) imposer une certaine uniformité pour l’ensemble du GR5, l’exception vosgienne pouvant être vue par nos amis européens qui suivent cet itinéraire comme le fait d’un village gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur… Mais on peut aussi leur pardonner cet écart lorsque l’on constate la somme de travail accomplie. Et le résultat, c’est que quelque soit l’endroit où vous vous trouvez dans le massif des Vosges, vous y croiserez chaque jour des randonneurs de tout âge attestant bien que la pratique de la marche est excellente pour la santé de 7 à 77 ans et même beaucoup plus tard. J’ai pu croiser du côté du Hohneck une personne qui venait de fêter son 86e printemps et qui effectuait trois randonnées par semaine (de la vraie ! Pas celle « gigot-haricots » du dimanche après-midi…).

Les paysages que vous traverserez sur cette portion du GR5 sont extrêmement variés et cette alternance saura rendre cette randonnée enrichissante, historiquement, mais aussi humainement tant les personnes que vous croiserez dans la montagne (paysans, hôteliers, gîteurs et randonneurs) sont fières de leur contrée et heureux de vous en faciliter la découverte. Alors bonne semaine sur la ligne bleue des Vosges… ! Et si vous voulez poursuivre sur la "ligne bleue des Vosges", rendez-vous pour la suite de l'itinéraire partant du village du Bonhomme (proposant un itinéraire alternatif passant par les lacs situés au pied des Hautes Chaumes du Gazon du Faing) et se terminant à Sewen à quelques kilomètres de Mulhouse.

Et n'oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF).

Téléchargez la carte du circuit au format PDF : Carte De Schirmech au Hohneck Carte De Schirmeck au Hohneck
 

 LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Paris - Schirmeck (en train via Strasbourg) - Le Champ du Messin

2h30 de TGV, 45mn de TER + 2h30 / +700m / -0m.
Diaporama De la gare de Schirmeck (315m, ligne Strasbourg – Saint-Dié), se diriger par la rue en face vers l’église. Au fond de la place, remonter les escaliers pour franchir le tunnel de la déviation routière. Atteindre le fort (15mn, 400m). Beau belvédère sur la vallée. En sortant du fort, emprunter à G une large piste en forêt et suivre le balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg. Laisser une piste partir en forte pente sur la droite avant de tourner 150m plus loin à D dans une montée brève mais dense. On arrive dans un large col au milieu duquel est érigée la Croix de Barembach (420m). Prendre en face un chemin (balise rectangle rouge rect-rouge.jpg sur le pylône HT) et s’élever encore une fois de manière soutenue jusqu’à passer auprès de la Fontaine Léopold (45mn, 620m) et atteindre le carrefour éponyme. A D pour un nouveau raidillon avant de cheminer à plat. On passe le long d’une ferme avant de tourner à G pour rejoindre l’auberge du Struthof. A D dans un chemin qui longe l’enclos au milieu duquel on identifie le bâtiment utilisé comme chambre à gaz du camp nazi de funeste mémoire. On débouche sur le parking du mémorial (35mn, 800m). On longe par la gauche les bâtiments habillés de noir qui confèrent au site une solennité grave. A l’extrémité du mémorial on vient buter sur la porte d’entrée du camp. Ambiance lourde surtout quand la brume s’attarde en ces lieux…

Remonter sur la route en laissant sur la gauche l’enclos du cimetière. Suivre la route à G sur 150m et, à la sortie du virage sur la droite, plonger dans la forêt pour emprunter un moment un sentier en contrebas de la route. On retrouve cette dernière au niveau de la Grande Carrière (20mn, 840m). Une trace sur la G permet d’éviter le goudron et se termine au niveau de l’entrée d’une piste protégée par une barrière. Tourner à G et laisser partir vers le bas une première piste (celles des Tourniquets) puis vers le haut une deuxième avant de trouver sur la D le départ d’un sentier. Le suivre en légère montée jusqu’à une source (25mn, 950m). On débouche peu après dans le large col du Champ du Messin (1000m). On suit la route sur la G grosso modo sur 200m jusqu’à la Fontaine Beschstein. Emplacements de bivouac sous les pins de l’autre côté de la route. Belvédère étendu sur la plaine lorraine.

Jour 2 : Le Champ du Messin - Le Hohwald - Mont Sainte Odile

6h20 / +450m / -750m.
Diaporama De la fontaine Beschstein à 1010m, suivre la route vers le haut puis incliner à D dans un chemin avec une barrière rouge fluo. Quelques 2km plus loin, tourner à D sur une large piste qui se transforme peu après en chemin plutôt plat. A l’approche de la route, tourner franchement sur la D et poursuivre tout droit en forêt (balisage effacé) pour atteindre le Rocher de Rathsamhausen (45mn, 1025m). Quelques minutes après être passé devant le rocher, on rejoint la route. La suivre sur 150m avant de prendre un chemin qui descend sur la G. On sort de la forêt. Laisser partir sur la gauche le sentier marqué « Hohwald » et arriver à la Vieille Métairie (30mn, 915m, abri ouvert, eau). Emprunter le petit chemin à D qui monte dans le coteau indiqué lui aussi « Hohwald ». On chemine en sous-bois de feuillus un bon moment avant d’atteindre le col du Champ de Feu (45mn, 1075m), large espace dégagé sur le NW. A G toute pour entrer dans un chemin balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg. Laisser partir un sentier sur la G et arriver aux sources de l’Andlau (10mn, 1000m).

Quelques 300m plus loin, on traverse un petit torrent. De la hêtraie à la sapinière, c’est tout de suite 10°C de moins ! Heureusement que cela ne dure pas trop longtemps. On croise une route forestière (5mn, 845m). On continue notre descente pour atteindre par le haut une belle cascade (15mn, 715m). A G par le sentier du haut « Le Hohwald par le camping » en courbe de niveau et très agréable à fouler.

Comme promis, on passe au-dessus dudit camping (30mn, 610m) avant de rejoindre le centre du village (10mn, 570m, nombreuses auberges, un hôtel 3* et une boulangerie / épicerie / café avec des recharges de Camping-gaz n°206 !). Pause repas dans le sympathique petit square. Montée en face par la rue de l’église avant de tourner à G au niveau du grand virage de la RD416 (balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). Laisser le sentier bleu partir sur la gauche (15mn, 640m) et continuer de monter en forêt jusqu’à un rond-point routier (25mn, 760m). A G sur la RD130 puis tout de suite à D en direction de la maison forestière de Welschbruch. A la barrière, suivre l’indication « Mont Sainte Odile - 2h05 ») et à l’entrée du bois descendre à D. Le sentier longe à présent la route puis s’en éloigne peu à peu. En courbe de niveau, il atteint le lieu-dit Carrefour de Breitmatt où l’on coupe la RD426 pour suivre un chemin plat sous de hautes frondaisons. On atteint un point de vue sur la plaine alsacienne (1h, 690m). Peu après, on rejoint un nouveau croisement de routes : en face sur un chemin en légère ascendance. On monte pendant 400m avant de tourner à G pour emprunter un sentier balisé croix bleues croix-bleue.jpg. Il nous permet de rejoindre l’itinéraire principal marqué de rectangles rouges rect-rouge.jpg. On le suit jusqu’au parking inférieur du Mont Sainte Odile (45mn, 770m). Sur la D, direction le chemin de croix pour atteindre l’entrée principale du couvent par un escalier (10mn, 780m, hôtellerie 45/60€ la chambre double, 14€ le dîner, 8€ le petit déjeuner, Diaporama). Si l'on veut camper dans un endroit calme, descendre en face par la petite route goudronnée d'Ottrott qui part sur la G du bâtiment. La suivre en descente sur 500m jusqu'à la fontaine (source abondante). A l'opposé de la fontaine, en contrebas sur la gauche, une piste assez plate fera l'affaire pour le campement...

Jour 3 : Mont Sainte Odile - Barr - Andlau - MF Gruckert

4h30 / +500m / -700m.
Diaporama Du couvent à 770m (remonter sur la plateforme du parking si l'on a campé près de la fontaine) descendre par la route jusqu’à l’extrémité du parking et tourner à G pour trouver un sentier croix jaunes croix-jaune.jpg qui longe le Mur Païen. On poursuit toujours tout droit en suivant ce balisage. On passe sur un belvédère (30mn, 815m, abri Muller, pas d’eau) avant d’aborder le lieu-dit Schafstein et tourner franchement sur la G dans un sentier à présent balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg. On pénètre dans le kiosque Jadelot (15mn, 745m, pas d’eau). Sur la terrasse qui s’avance au-dessus des arbres on dispose d’une large vue sur la vallée. On laisse partir vers la droite le sentier de descente directe sur Barr. On retrouve un peu plus loin le goudron (15mn, 665m, RD109) que l’on traverse pour atteindre la MF de Landsberg (10mn, 590m, 10mn A/R pour rendre visite aux ruines du château). Suivre la piste sur 1km jusqu’à une bifurcation sur la G (balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). On passe à proximité d’un kiosque (20mn, 460m, fontaine Hartmann à 10m en contrebas) avant de rejoindre le haut du vignoble. Entre route et chemins de terre en forêt ou dans les vignes, la descente sur Barr est très agréable. On se dirige vers le quartier historique regroupé autour de la place de l’hôtel de ville (45mn, 200m).

On traverse Barr direction S avant de remonter sur le coteau d’en face en suivant la Route des Vins jusqu’à un collet précédant l’entrée dans le village de Mittelbergheim. Prendre la rue à D pour descendre au travers du vignoble vers Andlau, charmant village dans la vallée de… l’Andlau (rappelez-vous, on est passé hier matin à sa source). Au centre-ville, on laisse partir sur la gauche l’itinéraire direct pour Châtenois (Chemin de Compostelle) pour partir sur la D rejoindre le quartier de l’église (50mn, 220m). Juste derrière, prendre à G à proximité du pont sur la rivière la rue Clémenceau que l’on suit sur 400m avant de trouver sur la G la ruelle en forte pente nommée « Chemin de Gruckert ». Celle-ci s’arrête bientôt pour laisser place à une bien agréable piste en sous-bois. La pente se redresse sur la fin du parcours juste en-dessous de la MF de Gruckert (55mn, 580m, refuge de l’association européenne Les Amis de la Nature, dortoirs, cuisine, bivouac, res +33 388855843 ou +33 388334431). Accueil sur place des plus sympathiques. S’il est présent au chalet, passez donc le bonjour de ma part à Rodolphe Muller.

Jour 4 : MF Gruckert - Châtenois

5h30 / +600m / -1000m.
Diaporama Monter sur la G derrière le refuge sur une piste en sous-bois en ligne droite et en pente modérée jusqu’au col de l’Ungersberg (25mn, 690m). Aller jusqu’à la partie dégagée pour bénéficier d’un large panorama vers l’W. Revenir sur ses pas et tourner dans le deuxième chemin sur la D pour commencer l’ascension du sommet de l’Ungersberg proprement dit. Elle se déroule sur un bon sentier en larges lacets dans lesquels on ne peine pas pour s’élever. On débouche sur la cime de l’Ungersberg (35mn, 901m). Elle est « coiffée » d’une tour de guet dont les quelques mètres de hauteur permettent de disposer d’une large vision périphérique sur la plaine d’Alsace mais aussi sur le Mont Sainte Odile. Emprunter le chemin qui suit un moment la crête et qui part à l’opposé de la tour (balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). La descente est parfois sévère jusqu’à un plat (10mn, 780m). Emprunter la piste à G sur 500m puis encore à G dans un chemin. On retrouve une piste (15mn, 640m) que l’on suit jusqu’à bifurquer à D et passer auprès d’une source captée (désolé, pas d’eau pour le randonneur, Grrr !). On poursuit la descente du coteau jusqu’à croiser une nouvelle piste qui débouche de la gauche. La suivre sur la D sur 1km et partir sur la G dans un sentier pour atteindre une petite route au niveau du lieu-dit Sommerain (25mn, 435m). A cet endroit, on retrouve l’itinéraire direct d’Andlau à Châtenois qui sert de fil conducteur au sentier de Saint-Jacques de Compostelle. A D en descente puis immédiatement à D sur une piste qui s’écarte de la route pour nous faire passer derrière deux bosses « bleausardes » (de Fontainebleau). On arrive au niveau d’un carrefour routier (40mn, 360m) après avoir laissé la ferme de Neumatten sur la droite. Traverser la RD253 et s’enfoncer sous bois. On passe au lieu-dit Teufelsloch (10mn, 400m, abri, pas d’eau). On poursuit tout droit une centaine de mètres sur la petite route forestière avant d’incliner à G dans un chemin qui nous conduit au Rocher de l’Ane. Tourner à D pour prendre la direction de Schulwaldplatz et au-delà, en suivant la route forestière de Bernstein en montée. Passer auprès d’un abri ONF fermé juste avant d’atteindre la plateforme sur laquelle est érigé le château de Bernstein (40mn, 550m). Possibilité de visite libre des ruines et du donjon pentagonal équipé d’un escalier intérieur permettant d’accéder à la terrasse et disposer d’une vue plongeante sur les vignobles qui entourent le village de Dambach-la-ville.

A l’arrière, belle vue également sur les montagnes vosgiennes et entre autres sur l’Ungersberg et le Mont Sainte Odile. Du château reprendre la piste vers la G et passer à 1000m de là auprès d’un panneau « source à 50m » (viabilité non vérifiée). En suivant le balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg, on traverse un espace dégagé (40mn, 450m). Partir sur la D puis 200m après sur la G pour atteindre un excellent point de vue sur le château de l’Ortenbourg. Revenir sur ses pas et continuer sur la G jusqu’au pied du château (10mn, 444m). On poursuit notre chemin vers la D sur un sentier en forte descente jusqu’à retrouver une petite route au niveau du lieu-dit Huenemuehle (35mn, 210m, dégustation de vins, auberge en face).

Il ne reste plus qu’à suivre la route au milieu des vignobles jusqu’à retrouver la RD35 (la fameuse « Route des Vins » d’Alsace) et rejoindre l’entrée de Châtenois à 1,5km de là (20mn, 200m). Passer la ligne ferrée et poursuivre tout droit pour entrer dans le centre-ville bien propret (10mn, 200m, auberges, Hôtel à la Couronne res +33 388920254, gîte d’étape au pied de l’église res +33 388922620). Visite très intéressante de la ville avec le passage obligé sur la promenade des remparts qui ceignent le chevet de l’église (le toit du clocher en est admirable) et sous la porte des Sorcières un petit peu plus loin.

Jour 5 : Châtenois - Haut Koenigsbourg - Ribeauvillé

4h30 + visites / +700m / -650m.
Diaporama En face de la mairie, prendre la rue des serpents, passer sous la tour des Sorcières et tourner à G pour rejoindre le chevet de l’église. Passer de l’autre côté et trouver dans la muraille d’enceinte S un passage piéton. Hors les murs, tourner à D pour atteindre les vignes. A D encore pour suivre la route direction N qui s’élève au milieu du vignoble. Juste après être passé devant une source captée incliner à G et s’élever sur une large piste en écharpe dans le vignoble puis en pente douce dans la forêt. Après deux virages on rejoint une borne pentagonale (50mn, 365m, abri, pas d’eau). On poursuit la montée en suivant les marques rectangles rouges rect-rouge.jpg jusqu’à l’entrée du parc animalier « La montagne des singes » dont on a suivi l’impressionnante clôture quelques temps auparavant. Au-delà du parking, on distingue la MF de Wick convertie en buvette (10mn, 400m). Tourner à D en sous-bois afin d’éviter le parking et déboucher dans une piste bien à droite de la maison forestière. En face, sur son éperon, le château du Haut Koenigsbourg nous nargue de belle manière !

On s’engage à D sur une piste pour 300m avant de tourner sur la G dans un chemin qui nous conduit jusqu’à un carrefour routier. Un peu avant de fouler le goudron, un sentier nous invite à partir sur la D et longer plus ou moins la route d’accès au château. Plus loin, la pente devient un peu plus soutenue au moment où il commence à jouer à coupe lacets. On termine cependant l’ascension de manière régulière sur un large chemin en zigzag au pied des remparts et on finit par déboucher sur la terrasse de la boutique de souvenirs en utilisant un petit escalier confidentiel (1h, 740m). Monter en face vers le château par une large allée boisée assez souvent encombrée par les groupes de touristes débarqués des autocars.

Diaporama Visite du superbe château reconstruit à la fin du 19e siècle par un entrepreneur allemand mandaté par l’empereur Guillaume II auquel la ville de Sélestat avait « offert » la possession du château. Travail à la Viollet-le-Duc au cours duquel l’architecte a laissé libre cours à son inspiration (créatrice…). Par contre, ceux qui manquent d’inspiration sont les employés du château, exactes caricatures des fonctionnaires décrits par Labiche au siècle dernier, et qui trouvent tous les prétextes possibles pour se défausser alors qu’on leur demande de se libérer du sac à dos imposant que l’on porte. C’est extrêmement sympathique, Grrr… ! Quel service rendu au client (7€50 quand même l’entrée). Donc, visite au choix, libre ou guidée, avec la pesante charge sur le dos…

Diaporama Au sortir de la visite du château, en gros 1h après, se diriger tout droit vers l’W le long des remparts et tomber sur un sentier fermé sur lequel on distingue bien par les rectangles rouges rect-rouge.jpg cloués sur les pins qu’il était auparavant le support du GR5. Pas de déviation mise en place. On prend donc le sentier de droite en direction du château de l’Ortenbourg et, dans le premier virage sur la droite, on sort sur la G pour désescalader en forêt sur une trace qui semble devenir au fil du temps l’itinéraire de substitution du GR… On retrouve un peu plus bas le sentier fermé quelques mètres avant qu’il ne rejoigne la route (20mn, 650m). Traverser la route pour s’engager en face sur un chemin coupe lacets, retraverser la route et trouver en face l’itinéraire qui nous amène au col de Schaentzel (10mn, 580m, abri). Traverser la RD42i et s’engager sur un petit chemin balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg. Peu après dans la forêt on perd ce fil conducteur. Continuer tout droit en suivant les indications données par des flèches clouées sur les arbres. Après 500m, incliner à G pour rejoindre une piste puis encore à G sur une nouvelle piste que l’on suit sur 400m. Juste au moment d’atteindre la route goudronnée au lieu-dit La cave de Röden, découvrir sur la D un petit chemin qui s’enfonce en sous-bois en longeant peu ou prou la route jusqu’à l’entrée du village de Thannenkirch (40mn, 480m, fontaine). On traverse le village d’abord en suivant la route principale puis en s’échappant vers la G dans une rue plus confidentielle en contrebas. On passe devant l’Hôtel du Haut Koenigsbourg puis le Touring Hôtel. A G pour emprunter la rue Sainte Anne sur laquelle se trouve l’auberge de la Belle Meunière. A la sortie du village, compter 200m avant de trouver le départ sur la D d’une piste (20mn, 430m, fontaine) puis 400m plus avant un chemin sur la D d’abord en montée puis en courbe de niveau. On retrouve la piste un peu plus haut et on la suit. Passer un grand virage (30mn, 560m) dans lequel on laisse partir sur la gauche un sentier balisé de croix bleues croix-bleue.jpg (direct Ribeauvillé). Au Carrefour des Quatre Chênes, prendre à D puis tout de suite à G pour atteindre à 300m de là une bifurcation vers la G dans un chemin qui nous conduit jusqu’à un col (15mn, 630m) et dans lequel il nous faut partir vers la G. Laisser partir sur la droite le sentier indiqué « Saint Ulrich » et poursuivre tout droit en montée pour aboutir aux ruines du château de Haut-Ribeaupierre (5mn, 650m). Visite du site avec grande précaution, les pierres ayant une fâcheuse tendance à choir facilement. Redescendre de quelques mètres depuis la plateforme du château et trouver sur la G dans les fourrés le départ d’un sentier abrupt qui descend sur le site du château de Saint Ulrich (15mn, 528m).

Diaporama Visite libre très intéressante de ce labyrinthe à ciel ouvert. Beau panorama depuis le haut du donjon sur la vallée de Ribeauvillé qui s’étale à nos pieds et sur le château du Guirsberg, planté sur son piton imprenable à quelques centaines de mètres sur la gauche. Descente en forêt avant d’aborder une zone de vignobles, ceux du domaine Jean Sipp. A l’entrée de Ribeauvillé, à D jusqu’à l’hôtel restaurant des Trois Châteaux (30mn, 265m). On arrive sur la place de la République. Celle-ci se trouve tout à l’E de la ville. Noter un camping en partant sur la D à 300m de la place le long de la RD416 (ouvert en saison estivale seulement). Sinon, tourner sur la G et suivre la Grand’ Rue qui présente un florilège de devantures de maisons typiquement alsaciennes avec leurs bois apparents et leurs couleurs vives. On passe devant la mairie puis l’église catholique avant de franchir la porte des Bouchers. L’office du tourisme se tient à proximité du grand parking à l’entrée W de la ville. Un camping municipal 4* mais à prix modéré, très prisé en saison et ouvert jusqu’au 15/11, est situé à 400m de là, près du terrain de sports et d’un supermarché E. Leclerc.

Jour 6 : Ribeauvillé - Aubure - Le Bonhomme

7h / +1300m / -900m.
Diaporama Du camping remonter la rue principale de Ribeauvillé jusqu’à la place de la République (compter 30mn). Passer devant la ruelle par laquelle nous sommes descendus hier en provenance de Thannenkirch et continuer tout droit vers l’E jusqu’à la route départementale. Tourner à G et remonter sur 200m avant de trouver sur la D le départ du sentier balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg. D’abord goudronné pour desservir quelques propriétés, il devient très rapidement une sente qui s’enfonce dans les sous-bois.

Les premières vingt minutes se déroulent sur une portion qui nécessiterait quelques travaux de viabilisation mais au-delà, à partir du croisement de la piste qui conduit sur la gauche au gîte d’étape de Clausmatt (10mn de là), il devient de bien meilleure qualité. Au-dessus, on tombe sur un croisement de pistes (35mn, 520m). Partir sur la piste du haut en face et tout de suite dans un chemin sur la G qui escalade le coteau. Si vous ratez cet embranchement (assez mal marqué d’ailleurs…), continuez sur la piste pendant 1500m avant de tourner à G à un carrefour (20mn, 560m) et suivre une autre piste en pente ascendante plus marquée pour rejoindre le fond d’un vallon. A l’arrivée dans une zone de prairies, escalader le pré sur la G pleine pente en suivant une trace peu marquée (mais réelle…). Celle-ci vous conduit directement au col de Seelacker (20mn, 676m) dans lequel vous voyez arriver de la gauche le sentier « officiel » du GR5. Poursuivre à plat vers la D sur une nouvelle piste jusqu’au lieu-dit « Le sapin des français » (20mn, 770m) où il vous faudra tourner sur la G puis 200m plus avant sur la D. Après 300m, emprunter une piste qui monte sur la D et dans le premier virage poursuivre tout droit sur un chemin bien tracé qui escalade le coteau en pente régulière jusqu’au Rocher de Koenigsstuhl (25mn, 933m, la chaise du roi). Le sentier suit peu ou prou le fil de la crête en ligne droite et vient à traverser un chaos gréseux de belle importance (10mn, 895m). La suite se déroule sur un chemin qui part sur la D en légère descente, alternant passage en forêt de feuillus et traversée de sapinières. On rejoint une piste et, immédiatement dans le premier virage vers la D, on descend dans le thalweg pour s’enfoncer dans les taillis sous une superbe pinède. Bientôt on croise les premières maisons d’Aubure (35mn, 800m), le village le plus haut d’Alsace. On continue sur la petite route jusqu’à en croiser une autre venant de la gauche. L’emprunter vers la G pour rejoindre la RD11iii (… !). A G en direction du col de Freland dans lequel on tourne sur la D (15mn, 831m). Suivre la petite route sur 1km, laisser partir sur la droite le chemin Shocky et s’engager dans le suivant : le chemin militaire (10mn, 860m). Dans le premier virage de cette piste, on dispose d’un panorama plongeant sur la vallée de Freland vers l’W. On suit la piste un bon moment avant de partir à D (25mn, 1000m) dans un sentier en forte montée. La pente s’atténue au passage d’une zone humide juste avant de déboucher dans la grande clairière dite de la Pierre des Trois Bans (20mn, 1125m) au milieu de laquelle est érigé un abri du Club Vosgien (pas d’eau à proximité). Monter derrière l’abri jusqu’au sommet de la crête afin de bénéficier d’une vue dégagée sur la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines. Bel emplacement pour s’octroyer une pause déjeuner…

En se retournant, partir sur la D en suivant quatre ou cinq bornes de grès peintes en jaune (elles symbolisaient la frontière entre l’Allemagne et la France au début du 20e siècle) avant de désescalader une vingtaine de mètres sur un tapis de mousse et rejoindre en contrebas sur la G la piste qu’empruntent le GR5 et le GR532. On atteint un carrefour de pistes (30mn, 1100m) avant d’incliner notre marche vers la G et partir à D dans un chemin qui suit la crête (on retrouve les bornes frontière et le balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). On atteint le sommet du Petit Brezouard (15mn, 1206m). Une légère descente conduit à un abri (pas d’eau) puis, tout droit dans une jeune forêt de pins, on suit la crête pour atteindre le sommet du Grand Brezouard (15mn, 1229m). Toujours tout droit pour un parcours de 200m dans des landes de myrtilles avant de tourner franchement sur à D et rejoindre en forte descente un col. Traverser la large piste et passer sous la ligne HT pour emprunter une piste en montée. Celle-ci passe le long du chalet du Ski-club de Sainte-Marie-aux-Mines (ouverture sur demande). Un savant droite – gauche à la sortie de la piste et nous revoilà au milieu d’un espace colonisé par des landes d’altitude.

On rejoint le col des Bagenelles (55mn, 903m, 1 auberge « La Graine Johé » en face à 300m et 2 refuges du Club Vosgien et des Amis de la Nature sur la D). On traverse la RD48 pour trouver sur la G dans un pré le départ du sentier de descente sur le village du Bonhomme (itinéraire changé depuis le topo FFRP édition 2006, suivre le balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). On franchit une clôture avant de suivre le sentier en lacets jusqu’à une ferme. Ensuite, c’est à G sur une route pour 300m avant de s’échapper sur la D dans un sentier coupe lacets. On retrouve la RD18 au niveau d’un virage. On la suit sur la D une centaine de mètres pour emprunter un chemin toujours à D qui nous conduit jusqu’à l’entrée du village, à proximité de l’église. Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'à la route nationale et ses (trop) nombreux camions (45mn, 690m, boucherie / épicerie, boulangerie, bar, chambres d’hôtes et l’Hôtel de la Poste, accueil attentionné de Dominique et Denis Petitdemange, piscine / sauna de l'ordre de 60€ la ½ pension par personne en chambre double res +33 389475110).

Jour 7 : Le Bonhomme - Le Gazon du Faing - Les Trois Fours (Hohneck)

5h45 / +800m / -150m.
Diaporama Derrière l’école monter par le chemin herbeux jusqu’à la route et prendre à G sur 200m (balisage rectangles rouges rect-rouge.jpg). Après le virage à D, s’engager sur la G en forêt sur un chemin tout droit qui grimpe pleine pente. Vers 930m, on rejoint une piste. Continuer sur la G pendant 400m et incliner ensuite à D dans une piste qui aboutit dans un col à 970m. On descend légèrement de l’autre côté jusqu’à passer près d’un ancien cimetière allemand. Se diriger vers la D. Noter dans le talus sur la droite un panneau indicateur qui pointe la présence d’un câble téléphonique allemand antédiluvien enfoui sous un épais tapis de mousse. On arrive bientôt à l’étang du Devin aujourd’hui plutôt transformé en tourbière (40mn, 930m, abri possible dans une ancienne casemate allemande, pas d’eau).

Le sentier part tout droit à gauche de l’étang et monte pleine pente jusqu’à la station d’arrivée de l’ancien funiculaire de Lapoutroie (25mn, 1115m, abri possible, pas d’eau). En continuant de monter on atteint la Roche du Corbeau sur laquelle était construit un poste d’observation allemand pendant la guerre 14-18. Poursuivre tout droit et escalader par le plus court chemin qui soit, en l’occurrence la ligne droite, la Tête des Faux (30mn, 1220m). En haut, partir sur la G et rejoindre le carrefour Duchesne et son cimetière français sous les arbres. Le site est émouvant surtout lorsque l’endroit baigne dans une brume épaisse. Le massif des Vosges a les vrais bons outils pour mettre en valeur leurs sites touristiques… Piste à D en direction du col du Calvaire du Lac Blanc. On passe à proximité du refuge Tinfronce (res +33 389715826) à peu près 300m avant de déboucher au col marqué d’une spectaculaire ligne HT (50mn, 1144m, auberge, hôtel restaurant « Les terrasses du lac Blanc » res +33 389865000). Suivre la RD48ii vers la G sur 30m et trouver sur la D le départ du chemin balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg en forte pente qui nous emmène jusqu’à un croisement de sentier (départ sur la G de la variante panoramique du GR5 qui surplombe le lac Blanc). Continuer quelques mètres de plus et laisser partir sur la droite le chemin du col de Louschbach (Route des Crêtes). On pénètre à présent dans la zone de la Réserve Naturelle de Tanet – Gazon du Faing destinée à protéger un biotope de landes et de bruyères d’altitude. Le chemin tracé sur la large crête aérienne rejoint le sommet du Gazon du Faing (1h, 1302m).

On incline sur la D pour se diriger à présent vers le Gazon de Faîte toujours au travers des landes rases et des tourbières (balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg). Des cordelettes posées de chaque côté du chemin invitent à ne pas s’écarter de l’itinéraire prévu. On rejoint la Route des Crêtes au niveau d’un parking (35mn, 1220m). Une fois de plus, on suit les bornes qui symbolisaient la frontière franco-allemande du temps où on n’était pas encore copains… Par une petite grimpette, on franchit le sommet de la Roche de Tanet (20mn, 1293m). Notre chemin continue en alternant passage en forêt d’arolles et traversée de landes nordiques. On passe au lieu-dit Baerenbach (30mn, 1227m) avant de commencer à descendre dans une belle forêt de feuillus sur le col de la Schlucht (25mn, 1139m). Traverser la RD417 et partir sur un sentier derrière la boutique de souvenirs. Passer à proximité d’une chapelle moderne avant de s’élever en zigzag (balisé rectangles rouges rect-rouge.jpg). Après 800m de marche en forêt, suivre sur la G un chemin et atteindre en moins de 10mn l’auberge des Trois Fours (1220m). Equipe éminemment sympathique (surtout les filles, Martine et Isa…) avec laquelle vous passerez une excellente soirée. Attention, c’est une adresse connue dans la région et au-delà de nos frontières, prenez vous y tôt pour réserver +33 389773114 (42€ la ½ pension roborative).

Au cours de cette dernière étape de ce trek, nous avons abordé une partie plus montagneuse des Vosges. C’est la première fois depuis que nous sommes partis de Schirmeck que nous traversons une zone de chaumes d’altitude dominée par une montagne emblématique, le Hohneck qui culmine à 1363m. On entre maintenant dans une région plus tournée vers l’élevage de bétail que vers l’exploitation des forêts, encore que le bois fasse partie du quotidien vosgien où que l’on se trouve… Au-delà, le GR5 poursuit sa route au sud vers Thann puis Belfort (compter respectivement 3 et 6 jours de marche sur les « ballons » avec un climat plus rigoureux).

Cette partie de la traversée nord-sud du massif des Vosges est maintenant accomplie : du chaume des Trois Fours, il y a (au moins) deux manières de redescendre dans la vallée :

- revenir au col de la Schlucht (30mn) et descendre sur Saint-Dié ou Colmar par le service de bus de la STAHV (entre 1 et 2 cars dans chaque sens sauf dimanche) pour retrouver le train.
- traverser le Hohneck (40mn) en rejoignant d’abord le col de Falimont puis en descendant dans la vallée de la Wormsa (en suivant le GR5 balisage rect-rouge.jpg) jusqu’à Metzeral (3h) à 6kms de Munster (Gare SNCF et TER pour Colmar).

Sinon, on peut aussi poursuivre jusqu'au Ballon d'Alsace au-dessus de Mulhouse en suivant :

- le topo [Alsace] Entre lacs, chaumes et ballons qui "batifole" de haut en bas en explorant une foultitude de sentiers du Club vosgien...
- en suivant le GR5 balisage rect-rouge.jpg qui suit les crêtes après être passé par Metzeral (topo FFRP ref.502).

Extension : Liaison vers le col du Bonhomme

Dans le cas où l’on souhaite se rendre au col du Bonhomme pour rejoindre Nancy, Metz et plus loin Paris… (de nombreux camions passent par cet itinéraire et évitent ainsi le coûteux tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, possibilité de stop), retourner au col de la Schlucht et suivre la route des crêtes (ou repasser par le sommet du Gazon du Faing en suivant le GR5 balisage rect-rouge.jpg) pour atteindre le col du calvaire du Lac Blanc en moins de 3h. Diaporama Au-delà, emprunter le GR531 vers le N (balisage rect-bleu.jpg) qui traverse une somptueuse forêt de hêtres jusqu’à déboucher au col du Bonhomme (compter 2h de plus).

separateur.jpg

Relevés de terrain octobre 2010

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Commentaires (6)

1. histoires de Voy@ge (site web) 02/12/2010

Bonjour Pierre,
Superbe nouveau récit, toujours aussi clean !
Ton site aborde vraiment tous les univers liés à la marche à pieds, c' est vraiment Top !
Amicalement .
Jean-Fi .

2. Florent 21/04/2011

Bonjour,

A quelle période de l'année avez-vous fait cette marche ? septembre ? octobre ?

Merci pour tous vos récits (et l'envie qu'ils donnent de partir au long-court),

Florent

3. Pierre (Webmaster) (site web) 21/04/2011

Il a été réalisé pendant la deuxième semaine d'octobre 2010. Voir quelques précisions complémentaires sur http://www.martinpierre.fr/blog/voyages/topo-alsace-en-ligne.html
Bonne rando

4. Brigitte 30/05/2012

PS : j'ai oublié de vous dire : la visite du Haut Koenigsbourg se fait toujours avec son sac sur le dos !!! J'avais espéré pouvoir écrire que ça avait changé, mais non !!!
Encore merci

5. Floriane 14/01/2013

Bonjour, j'aimerais savoir si cette randonnée est réalisable en étant débutant ?

6. martinpierre (site web) 14/01/2013

Bonjour Floriane,
Il n'y a aucune difficulté à suivre ce chemin qui emprunte beaucoup de pistes en forêt. Il faut bien prêter attention aux commentaires que j'ai pu donner et au balisage sur le terrain. Et en plus comme vous l'avez vu avec les photos, c'est exceptionnel au niveau paysages.

Pierre

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