Photos des semaines précédentes en 2020

Le massif de la Meije vu depuis l'oratoire du Chazelet

Janvier 2020 s1 & s2 : Comme à chaque début d'année, je vous présente mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Même si les temps sont difficiles et peu propices au ludique (il est attesté que "le français est pessimiste" et il y a de quoi...), il ne faut pas se complaire dans ce marasme ambiant (bien alimenté, je le pense, par nos édiles gouvernementaux). Alors, plutôt que de se consoler en acquérant un smartphone dernier cri (ça coûte un bras quand même...), faites durer le vôtre une année de plus (le mien attaque vaillamment sa douzième année de vie et ne s'est jamais aussi bien porté !) et mettez la somme envisagée de côté ; en parallèle, économisez chaque jour, pièce après pièce, 1 euro. Arrivé aux vacances d'été, vous détiendrez en fin compte un pactole compris entre six cents et mille euros. Son utilisation ? Pardi, réaliser (par exemple) un Tour de l'Oisans de 15 à 20 jours. Le cliché ci-dessus devrait vous convaincre de la qualité des paysages que vous y croiserez...

Coucher de soleil sur le massif des Annapurna dégusté depuis Mohare danda

Janvier 2020 s3 & s4 : Il est temps de penser au trek de ce printemps 2020. Au Népal, celui des Balcons de l'Annapurna et du Dhaulagiri me semble tout indiqué pour que ce soit celui sur lequel vous vous engagerez. Par la faible altitude à laquelle il s'inscrit (moins de 4000m), le niveau de difficultés modéré, la gentillesse des habitants que vous croiserez sans oublier la grandiloquence des paysages que vous allez pouvoir déguster principalement au lever et au coucher de soleil lorsque les montagnes seront libérées de leur gangue de nuages arrivés du Téraï, ce trek est encore aujourd'hui resté assez confidentiel et assez peu prisé des touristes (à l'exception notable de l'aller-retour au camp de base S de l'Annapurna).

La marine d'Erbalunga dans le Cap Corse

Février 2020 s1 à s4 : Cet été 2020, retour en Corse, ce merveilleux spot de trekking hors des sentiers battus (si on veut sortir du GR20...) où je projette d'explorer la partie sud-est entre Solenzara et Vizzavona en se déplaçant sur une quinzaine de jours sur les crêtes et en parcourant de fond en comble le plateau du Coscione. C'est un projet qui me tient réellement à coeur puisque je n'ai plus mis les pieds sur l'île depuis 2011. Ca fait un bail ! Qu'il serait de bon ton de combler avant d'aller découvrir les plateaux et sommets du Changthang au nord du Ladakh, n'est-il pas ?

Sur la vire qui conduit à l'église de Daniel Korkor (massif du Gheralta - Ethiopie)

Mars 2020 s1 & s2 : De retour de ce voyage exploratoire (pour moi...) de la région nord de l'Ethiopie et dont je rêvais depuis tant d'années (merci M. Hulot de nous avoir fait partager les images dans l'émission Ushuaïa !), voici déja un panoramique qui esquisse la beauté d'un des sites que j'ai visité. Il se trouve dans le massif du Gheralta, une chaîne de montagnes de grès rouge dans lequel sont disséminées de nombreuses églises orthodoxes, parfois accessibles de manière, dirons-nous, un peu osée. De tout cela on en reparlera... mais je tenais à vous annoncer la teneur du travail des prochains jours, à savoir le tri et le classement des photos mais aussi la rédaction du compte-rendu de cet exceptionnel voyage de 21 jours au programme équilibré qui s'articulait entre moments culturels (intenses...) et trekking (les topos sont à venir, aussi...).

Sur les rives du lac Assal du côté d'Hamed Ila

Mars 2020 s3 & s4 : "Qu'est-ce j'peux faire ? J'sais pas quoi faire !"..., la réplique culte d'Anna Karina dans le film de Godard "Pierrot le fou" pourrait bien devenir notre leitmotiv pour les jours semaines à venir. Pour ma part, bloqué à la maison et même s'il fait grand beau dehors, je vais "essayer" de rattraper le retard abyssal dans le traitement et le classement des photos : c'est pas tout de voyager, il faudrait réserver un peu de temps pour digérer correctement mais je ne peux m'y résoudre... S'occuper ? Ce ne sont pas les annonces des grands groupes de TV qui vont me rassurer en diffusant en clair leurs programmes (Canal+, OCS), programmes composés en grande partie de films indigents ou de séries qui n'en finissent plus. Pendant encore quelques jours je vais être immergé dans les souvenirs de ce superbe voyage en Ethiopie où j'ai découvert la partie culturelle, décoiffante, et les possibilités de trekking. Sans conteste, j'y retournerai d'ci la fin de l'année prochaine en ayant construit un programme orienté trekking et ménageant des pauses culturelles lors du changement de région ! En attendant, voici un cliché pris en bordure du lac Assal d'un afar marchant sur la croûte de sel et venant de croiser une caravane de dromadaires. On peut se rendre compte qu'il a bien respecté les distances de sécurité... Juste une info pour terminer ce billet : deux mini-treks éthiopiens sont disponibles dans Treks en Afrique et deux randos dans Randonnées d'un jour. Et puis vous pouvez suivre l'avancée de l'insertion des photos de la partie culturelle du voyage en Ethiopie ici, ça va vite à cause de qui vous savez...

Coronavirus

Avril 2020 s1 & s2 : Bon, on va peut-être oublier cette quinzaine passée dans une chambre de pneumologie / infectiologie à l'hôpital de Valence, non ? Il est beau avec ses couleurs bien fluo (où donc a-t-il été chercher sa turquoise ?) mais il m'a fait passer par des hauts et des bas, bien bas... En tout cas, merci aux équipes médicales et paramédicales de m'avoir aidé à vous retrouver. Et pourtant, j'étais bien resté à la maison...! "- Vous prendrez bien encore un fruit ?, - NON !"

Anémone pulsatille sur la montagne de Beaufayn

Avril 2020 s3 & s4 : Et pourtant c'est la période pour aller les admirer dans au moins deux régions de la Drôme : sur la montagne Saint-Maurice et sur les crêtes de la montagne du Poët ou alors sur la montagne de Beaufayn dans le Diois. C'est un peu comme si je vous donnais un "coin à champignons". Cette année se sera, comme disent les berbères, "Walou" (rien...). On attendra donc 2021 pour aller les admirer, enfin, c'est à espérer... Soyez forts et malgré le beau temps et les conditions météorologiques incroyables de ce début de printemps, restez à la maison !

Drôme - Saoû (le Pas de Lestang)

Mai 2020 s1 & s2 : Va-t-on voir (enfin...) le bout du tunnel ? C'est à espérer car je pense à ces nombreuses familles qui n'ont pas la chance de pouvoir disposer d'un logement de taille respectable ni d'un bout de jardin pour ne pas se sentir trop à l'étroit lors de cette phase de confinement... Le Premier Ministre a envisagé, sous réserve que les déclarations de nouveaux cas de Covid-19 continuent leur décroissance, de nous autoriser à franchir cette barrière du kilomètre pour passer à celle de la centaine. Et ça change pas mal de choses pour nous les randonneurs, et même ceux qui habitent en Île-de-France, car il pourra être envisageable de reprendre possession des espaces naturels alentour et il y en a des milliers, d'ailleurs voici quelques randonnées qui les parcourent). Mais d'ici le 11 mai, pas question de déc... avec le confinement et les mesures barrière ! Et après aussi d'ailleurs... On est sous la menace d'un RE-confinement si une deuxième vague venait à anihiler tous les efforts que l'on a consentis depuis la mi-mars ! Alors, même une fois "libérés" (dans un premier temps départementalement il va sans dire), il ne s'agira pas de mettre les autres en danger. Comme toute personne responsable, vous n'oublierez pas de porter un masque lorsque vous vous rendrez dans des lieux publics, magasins, transports ou même en ville. Et puis, sur les sentiers de randonnées, parce qu'il n'est pas facile d'ahaner dans une montée avec un masque en tissu sur le visage, vous veillerez à bien garder une distance de sécurité entre les personnes d'un groupe (taille maximum définie aujourd'hui à 10). Et à chaque pause, on remet un masque puisqu'on est censé se rapprocher. Alors, ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra revenir à cette "liberté" de circulation des années précédentes (bon, ça ne fait que 2 mois mais cela a semblé durer plus que ça...). Je compte sur vous ! Quant aux voyages à l'étranger, tous mes projets 2020 de la rubrique "Treks en partance" ont été transférés dans celle des "Treks en préparation" pour se repositionner sur 2021. Une seule exception : l'ascension du Mardi himal au Népal qui reste en sursis et toujours au programme 2020 car prévu tard dans la saison. Avec Tamera, on verra s'il y a lieu de la maintenir. Encore faut-il que je sois à même de pouvoir assurer la fonction de guide à cette période. La récupération après l'hospitalisation du début avril me paraît très lente mais il semblerait que cela prenne du temps (beaucoup...). Alors, je vais profiter de l'après 11 mai pour me remettre progressivement à la randonnée en profitant des nombreuses opportunités que me m'offre la région Drôme-Ardèche. J'ai d'ailleurs eu le temps de préparer des dizaines de randonnées pendant cette interruption... et les partagerai comme d'hab' sur les pages de ce site.

Au pays des ocres, le village de Roussillon

Mai 2020 s3 & s4 : Ca y est ! Depuis le 11 mai, les "fauves" sont lâchés... Enfin sous réserves des 100kms et du respect des mesures barrières. Dans le sud de la France, on attend juste que la pluie s'arrête et que le sommet des montagnes réapparaisse. Donc, pour nous les randonneurs drômois qui avons râté la saison printanière à cause du confinement (et aussi pour certains d'une hospitalisation pour Covid suivie d'une difficile récupération...), cette semaine ne sera pas celle du redémarrage "à fond la caisse"... Je vais essayer de trouver quelques idées de randonnées alentour. Heureusement que je n'ai pas tout exploré sur le terrain de quelques 3 millions d'hectares qui ceinturent mon lieu de résidence et que le gouvernement vient de m'autoriser à fouler ! Aussi, vais-je poursuivre la quête des plus beaux coins de ce "Midi moins le quart" pour ensuite vous les faire partager sur le site dans les rubriques Drôme, Ardèche (à ne pas négliger...), Hautes-Alpes et Vaucluse. Et puis, cela permettra de se préparer physiquement en prévision des vacances d'été pour lesquelles notre 1er ministre nous a fait miroiter (si on est sage avec la propagation du virus...) une ouverture de la France et des DOM-TOM. L'Europe, ou au-delà les destinations plus lointaines qui me sont chères comme le Ladakh, le Népal ou le Maroc, ne sont pas encore d'actualité. C'est la raison pour laquelle j'ai entièrement (ou presque...) fait riper le programme 2020 sur 2021.

La bergerie de Combe-Male

Juin 2020 s1 & s2 : Ca y est ! On est libres de se déplacer dans toute la France (en respectant les gestes barrière bien entendu, sinon on repart pour un confinement...). Il ne faut pas rêver : les voyages à l'étranger ne vont pas être autorisés pour cet été (en Europe ce n'est pas encore fait, alors pour les autres continents il est urgent d'attendre !). Et puis, la pandémie n'a pas l'air de se calmer en Amérique du Sud, aux USA et même en Asie. Il est peut-être prudent de rester chez soi (en France je veux dire...) et reporter les idées de voyages lointains à une année ultérieure... Certes je me suis remis du Covid (ça c'est un fait même si le temps m'a paru longuet avec 5 semaines de convalescence après ma "libération" de l'hôpital pour retrouver quelques sensations...). Je viens seulement de recommencer la randonnée pédestre, progressivement comme je me l'étais promis. A l'occasion, je poursuis donc l'exploration des espaces drômois et ardéchois ce qui m'a permis de découvrir à l'W du Vercors les Rochers de la Sausse et au S les alpages de Combe Male. Ces deux nouveautés viennent compléter le porfolio "local" et sont vraiment intéressantes par la varièté des espaces naturels traversés. Et qu'est-ce que ça fait du bien au moral même si le physique pas trop sollicité pendant la période de confinement se remet doucement en fonction : pas de problème de souffle ni de rythme mais seulement quelques courbatures post rando qui disparaissent dans la nuit en buvant beaucoup, d'eau... Je vais poursuivre mon entrainement récupérateur pour pouvoir être opérationnel à l'été et ainsi être prêt à vous proposer de nouvelles idées de randonnées...

Au col de la Bataille, vue en enfilade des rochers de la Sausse

Juin 2020 s3 & s4 : Je poursuis en Drôme et Ardèche ma remise en forme d'après Covid en explorant quelques coins où je n'avais pas encore posé les pieds. La route du col de la Bataille était encore fermée pour travaux (je dois supposer que la DDE n'attendait plus de chutes de neige...) et nous voici avec Anne-Marie bloqués par une barrière alors que nous souhaitions nous rendre au coeur du massif vercusien pour découvrir le panorama sur les lapiaz de Font d'Urle depuis la cime du serre de Montué. Force est de respecter la signalisation routière, surtout quand il s'agit d'une barrière ! Anne-Marie me propose de partir sur les remparts des Rochers de la Sausse qu'elle connaît fort bien, s'y étant rendue plus d'une fois. Pas trop de dénivelée pour cette randonnée en boucle qui se déroule dans sa première partie à découvert (quels panoramas sur la haute vallée de la Gervanne face au Roc de Toulau !) puis traverse plusieurs espaces forestiers composés de pins, de sapins et de hêtres. Avec une belle surprise : l'arche naturelle de Rucla. Un bel itinéraire bien sympa !

Campement à Sorra au pied du fort de Karnag

Juillet 2020 s1 à s4 : Bon, il faut se faire une raison ! Ce n'est pas cette année que je vais pouvoir fouler les espaces interminables de ce Ladakh. La pandémie de coronavirus n'en finit pas de finir (si, si...) et des pays comme l'Inde (ce n'est pas mieux dans le continent américain...) ne donnent pas envie, même si cela était possible, d'y venir en touriste. S'il y avait un vol direct de Paris à Leh, je ne dis pas, mais l'escale à Delhi est un tantinet anxiogène... Alors, on va compenser cette absence de découverte de nouveaux paysages en égrenant les diaporamas que j'ai pu composer au cours de la dernière décennie comme ceux de ce mythique Grand Tour du Ladakh de 48 jours de marche et que j'avais réalisé en 2013 à l'aide des équipes de Sonam Dawa. J'avais pu me rendre compte que les touristes étaient peu nombreux à s'aventurer en dehors des itinéraires conventionnels de la vallée de la Markha, du Baby trek et de la dévalorisée aujourd'hui Grande Traversée du Zangskar. Je pense surtout à tous ces acteurs du tourisme (directeurs d'agence, guides, accompagnateurs et muletiers) qui n'auront pas de quoi assurer leur subsistance jusqu'à que reprenne la prochaine saison à l'été 2021. D'ailleurs, j'ai déjà repoussé d'une année les séjours 2020 prévus au Ladakh, au Népal comme au Cap-Vert. En espérant que ça suffise...

Le Pic de Bure vu depuis la remontée des alpages de la montagne de Céüse

Août 2020 s1 & s2 : Il a bien fallu se faire à la raison : il n'y aurait pas de Ladakh cet été et encore moins de Népal cet automne. Alors, entre deux interventions de chantier d'agrandissement de la maison, Marie et moi avons pu nous octroyer une semaine de vacances dans le Champsaur au coeur d'une région idyllique car cernée de nombreux spots de randonnées à la journée mais non dénuées d'intérêt. De Saint-Laurent-du-Cros où nous résidions, des dizaines de randos sont accessibles en voiture à moins de 30kms ! Et c'est une bien belle région que nous n'avions traversée qu'à la seule occasion du Tour de l'Oisans, et encore en bordure lors de notre étape au Pré de la Chaumette. Assurément c'est bien maigre... Les 6 randos que nous avons effectuées pendant cette semaine nous ont donné une grosse envie d'y revenir au plus tôt pour en compléter la découverte. Bientôt en ligne (les travaux d'aménagement intérieur de la maison occupent pas mal de temps et j'assure le service minimum dans la mise en ligne des topos...), je vous en livre un premier, Les crêtes de Céüse qui, à n'en pas douter, vous donnera l'envie de consulter les cinq suivants. Un peu de patience...

Du Clot Morel, on dispose d'une vue partielle sur le lac de Serre-Ponçon et le pic de Morgon

Août 2020 s3 & s4 : Ca n'a pas été trop dur de patienter ? Je vous avais promis la suite des topos relatant les 5 autres randonnées de cette semaine du 14 juillet. Eh bien, ils sont en ligne ici reconnaissables au logo NEW. Et ce ne sont pas les circuits les plus courts qui sont les moins intéressants ! Prenons par exemple celui de la combe du torrent de Trente Pas : le point d'orgue en est le point de vue sur la retenue de Serre-Ponçon dominée par le pic de Morgon (c'est la photo qui illustre mon babillage...). C'est un peu beau ! Mais en seulement 3 heures et quelques de marche, on découvrira d'autres centres d'intérêt tels que les cheminées de fées ou une ferme photovoltaïque de taille impressionnante. On passera aussi par un village du bout du monde, si, si ! Vière ; ce ne sont que quelques maisons regroupées autour de son clocher et du four à pain. Mais ça vaut le déplacement tant le lieu est idyllique et les gens accueillants. Gap et sa région a vraiment des arguments pour postuler au trophée du coin le plus sympa de France...

Le lac de la Sassière et le massif de la Tsanteleina

Septembre 2020 s1 & s2 : Ca faisait pile poil 15 ans que je n'étais pas retourné en Vanoise. A la fin du XXème siècle, j'avais parcouru en long et en large les espaces naturels proposés par le Parc national. Et il y en avait... L'invitation de Sylvie et Jérôme à les rejoindre à Val d'Isère augurait de belles choses à faire. En 4 jours de temps seulement, il y avait une tonne de projets potentiels dans lesquels se lancer. Malheureusement, seule la météo des deux premiers jours nous a offerts la possibilité de nous engager à fond, c'est le cas de le dire, sur les sentiers de randonnée alentours. Et moi qui n'avais pas dans ma phase de réadaptation post-Covid dépassé le millier de mètres de dénivelée journalière, je me suis retrouvé, dans cet espace somptueux de (vraie...) montagne à commencer par un "petit" 1400m, celui du Tour Picheru - Bailletaz, et le lendemain par les 1100m du Tour des pointes des Lorès. Deux journées exceptionnelles "en diable" côté ambiance et paysages qui m'ont rassuré sur mes capacités retrouvées au niveau de la mer... Ah oui, j'ai écrit "au niveau de la mer"... car le franchissement de trois cols de "faible" altitude, en gros 3000m, ne remplacera jamais celui des cols du Changthang qui s'inscrivent entre 5 et 6000. Sniff ! Même si c'était beau, voire même très beau, il m'a manqué tout juste un peu d'"exotisme" ladakhi...

Sur la montagne de Tarsimoure

Septembre 2020 s3 & s4 : Voici une des nombreuses opportunités de parcourir des crêtes dans cette région des Préalpes qui n'en manque pas ! Dans cette micro-région du Diois, il y en a pléthore et on arrive à se demander après chaque traversée d'altitude s'il y en aura d'autres... Eh bien oui ! C'est "un puits sans fond"... Les bergers nous ont préparé le travail : de tout temps, ils ont parcouru ces espaces à la recherche des brebis égarées. Les chasseurs aussi, mais pas pour les mêmes raisons... Les baroudeurs des cimes ont inlassablement usé les semelles de leurs chaussures de rando à la recherche d'itinéraires alternatifs aux GR et PR. Depuis une cinquantaine d'années, ils ont partagé leurs découvertes, d'abord confidentiellement en écrivant des livres, et, depuis une bonne trentaine d'années, en les consignant dans des blogs ou des topos diffusés sur Internet. Ouverts à tout un chacun, ils sont aisément repérables grâce à la puissance des moteurs de recherche comme Google, mais pas que... Les acteurs locaux de la randonnée pédestre (et aussi des VTT pour certaines destinations...) ont balisé un grand nombre de circuits avec des marques de peinture ou des cairns. Ils en ont équipé quelques uns (des escaliers pour retenir un terrain friable, la pose de mains courantes ou d'agrès de sécurité lorsqu'un "point dur" pouvait empêcher la continuité, etc.). De toutes ces bonnes volontés, il en résulte une collection d'itinéraires qu'il est possible de suivre. La grande majorité d'entre eux sont accessibles au randonneur coutumier de cet exercice avec un respect des consignes de sécurité mais surtout une dose de bon sens. Cette traversée des crêtes de la montagne de Tarsimoure en est un bon exemple : rien de difficile, un bon sentier de crête bien large qui ne nécéssite pas de talents d'équilibriste, deux passages un peu pentus en forêt où des mains courantes ont été posées sur de grandes longueurs et un itinéraire balisé "aux petits oignons". A vous les paysages grandioses du Diois !

Le plateau karstique de Font d'Urle vu depuis la montée au Puy de la Gagère

Octobre 2020 s1 à s4 : Pas de voyage au Ladakh ou au Népal cette année à cause du Covid-19. "Force est de se rabattre" sur la poursuite des explorations en Drôme-Ardèche, plus ou moins hors des sentiers battus. Cette fois-ci j'ai pu (enfin...) emprunter ce fameux sentier de ronde du plateau karstique de Font d'Urle, pas en partant du village éponyme mais du bas, depuis Saint-Julien-en-Quint... Certes, ça ajoute un petit millier de mètres de plus à la randonnée, mais c'est la seule possibilité de poser le pied sur le plateau de Font d'Urle après avoir franchi la bien nommée Porte d'Urle et en ayant au préalable lors de l'ascension pu profiter de belle façon de la vision des falaises. Et puis la descente forestière que je propose par Font-Payanne est loin d'être désagréable, surtout après avoir grillé au soleil sur les crêtes du Puy de la Gagère...  Une belle bambée dont je vous ai laissé le topo et le diaporama ici.

Sur le sentier-balcon entre le col de Ginayes et Serre Jean

Novembre 2020 s1 & s2 : On nous avait lâché, on vient de nous parquer de nouveau ! Je veux bien admettre que dans les grandes villes le confinement soit de mise, encore que, pour ne pas mettre à mal l'état des finances, il ait été convenu que les "actifs" devaient se rendre au travail, et que le MEDEF continue de se faire tirer l'oreille pour intégrer le télétravail comme une bonne solution complémentaire. Non, non, il va falloir emprunter les transports en commun, y subir les affres de la proximité, et je vous passe les détails... Quant aux provinciaux, surtout ceux qui résident dans les "trous du cul du Monde", ils aussi sont confinés chez eux. Qui plus est, on fait tourner au-dessus de leurs têtes une noria d'hélicoptères (à 4000€ l'heure de vol...) qui viennent surveiller qu'ils ne sont pas en train de s'adonner à cette pratique hyper dangereuse que peut être la randonnée sur sentier sur des plateaux désertiques ou dans les forêts ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tête de nos décideurs franciliens. Quel est le problème ? Celui de ne pas connaître la ruralité et penser que c'est aussi dangereux pour la santé de s'y mouvoir que de passer à l'heure de pointe à Châtelet-les-Halles ? Ou alors qu'il ne doit y avoir qu'une seule règle pour tout le monde et qu'on doit TOUS être confinés comme lors de la 1ère vague ? Je suis très amer sur la capacité de notre gouvernement à gérer cette crise : on a "sauvé" les vacances en ayant en tête que "lâcher les fauves" c'était dangereux mais l'économie devait passer avant tout... Alors, pourquoi l'avoir fait ? Il eût été préférable (et je le pensais bien avant que le 1er confinement ne se termine et pas seulement en ce moment de manière opportuniste...) de déconfiner progressivement en fonction des risques avérés et de reconfiner si besoin était en rapport avec les tendances hebdomadaires. Mais non ! On interdit toute respiration autre que le boulot (pour ceux qui en ont encore un...). On relance l'éducation et le brassage des populations. Les jeunes rapporteront à la maison ce qu'ils auront glané à l'école ou à la fac. A l'opposé, on impose aux plus anciens de rester cloîtrés en leur coupant tout rapport humain autre que celui des soignants augurant des problèmes psychologiques graves. Bref, comme aurait dit le Général de Gaulle "c'est la chienlit !" mais cette fois-ci pas dans la rue comme en 68 mais chez les représentants du peuple que l'on a élus, du moins ceux d'en haut. On fait fi de tous les efforts que les commerçants ont pu soutenir en les remerciant par la fermeture administrative de leurs commerces (tout le monde n'est pas perdant dans l'affaire : Amazon et les grandes surfaces sont loin d'y perdre !). Et pour terminer avec ce billet d'humeur, maussade, focalisons-nous sur cette interdiction de pouvoir randonner comme bon nous semble. Mesure assez inique il me semble lorsque l'on prend en compte un article du journal Le Monde qui relaie un tableau de synthèse des risques du Covid-v2 en rapport avec l'environnement géographique dans lequel on évolue. Depuis le 2 juin dernier, combien de groupes de randonneurs respectant les règles de distanciation édictées par la FFRandonnée ont été déclencheurs d'un cluster ? Pas de stats sur la répartition des lieux de clusters donc "fermez-là et obeïssez !". Il ne reste malheureusement plus qu'à allumer son PC et se repasser les photos que l'on a prises lors des escapades de l'été dernier ou d'avant (au fait la photo de la quinzaine provient de la rando dans le Diois de La montagne de Bret..., un bien joli coin où l'on ne rencontre vraiment pas grand monde), ou alors se plonger dans un livre de randonnées, d'ici ou d'ailleurs, pour s'évader. Mais il manquera toujours ce petit vent frais des cimes, n'est-il pas ? On en parle dans le journal de la vallée où je réside avec une comparaison objective avec des pays limitrophes soumis à la même recrudescence du virus. Vous pouvez toujours ajouter votre signature au bas de cette pétition.

Avis de gros temps sur le Cap Béar

Novembre 2020 s3 & s4 : Je laisse le même texte que celui qui accompagnait mon billet de la quinzaine précédente car je pense que rien n'a évolué positivement voire s'est plutôt empiré : "On nous avait lâché, on vient de nous parquer de nouveau ! Je veux bien admettre que dans les grandes villes le confinement soit de mise, encore que, pour ne pas mettre à mal l'état des finances, il ait été convenu que les "actifs" devaient se rendre au travail, et que le MEDEF continue de se faire tirer l'oreille pour intégrer le télétravail comme une bonne solution complémentaire. Non, non, il va falloir emprunter les transports en commun, y subir les affres de la proximité, et je vous passe les détails... Quant aux provinciaux, surtout ceux qui résident dans les "trous du cul du Monde", ils aussi sont confinés chez eux. Qui plus est, on fait tourner au-dessus de leurs têtes une noria d'hélicoptères (à 4000€ l'heure de vol...) qui viennent surveiller qu'ils ne sont pas en train de s'adonner à cette pratique hyper dangereuse que peut être la randonnée sur sentier sur des plateaux désertiques ou dans les forêts ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tête de nos décideurs franciliens. Quel est le problème ? Celui de ne pas connaître la ruralité et penser que c'est aussi dangereux pour la santé de s'y mouvoir que de passer à l'heure de pointe à Châtelet-les-Halles ? Ou alors qu'il ne doit y avoir qu'une seule règle pour tout le monde et qu'on doit TOUS être confinés comme lors de la 1ère vague ? Je suis très amer sur la capacité de notre gouvernement à gérer cette crise : on a "sauvé" les vacances en ayant en tête que "lâcher les fauves" c'était dangereux mais l'économie devait passer avant tout... Alors, pourquoi l'avoir fait ? Il eût été préférable (et je le pensais bien avant que le 1er confinement ne se termine et pas seulement en ce moment de manière opportuniste...) de déconfiner progressivement en fonction des risques avérés et de reconfiner si besoin était en rapport avec les tendances hebdomadaires. Mais non ! On interdit toute respiration autre que le boulot (pour ceux qui en ont encore un...). On relance l'éducation et le brassage des populations. Les jeunes rapporteront à la maison ce qu'ils auront glané à l'école ou à la fac. A l'opposé, on impose aux plus anciens de rester cloîtrés en leur coupant tout rapport humain autre que celui des soignants augurant des problèmes psychologiques graves. Bref, comme aurait dit le Général de Gaulle "c'est la chienlit !" mais cette fois-ci pas dans la rue comme en 68 mais chez les représentants du peuple que l'on a élus, du moins ceux d'en haut. On fait fi de tous les efforts que les commerçants ont pu soutenir en les remerciant par la fermeture administrative de leurs commerces (tout le monde n'est pas perdant dans l'affaire : Amazon et les grandes surfaces sont loin d'y perdre !). Et pour terminer avec ce billet d'humeur, maussade, focalisons-nous sur cette interdiction de pouvoir randonner comme bon nous semble. Mesure assez inique il me semble lorsque l'on prend en compte un article du journal Le Monde qui relaie un tableau de synthèse des risques du Covid-v2 en rapport avec l'environnement géographique dans lequel on évolue. Depuis le 2 juin dernier, combien de groupes de randonneurs respectant les règles de distanciation édictées par la FFRandonnée ont été déclencheurs d'un cluster ? Pas de stats sur la répartition des lieux de clusters donc "fermez-là et obeïssez !". Il ne reste malheureusement plus qu'à allumer son PC et se repasser les photos que l'on a prises lors des escapades de l'été dernier ou d'avant". J'ai quand même changé la photo de la quinzaine : elle provient du dernier déplacement en Occitanie où malgré la météo instable j'ai quand même pu randonner sur le sentier littoral entre Banyuls et Cerbère. Et revenant à ce confinement qui a la certitude de durer jusqu'à Noël et voire plus... vous pouvez lire ce billet paru dans le journal de la vallée où je réside avec une comparaison objective des pays limitrophes soumis à la même recrudescence du virus et qui ont adopté pour les humains des règles moins restrictives. Et n'hésitez pas à ajouter votre signature au bas de cette pétition pour un accès raisonné au milieu naturel que demande nombre de psychologues.