[France] Alpes - Vercors Sud


Après deux randonnées au long cours dans le périmètre du Parc Naturel du Vercors (Traversée des Hauts Plateaux et Vercors nord et massif des Coulmes), il persistait (quand même) quelques coins secrets qu’il nous restait à explorer. Nous avions pu apprécier depuis le sommet du Glandasse la beauté lointaine des falaises abruptes qui terminent les plateaux du Vercors au sud et nous nous étions promis de nous y rendre à la première occasion. Bonne pioche ! Ce circuit, circonscrit à l’espace d’un week-end prolongé (mais que l’on peut agrémenter de journées de marches supplémentaires à l’envi), nous a encore plus convaincu d’y retourner au plus vite pour jouer à saute crête entre Diois, Gervanne et Royans. C’est que le pays ne lasse pas : les nombreux sentiers qui sillonnent forêts, plateaux, causses et alpages offrent en récompense au randonneur des points de vue panoramiques. Ils permettent aussi de descendre dans de profondes combes au creux desquelles chantonnent quelques rivières. Mais au-delà des paysages, le randonneur est invité à rencontrer des habitants très concernés par la qualité de vie quotidienne, principalement axée sur l’environnement et l’agriculture raisonnée. Ce Vercors-là est à mille lieues de l’esprit mercantile des villages des hauts plateaux et on ne peut être que conquis. Et si on y revenait ? Pour sûr, dès l’année prochaine ou même un peu avant, qui sait...?

Et n’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.

Téléchagez la carte du circuit en PDF : Carte générale GTAM1 Carte Vercors Sud


Sur le plateau d’Ambel

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Rousset - Pré Peyret - Col du Rousset

 6h / +1000m / -700m.
Diaporama Garer la voiture au cœur du village de Rousset (925m, parking, eau au robinet) et prendre la direction S en suivant pendant 200m la RD518. On laisse partir sur la gauche une petite route en direction du gîte d’étape des Liottards avant de s’engager sur une piste en terre battue à proximité du monument commémoratif. On s’élève en zigzag jusqu’à la chapelle Saint Alexis (15mn, 1000m). 200m plus avant, laisser partir sur la droite la piste du col du Rousset et arriver à l’orée d’une clairière. Prendre à G dans les sous-bois en direction du bâtiment du captage d’eau. Suivre l’indication de direction du Ranc de Charles pour commencer la montée en larges lacets à flanc de falaise au milieu des buis (attention les lendemains de pluie à l’inondation assurée des chaussures…). On débouche à découvert sur le bord de la falaise (55mn, 1315m) mais retour immédiat sous les frondaisons jusqu’à la piste de Béguère (10mn, 1400m). Laisser le balisage vert-jaune partir sur la gauche pour s’engager sur la D. On oublie une piste qui descend vers la droite pour passer sous les ruines de la MF de Béguère et arriver à un nouveau carrefour de pistes. Prendre à G pour une centaine de mètres où l’on trouve dans un droite-gauche de la piste de Brutinel sur laquelle nous sommes engagés, le départ sur la D d’une trace cairnée que l’on suit jusqu’à une source bien active (45mn, 1500m). Monter juste derrière le bassin pour prendre pied sur la piste de la Baume. Partir sur la D pendant 1,5km jusqu’à arriver au niveau d’un virage prononcé sur la gauche (source dans le pré à G). Sortir définitivement de la piste pour descendre grosso modo en direction de l’E au milieu des landes. A la première épaule franchie, la baraque de Gerland apparaît droit devant, posée au milieu d’une verte prairie. On la rejoint en quelques minutes (40mn, 1500m, cabane fermée, eau de source). On va partir vers le S en empruntant l’un des principaux sentiers des hauts plateaux du Vercors. On passe à proximité d’une bergerie avant de louvoyer entre les bosquets de sapins. Après avoir laissé partir sur la gauche l’itinéraire de la Grande Cabane, on débouche au croisement du GR91 qui arrive de Corrençon (40mn, 1575m). Toujours direction S, on suit les marques blanches et rouges qui conduisent jusqu’à un croisement de sentiers où l’on voit arriver du sud le GR93. Délaissant à présent le GR91, on suit le GR93 vers la D jusqu’à la Cabane de Pré Peyret (35mn, 1600m, cabane 15 places, eau à la fontaine des Endettés à 300m au sud de la cabane).

Sur les hauts plateaux du Vercors, la cabane de Pré Peyret

Suivre les marques blanches et rouges qui démarrent juste derrière la bâtisse et s’engager dans un lapiaz. Lui succède un large espace de prairies et, de collet en collet, on finit par descendre sur le Pas des Econdus (40mn, 1546m). Emprunter la piste en face pour une grimpette plutôt relevée avant d’aborder une série de up / down au milieu d’une zone d’alpages jusqu’au But de Sapiau (1h10, 1619m). Le panorama sur le Diois se révèle enfin et on peut apprécier la pente des contreforts sud du Vercors. On était venus pour ça, n’est-ce pas ? La suite est un peu moins plaisante au milieu des pistes de ski (ce n’est pas Courchevel quand même…). Au moment où l’on rejoint une piste d’exploitation, ne pas négliger de tourner franchement sur la G pour dévaler la pente sur un sentier mis à mal par les outrages du temps. On traverse plusieurs fois une piste de descente VTT avant d’atteindre une piste de ski. On la suit pleine pente vers la D en direction de la station du col du Rousset. On laisse les marques du GR 93 partir vers la gauche au lieu-dit La Combe (ce sera pour demain…) pour terminer en forte pente sur la place centrale de la station (40mn, 1245m, gîte d’étape Le Carnotzet 1/2P à 40€, réservation au +33 475482408).

Le GR93 du côté du col du Rousset

Jour 2 : Col du Rousset - Col de Vassieux - Font d’Urle

 6h / +1000m / -850m.
Diaporama Remonter la piste de ski jusqu’au lieu-dit La Combe et s’engager sur la D en sous-bois sur le GR93. On traverse quelques pistes de ski avant de passer le véritable col du Rousset (appelé "col naturel", la route passe dans le tunnel creusé juste en-dessous). On redescend côté Diois pratiquement jusqu’à la route avant de suivre quasiment à plat un large chemin empierré à flanc de falaise, sentier au poids historique certain si l’on juge de sa construction audacieuse. En bas, tout là-bas, c’est Die et la vallée de la Drôme… Impressionnant et beau ! Un court passage en forêt de feuillus et nous voilà en train de nous élever jusqu’au col de Chironne, large passage situé au milieu des alpages (1h15, 1416m). On laisse partir le GR93 directement vers Font d’Urle (ce serait d’ailleurs l’itinéraire à suivre si d’aventure la météo n’était pas au beau…) pour suivre maintenant, à G toute, une trace pleine pente dessinée sur l’épaule. On rejoint le bord de la falaise entre les rochers de Chironne sur la gauche et le But de l’Aiglette que l’on devine droit devant. Bien entendu, la vue se dégage et il est agréable d’apprécier le panorama sur les rochers de Chironne, le col du Rousset et le Grand Veymont qui, tout au loin, constitue notre horizon. En avançant, on retrouve bientôt un sentier balisé en vert-jaune qui débouche de la gauche en provenance du Diois. On poursuit la randonnée sur le fil de la crête pour atteindre le But de l’Aiglette (45mn, 1524m). Toujours en bordure de plateau, descente sur le col de Vassieux (25mn, 1333m) dans lequel on va faire parcours commun avec le GR95 pendant quelques centaines de mètres sur le fil de la crête.

A deux pas du sommet du But de l’Aiglette

A mi-distance du col de la Chau, on le laisse partir vers la cabane de Vassieux et au-delà jusqu’au col de la Machine. Toujours en bordure de plateau, nous voici dans les dernières pentes du But de Saint Génix nous permettant d’apprécier, lorsque nous sommes à découvert dans les alpages, l’enfilade de ces montagnes tabulaires qui occupent l’espace vers le sud. L’arrivée au sommet (1h, 1643m) permet de s’octroyer une vue plongeante sur la vallée de Quint et ses petits villages disséminés comme des confettis. Vers l’W, on peut déjà appréhender le périmètre de jeu du lendemain en admirant les hautes falaises du rebord oriental du plateau d’Ambel. Descente au N en prélude à une remontée d’une petite butte du haut de laquelle on dispose d’une belle vue dégagée sur les hauts plateaux du Vercors. On quitte momentanément le rebord du plateau pour fouler un large chemin forestier bien sympathique jusqu’au Pas de Bouillanain. Puis c’est tout droit par une sente en quasi courbe de niveau si l’on excepte la première côte bien relevée… Le chemin rejoint une piste que l’on suit jusqu’au col de Font Payanne (50mn, 1405m, source en contrebas sur la gauche en suivant la piste qui part 100m avant le col). On poursuit sur la piste en montée pour atteindre le lieu-dit "Les Gagères" (c’est d’ailleurs le nom du puy et de la crête qui nous dominent à gauche et vers lesquels nous allons très bientôt nous élever…). Comme annoncé, direction le "Pot de la Croix" sur un sentier qui grimpe d’abord en sous-bois puis à découvert au moment où l’on aborde la crête des Gagères.

Le pâturage de Font d’Urle

Au col, splendide vue sur les plateaux du Vercors à droite mais aussi, plus inattendue, sur la large cuvette du pâturage de Font d’Urle, un causse qui ne dépareillerait pas au milieu de ses grands frères du Massif Central. Bien que le paysage soit trompeur, nous sommes toujours bien dans le sud du Vercors… On contourne par le NE la dépression calcaire au milieu de laquelle on devine quelques scialets. A mi-chemin de Font d’Urle que l’on imagine lové au pied de la montagne qui nous fait face, nous voici au Pot de la Croix (1h30, 1543m). Il ne reste plus qu’à nous diriger plein W pour rejoindre la RD76b un peu avant la station de ski (30mn, 1430m) et la suivre sur la G et trouver l’hôtel Les Dryades (1/2P à 50€ et réservation au +33 475482640).

Au-dessus de Font d’Urle, le pas de l’Infernet

Jour 3 : Font d’Urle - Plateau d’Ambel - Bouvante-le-Haut

 6h / +550m / -1500m. 
Diaporama Retrouver les marques du GR93 entre les chalets et s’élever jusqu’aux bassins. Prendre à G puis pleine pente en suivant le balisage blanc-rouge jusqu’au chalet d’alpage. On dépasse le bassin de rétention d’eau puis on infléchit fortement la route vers la D pour suivre en courbe de niveau un chemin qui conduit à une dépression en bordure de plateau (35mn, 1600m). Belle vue plongeante sur le vallon de Quint. On contourne une bosse herbeuse par sa droite pour déboucher au Pas de l’Infernet (10mn, 1665m). On suit toujours le GR93 en prenant à G en bordure du plateau d’Ambel. Toujours de belles échappées sur les contreforts sud du Vercors et tout au loin les cheminées fumantes de la centrale nucléaire de Cruas au N de Montélimar : la Vallée du Rhône n’est pas vraiment si lointaine que ça… On arrive au Pas de la Ferrière dans lequel on devrait laisser le GR93 s’en aller vers la droite mais le départ de notre sentier de crête n’est pas très bien identifiable. Il convient donc à un moment de partir en écharpe vers la G hors sentier dans les banquettes d’herbe. Pas de risque de se tromper ou d’aller trop loin : derrière, il y a le vide… Une fois sur notre sentier retrouvé, on chemine à flanc un peu en contrebas de la bordure du plateau jusqu’au Pas de la Couronne (1h10, 1430m).

Sur le bord oriental du plateau d’Ambel

Comme c’est un peu frustrant, on tente un rapproché gagnant en suivant une clôture vers la G qui nous emmène jusqu’à un vaste espace duquel on peut apprécier (enfin) quelques morceaux de falaise entrevus hier alors que nous descendions du But de Saint Génix. Quand même ! On poursuit vers le S sur une trace dessinée entre la clôture électrifiée et le rebord du plateau. C’est une variante heureuse qui offre au randonneur de bien meilleurs points de vue que le sentier « officiel ». On rentre dans la normalité au niveau du Pas d’Ambel où l’on marche sur un large chemin qui n’a d’autre intérêt pour le randonneur que de se diriger vers l’extrémité S du plateau au Pas de la Rouisse (1h, 1405m). La Tête de la Dame n’est plus très loin maintenant : il suffit de suivre le large chemin qui suit la lèvre méridionale du plateau pour déboucher au sommet (20mn, 1506m). Descente en suivant la bordure occidentale du plateau jusqu’au Pas du Gouillat (40mn, 1330m), étroit passage situé au pied du Roc de Toulau et qui permet aisément aux promeneurs du dimanche de faire une excursion sur le plateau d’Ambel depuis le parking du col de la Bataille... Bref, il en faut évidemment pour tout le monde ! Au niveau du Pas du Gouillat, prendre la piste qui descend sur la D en forêt et rejoint la Ferme d’Ambel (15mn, 1235m, cabane ouverte, source à proximité). Au-delà, il faut emprunter vers la G la large piste qui s’inscrit au fond du vallon verdoyant pour atteindre le lieu-dit « La Gardiole ». sur la RD199 (25mn, 1235m, cabane ouverte, source). La suite de l’itinéraire va être un peu plus décoiffante si l’on peut dire : après une descente douce dans une large prairie aux herbes folles, nous voici débouchant dans un pré situé comme un dernier répit avant la chute vertigineuse de 700m sur la vallée de la Lyonne.

Descente sur Bouvante-le-Haut, le saut de la truite

Eh oui c’est bien notre village étape que l’on distingue tout en bas : Bouvante-le-Haut. Vu d’ici, on pourrait l’appeler différemment vous ne croyez pas ? On traverse la prairie pour rejoindre la piste qui démarre en forêt, passe quelques rochers calcaires caractéristiques dont une arche de belle facture (le Saut de la Truite) et commence sa longue désescalade par trois larges lacets. Passer une cascade dans un virage et quelques mètres après, il faut être bien attentif au départ d’un sentier pentu sur la D (pas de problème si on a loupé le départ, quelques centaines de mètres de piste supplémentaires nous conduiront au lieu-dit La Combe où l’on pourra retrouver le chemin raté). A La Combe, le sentier suit la RD puis la RG du ruisseau de Toulau avant de déboucher sur la RD131. Prendre en face la piste empierrée qui passe au milieu des champs et aboutit au hameau des Roissards. Descendre à D par la petite route goudronnée jusqu’à la RD131 que l’on suit sur la G jusqu’au centre du village de Bouvante-le-Haut (1h30, 590m, gîte d’étape à côté de la fontaine, réservation au +33 475485791, ferme-auberge chambre d’hôtes chez Joëlle et René Faure au hameau des Blaches).

Jour 4 : Bouvante-le-Haut - Vassieux - Rousset

7h / +1300m / -1000m.
Suivre les marques jaunes et rouges du GR de Pays Sentier Central qui partent à droite de la fontaine. On se dirige ensuite vers la D en direction d’une ferme dont on évite le domaine par un petit passage sous les sapins. Le sentier s’élève ensuite en lacets serrés par une alternance de passages en prairie et sous-bois. Après avoir croisé quelques pistes forestières, nous voici bientôt dans la combe à l’aplomb du col de Rioupeysson. Encore quelques efforts sur des zigzags abrupts pour déboucher sur le bord de la falaise (1h45, 1150m). On laisse sur la gauche un abri de fortune avant de croiser la RD199 et nous engager sur une piste. Le sentier part sur la D en légère montée jusqu’au col de la Rama avant de dévaler en forêt sur la ferme de Lente (1h15, 1145m). Le sentier chemine à présent en contrebas de la route (mais on peut aussi emprunter le goudron par temps pluvieux, eu égard à la dangerosité du ruisseau du Brudour qui se laisse parfois aller au-delà de ses limites raisonnables…). La suite du parcours s’effectue sur le GR95 en direction du col de la Chau (1h10, 1311m) avant de descendre sur le village de Vassieux-en-Vercors (30mn, 1057m) et après être passé à proximité du mémorial de la Résistance. Dans l’après-midi, on poursuit vers le hameau du Château jusqu’au carrefour qui mène au gîte d’étape de la Ferme du Pré. A droite jusqu’au gîte puis à G jusqu’à la grange de Barnarie (1h10, 1150m). Ensuite c’est à D en forêt pour rejoindre le col de Saint Alexis (50mn, 1222m). Du col, descente directe en 30mn sur le village du Rousset, terme de notre randonnée.

Joubarbe des hauts-plateaux du Vercors

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Relevés de terrain juillet 2011

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