Les photos des semaines précédentes en 2012

Carte de voeux 2012 (Tangye - Mustang)

Janvier 2012 s1 : Ce cliché pourrait se passer de commentaire mais comme la photographie qui sert de support à la transmission des voeux de bonne et heureuse année, de réussite des projets et de la concrétisation des rêves de voyage a été capturée au Mustang, région du Népal vers laquelle se dirigent actuellement nombre de mes attentions, je vais quand même être "obligé" d'écrire quelque chose... On est à Tangye, au milieu de nulle part (ou presque...). La superficie occupée par les édifices religieux bouddhistes est 3 à 4 fois plus importante que celle consacrée aux habitations. Deux merveilleuses allées de chortens habillées de couleurs Rigzum Gompo (noir, blanc, rouge) se découvrent avec ravissement et intérêt. Ca, c'est pour le passionné d'obédience "A la recherche du Sacré..." mais alors que dire du photographe ? Allez donc faire un petit tour au jour 4 du topo Mustang secret et faites défiler le diaporama. Le Sacré prend toute sa dimension... photogénique.

Chhujung gompa (également nommée Chhuchhu ou Sao gompa)

Janvier 2012 s2 : Pour cette entame de l'année 2012, je ne vais pas faire dans le faux-semblant. Je commence par ce moment d'exception que je souhaite vous faire partager : ce cliché est pratiquement l'un des seuls (l'unique ?) présentant l'intérieur de la si secrète Chhujung gompa (ou Chhuchhu ou Sao) située tout au nord du Népal dans l'ex-royaume du Mustang à quelques heures de marche de la vallée de la Kali Gandaki. L'emplacement n'était jusqu'il y a très peu de temps connu que des seuls habitants du Mustang et de quelques initiés occidentaux. Il y avait une "omerta" de fait sur sa localisation, voire même jusqu'à nier son existence... Le trek de l'automne dernier nous a servi de prétexte pour partir à sa recherche et, aidé par un horseman du cru, nous avons connu cette joie extrême de découvrir ce que nous étions venu quérir... Bien sûr, nous n'avons pu avoir accès qu'à la partie ancienne troglodyte du site et pas à la "nouvelle" gompa, fermée à double tour de clef, et dans laquelle de nombreux trésors sont enfermés. Mais rien que le plaisir de la découverte allié à la contemplation des paysages alentours nous a comblé d'aise. Vous trouverez le récit de ce voyage dans le topo du 8e jour de Mustang secret illustré de diaporamas qui devraient ne pas vous laisser insensible. Vous en rêvez ? Eh bien, inscrivez ce circuit à votre (longue) liste de treks à réaliser, vous avez tout en main pour l'accomplir. Lisez aussi les rubriques Préparatifs et Sur place qui vous donneront les bons plans pour le construire efficacement. Et si vous désirez compléter la découverte du Mustang par une traversée alpine de génie, vous pouvez vous joindre à l'expédition que va conduire Paulo Grobel cet été 2012 sur la Traversée du Bhrikuti. Mais que vous choisissiez l'une ou l'autre des formules, ne tardez pas trop, il se pourrait bien que nombre de groupes aillent désormais faire un petit tour du côté de Chhujung gompa puisque j'en ai quasimment livré la clef d'accès...

Sur le sentier balcon entre Lo Monthang et Dhee

Janvier 2012 s3 : Le délire géologique se poursuit avec une nouvelle photo du Mustang profond... Il faut dire que pour le photographe amoureux des paysages contrastés, cette région du Népal a de quoi séduire. Les couleurs chamarrées se côtoient comme un feu d'artifice : pourqoui ce rouge ici ? et ce jaune soufré par là ? ce blanc écru qui sort de la terre est-il du sel ou de la chaux ? Que d'interrogations et de mystères s'exposent sous nos yeux... En tout cas, cette région est assurément l'une des plus belles du Monde (allez, je rajoute le Dallol et le Danakil en Ethiopie et peut-être quelques parcs d'Amérique du Nord...) pour nous proposer de tels mélanges de teintes aussi crues. Et puis, je peux vous annoncer que vous allez en déguster quelques autres comme celle-là avec la "tonne" de clichés que j'ai pu ramener du dernier voyage exploratoire que j'ai intitulé "Mustang secret". D'ailleurs pour vous préparer n'hésitez pas à compulser le topo et visionner les diaporamas proposés pour chaque journée. Un délire de couleurs vous dis-je ! Vous en redemanderez, j'en suis sûr...

Les rutilantes falaises de Dhakmar (Mustang - Népal)

Janvier 2012 s4 : Dhakmar avec ses falaises rutilantes sous le soleil matinal offre un paysage de choix pour le photographes avide de contrastes de teintes et de couleurs. Le Mustang se prête merveilleusement bien à cette passion du beau et il y a pléthore de sites identiques à celui-ci dans cette région du centre nord du Népal qui il n'y a pas si longtemps était une composante du Grand Tibet. Il y a peu de temps encore, les cavités que l'on peut distinguer servaient de logement (et de protection). Mais dans d'autres lieux, celles-ci servent encore d'habitation comme dans les villages de Ghom ou de Dhuk du district de Chhoser au nord de Lo. La mer de Téthys en se retirant a laissé des strates de couleurs qui enchantent l'oeil et dont la palette colorimétrique évolue tout le long de la journée avec l'inclinaison des rayons du soleil. Pour disposer d'autres clichés, n'hésitez pas à faire défiler les diaporamas que vous trouverez au coeur des deux topos Du Mustang à Phu et Mustang secret. Et puis si vous aviez une quinzaine de jours de vacances au printemps, accompagnez-moi sur place à la découverte tchito (rapide, mais complète...) de cette région et assister à la fête bouddhiste de Tiji à Lo Monthang. Au retour, vous entrerez bien malgré vous dans le "club" des amoureux du Mustang. Et croyez-moi, je peux affirmer que "le Mustang, ça vous gagne"...

Le Vieux Bassin d'Honfleur

Janvier 2012 s5 : Quittons un petit moment les hauteurs désertiques de l'Himalaya pour redescendre au niveau de la mer dans un petit port de pêche de la Manche, je veux parler de Honfleur. Hors saison, cette petite bourgade est dotée d'un charme indéniable puisqu'elle nous présente sous le soleil d'hiver un riant visage, avec les couleurs rutilantes des embarcations clapotant au gré des vaguelettes qui parcourent l'espace du Vieux Bassin ceint de ces hautes maisons bariolées. Un régal pour le photographe, n'est-il pas ? Tout autour, il n'est pas désagréable de partir au gré des ruelles qui partent de gauche comme de droite à l'assaut des contreforts de la vallée. Au détour d'un quartier, vous tomberez sûrement sur les maisons Satie, ce musicien excentrique de la fin du XIXe siècle et qui accueillent en leur sein un musée didactique de bien belle facture. Et puis, pour finir en beauté votre étape, cassez donc votre tirelire pour vous régaler les papilles chez Alexandre Bourdais qui oeuvre aux fourneaux du restaurant Sa.Qua.na. Un moment gastronomique rare...

Descente des azibs Igouramene (Anti-Atlas - Maroc)

Février 2012 s1 : Non, non, ce n'est pas un panoramique de la Corse. Nous sommes bien au Maroc, dans l'anti-Atlas du côté d'Agadir. Comme il va bientôt être temps de penser à la randonnée de printemps, je suis persuadé que vous n'oublierez pas ce massif montagneux à une paire d'heures de l'aéroport d'Agadir. J'ai mis à votre disposition le topo de trois randonnées d'exception dont la dernière en date De Tafraoute à Ait Baha est une invention commune de Mhamed el Omary et moi-même, une traversée sud-nord en 6 jours que nous avons "ouverte" en septembre dernier. Le profil est varié et nous l'avons voulue originale en réutilisant le maximum de sentiers inter-villages pratiqués de tout temps par les autochtones mais aujourd'hui pour certains oubliés par notre génération du tout automobile. C'est aussi l'occasion de dîner et de passer la nuit chez l'habitant puisque nous avons choisi quelques "correspondants" locaux qui pourront accueillir les groupes constitués même dans les villages isolés d'altitude au fin fond de la montagne là où vivent des familles de nomades sédentarisés. Si l'envie vous prend de suivre nos pas sur cet itinéraire, contactez Mhamed pour qu'il vous guide au coeur de sa région natale, malheureusement assez peu connue des randonneurs. Vous apprécierez en sa compagnie l'accueil et la gentillesse de ce peuple berbère. Quel dommage que vous ne le connaissiez pas... Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Rigzum Gönpo au-dessus du village de Tetang (Mustang)

Février 2012 s2 : Retour au Mustang cette semaine pour vous parler de la sortie du livre "Mustang secret" que j'édite à compte d'auteur et qui, illustré de nombreuses (et somptueuses) photos, raconte l'histoire vraie de la quête de Chhujung gompa, ce monastère perdu dans la montagne et dont l'emplacement était jusqu'à présent tenu secret par les habitants de cette région. Voyage dans l'inconnu et dans le beau. Des paysages rares et hauts en couleurs, un petit goût d'interdit, bref, tous les ingrédients pour se donner envie d'y aller faire un tour prochainement et pourquoi pas dès le printemps prochain. Je vous propose de m'accompagner sur place pour assister au festival de Tiji qui se déroule chaque année dans la capitale Lo au printemps. Ce sera l'occasion au cours de ces dix jours d'immersion au Mustang de visiter quelques lieux incontournables de la destination mais aussi de partir à la découverte d'autres coins secrets... On ne se refait pas !

Le monastère de Hemis (Ladakh - Inde du nord)

Février 2012 s3 : Tiens, ce coup-là pas de paysage mais un cliché de la facade du plus grand monastère du Ladakh au nord de l'Inde, le célébrissime monastère de Hemis ! Situé dans cette région bouddhiste qui se situe au nord de la chaîne de l'Himalaya et coincée entre les frontières chinoises et pakistanaises, il trône au-dessus d'une importante vallée agraire, à savoir la large vallée agraire de l'Indus qui chemine d'est en ouest. Lieu des mortelles inondations à l'été 2010, nous y étions retournés l'année dernière pour apporter un peu de réconfort aux populations locales très marquées par la centaine de morts et disparus lors de cette épreuve. Nous avons depuis adhéré à l'association Niyamdu Dro qui oeuvre sur le terrain pour installer petites centrales solaires et systèmes d'assainissement d'eau dans les petits villages isolés dans la montagne. Je vous en reparlerai d'ailleurs en deuxième partie de l'année pour annoncer le week-end "Rencontres himalayennes" organisé par cette association le 10 et 11 novembre 2012 à Ambérieu-en-Bugey et auquel nous allons participer. En attendant, nous retournons cet été au Ladakh découvrir une traversée nord-sud partant de la vallée de la Nubra, traversant celle de l'Indus et finissant par la Markha au pied de la chaîne montagneuse du Stok kangri. Et comme par un fait exprès, la marche de 15 jours se termine pile poil dans la cour de ce monastère... Si vous voulez nous accompagner pour ce voyage d'une vingtaine de jours, n'hésitez pas...

Le massif de l'Annapurna vu d'avion

Février 2012 s4 : Cette semaine je vous propose une vue aérienne de la partie E de la chaîne de l'Annapurna. Certes, le cliché est pris au travers d'un hublot et le grain de l'image n'est pas optimal... Ceci dit, le panoramique a le mérite de montrer les sommets IV et II avec juste devant le Lamjung himal. Aux trois-quarts sur la droite de la photo on peut discerner une large échancrure dans la barrière glacée. Si l'on continue le long de la crête jusqu'au rebord de la photo, on devine le passage altier du Namun La qui offre un passage a priori "aisé" à plus de 5500m vers la vallée de la Marsyangdi khola. Très peu parcouru par les groupes de trekking, il permet néanmoins de squizzer la première partie du Tour des Annapurnas et sa son cloaque boueux et nauséabond des trois premiers jours de marche. J'espère pouvoir vous présenter quelques photos de ce passage et de la montée qui le précède au retour du circuit "Les 5 cols de l'Annapurna" que j'ai composé et que je vais aller réaliser sur le terrain en avril prochain. Encore un petit circuit bien dans l'esprit hors des sentiers battus...

Rinzum Gönpo à Reru (Zanskar - J&K)

Mars 2012 s1 : Un peu de sérénité avec la Trinité bouddhiste du Rigzum Gönpo qui est sensée protéger un espace quelqu'il soit des méchancetés des démons des trois mondes qui nous entourent : le souterrain (lu), la terre (tsen) et le ciel (lha). Et des démons, il y en des millions ! Que ce soit au Mustang au Népal ou ici au Zanskar en Inde du Nord dans la province du Ladakh, ces trois couleurs sont omniprésentes. Le rouge est associé à la divinité de la connaissance, le blanc à la compassion et le bleu-noir à la déesse qui combat les démons. On les trouve sur les chortens, sur le crépis des habitations ou des monastères, sur les ponts et même sur les trois pierres incidemment posées au milieu d'un champ cultivé et dont la présence rend fertile une terre agricole... Pour obtenir des explications complémentaires sur Rigzun Gönpo, cliquer sur ce lien ou celui-là. Quels mondes fascinants que ces régions montagneuses de l'Himalaya. Ca ne vous dirait pas de venir vous y tâter ? Par exemple en mai prochain lors du Festival Tiji à Lo Monthang au Népal ou cet été entre Nubra et Markha en Inde du Nord. Rien de plus simple et encore tant de coins merveilleux à découvrir...

Lever de soleil sur Kathmandou

Mars 2012 s2 : Allez ! Encore quatre semaines et je vais retrouver cette ville d'Asie si attirante. Le cliché est pris juste au moment où la ville s'éveille. Les rayons du chaud soleil viennent faire rougir la brique des facades. Peu à peu, les rues vont s'animer. On entend déjà les colporteurs qui font tintinnabuler les clochettes de leurs étals de fruits ou d'autre chose. On entend quelques klaxons actionnés par des conducteurs agacés par une ruelle bouchée. Sur les toits et les terrasses, chacun vaque à ses occupations, qui à sa toilette, qui à la préparation des enfants avant qu'ils ne se dirigent vers l'école du quartier. La ville s'éveille et le bruit qui grossit ne cessera que bien longtemps après que la nuit soit tombée. Et puis on va descendre au jardin de l'hôtel ou d'un petit restaurant prendre son petit déjeuner en traînassant. C'est pour toutes ces raisons qu'on aime y revenir mais aussi pour mieux la quitter ensuite au plus vite avant qu'elle ne nous manque... Ah ! Kathmandou...

Le sentier de l'Arxiduc entre Valldemosa et Deia

Mars 2012 s3 : Et si vous alliez faire un petit tour aux Baléares ? Sur l'île de Majorque plus particulièrement... Oubliez au printemps la séance de baignade (c'est assez revigorant il faut bien le dire...) mais profitez de ce soleil quasi permanent pour parcourir les nombreux sentiers de randonnée qui autrefois servaient de voies de communication entre les villages avant que les routes ne soient créées. La Tramuntana, c'est comme cela que l'on nomme la chaine de montagne qui ferme l'île au N, recèle de nombreux espaces quasi vierges où il fait bon marcher à la découverte d'un vallon secret, d'une côte rocheuse tortueuse ou d'une falaise abrupte. Vous pourrez aussi vous essayer à quelques ascensions de sommets du haut desquels le panorama embrasse l'île en entier, du sud colonisé par les chaînes hôtelières au nord et ses paysages exceptionnels de beauté. Je vous garantis quelques dénivelées "pas piquées des hannetons"... Il y a quelques années je vous ai écrit un topo sur le coin, vous pouvez retourner y jeter un coup d'oeil, juste histoire de vous donner envie de partir sac au dos occuper vos vacances de Pâques...

C'est le printemps !

Mars 2012 s4 : Ca y est ! Le printemps débarque. Déjà la semaine dernière nous avions su que les frimas de l'hiver étaient bel et bien terminés. Alors que nous parcourions la forêt de Fontainebleau, nous avions remarqué que les fougères commençaient à poindre sous l'humus. C'est le signal du départ pour la végétation. Ces plantes préhistoriques ont su traverser les âges en grande partie grâce à leur capacité à se rentrer en terre dès les premiers froids et les premières crosses ne sortir que si elles sont persuadées que le froid n'apparaîtra plus. En ce moment, les bourgeons éclosent sur les branches des arbres les plus précoces et dans peu de temps les pollens vont déferler... N'en déplaise aux asthmatiques et allergiques de tout poil (je les plains de tout mon coeur...), l'air ambiant va être rempli de multiples senteurs entêtantes changeant au gré des vents et des essences. La Brie que nous parcourons de long en large vient offrir des touches de couleurs nouvelles aux mornes plateaux sur lesquels les espaces cultivés se réveillent de l'hivernage. Comme un peintre pointilliste qui fait prendre vie à sa nature morte au fur et à mesure qu'il parsème ses touches de peinture... Encore quelques jours et tout resplendira sous le soleil printannier !

La Marne à Mont-Saint-Père (Aisne)

Avril 2012 s1 : A peine fait-il beau que nous voici déjà sur les sentiers de randonnée à arpenter la campagne picarde. C'est vrai qu'elle est belle ! Le sillon qu'a tracé la Marne se faufile entre les collines boisées surmontées de plateaux céréaliers et des coteaux où les plants de vigne tirés au cordeau (appellation Champagne s'il vous plaît !) forment la promesse d'une nouvelle année riche en crus d'exception. Le pinot meunier, partout ailleurs cépage de complément, s'exprime totalement sur ce terroir argilo-calcaire et donne aux crus locaux une typicité bien originale toute en rondeur. L'Aisne, si proche de Paris, invite à la balade à quelque moment que ce soit : printemps, été ou automne, variant les plaisirs. Une nouvelle petite balade s'est glissée au milieu des Randonnées d'un jour : une boucle d'une grosse vingtaine de kilomètres entre Marne et Surmelin à l'E de Château-Thierry, patrie des castrothéodoriciens (je vous en bouche un coin...), entre Mézy-Moulins et Mont-Saint-Père. Vous pouvez consommer sans modération...

Le massif de l'Annapurna depuis le Kang La (Népal)

Avril et mai 2012 : Bon ! Cette fois-ci la "photo de la semaine" risque de rester un bon moment en bas de la page d'accueil du site. Enfin c'est tout ce que je peux me promettre de meilleur car c'est le départ vers le Népal. Je vais tenter avec quelques amis de réaliser les deux itinéraires que vous voyiez apparaître depuis le début de l'année dans la marge gauche du site. Le premier que j'ai nommé les 5 cols de l'Annapurna devra nous permettre de découvrir quelques coins cachés de cette région montagneuse par le franchissement de cols de haute altitude (compris entre 5200 et 5800m) comme le Namun La, le Kang La, le Teri La, le Thorong La et le Mesokanto La. Cette photo prise à l'automne 2010 lors de la traversée du Mustang à Phu illustre la typologie des paysages que nous aurons la chance de contempler lors de ce trek d'exception. Noter que cette "escapade" sera l'occasion de défricher un itinéraire hors des sentiers battus entre le Teri La et le Gyu La passant par l'ancien village de Kog. Après ce sera "plus calme" avec un petit tour au Mustang assister au festival bouddhiste Tiji à Lo Monthang. Quasi reposant après la bambée initiale...

Le village abandonné de Kog (Mustang - Népal)

Juin 2012 s1 : Ca y est ! La photo vient d'évoluer. Il est vrai que cela faisait plus de sept semaines que la page d'accueil affichait la même (splendide) chaîne de l'Annapurna mais pour une rubrique comme celle de "la photo de la semaine", cela détonnait un peu... De retour sur la terre de France, voici en exclusivité un panoramique du village de Kog ramené de ma dernière incartade au Mustang dans un coin très très confidentiel. Situé à deux jours de marche du Teri La, vous pourrez lire les déboires d'un site historique abandonné de ses habitants à cause de la rupture de la canalisation d'eau qui irriguait entre autres les 50000m² de champs que compte le plateau. Rendez-vous à la description du 14ème jour du topo Les 5 cols de l'Annapurna pour en savoir un peu plus. C'est à partir de cet endroit que nous avons décidé de laisser partir la route de Tangye vers le N et d'obliquer plein W à la découverte d'un itinéraire direct vers Muktinath passant par le Tiu La et le Gyu La. Et nous l'avons trouvé, là où on l'attendait ! C'est assez rare qu'il est notable de le signaler : pour une fois, les cartes népalaises n'étaient pas si fausses que ça. Pour résumer, plus le sentier est tracé en tout petit, plus grande est la chance qu'il soit juste... Incredible Nepal ! (Là aussi...)

Scène de Tiji à Lo MonthangJuin 2012 s2 à s4 :Le festival bouddhiste de Tiji qui a lieu chaque année au printemps à Lo Monthang (Mustang - Népal) est une manifestation haute en couleurs et d'une grande ferveur religieuse. Certes, le mercantilisme y est entré cette année avec la mise en place d'un permis photo, des prix qui flambent (pour les touristes mais aussi pour les locaux, imaginez le prix du kilo de buffle, os compris, à 15€...) et une ostrascible présence d'américains et de russes qui ont les mains qui flambent faisant sortir les dollars de la poche par liasses entières... Comment voulez-vous sensibiliser les commerçants Lopas à la modération ? En écrivant sur le front "we are not americans, only french" peut-être ? J'ai vraiment peur que cette fête ne devienne, à l'instar des festivals des monastères du Ladakh déplacés au milieu de l'été pour cause de tourisme (et de rentrées financières assurées...), un show où les locaux n'auraient plus leur place. Aujourd'hui sur la place centrale de Lo fleurissent déjà des pancartes "only for tourists", à quand celles qui mentionneraient en népali à la porte nord de la walled city "locals are kindly requested not to come for Tiji because of restricted overcrowded area"... J'enrage ! En attendant un dossier complet sur Tiji 2012 dans les pages de ce site web d'ici septembre (avec photos, vidéos et liens thématiques), je vous renvoie vers le topo Mustang, canyons et grottes sacrées et ses sous-rubriques contenant une somme d'informations pratiques et de bons plans. Au fait, cette fois encore, l'image de la semaine se transforme en image du mois du fait de la réalisation du circuit exploratoire GTAM N°4 dans la partie ouest de l'Atlas marocain, traversée intégrale E-W de 21 jours du Toubkal à l'Atlantique.

Arrivée sur la plage de Taghazout

Juillet & août 2012 : Comme prévu, la traversée du Haut-Atlas occidental du Toubkal à l'Atlantique s'est achevée ce lundi 2 juillet 2012 sur la plage de Taghazout. Avant-dernier opus de la Grande Traversée intégrale de l'Atlas marocain initialisée en 2006 (il reste à effectuer la partie du Moyen-Atlas entre Taza et Midelt), cette randonnée au long cours de 22 jours a permis de parcourir des paysages somptueux et de rencontrer des centaines d'habitants de la montagne, bien étonnés de nous rencontrer mais heureux que leur lieu de vie puisse être le thème d'une randonnée... Et heureusement qu'ils étaient (encore) là ces bergers, ces paysans, ces villageois, et plus particulièrement les chibani (les personnes âgées en berbère) qui, se remémorant les sentiers qu'ils empruntaient dans leurs jeunes années, ont pu nous guider sur les bons itinéraires afin que cette traversée soit une réussite. Harassée par la chaleur des derniers jours, l'équipe au complet (ou presque, puisque Véronique avait dû nous abandonner à 4 jours de la fin pour cause de reprise de son travail...) a atteint le but qu'elle s'était donné au départ d'Imlil 3 semaines plus tôt : prendre un bain sur la côte Atlantique du côté d'Agadir. Un grand merci pour leur présence à mes côtés de Hussein (le chibani), Hussein (le jeune), Mohamed, M'hamed, Jacques, Jean-Marc, Véronique et notre équipage de 3 mules 4x4 expertes en parcours de tout-terrain.

Orage au camp de base du Parang LaSeptembre 2012 s1 & s2 : Soir d'orage au camp de base du Parang La (Inde - Himachal Pradesh). Si les trois premières semaines de mon séjour au Ladakh en juillet ont été marquées par la clémence de la météo, il n'en a pas été de même au mois d'août... Ceci dit, on avait été averti par notre guide Minup qui avait demandé à un oracle au moment de notre passage dans un petit village à l'E de Leh ce qu'il prévoyait. Il lui avait annoncé dès la première semaine d'août que cela n'allait pas être folichon. Il avait dit 8 ou 10 jours de mauvais sans s'avancer pour la suite... On a eu le droit, mis à part quelques jours ponctuels ça et là, à longueur de journée à des sautes d'humeur du temps passant de pluie, à grêle ou à neige aussi alors que les températures jouaient avec nos nerfs : habillage, déshabillage, rhabillage. Et puis le vent... Quelques moments ensoleillés aussi, positivons..., jamais du tout bleu (ou alors pas très longtemps). Et quasi systématiquement, pluie à partir de 15h voire orage parfois violent. A part cela, les treks ? Sport et culture au programme. Exceptionnels ! Allez, d'ici quelques jours je mettrai en ligne les topos "De Likir à Wanla" et "De Rumtse au Spiti". Mais en attendant, imprégnez-vous de la beauté des paysages traversés lors du premier trek de juillet au Ladakh Entre Nubra et Markha.

Embouchure de la Phirtse chu

Septembre 2012 s3 & s4 : Pour cette semaine (ça y est je suis revenu...), un cliché ramené du Rupshu alors que la météo était un peu plus clémente qu'à l'habitude... L'embouchure de la Phirtse chu se situe à l'extrémité S du lac de Tsomoriri et correspond peu ou prou à la "frontière" entre les provinces de Jammu & Kashmir et de l'Himachal Pradesh. Ici bien entendu pas de pointillés ni de barrière pour marquer ce passage mais un drôle de col. Je l'ai baptisé à mon passage le Shumik La (parce que le sommet de droite sur la photo est le Shumik). Il s'inscrit entre les deux bassins orographiques de la Phirste chu au N et de la Parang chu au S. Donc c'est un vrai col. Si je précise cela c'est que la forte dénivelée côté N serait à même de vous surprendre : 30 mètres. Pas de coquille, oui vous avez bien lu : 30 mètres... que l'on parcourt sur 25kms depuis Korzok. Si ces régions de l'Inde du nord vous tentent, vous trouverez bien d'autres paysages sur le topo que j'ai rédigé pour cette randonnée au long cours De Rumtse au Spiti au cours de laquelle j'ai pris cette photo. Côté Ladakh, le topo Entre Nubra et Markha était déjà en ligne mais De Likir à Wanla est à présent apparu pour compléter la connaissance des routes qui sillonnent la vallée de l'Indus à l'W de Leh. Dernier point : si vous êtes un passionné par les sites religieux bouddhistes de cette région (et que la randonnée pédestre n'est que moyennement votre tasse de thé...), les diaporamas correspondant à chaque monastère sont classés selon un ordre géographique d'E en W et hébergés au sein de la rubrique Villes du Monde, chapitre Asie. Pour les visionner, cliquez sur [Inde] Ladakh - Leh et la vallée de l'Indus, choississez vore site et bon voyage virtuel !

Le lac du Tsokar

Octobre 2012 s1 : Alors que je viens tout juste de me mettre au travail pour créer les diaporamas du jour par jour du trek De Likir à Wanla, le cliché de cette semaine aura encore pour cadre le Ladakh. Il s'agit du lac Tsokar, un lac salé dont l'altitude se situe aux alentours de 4500m. J'ai traversé la cuvette sableuse dans laquelle il s'inscrit lors du dernier trek De Rumtse au Spiti l'été dernier (nous venons de passer à l'automne, hé, hé...). Que ce soit ici au Tsokar ou plus loin au Tsomoriri, le photographe ne peut que se réjouir de l'incessant ballet des nuages qui agrémente les longues traversées même si le randonneur qui "l'héberge" préférerait que la drache qui ne manquera pas de tomber passe au loin... Au fur et à mesure que la journée avance, les couleurs et les reflets évoluent selon la position du soleil certes mais pas seulement. Les gros nuages d'orage, ces cumulo-nimbus bien chargés en matière liquide voire solide (grêle ou glaçons) créent sur ce miroir du ciel des ombres et des contrastes assez inattendus. Et c'est passionnant ! A vous d'aller le constater par vous-mêmes...

Le lac Noir

Octobre 2012 s2 : En Alsace, c'est le week-end du Rallye de France et je crains (dois-je avoir tort...?) que les moteurs vrombissent dans tous les coins et que la tranquillité dont j'ai pu me régaler il y a trois semaines de cela en parcourant l'entrelacs des itinéraires des Vosges Entre lacs, chaumes et ballons ne soit plus au rendez-vous des marcheurs souvent aussi amoureux du silence. Heureusement, les paysages restent identiques à eux-mêmes... Enfin, d'ici lundi, la Nature aura repris ses droits, les biches et les chamois pourront à nouveau folâtrer dans les bois de feuillus et la crête des Vosges retrouvera sa quiétude à l'approche de la mi-octobre, un moment d'exception dans la région. En effet l'"été indien" permet d'effectuer de superbes randonnées dans un délire de couleurs rouges et orangées puisque les frondaisons se parent de ses splendides tons d'automne avant de perdre leur feuillage et entrer dans l'hiver. Retrouvez quelques diaporamas de la balade que j'avais composée en 2012 à cette période et qui nous avait enchantée, Georges et moi, lorsque nous avions relié Schirmeck au Hohneck. Il est encore temps de vous y rendre, n'hésitez pas !

Les grottes ornées de Saspol

Octobre 2012 s3 : Cette semaine retour au Ladakh. Pourquoi donc ? Eh bien parce que j'ai enfin pu terminer le classement des photos du trek De Likir à Wanla et que celles-ci sont accessibles sous forme de Diaporamas dans le topo. J'ai aussi classé dans la rubrique Villes du Monde (il va falloir que je lui trouve un autre nom générique...) celles qui présentent les sites historiques traversés comme Likir, Lamayuru, Rizong, Phyang, Wanla, Yangthang, Basgo, Mang Gyu (avec les commentaires éclairés d'Etienne) et Saspol. Ce dernier site s'apparente à la série des grottes ornées dont j'ai pu vous présenter un exemple avec Konchok Ling au Mustang. Contrairement à cette dernière, la grotte présente des peintures quasimment intactes car elles sont protégées des éléments extérieurs par une porte qui ferme. Les peintures qui datent du 13e et 14e siècles sont à peine défraîchies et même s'il est interdit d'user du flash, il n'en reste pas moins que la lumière, lorsque la porte est ouverte, est suffisante pour prendre quelques photos des murs ornés. Comme elle est en retrait de la route et qu'il faut monter d'une cinquantaine de mètres dans les cailloux pour atteindre le nirvana..., l'homo touristicus vulgaris appelé aussi TAMALOU ne s'y risque pas. Et c'est tant mieux ! Pour vous tout seul, quelques photos de la grotte de Saspol ici.

Descente du Saribung La vers Phu

Octobre 2012 s4 : Aujourd'hui un anniversaire à fêter : 2 ans ! Il y a tout juste 2 ans de cela j'allais m'engager dans une aventure dont je n'avais pas imaginé qu'elle puisse à ce point changer ma vie de trekkeur... La traversée Mustang - Phu, expédition organisée par Martine et François Marsigny, me faisait poser pour la première fois le pied dans une région située au-delà de Himalaya : le Mustang. Les paysages, les habitants et la culture que j'ai pu découvrir lors de ce périple m'ont tant impressionnés qu'il ne m'a pas été possible de résister très longtemps au nouvel appel du Mustang. Dès l'année suivante, me voici donc de nouveau à arpenter les chemins minéraux, chargé d'une mission occulte par deux "potes" : partir à la recherche d'une improbable gompa (Chudzong) planquée au milieu d'un dédale de canyons plus austères les uns que les autres. Opération couronnée de succès, ça m'a tellement perturbé que j'en ai écrit un livre, c'est dire... Et puis une nouvelle fois au printemps cette année lorsque, encouragés par les lobas à venir assister à leur festival bouddhiste de Tiji, j'y suis revenu, remontant pour la première fois les gorges de la Kali Gandaki, exceptionnelles de sauvagerie et de verticalité, avant d'assister à la fête qui se tenait dans l'enceinte de la ville close de Lo Monthang. Au passage, j'ai pu explorer quelques itinéraires nouveaux bien dans la veine "hors des sentiers battus" et positionner "officiellement" la grotte sacrée de Ritseling sur une carte du Mustang. Vous aussi, vous souhaitez découvrir cette incroyable contrée ? Suivez mes pas et envisagez peut-être un truc plus ambitieux que d'habitude avec le Grand Tour du Mustang qui sera bientôt appelé à devenir le must du must en terme de trekking.

Rajun Karu

Novembre 2012 s1 à s3 : En illustration de ce cliché, un poème ladakhi que m'a transmis mon ami Etienne.

Les trois mois de printemps, de la saison du printemps,
Un vent ocre souffle avec force,
Vent, je t'en prie, n'envoie pas des tempêtes de poussière,
Le visage de mon aimée noircit.

Les trois mois de l'été, de la saison d'été,
Les rayons de soleil brûlants des jours lumineux,
Nuages noirs, je vous en prie, cachez les rayons de soleil,
Le visage de mon aimée brûle.

Froid et chaleur modérés de la saison d'automne,
Ne t'en va pas si vite, demeure un peu plus,
Dans les montagnes et les pelouses des vallées,
Mon aimée écoutera des chansons.

Les trois mois de l'hiver, de la saison d'hiver,
La neige est tombée, le temps est froid.
Soleil, je t'en prie, envoie tes rayons,
Mon aimée a froid.

C'est pas beau ? Un peu de nostalgie, histoire de se remémorer les merveilleux moments que nous avons connus ensemble lors de notre escapade d'été au Ladadh, De Rumtse au Spiti où nous avons eu l'occasion de rencontrer quelques familles de nomades sur les plateaux de Rajun Karu, Gyama Barma ou Sherma. Amusez-vous aussi à visionner la petite vidéo présentant la manière originale de laver la laine pashmina sur pied...

Montée au Teri La

Novembre 2012 s4 : Plus minéral tu meurs...! Déjà qu'à pratiquement 5400m il ne reste plus beaucoup d'oxygène. Pas un brin d'herbe, ni de vermiceau d'ailleurs... Je suis en train de mettre en ligne (avec beaucoup de retard je le concède mais à ma décharge j'ai eu une année bien occupée avec ces quelques 100 jours de marche) la série de photos que j'ai ramenée de ce périple d'exception qui m'a permis (en compagnie de 4 camarades motivés mais un chouille inquiets par la longueur du périple : 32 jours de marche) d'aller explorer quelques vallées reculées connexes au massif des Annapurnas et entre autres celle de la Labse khola qui s'enfonce vers le nord en direction du Mustang. Alors que la vallée incline son parcours vers la droite rejoindre le pied de la face SW du Khumjungar himal, on part sur la gauche pour s'engager vers la seule échappatoire accessible au randonneur dans le coin, le Mustang La tel que le nommait Tillman lorsqu'il l'a franchi dans les années 1950 ou aujourd'hui Teri La à 5595m. Aucune difficulté technique mais alors un isolement quasi oppressant. Il convient d'avoir prévu suffisamment de nourriture car il est ici illusoire d'envisager des mets de substitution... De l'autre côté la descente côté Mustang sera longue jusqu'à Kog, peu difficile techniquement là encore avant de pouvoir retrouver la "civilisation" à Tangye ou mieux (pire ?) à Muktinath. Mais on en est si loin...

Tilicho lake et Tilicho peak

Décembre 2012 s1 : Un site exceptionnel, comment le qualifier autrement ? Au Népal, la cuvette du lac Tilicho est un endroit magique d'une beauté incroyable. Lorgnant sur cette destination depuis 2006, je n'ai pu réaliser ce rêve qu'au printemps de cette année lors de mon périple des 5 cols de l'Annapurna. La journée que j'ai passée dans cette vallée glaciaire restera à tout jamais ancrée dans ma mémoire tant a été immense le plaisir de suivre la haute route qui relie l'exutoire du Tilicho tal au passage du Mesokanto La après avoir dégusté comme il se doit le franchissement de l'Eastern Pass (certains le disent secondaire mais je peux vous dire qu'il faut se le grimper...). Une grande journée de haute montagne et des paysages sans cesse changeants. Malheureusement pas de lodge ou de cabane pour s'abriter entre le camp de base au S et Chaurikharka sur le versant N : si vous voulez profiter de ce spectacle il vous faudra transporter de quoi se réchauffer pour le bivouac car de mémoire on n'a pas été loin des -25°C au milieu de la nuit. Ceci dit, c'est avec grand soulagement que j'ai appris vers minuit via téléphone satellite que nous avions changé de président. Il faisait tout de suite un plus chaud...

Lhasa idyllique

Décembre 2012 s2 : La photo n'est pas belle je le conçois... Du moins pas la hauteur de ce qui clôt habituellement la page d'accueil de ce site. Mais il faut que je vous explique : c'est le cliché d'un grand poster que l'on trouve dans de nombreuses maisons situées dans n'importe lequel des pays de l'arc himalayen (Népal, Inde du Nord entre autres) et qui présente la vision moderne de Lhasa avec force d'infrastructures modernes (autoroute, TGV, équipements sportifs) et une urbanisation à outrance. On y distingue même le Potala... Ce poster fait partie d'une large collection présentant le Monde avec une vision idyllique. Chaque poster peut représenter une ville (tiens, prenons Paris : il y a des maisons, des immeubles, la Tour Eiffel et... des montagnes enneigées juste derrière), des scènes de campagne (style "La maison du Bonheur"), des paysages alpestres "Heidi-esques" (sic) ou une vanité (fruits resplendissants et sans défaut ou collection de bambins et d'animaux...). Je suis toujours à la recherche des concepteurs de ces représentations du Monde idéal qui, on doit s'en douter, font rêver beaucoup de familles rurales et urbaines. Ah oui j'oubliais, il a toujours (ou presque...) une phrase assez incompréhensible qui illustre la photo et là, on est dans le quasi sectaire...

Le chaume des Trois-Fours (Alsace)

Décembre 2012 s3 : Cette photo a été prise au milieu de l'hiver 2011. Rien de bien étonnant à 1400m sur la crête des Vosges. J'imagine cet endroit déjà sous le manteau de neige depuis quelques jours (semaines...) et c'est vraiment sympa. Même quand la bise nous meurtrit nez et menton, il fait bon déambuler deci delà au pied du Hohneck. Au matin il n'est pas rare de croiser des hardes de chamois qui descendent du sommet pour aller glaner une maigre pitance un peu plus bas à l'orée de la forêt qui occupe le versant ouest de l'ex-vallée glaciaire de Frankenthal. Un endroit magique qu'il me plaît de vous faire découvrir. Rien ne vous empêche d'y aller passer un ou deux jours, à l'occasion d'un week-end ou pendant les vacances de Noël, il y a deux hébergements sur le chaume : l'auberge des Trois-Fours et le refuge du CAF. Facile d'y aller : au niveau du col de la Sclucht vous vous engagez sur la route des crêtes vers le sud et vous vous arrêtez sur le parking 1km plus loin. Il ne vous restera plus que 500m à pieds pour rejoindre l'un des deux bâtiments. Une "mise en bouche" lorsque vous foulerez ce manteau de neige immaculée. Bon séjour aux Trois-Fours !

Scène d'apocalypse à Bhujung

Décembre 2012 s4 : Aujourd'hui 21 décembre 2012 correspond à une date primordiale dans notre Monde insouciant : l'Apocalypse a été annoncée à 12h11 (heure du solstice d'hiver) par les mayas quelques centaines d'années auparavant et il va falloir que je me dépêche de vous trouver un panoramique qui convienne pour illustrer ce qui doit être effectivement "la dernière photo que je vous présenterai sur le site" (encore faut-il qu'il survive au grand foutoir qui s'en suivra, quoi au fait...?). De mémoire de randonneur, je n'arrive pas à identifier beaucoup de scènes d'apocalypse à part la foudre qui tombe à mes pieds lors d'un orage très présent alors que je me baladais sur les crêtes au-dessus d'Ajaccio en Corse il y a 20 ans, ou alors cette averse, toujours en Corse, qui m'avait cueilli à 5mn du gîte de Guitera-les-Bains (la bien nommée puisque je n'avais plus rien de sec sur moi ou dans le sac...) ou enfin cette averse de neige du côté du lac de Grand Ban dans le massif des Cerces en plein mois d'août... C'est peu quand même me direz-vous en 45 ans de randonnée sur les sentiers au quatre coins du Monde. C'était jusqu'au printemps dernier où il y a eu cet orage de grêle qui nous a cueilli alors que nous étions engagés dans la verticale descente vers Bhujung (voir le billet de blog des 5 cols de l'Annapurna). Des grêlons maousses costauds, de ceux qui font (très) mal lorsqu'ils tapent la caboche ! Et bien entendu rien pour s'abriter. L'Apocalypse vous disais-je... Noyeux Joël à tous !

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau