Les photos des semaines précédentes en 2017

Bonne annee 2017

Janvier 2017 s1 & s2 : Que vous souhaiter de meilleur ? Que vous puissiez exaucer les voeux que vous avez formulés pour accomplir en cette année 2017 les merveilleux voyages pédestres dont vous avez rêvé, ici en France, un peu plus loin en Europe, ou à l'autre bout de la Terre ! Allez, bougez-vous...

Le Bec Pointu vu depuis la crête qui le relie au col Bernard

Janvier 2017 s1 à s4 : Il ne m'a pas fallu longtemps pour, qu'à peine rentré du Népal, je reparte à la découverte des sentiers de crêtes de la Drôme. Après avoir arpenté ceux du diois en décembre (Marignac, Sainte-Croix et Vercheny), il s'en est suivi la période de "trêve des confiseurs" (bon d'accord il a fait un temps de m...), je crois pouvoir vous annoncer qu'il est possible que j'aie parcouru celui qui me semble le plus spectaculaire de tous : l'ascension du Bec Pointu depuis l'Escoulin. Une petite neige fraîche était tombée quelques jours auparavant poudrant les cimes d'une blancheur juvénile. Avec Anne-Marie, nous voici partis sur un circuit de plus de 6 heures de marche (au moment du solstice d'hiver, il n'y a guère plus de 8 heures de jour, donc pas question de traîner...). Que de découvertes sur cet itinéraire tracé entre ciel et terre ! Une pure merveille avec des panoramas époustouflants... Faisant fi du simple aller-retour (on est quand même des trekkers au long cours...), nous avions composé un itinéraire qui était sensé explorer bien davantage avec les traversées du col de St Andéol, du col de la Croix, du col Bernard et du col d'Omblèze (ce dernier tellement confidentiel qu'il n'est même pas référencé sur la carte IGN...) Allez ! Vous aussi, suivez nos pas pour poursuivre la découverte du piémont sud des plateaux du Vercors, topo et carte sont disponibles ici. Et puis si vous en voulez encore, remontez d'un cran (au niveau Drôme) et vous serez confrontés à un choix cornélien : mais par lequel commencer...?

Entre Lali kharka et Sinbu sur les sentiers du Kangchenjunga

Février 2017 s1 : Je suis en train de classer les photos ramenées du trek effectué à l'automne dernier des Deux camps de base du Kangchenjunga. Je ne résiste pas à l'occasion de vous présenter un aspect culturel particulier de cette région, à savoir la photo de l'une des nombreuses chautaras que l'on rencontre en parcourant les chemins montagneux. Une chautara est un muret de pierre sèche destiné à servir de reposoir pour les lourdes charges que convoient les porteurs sur leur dos. Placé à une hauteur idéale, ce muret permet de poser la charge et le porteur peut souffler... Alors que partout ailleurs au Népal les chautaras sont marquées d'un arbre sacré, pipal ou banyan, ici du côté du Kangchenjunga, l'arbre sacré est souvent absent mais il est remplacé par des plaques mortuaires en mémoire à des villageois décédés de quelque ethnie soit-elle.

Depuis le chemin de montée au château de Bourdeaux

Février 2017 s2 : Mais quand le soleil va-t-il donc réapparaître dans notre beau pays drômois ? Que j'aille explorer un peu outre-Saoû ce fameux Pays de Bourdeaux... Massif des Trois-Becs sur la gauche, montagne de Couspeau sur la droite (au milieu le col de la Chaudière), voici un panoramique de la campagne bourdeloise capturé lors de la montée au château qui domine la bourgade. Le coin recèle de nombreuses fermes bio ou d'agriculture raisonnée et les bons produits de bouche ne manquent pas ! Côté randonnée, outre le parcours sur les montagnes qui bordent ce plateau au nord, on trouve au sud, en allant vers Dieulefit, de nombreuses idées de balades. Commencez donc par celle que je vous ai décrite sur le site La montagne de Couspeau en attendant que je vous en propose d'autres...

Un arc-en-ciel au-dessus du vieux village de Mirabel

Février 2017 s3 & s4 : La semaine dernière je me languissais que le soleil réapparaisse dans le ciel drômois... Ma supplique a dû être entendue car j'ai été exaucé : après ce mini-orage de février suivi d'un arc-en-ciel (double qui plus est !), voici que les températures en journée ont franchi le seuil des 20°C, que la couverture nuageuse s'est déchirée et qu'il a fait bon retourner arpenter les chemins tracés dans la montagne. Est-elle toujours belle ! J'ai commencé la saison en rendant visite à Saint-Médard, ce site monastique perché dans la forêt au-dessus de Piégros-la Clastre, petite randonnée de remise en forme, avant de retourner le lendemain du côté de Sainte-Croix où j'ai pu effectuer une boucle depuis Vachères-en-Quint passant par le col d'Anès, Saint-Etienne et Saint-Andéol. Plutôt sympa et pour plus d'un tiers du parcours hors des sentiers balisés (merci aux chasseurs de faire en sorte que ces sentiers ne disparaissent à tout jamais...).

Entre Lhonak et Khambachen lors de la descente du 2e camp de base du Kangchenjunga

Mars 2017 s1 à s3 : Le far-East du Népal, circonscrit aux massifs du Kangchenjunga, du Chamlang et du Makalu, recèle de somptueux endroits où il fait bon marcher. A l'automne 2016, je découvrais les deux camps de base (népalais) du Kangchenjunga (il y en a un 3e côté indien au-dessus de Darjeling...). Et c'était la révélation d'un Népal comme on n'osait plus l'espérer (en attendant d'aller découvrir le far-West sous peu...) : des sentiers qui se faufilent dans des forêts primaires, à l'étape peu d'infrastructures confortables mais des lodges très basiques. Mais ici comme partout ailleurs dans les collines et la montagne népalaises des populations accueillantes, curieuses, souriantes, partageuses, bref tout ce qui fait la réussite d'un bon trek : au-delà des paysages traversés, ce sont ces moments de partages qui reviennent en mémoire et l'on ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire... Pour 2017, afin de combler mes manques de connaissance sur les régions qui se situent entre le Khumbu (zone du Mera peak) et le Kangchenjunga, j'organise un trek de 28 jours de marche avec le but affiché d'aller visiter le camp de base du Makalu une fois que j'aurai franchi le Lumbasumba La, un col pas vraiment altier mais suffisamment paumatoire, un peu le genre de la traversée du Tesi Lapsa. Là aussi, pas de caractère sportif à outrance mais on laisse le temps au temps afin d'apprécier ces paysages rares et d'échanger avec des villageois de la montagne pour la plupart d'entre eux réfugiés tibétains. Si ça vous dit, n'hésitez pas, les inscriptions sont ouvertes...

Serre Délègue (montagne de Couspeau)

Mars 2017 s4 & s5 : Et c'est reparti (dans la Drôme...). Une semaine de franc soleil avant qu'une semaine maussade ne s'installe, il ne m'en fallait pas moins pour sortir et grimper sur des sommets ou des crêtes afin de profiter des horizons dégagés (ici on a vraiment le choix...!). Donc, lundi dernier, j'ai décidé rapidement, alors que le soleil pénétrait par la fenêtre de la cuisine, de partir "jouer" et poursuivre l'excursion de la montagne de Couspeau, exploration que j'avais initialisée à l'été dernier avec le parcours de la partie N. Cette fois-ci, pas de grandes bambées dans l'herbe folle de la crête mais juste une petite demi-heure tout là-haut pour découvrir vers l'orient les montagnes du Dévoluy et les remparts de l'E du Vercors encore un peu enneigés. Le départ s'effectue depuis le village (un peu reculé...) de Saint-Nazaire-le-Désert au creux de la vallée de la Roanne. Et puis le reste, je vous laisse le découvrir sur ce topo agrémenté d'un diaporama.

Au sommet de Serre Chauviere

Avril 2017 s1 & s2 : Et les explorations se poursuivent (dans la Drôme...) ! Cette fois-ci sur une crête calcaire qui surplombe le pays Diois, le Serre Chauvière, de laquelle on dispose d'un panorama à 360° des montagnes des Alpes à l'E (Dévoluy), aux plateaux du Vercors au N, aux Trois-Becs et montagne de Couspeau à l'W et pour finir sur la Servelle et la montagne d'Angèle au S. Décoiffant ! Ceci dit, pour ne pas trop en rajouter, il serait préférable de ne pas faire cette randonnée un jour de Mistral... Le retour sur Aurel s'effectue en suivant d'autres cordons rocheux calcaires (les montagnes de Beaufayn et de Gavet) qui proposent une vue élargie sur la totalité des remparts S du Vercors, de la montagne de la Raye au Glandasse. Ca ne peut pas laisser insensible, non ? Et en plus, au printemps, on peut y croiser un spécimen d'anémone pulsatille qui ressemble à s'y méprendre à un crocus (si l'on oublie l'aspect poilu de la fleur et son pistil bien fourni). Cette randonnée à la journée se déguste sans modération en suivant le topo que j'ai inséré sur le site dès mon retour à la maison. Pour la semaine qui vient, dans la série "Changement d'herbage réjouit les veaux", je me déplace en Bretagne pour suivre le sentier circulaire de Belle-Île. J'avais parcouru ce sentier qui depuis est devenu le GR340 (belle promotion !) il y a presque vingt ans (déjà...) mais un peu d'embruns et le vent frais de l'océan devraient me donner un coup de "sang neuf" pour la suite des explorations drômoises. A tout de suite !

Les aiguilles de Port Coton à Belle-Ile

Avril 2017 s3 & s4 : Retour de Belle-Île avec plein de souvenirs dans la tête, un visage buriné par le vent et le soleil (eh oui...), de grandes journées de marche en respirant le bon air salin et la vision de paysages somptueux. Le printemps est vraiment la période rêvée pour aller découvrir la quinzaine d'îles du Ponant qui ceinturent la Bretagne du nord au sud, de Chausey à l'île d'Aix, et dont Belle-Île est la plus vaste. Que du bonheur ! Rencontre avec des gens sympas, pas plus stressés que ça... Bon, d'accord, le stress drômois n'est pas prégnant non plus ! En tout cas une belle semaine de randonnée côtière avec des panoramas de falaises rognées par les vagues parfois violentes lorsqu'il y a du vent. Les médecins devraient préconiser une cure annuelle sur Belle-Île pour se ressourcer et se charger en iode et en oligo-éléments. Au Bhoutan, on a le BNB (ou Bonheur National Brut). Je pense que sur Belle-Île on est sur la même longueur d'onde... Imprégnez-vous du topo que je vous livre et des diaporamas associés pour vous inciter à rejoindre dès que possible ce coin de paradis, ce petit caillou plein de surprises. Bonne rando !

La Pointe Fauconnière

Mai 2017 s1 & s2 : Il y a 15 jours c'était "Retour de Belle-Île", aujourd'hui c'est "Retour de Bandol"... Alors que sur nos montagnes des Alpes et des Préalpes la météo est couci-couça et ne permet surtout pas d'envisager des petits circuits de quelques jours en itinérant, la côte méditerranéenne s'est déjà parée de belles couleurs et d'un soleil persistant, même si quelques "dérapages" peuvent se produire... J'ai pu redécouvrir deux sentiers littoraux, sentiers gagnés sur une petite frange de terre au pied des murs de béton des habitations qui ont fait florès voire même en bordure de plage, si, si... Heureusement que le Conservatoire du littoral a pu sauver et pérenniser quelques morceaux de nature ! Autour de Bandol deux exemples : 1) la liaison Saint-Cyr - Bandol dont le seul écueil à contourner (et encore aisément...) est le lotissement présent sur la pointe du Défens. C'est sur ce chemin que l'on pourra admirer la Pointe Fauconnière (photo ci-dessus) 2) la liaison de Six-Fours à Fabrégas privée de falaise dans les hauteurs du Brusc du fait de la présence d'un terrain militaire desaffecté (une fois que l'on a atteint l'entrée du parc du Mont Salva ça va mieux et au-delà on emprunte l'un des parcours littoraux des plus osés, tant mieux...!) pour atteindre le somptueux belvédère de ND du Mai. Autour de Bandol, il y a aussi possibilité de compléter la liste de vos circuits dans les Calanques ou rentrer dans l'intérieur découvrir les panoramas étendus depuis la crête du Gros Cerveau. Avant que n'arrive l'été et son lot de touristes balnéaires, les rivages varois ont de quoi vous faire suer, dans le bon sens du terme...

Le lac supérieur d'Emosson vu depuis le col Vieux

Mai 2017 s3 : Le mois de juin approche et je vais pouvoir retourner dans les Alpes ! 500kms de moins pour s'y rendre, ça n'est pas du peu, et puis il y a le TER Valence - Annecy - Saint-Gervais-le-Fayet, liaison douce même si il roule au gasoil... Le département de la Drôme représente un camp de base intéressant pour qui veut se rendre dans les Alpes (Nord, centre ou Sud) et les Préalpes. A l'automne, l'hiver ou au printemps, Préalpes, en été et début de l'automne, si l'on n'est pas parti dans l'Himalaya indien, dans les Alpes... Il y a pire comme conditions, non ? La photo présentée date de l'été 2007, précisément début août 2007, juste avant qu'une tempête de neige nous oblige, Marie, Georges et moi, à rejoindre rapidement la vallée en abandonnant l'exécution d'un itinéraire "hors des sentiers battus" original que j'avais dessiné et ce dès le 3ème jour... On était parti du lac d'Emosson en Suisse et on n'a pas pu dépasser le refuge de Moëdde-Anterne tant les cumuls de neige et les bourrasques de vent nous avaient "refroidi". Le tracé du circuit commençait au village du Tour et nous espérions, 10 jours plus tard, atteindre Saint-Gervais-les-Bains en ayant parcouru les lignes de crêtes qui relient le Cheval-Blanc au Buet, puis on traversait le plateau de Sales et le désert de Platé (petit tour par la Tête du Coloney et les aiguilles de Varan) avant de descendre très bas franchir l'Arve à Sallanches. Rapidement, on retrouvait un peu d'air pur au refuge de Doran pour jouer à saute-crêtes de part et d'autres de la chaîne des Aravis avant de finir en beauté : depuis Praz-sur-Arly, on se faisait l'intégrale des crêtes du Mont-Joly, ce superbe belvédère panoramique de la face W du massif du Mont-Blanc. Eh bien, Georges et moi "remettons le couvert" mi-juin. Il me tarde vraiment de m'y retrouver pour fêter le dixième anniversaire de la tentative avortée... Espérons que les chutes de neige tardives de ce début mai ne nous rendront pas la tâche plus délicate qu'elle ne doit être ! Des nouvelles de cette rando entre ciel et terre sur le site d'ici juillet. Croisons les doigts...!

La gompa de Ringmo (Lac Phoksumdo - Dolpo - Népal)

Mai s4 & juin 2017 s1 : Tiens, tiens ! Le Dolpo réapparaît... Et pour 2017 ? Comment se fait-ce ? Eh bien je pars cet été accompagner le groupe Tamera qui est inscrit au mois d'août sur la traversée de Juphal à Jomosom. Ca s'est conclu plutôt rapidement ! Un programme de trek exceptionnel qui explore les vallées reculées du haut-Dolpo, traverse des villages mythiques (Shey gompa, Bijer, Saldang, Do Tarap et Chharka Bhot) que l'on a pu voir dans le film d'Eric Valli "Himalaya, l'enfance d'un chef". Lors de mon périple de la Kora du Dhaulagiri à l'automne 2013, il était prévu que je passe par cette route mais les conditions météorologiques que le groupe a dû subir ont nécessité un changement drastique d'itinéraire (voir billet de blog de l'époque). C'est dire que de pouvoir "conjurer le signe indien" même à quelques années de distance de la tentative initiale ne me déplaît pas. Et même plus que cela... Franchir la porte de l'inconnu au N du lac de Phoksumdo, ce petit chemin en balcon duquel on voyait dans une séquence du film un yack chuter, me séduit au plus haut point. Passer à Shey gompa (un lieu cher pour P. Matthiessen dans le "Léopard des Neiges"), Bijer, Saldang, Do Tarap, Chharka Bhot et enfin revenir à la "civilisation" en descendant cette vallée de Sangtha. Beau cadeau de la part de David Ducoin de l'agence Tamera, un geste qui me va droit au coeur... Et bien sûr, si vous souhaitez m'accompagner sur ces chemins de légende, il est encore temps : c'est par ici ! Sinon, pour revenir à Shey gompa, il faudra attendre septembre 2024 pour la fête de la Montagne de Cristal à moins qu'en 2018, pour la traversée intégrale du haut Dolpo que j'organise (de Jumla à Jomosom en finissant par le Ghemi La), il se trouve quelques "fous" pour m'accompagner, non ?

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