Les photos des semaines précédentes en 2013

Bonne année 2013 (et surtout beaucoup de treks...!)

Janvier 2013 s1 & s2 : Pas vraiment de commentaire à ajouter si ce n'est que le cliché a été pris lors de la fête bouddhiste Tiji à Lo Monthang au printemps 2012.

Les gorges roses entre Tamlalt et Tamgalt (Maroc)

Janvier 2013 s3 : Alors, toujours pas décidés à m'accompagner sur les sentier du far-west marocain, là où la montagne tombe dans la mer ? Dommage car vous pourriez découvrir ce socle calcaire qui forme le "nez" qui s'avance dans l'Atlantique et dans lequel les éléments ont façonné ces paysages exceptionnels. Nous les avons découverts l'année dernière lors de la création de la dernière partie de la GTAM et ils nous ont laissés sans voix (juste de Ho, des Ha, des P...). J'ai vraiment envie de vous faire partager ces coins enchanteurs. Et puis ce n'est pas fini, deux jours plus tard, arrivés à Tamri, on mettra le cap au nord pour découvrir ensemble d'autres paysages, un peu plus marins dirons-nous, en fôlatrant sur le sentier littoral jusqu'à Essaouira, l'ancienne Mogador. M'hamed et moi ne les connaissons pas encore. Pourquoi ne pas les fouler ensemble ? Nous vous espérons. Alors, si ça vous "gratouille", prenez connaissance de cette invitation.

Etang du Maubuée

Janvier 2013 s4 : Un cliché de Virginie au moment de l'été indien ? Non, non, juste un paysage de début d'automne 2012 dans l'Est parisien au coeur de Marne-la-Vallée. Bien d'autres photos sont disponibles ici illustrant une proposition de balade d'un peu plus de deux heures le long du ru du Maubuée permettant l'incontournable visite de la cité ouvrière Menier à proximité de l'usine sise en bord de Marne (occupée aujourd'hui par le groupe alimentaire Nestlé). D'autres clichés sont disponibles sur la version longue de la balade incluant les îles mortes à Chelles et le château de Champs-sur-Marne historiquement marqué par la période de résidence de la Marquise de Pompadour. Bonnes randonnées un peu moins "hors des sentiers battus" que d'habitude mais quand on dispose d'un aussi beau patrimoine sous la main (et excellement mis en valeur par les équipes d'entretien de la communauté de communes du Val Maubuée), ça fait du bien entre deux treks au long cours plutôt typés déserts d'altitude et minéraux de se gaver de couleurs criardes dans les tons verts, rouges et jaunes et d'en "prendre plein les yeux".

Chameaux de Bactriane dans la vallée de la Nubra (J&K - Inde)

Janvier 2013 s5 : Nous sommes en plein coeur de l'Himalaya au pied de la chaîne montagneuse du Karakoram. Indiens et pakistanais se chicorent des portions de territoire à coup de mortier et d'expéditions vengeresses à plus de 5000m sur le glacier de Siachen. Deux mille mètres plus bas et 50 kms plus au sud, la Shyok togpo a creusé son lit dans un dédale de montagnes et dans son action a raboté ces "collines" friables au passage. Plus elle creuse, moins les pentes d'éboulis abruptes arrivent à rester en place et, aidée du vent et des précipitations aussi dantesques qu'imprévues qui se produisent dans la région depuis quelques dizaines d'années, voici que c'est créé un mini désert de sable blanc très pulvérulent au beau milieu de la large vallée sur le site de Hunder. Et que pensez-vous que les habitants du village ont fait ? Eh bien, il ont acheté des chameaux de Bactriane, habitués des déserts froids d'altitude (Gobi et autres), et les ont ramené ici pour la plus grande joie des petits et des grands. Et pas que les touristes occidentaux... Non, non ! Il y a, maintenant que l'aéroport de Leh tourne à plein régime, de nombreux indiens des plaines soumises à la mousson qui s'en viennent passer leurs vacances d'été à la fraîcheur des hautes vallées ladakhies. L'excursion depuis Leh permet de franchir le soi-disant plus haut col routier du Monde (le Khardung La, 5602m annoncés, seulement 5340m mesurés...) et profiter de sa vue très étendue si bien au sud vers la Zanskar range qu'au nord sur l'immense Karakoram. Et puis si le coeur vous en dit (et le souffle aussi...), vous pouvez rentrer à Leh en 4 jours en passant le Diggar La qui tutoie les 5400m (mais cette fois-ci à pieds). Autre possibilité de retour : si vous êtes un inconditionnel des 4x4 indiens, une piste d'altitude rejoint le lac sino-indien du Pangong Tsho avec quelques passages de hauts cols décharnés. Un joli circuit en voiture. Toute la magie de ce Ladakh...

Le monastère de Matho (Ladakh - J&K - India)

Février 2013 s1 : Matho est un drôle d'endroit. Il se trouve à proximité de Leh, la capitale du Ladakh, et pourtant quasimment personne ne s’y rend. Les tour-operateurs vous emmènent à Hemis, Chemre ou Tikse à l'est et Lamayuru et Alchi à l'ouest mais étonnamment on se sent bien seul à Matho (ce n'est pas pour me déplaire...). Il est pourtant bien visible depuis la route NH-1 qui remonte la vallée de l'Indus mais non... Alors que c'est pourtant l’un des monastères dans lequel on peut apprécier de superbes peintures et des thangkas très anciens. Pour preuve ce diaporama que je vous ai concocté lors de mon dernier périple dans le coin à l'été dernier pour clore le périple De la Nubra à la Markha. Quelle richesse et un satisfecit pour l’agencement du musée dont les merveilles (des masques d’oracles entre autres…) sont présentées avec intelligence et rigueur. Et puis, en cette année 2012, Nelly Rieuf, une jeune française qui a travaillé aux côtés de Luigi Fieni dans le cadre de la restauration de peintures de nombreux monastères du Mustang, conduit un atelier de restauration des thangkas. Allez lui rendre visite, le travail produit est en tout point exemplaire…

Château de Condé-en-Brie

Février 2013 s2 & s3 : Les beaux jours vont bien finir par revenir et le soleil pointer son nez. Non ? Si vous êtes dans la région parisienne je ne saurais que vous conseiller d'aller traîner vos "guêtres" dans la vallée du Surmelin au sud de Château-Thierry (oui c'est dans l'Aisne et alors, ce n'est pas si loin que cela par l'autoroute A4...). Vous pourrez sur place découvrir une campagne authentique en suivant les traces que j'ai indiquées dans le topo [Picardie] Autour de Condé-en-Brie. Vous croiserez de superbes églises romanes et puis il y a le château, un bijou dans un écrin de verdure. Si vous voulez optimiser votre déplacement dans la région, j'ai mis à disposition sur le site un autre topo relatant une boucle autour de Mont-Saint-Père, village situé au confluent du Surmelin et de la Marne. Cette région de la Picardie si proche de notre mégapole parisienne a de quoi vous séduire. Courez-y ! Ah oui au fait, sur le chemin du retour, un conseil, arrêtez-vous chez l'un des vignerons du coin, la vallée de la Marne étant intégrée à l'appellation Champagne. Elle recèle des vins authentiques caractérisés par un nez et une bouche vineux typique de la présence du pinot meunier. Une bonne raison de plus pour s'y rendre, non ?

Pigeons sur un fil

Février 2013 s4 : Le beau temps met bien du temps à revenir dans la partie nord de la France... Comme on pourrait dire, nous "piaffons" d'impatience, arf, arf... Je ne pouvais pas mieux illuster ce cliché pris sur le vif lors d'une des rares apparitions du soleil un après-midi où la bise avait chassé les nuages et le brouillard. Faisons comme eux : attendons donc ! Heureusement que j'ai pu aller faire un break dans l'Anti-Atlas la semaine dernière et profiter d'un soleil printanier qui a bien attaqué la peau blanche en manque de vitamine D. Mais ça c'est pour la semaine prochaine...

Titoraâm (l'oeil du chameau)

Mars 2013 s1 à s3 : Un havre de fraîcheur en plein milieu d'un reg de l'Anti-Atlas ! Cela a de quoi surprendre... On marche pendant des heures au milieu d'une immensité d'une platitude que ne renierait pas une planche à laver et puis soudain on découvre l'amorce d'une dépression, tout d'abord en pente douce, puis plus prononcée au fur et à mesure que l'on avance. Tiens ! Un marabout (pas l'oiseau mais un petit ensemble bâti auquel les villageois alentours se rendent en pélerinage chaque année). On poursuit la descente et la végétation de fait plus dense (doucement quand même : les palmiers apparaissent deci delà mais n'imaginez pas traverser une forêt vierge...). Puis c'est un verrou calcaire d'une quinzaine de mètres qu'il faut désescalader pour arriver dans une cuvette gris-blanc au milieu de laquelle plusieurs petits laquets s'enchaînent, ceux-ci étant alimentés par une résurgence active que les locaux annoncent profonde d'une vingtaine de mètres (pourquoi pas ?). Le lieu enchanteur se nomme "Titoraâm", l'oeil du chameau (ouais, bof, il aurait besoin d'un ophtalmo à l'occasion...). Et là, contrairement aux heures précédentes, la vie est bien présente avec sa verdure, ses chants d'oiseaux, les libellules qui bzzzzent dans le léger zéphyr, le bruit gazouillant de l'eau qui court... P...! Qu'est-ce qu'on est bien, b...! "C'est un jardin extraordinaire..." chantait Trenet, vous voulez le connaître ? Alors suivez mes pas sur la Grande Traversée de l'Anti-Atlas que nous venons avec notre ami M'hamed et quelques compagnons de voyage de composer, du Sud au Nord, d'Akka à proximité de la frontière algérienne jusqu'à Ait Baha à une grosse poignée de kilomètres d'Agadir. Allez donc voir ce topo [Maroc] Anti-Atlas - D'Akka à Ait Baha et quelques informations sur le making of puis programmez cette liaison à l'automne prochain ou au printemps 2014. Je vous garantis toutes les facettes de cette région. Et puis M'hamed sera si content de partager avec vous les nouveaux amis qu'il s'est faits tout au long du chemin. On ne le change pas M'hamed... D'ailleurs en relation avec la série TV Starsky et Hutch, on l'a nommé "M'hamed les bons tuyaux". C'est dire...

Essaouira

Mars 2013 s4 : Essaouira, un mythe ? Quasiment, quand on décide de rejoindre la cité à pied, en longeant au plus près l'océan Atlantique... Dix jours de marche depuis l'entrée de l'oasis d'Argana, à quelques kilomètres de l'Igdet, la première montagne digne de ce nom du Haut-Atlas occidental. Et puis jour après jour, on avance... Tout d'abord en reprenant les chemins que l'on avait explorés l'année dernière alors que l'on finissait notre Grande Traversée de l'Atlas GTAM n°4. Les canyons de Tamlalt et Tamgalt sont toujours aussi beaux que lorsque nous les découvrîmes. Voire encore mieux, car mis en valeur par une végétation arbustive qui avait retrouvé ses couleurs vert fluo à la suite des pluies de l'hiver. Et puis, du haut du plateau rocailleux de Taqarrou, voici donc ce "Grand Bleu" qui nous interpelle. Et c'est le premier bivouac sur la plage, à Tamri, lieu de production de succulentes bananes. Eh ! On est arrivé dans les îles de l'arc antillais ? Le bruit incessant des rouleaux berce notre sommeil. Pendant sept jours, nous remonterons vers le nord jusqu'à rejoindre le but que l'on s'était donné : Essaouira. Et là, la saveur est toute différente : on n'y est pas arrivé en autobus de tourisme, c'est bien par nos propres moyens, à pieds, que l'on a rejoint l'ancienne Mogador. Au fond de soi, on est fier de "l'avoir fait". Non pas que ce fut dur ou fastidieux mais toutes ces rencontres au quotidien, tous ces repas enchantés par les produits de la mer ("plus frais tu meurs..."), la météo capricieuse comme en Bretagne, la joie de découvrir au fur et à mesure de notre avancée des petits sentiers indiqués par les locaux, qui mis bout à bout composent un véritable itinéraire de qualité, permettent de garder au fond de chacun d'entre nous des souvenirs pregnants. Jetez un coup d'oeil au topo [Maroc] Haut-Atlas - De Tasguint à Essaouira et programmez cela cet automne ou même l'année prochaine : je peux vous l'assurer, ce sentier littoral est vraiment de premier ordre.

La calanque de Sormiou

Avril 2013 s1 : Après avoir randonné sur le sentier littoral entre Tamri et Essaouira au Maroc, me voici donc en train de regarder quelques clichés des années passées et entre autres ceux que j'ai pu faire dans les calanques de Cassis (ou de Marseille c'est selon...). Eh bien c'est un peu beau ! Et depuis que j'y suis passé, c'est devenu le X ième Parc naturel de France. Gageons que cela pourra aider nos amis forestiers à garantir sa pérennité. Les eaux turquoises de la Méditerranée, la blancheur quasi immaculée de la roche calcaire, la végétation arbustive où les cistes explosent de couleur au printemps... Que de souvenirs encore présents au coeur et qui donnent envie de remettre le couvert... Allez, banco ! C'est dit : l'année prochaine, je vous concocte quelques boucles thématiques. "Hors des sentiers battus" comme d'hab'... En attendant, vous pouvez toujours aller vous faire plaisir sur les deux circuits que je vous propose dans la rubrique Randonnées d'un jour. Classiques certes, mais d'un grand intérêt. Et puis n'hésitez pas à vous "payer" la croisière en bateau, en fin d'après-midi, les couleurs sont exceptionnelles et les teintes sont chaleureuses.

Tabo (Spiti)

Avril 2013 s2 : Pour fêter la mise en ligne des diaporamas de l'été indien 2012 au Ladakh et en Himachal Pradesh, voici donc un cliché pris sur le site historique de premier ordre de Tabo puisque c'est l'un des premiers sites bouddhistes qui ait été érigé. On est bien loin des fastes dont se parent les monastères "modernes" (disons à partir du XVe siècle...) dont la facture est plus dans le paraître que dans l'être. Ici, vu de l'extérieur, on ne peut avoir plus simple comme architecture. Mais comme dans toutes les bonnes choses, c'est à l'intérieur que ça se trouve et là, impossible de vous présenter un quelconque cliché (ce n'est pas l'envie qui manquait...) mais la préservation des peintures originelles passe avant tout : on est dans un noir complet, le flash est bien entendu INTERDIT et seule une lampe de poche nous aide à décrypter ces merveilles. Alors, une seule solution pour contempler ces merveilles, aller sur place... Non ? Je peux garantir que vous ne le regretterez pas. Et puis pour rejoindre Delhi, c'est une sacrée (c'est le cas de le dire...) aventure !

Les tours du château de Blandy

Avril 2013 s3 : Dimanche dernier, balade printanière aux alentours de Blandy-les-Tours en Seine-et-Marne à l'occasion du circuit d'application sur le terrain réalisé dans le cadre de la formation d'animateur FFRP. Après une journée de samedi studieuse et appliquée en salle à Pontcarré, voici donc que nous nous déplaçons ce dimanche-là dans le sud du département. Assez incroyable mais : temps pourri la semaine d'avant (samedi compris), temps pourri la semaine qui suit et ce dimanche me direz-vous ? Ce fut un exceptionnel dimanche ensoleillé qui nous a fait croire un instant que le printemps 2013 était enfin arrivé sur la région parisienne... Les sous-bois étaient tapissés de jonquilles (si, si, vous pouvez le constater en visualisant le diaporama !), une telle profusion que je me suis arrêté juste dix minutes pour en collecter deux grosses poignées. Mais il n'y avait pas que cela dans le coin : le val d'Ancoeur est un endroit assez magique. Le sillon qu'a creusé le ru éponyme dans ce plateau calcaire de la Brie se révèle avoir des airs de je ne sais quoi de champêtre, d'incitation à avoir des idées positives, de vouloir flâner de village en village à la découverte des mille petites choses du quotidien qui ont disparu de nos agglomérations. Un beau dimanche à la campagne ? Allez y faire un tour, c'est "d'la balle"...

La haute vallée du Nfis (plateau du Tichka - Haut-Atlas occidental)

Avril 2013 s4 : Alors ? Toujours pas décidés à nous accompagner M'hamed et moi sur les crêtes et sommets du Haut-Atlas occidental ? Trop dur ? Parce que l'on aura à porter sa maison sur le dos ? Parce qu'il faudra disposer d'un ou deux jours de bouffe au fond du sac (au cas où...) ? Pour les aficionados du wilderness, ce trek composé de toute pièce l'année dernière alors que nous accomplissions la GTAM n°4 a de quoi séduire. Reprenant à rebrousse-poil le tracé de cette portion de GTAM, l'idée est de suivre les crêtes, traverser les cols et grimper sur les sommets environnants au pied desquels nous sommes passés. L'itinéraire que je propose de suivre tutoie le ciel en maints endroits. Le profil de ce trek est assez semblable à ce que j'ai créé il y a quelques années en Corse avec [France] Corse - Balagne, Ghjunsani et Agriate et [France] Corse - Niolo, Deux Sevi, Filosorma, Cortenais. On se posera aussi dans quelques villages ou à proximité de bergeries où l'on pourra goûter à l'accueil berbère. Et puis, jour après jour, on se rapprochera du massif du Toubkal pour finir par la remontée d'un des deux vallons quasiment jamais parcourus et qui permettent d'atteindre depuis le sud le coeur de ce massif altier. A l'occasion, on en profitera pour effectuer l'ascension d'un des 4000 (ou même plusieurs si on est en avance...) avant de s'en retourner vers la civilisation marrakchie. Vraiment, pas besoin de s'en aller au bout du Monde pour randonner dans des espaces sauvages aux multiples facettes. Vous n'êtes toujours pas convaincus par mon invitation ? Allez donc visualiser en ligne le livre de Michael Peyron La GTAM - La Grande Traversée de l'Atlas Marocain qu'il m'a autorisé à publier sur le site pour vous rendre compte que je ne suis qu'un gamin comparé au gigantesque travail de recensement des itinéraires concocté par cet incessant explorateur des montagnes de l'Atlas... Ah bon ! Ca commence à vous gratter ? Le programme est téléchargeable ici.

Dumbur, village de montagne croisé lors de la Grande Traversée du Zanskar

Avril 2013 s5 : A première vue, l'itinéraire que Sonam et moi avons construit l'année dernière sur le papier et qui a pour ambition cet été 2013 de réaliser le Grand Tour du Ladakh (J&K - Inde) en 45 jours n'a pas connu le succès escompté au niveau des réservations. Alors qu'en parallèle celui du Haut-Dolpo et Mustang que je monte à l'automne s'est rempli à grande vitesse. Va comprendre Charles... Ce Grand Tour du Ladakh, je l'avais même découpé en tranches pour qu'il puisse accueillir des vacanciers d'été qui ont un temps et un budget limité. Eh bien je n'ai pas connu plus de succès... Je n'ai à ce jour seulement qu'une seule personne inscrite pour le parcours de Sangtha à Wanla et une seule autre pour la portion S de Wanla à Sangtha. Et puis il y a plein d'autres possibilités, plus longues, plus courtes... Pourtant qu'est-ce que la région est belle : j'y retourne pour la quatrième fois et c'est toujours un immense plaisir de retrouver, comme sur la photo ci-dessus, ces oasis de verdure (bon faut pas dec... y'a pas de palmier quand même à 4000m !) qui colonisent les fonds de vallées, vallées creusées dans un univers minéral de toute beauté. Bon ! Vous avez encore le temps de vous décider ; de toutes les manières le circuit part. Au pire vous aurez le topo et les photos à mon retour... Mais le mieux ce serait que vous veniez avec nous car je peux vous dire quand même que cela ne fait pas vraiment la même impression. Alors prêts à créer un circuit mythique ? Ah oui, je ne vous l'avait pas dit mais j'ai tout à penser que c'est une première...

La haute vallée de la Markha (bordure W du plateau du Nyimaling)

Mai 2013 s1 : A première vue, l'itinéraire que Sonam et moi avons construit l'année dernière sur le papier et qui a pour ambition cet été 2013 de réaliser le Grand Tour du Ladakh (J&K - Inde) en 45 jours n'a pas connu le succès escompté au niveau des réservations. Alors qu'en parallèle celui du Haut-Dolpo et Mustang que je monte à l'automne s'est rempli à grande vitesse. Va comprendre Charles... Ce Grand Tour du Ladakh, je l'avais même découpé en tranches pour qu'il puisse accueillir des vacanciers d'été qui ont un temps et un budget limité. Eh bien je n'ai pas connu plus de succès... Je n'ai à ce jour seulement qu'une seule personne inscrite pour le parcours de Sangtha à Wanla et une seule autre pour la portion S de Wanla à Sangtha. Et puis il y a plein d'autres possibilités, plus longues, plus courtes... Pourtant qu'est-ce que la région est belle : j'y retourne pour la quatrième fois et c'est toujours un immense plaisir de retrouver, comme sur la photo ci-dessus, ces oasis de verdure (bon faut pas dec... y'a pas de palmier quand même à 4000m !) qui colonisent les fonds de vallées, vallées creusées dans un univers minéral de toute beauté. Bon ! Vous avez encore le temps de vous décider ; de toutes les manières le circuit part. Au pire vous aurez le topo et les photos à mon retour... Mais le mieux ce serait que vous veniez avec nous car je peux vous dire quand même que cela ne fait pas vraiment la même impression. Alors prêts à créer un circuit mythique ? Ah oui, je ne vous l'avait pas dit mais j'ai tout à penser que c'est une première...

Coucher de soleil sur la plage de Tamri (Maroc)

Mai 2013 s2 : Je viens de finir de mettre en ligne les photos réalisées lors des deux treks du printemps dernier sous forme de diaporamas insérés dans les jours par jours. La grande traversée du sud au nord de l'Anti-Atlas de Tafraoute permet de présenter des paysages contrastés de regs, de canyons, de plateaux, de montagne calcaire et d'oasis verdoyants (sans oublier l'incroyable cuvette de Tafraoute avec ses granits, qu'ils soient peints ou non...). Essayez cette route que M'hamed et moi avons défrichée pour vous, elle a tout pour devenir un des musts de la randonnée de printemps. Vous pouvez la visualiser en cliquant sur ce lien [Maroc] Anti-Atlas - D'Akka à Ait Baha. Ca c'était la première randonnée de l'année. La suivante, effectuée au mois de mars, s'essayait à construire un itinéraire élégant reliant Argana et Essaouira qui ferait la part belle à la côte atlantique. Là aussi, le topo que j'ai mis à disposition [Maroc] Haut-Atlas - De Tasguint à Essaouira a tout pour vous plaire. Randonner sur la côte avec comme fil conducteur l'océan, ce n'était pas gagné d'avance... Mais la pugnacité de nos recherches a fini par nous conduire jusqu'à Essaouira, le célèbre port sardinier de l'ouest du Maroc. Et puis quel plaisir de pouvoir déguster les excellents tagines de poissons (au pluriel tant il y en a de sortes...) le regard tourné vers l'ouest, là où le soleil se couche et flamboie de tous ses rayons. De grands beaux souvenirs...

Panorama depuis le sommet du Ras Ouanoukrim (Tazaghart, Afella, Biguinoussène et Aguelzim)

Mai 2013 s3 & s4 et Juin 2013 s1 : La photo de la "semaine" a toutes les chances de rester apparente sur le site un petit bout de temps puisque c'est le moment que j'ai choisi pour m'en aller traverser le Haut-Atlas occidental d'ouest en est, d'Argana jusqu'à Imlil, 3 semaines de crapahut en compagnie de mon ami M'hamed. Gageons que la neige tombée en abondance au début du printemps ne sera pas trop présente car cette randonnée qui se veut suivre les crêtes et les sommets en autonomie (oui, oui, à l'ancienne...) en sera d'autant plus difficile... La photo qui illustre mes propos date de juin 2009 au moment de la création de l'Alpi-Toubkal n°2 mais elle présage bien de la réalité du terrain si l'ensoleillement et la chaleur n'ont pas attaqué le manteau neigeux. Ben ! On verra... En tous les cas, cette traversée se veut être l'initialisation du travail que M'hamed et moi allons mener année après année, en l'occurrence la création d'une H.R.A.M (Haute Route de l'Atlas marocain) à l'instar de la fameuse H.R.P., la Haute Route pyrénéenne. Le but visé ? Le même, à savoir repérer un parcours parallèle à la G.T.A.M. (pour la H.R.P. ce sont les GR10 français et GR11 espagnol) passant par les sommets, la Grande Traversée de l'Atlas marocain suivant les vallées et franchissant les cols. A ce sujet, je rappelle que j'ai consacré un dossier complet à ce sujet. Une fois que vous serez arrivés sur cette page d'introduction, vous pourrez consulter les topos de chacune des portions de la G.T.A.M. que j'ai réalisées et, "cerise sur le gâteau", je vous engage bien évidemment à consulter l'ouvrage de Michael Peyron "GTAM - La grande Traversée de l'Atlas marocain" que j'ai mis à disposition en lecture en fin du chapitre. Des fois que cela vous donne des idées d'escapades crapahuteuses l'année prochaine, en ma compagnie pourquoi pas... Vous n'identifiez pas bien à quoi peut ressembler une randonnée d'altitude de ce genre ? (Re)lisez le topo d'Alpi-Toubkal n°3, c'est la plus accomplie des trois. J'y ai pris tellement de plaisir que je ne peux qu'y revenir. "Cent fois sur le métier, remets ton ouvrage...", qu'ils disaient. Donc, à tout de suite pour de nouvelles aventures...?

Travaux des champs à Tamsoult (vallée de l'Ougdemt)

Juin 2013 s2 : Me voici de retour du Maroc avec un nouveau topo de randonnée correspondant à celui de la 5e GTAM (Grande Traversée de l'Atlas marocain) que j'ai voulue plus alpine mais avec l'idée en tête qu'elle soit réalisable avec une caravane de mules. Certes M'hamed et moi l'avons parcourue en autonomie (20 jours avec 20 kg sur le dos) parce qu'il y avait très peu de données qui permettaient de penser que le tracé pouvait être suivi par des mules. Eh bien, la mission est accomplie : on a un itinéraire qui traverse le haut-Atlas occidental, parallèle à celui de la GTAM n°4, à contre-sens. Nous avons découvert de nouveaux passages, contemplé des paysages somptueux et à la fin on a attesté que c'était compatible avec les possibilités des mules, certes expertes, du type de celles que l'on avait employées lors de la GTAM n°4 mais sans difficulté insurmontable... Seul déception de notre périple est que nous avons dû occulter une partie du circuit de crêtes entre l'Igdet et l'Erdouz à cause de problèmes de ravitaillement (et de poids...). Nous avions compté sur la présence de bergers dans les bergeries en cette fin mai : eh bien, walou ! Ils ne résident plus en haute montagne qu'en juillet et août, difficile dans ces conditions de pouvoir passer la soirée de fin de printemps ensemble et partager le tagine du soir... Nos réserves alimentaires de sécurité se sont retrouvées bien vite consommées et force nous a été de nous diriger vers le premier village. Enfin, comme ce circuit est réalisable avec une caravane de mules, le problème du ravitaillement sera moins pregnant. Le topo d'ici quelques jours, encore un peu de patience...

La mare à Piat (Forêt de Fontainebleau)

Juin 2013 s3 : En début de semaine à peine rentré du Maroc et de sa sécheresse, me voici donc au milieu d'une forêt quasi tropicale : densité du couvert végétal, ciel nuageux, chaleur moite, hygrométrie proche des 100%, goutelettes suintant des feuilles des arbres, limaces rampantes et moustiques à satiété... Mais où suis-je donc parti si promptement ? Encore un voyage lointain ? Eh bien non, pas ce coup-ci (seulement la semaine prochaine), juste une cinquantaine de kilomètres de la maison, à savoir la forêt de Fontainebleau dans laquelle est organisé le stage d'animateur de la Fédération de la Randonnée auquel je suis inscrit. Les deux sorties proposées pour exercer nos talents de pilotage se déroulent du côté du Cabaret Masson puis Cuvier Chatillon le lendemain. Allergiques aux piqûres, il ne fallait ne pas omettre de bien se couvrir ! De mémoire, je ne crois pas avoir un jour vu certaines parties de la forêt à la fin du printemps présenter une couleur verte aussi dense à l'instar de ce qui se rencontre à la Réunion du côté de Salazie... J'en veux pour preuve la photo ci-dessus avec la mare à Piat qui regorge d'eau et il est impossible de suivre les chemins de contournement inondés tant le sol refuse d'absorber le trop-plein. Un peu d'exotisme gratuit à deux pas de Paris, pas besoin d'aller passer le week-end sous une bulle à Center Park...

Les chaînes de montagnes du Ladakh depuis le Ganda La

Juin 2013 s4 et juillet2013 et août 2013 s1 & s2 : La photo a été réalisée l'année dernière alors que l'on franchissait ce col pendant l'exécution du trek De la Nubra à la Markha. Il donne accès à la vallée de la Markha depuis le nord et dispense un large panorama sur les chaînes de montagnes qui se situent à l'ouest du Ladakh. L'année dernière, au retour de ce trek, j'avais travaillé avec Sonam Dawa, le directeur de l'agence Adventure Travel Mark de Leh, et nous avions composé un itinéraire d'exception sur le papier. Eh bien, cet été 2013, il est temps de voir ce que cela donne sur le terrain : je l'ai nommé Le Grand Tour du Ladakh (en fait la kora de la Zanskar range) : nous partons pour 47 jours de marche au milieu de ces paysages décharnés situés entre 3300 et 5600 mètres d'altitude. Je m'attends à un trek éprouvant, loin des itinéraires touristiques (même si on en croisera quelques uns durant cette bambée).

Le lac de Tsho Tok au Zangskar (Ladakh - J&K - Inde)

Août 2013 s3 : Un cliché assez inédit rapporté du Zangskar après l'accomplissement du périple de 43 jours de marche autour de la Zangskar Range, cette chaîne de montagnes qui s'inscrit en plein milieu de la province du Ladakh. L'intitulé du trek ? Eh bien, le Grand Tour du Ladakh puisque c'était le cas... Un peu de sérénité au moment où les bisbilles repartent de plus belle entre Pakistanais et Indiens alors que c'était plutôt calme depuis 13 années (là, nommément ce sont les Pak's qui cherchent, c'est avéré...). Les deux camps se chicorent depuis la partition de l'empire britannique des Indes en Bengladesh, Pakistan et Inde, des bouts de terre arable. Du côté de Kargil et Srinagar, la frontière n'est pas vraiment précise entre Pakistan et Inde. Et puis tout là-haut sur le Siachen Glacier à plus de 6000m, la terre est sûrement de moins bonne qualité mais ils se chicorent aussi... C'est la guerre la plus haute de notre planète. Bon ! Revenons au trekking et à ce superbe lac enchâssé dans un cirque de montagnes himalayen. Nous sommes passés au Tso Tok (oui, oui, cherchez bien sur la carte, il se trouve au SE de Shade, un des villages les plus isolés de la montagne ladakhie), et, sous le soleil radieux, celui-ci se pare de couleurs fluo qui vont du bleu, au vert et au turquoise. Indécent de beauté... D'ici quelques jours, retour en France et mise en ligne de la somme d'informations collectée durant ces deux mois. Julley !

Rigzum gönpo au petit matin à Satok (vallée de la Tsarap Chu - Ladakh)

Août 2013 s4 : Un ensemble Rigzum Gönpo que les rayons du soleil viennent réchauffer dès potron-minet, voilà la belle mise en route après avoir dormi sous le village abandonné de Satok sur le bord de la Tsarap Chu au Zangskar. Oh ! Il n'y a pas si longtemps que ça, allez, moins de deux semaines, à l'entâme de l'étape qui allait nous conduire à Tsokmetsik au pied du dernier grand col du périple, le Marang La et ses 5300m... 43 jours de marche à travers des paysages sans cesse changeants, très contrastés d'une journée à l'autre, une impression constante d'isolement avec la désertification des vallées fluviales dont les villages sont abandonnés par leurs habitants les uns après les autres... Tout cela (et bien d'autres choses...) vous le trouverez dans ce topo du Grand Tour du Ladakh que j'ai composé journée de marche après journée de marche immergé dans cet univers exceptionnel que nous a façonné Mère Nature afin que vous puissiez vous aussi le découvrir, d'abord sur le site, mais demain, et j'en suis persuadé, sur place... Julley !

Un gypaète au-dessus du Tarti La (Ladakh)

Septembre 2013 s1 : Toujours le Ladakh ! Difficile de s'en séparer après y avoir été immergé (le mot n'est usurpé quand on se souvient du nombre de fois où l'on a dû traverser des rivières...) une grande partie de l'été. Laissons l'eau rejoindre le fond des vallées et regardons le ciel pour y débusquer (éventuellement...) un spécimen remarquable appartenant à la gent ailée. Les corbeaux, les perdrix, on en voit à profusion mais pour les plus grosses bêtes, c'est un peu plus rare. Il a fallu attendre le troisième tiers du parcours et la remontée du vallon final sous le Tarti La pour qu'une ombre oppressante (et planante) vienne nous cacher plusieurs fois le soleil : un gypaète, énorme, venu inspecter le groupe qui s'en venait traverser son territoire de chasse. Impressionnant, pas loin des 3 mètres d'envergure, et tout autour un silence, assourdissant... Cinq minutes de circonvolutions, quelques piqués histoire de montrer qui est le chef, puis il a disparu comme il était arrivé. Rencontre fortuite dont il reste ce cliché, pour le souvenir. Julley !

La vue depuis le tizi n'Tirguine sur le rebord NE du plateau du Tichka (Haut-Atlas occidental - Maroc)

Septembre 2013 s2 : Je suis en train de mettre en ligne les diaporamas de la GTAM n°5 et je m'extasie une fois de plus devant la beauté des paysages du Haut-Atlas occidental ! Il est sûr que dans les coins que nous explorons, M'hamed et moi, on ne risque pas de voir un bipède habillé de couleurs flashy faire tache sur la photo... Touristiquement parlant, c'est le désert ! Et c'est tant mieux... Encore que cela me ferait plaisir que vous découvriez à votre tour les sentiers que l'on défriche pour vous (pour nous aussi un peu quand même...), pas pour ma satisfaction personnelle, non, non, mais pour que nous soyons un de plus à attester et témoigner de ce que l'on a pu voir. Cet Atlas marocain, qu'il soit Anti, Haut ou Moyen, est un immense terrain de jeu, de plus en plus déserté par les berbères des villages de montagne et c'est bien dommage. On y fait quand même de merveilleuses rencontres humaines, celles qui font chaud au coeur et dont on n'a pas besoin de se demander après coup si le plaisir que l'on a ressenti était partagé. C'est un réel enchantement de croiser nos vies dessinées à l'opposé les unes des autres et quels moments rares que de s'échanger des regards, des sourires, des mercis avec les yeux qui pétillent... Demandez donc à Maxime et Pierre qui nous ont rejoints pour marcher ensemble sur la dernière semaine. Il me semble que le périple ne les a pas laissés insensibles et que les souvenirs sont encore bien présents dans leur mémoire. La GTAM n°5 est derrière nous, laissons le printemps 2013 et projetons-nous à présent vers le futur, celui de 2014. Eh bien, M'hamed et moi on remet ça pour 10 jours de crapahut à l'ancienne, sac au dos et gouttes de sueur au front... Promis ! On ne va pas se laisser surprendre par le manque de ravitaillement cette fois-ci... On vous y emmène bien entendu, sur le fil de nos crêtes entre ciel et terre ? Vous pouvez lire l'invitation ici même.

Panorama sur le bassin de la Nyichung khola au N de Lo Monthang (Mustang - Népal)

Septembre 2013 s3 & s4 et octobre 2013 et novembre 2013 s1 à s3 : Ce cliché a été pris à l'automne 2011 depuis le col qui permet de rejoindre Lo Monthang depuis Samdzong. Après avoir découvert cette année-là sur les traces de Paulo Grobel le Far-East du Mustang et l'emplacement de la secrète Chudzong gompa (voir le topo Mustang secret), je ne pensais pas à l'époque que je vous présenterais cette vue pour illustrer la fin "supposée" de notre voyage d'exception de l'automne 2013 entre Dhorpatan, Dolpo, Haut-Dolpo et Mustang... 60 jours de marche au milieu de paysages époustouflants et rares que bien peu de trekkers ont eu le bonheur de traverser. Si, si, un au moins, ce "diable" de Paulo qui m'a donné l'envie d'explorer il y a déjà quelques années, en partant de Tarakot dans le Bas-Dolpo, la confidentielle vallée de Mukot avant de partir au N franchir le col d'altitude au pied de l'Araniko Chuli et pour finir descendre sur Lo Monthang. Mais revenons à la photo : Le Mustang ? Eh bien, on va y pénétrer par l'W et ce panoramique permet de situer aux 2/3 gauche le passage du Kekyap La que nous franchirons dans une soixantaine de jours... J'en profite pour faire de la pub pour Paulo avec un programme bien dans la lignée "hors des sentiers battus" qu'il a prévu de réaliser au printemps prochain : une traversée des cols d'altitude tout au nord du Mustang et l'ascension du Mansail, tout ça en suivant la frontière tibétaine (du bon côté il va sans dire...). Un sacré trek exploratoire... Le rapport avec la photos ? Il commencera par remonter la vallée qui s'ouvre aux 2/3 droite. Quant à moi, retour vers le 20 novembre et je l'espère encore de magnifiques photos à vous présenter pour illustrer un topo qui relatera un trek de légende ! Namasté...

Kepuchhimi (Amaka khola)

Novembre 2013 s4 & décembre 2013 s1 : On en est revenu de nos soixante jours de trek réalisés lors de cet automne 2013. Quand même pas du gâteau pour notre équipe composée de 8 porteurs, 6 mules, 2 cuisiniers, 3 kitchen-boys, 2 assistants de route et Chandra Raï notre sirdar ! Entre les pluies d'après-midi des quinze premiers jours du côté de Dhorpatan, puis la pluie régulière sur le bas Dolpo qui empêchait un quelconque avion de venir se poser à Masinchaur ou Juphal, et où il avait fallu modifier l'itinéraire pour aller récupérer le complément du groupe dans la région de Jumla, la seule porte d'entrée qu'ils avaient vue s'entrouvrir alors que ses 5 membres se morfondaient dans la salle d'attente de Nepalgunj depuis 5 longues journées... Une fois réunis, encore pas mal d'instabilité puis, à partir du 20 octobre, c'est le Grand Beau, avec soleil, un peu de vent et une fraîcheur qui ne fait que s'accentuer au fil des jours et plus on s'élevait vers ce col des lacs au pied de l'Araniko Chuli. Puis on a basculé au Mustang et le mois de novembre s'est fait très frisquet : le vent s'est mis à souffler et il nous a glacé les os, même au coeur du duvet... Une douzaine de jours de froid pinçant et usant avec des rafales de vent. Même la beauté des paysages de ce Mustang secret n'arrivera pas à nous le faire oublier. Et puis la neige est tombée, une nuit entière alors que l'on se trouvait sur le plateau de Kepuchhimi au coeur de la vallée de l'Amaka khola. Et c'est cette photo que j'ai choisie pour illuster ce retour de trek. Même si ce "petit" incident, bénin pour notre équipée, a réduit à néant les espoirs de quelques groupes qui tentaient de franchir le Saribung pour se rendre à Phu, voire même déclenchant des interventions des secours héliportés pour de sévères gelées aux membres inférieurs de quelques alpinistes... En 2010 déjà, une "petite" chute de neige avait, 10 jours plus tard, condamné notre tentative d'ascension au Saribung peak, mais nous avions quand même avec grande difficulté réussi à faire passer tout le monde de l'autre côté dans une poudreuse d'une trentaine de centimètres d'épaisseur, mais là, cela n'a pas été possible... D'ici quelques jours, je mettrai en ligne le topo de ce trek d'exception, et vous pourrez vous apercevoir que le qualificatif "exception" n'est pas galvaudé...

Les porteurs n'ont pas toujours des conditions faciles...

Décembre 2013 s2 : Eh bien non, les porteurs n'ont vraiment pas la vie facile ! Les conditions météorologiques que nous avons connues sur la Kora du Dhaulagiri cet automne n'ont pas facilité leur travail : sentiers boueux et glissants sur Dhorpatan avec quelques pluies d'orage en après-midi, puis sentiers hyper-boueux dans le bas-Dolpo voire sur certaines portions quasi impraticables avec une humidité proche des 200% et toutes sortes de précipitations allant du crachin breton à la neige en passant par la grêle et les grosses gouttes (en nombre et en rang serré bien sûr...). Puis, en se dirigeant vers l'est après la mi-octobre, le temps est passé au beau, on pourrait même dire au très beau, avec des journées ensoleillées et une chaleur très agréable pour marcher. Oh, ça n'a pas duré des années non plus ! Si le soleil est resté présent pratiquement un mois durant, plus on se rapprochait des faces nord de la chaîne du Dhaulagiri plus les journées étaient frisquettes (et surtout si quelque chose ou quelqu'un occultait les rayons de l'astre solaire...) et que dire des nuits, vraiment glaciales, un froid accentué par le léger zéphyr commun du haut-Dolpo, cousin de celui beaucoup plus violent que nous avons rencontré au Mustang lors de la descente de Lo à Jomosom. Mais revenons aux porteurs : sans eux, pas de trek "hors des sentiers battus" en mode découverte (c'est au retour que l'on saura si un itinéraire est compatible avec l'utilisation d'une caravane de mules avec la présence de sentiers, des pentes pas trop relevées, une absence de neige et bien entendu de la bonne herbe pour que les animaux puissent reprendre des forces...). Alors, encore une fois j'adresse un grand Merci à tous ceux qui m'accompagnent, m'ont accompagnés pendant toutes ces années et m'accompagneront encore (enfin j'espère..., que ce n'est pas fini !).

Le plateau du Nyimaling (Ladakh - Inde)

Décembre 2013 s3 & s4 : Incorrigible ! A peine rentré du Népal et de la grosse bambée que j'ai baptisée la Kora du Dhaulagiri, ne voila-t'il pas que viens de finir d'écrire le programme du voyage prévu à l'été 2014 une fois de plus au Ladakh. Ce trek complétera la démarche de recensement des sentiers et des cols de la région du Ladakh et du Zangskar engagée depuis l'été 2011. D'ores et déjà, ces deux régions ont fait l'objet de nombreux topos sur le site, topos que vous pouvez découvrir en accédant à la rubrique Treks en Asie. En suivant mes pas, vous aurez le loisir dans deux d'entre eux de fouler ce splendide plateau d'altitude, le Nyimaling, dont le panoramique illustre ma prose. Vous pouvez accéder au programme de cette nouvelle Traversée du Ladakh-Zangskar en cherchant dans la marge gauche du site la rubrique "Treks en partance". Car je propose, cette année encore, que vous vous joigniez au groupe que je constitue à l'occasion de ce nouveau trek exploratoire. Son but ? Dessiner une liaison transhimalayenne "hors des sentiers battus" qui fera la part belle à la randonnée, certes, à la contemplation de superbes panoramas au sein d'espaces naturels préservés, aussi, sans négliger la lecture des paysages. Je pourrai à l'occasion vous donner les clefs qui vous aideront à appréhender la culture si particulière à cette région bouddhiste. D'ailleurs, comme c'est Noël, il est encore temps pourquoi pas d'acquérir le livre d'Etienne Principaud Expressions du sacré dans l'aire culturelle tibétaine... Et puis, pour tenter de contenter tout le monde, moi-même inclus..., j'ai prévu une petite incartade d'une semaine au cours de laquelle on explorera une haute route franchissant trois cols glaciaires : l'Umasi La et les deux Muni La, E & W. Juste comme cela, pour voir si la neige est plus blanche là-haut !

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