ladakh

Le film La Nuit Nomade

J'ai pu assister mercredi dernier à l'avant-première du film La Nuit Nomade en la présence de la réalisatrice, l'ethnologue Marianne Chaud. L'évènement était organisé sur Paris par l'agence Terre d'Aventures. Merci à eux ! Il sort dans les salles obscures le 4 avril et je ne sais pas s'il connaîtra un vif succès tant il est un peu nécessaire de s'être intéressé auparavant à la vie des nomades dans quelques pays du Monde que ce soit. La rigueur de ce mode de vie et l'appel incessant de la ville font que ce groupe de familles qui se déplaçait autrefois de pâturage en pâturage avec leurs troupeaux de chèvres et de yacks se trouvent chaque année qui passe amputé de quelques unités, répondant aux appels de la "vraie" civilisation dont on sait aujourd'hui qu'elle précipitera leur descente aux "enfers".

Superbement bien filmé, cet opus est conduit de main de maître par Marianne Chaud. Par son habileté à interviewer les nomades parce qu'elle est intégrée dans la vie du campement et qu'elle dialogue dans leur langue natale, la caméra se fait totalement oublier même dans les plans rapprochés. Un petit bijou derrière lequel on sent un travail de précision servi par un grand niveau de connaissance des modes de vie de ces peuplades au mode de vie en voie d'extinction. Plus que tout on ressent au travers de chacune des questions posées, l'Amour...

Un petit diaporama avec quelques photos du film et la bande-annonce.

Et comme à l'habitude, la fiche du film et les salles où le film est programmé sur Commeaucinema.com

Belle introduction à notre voyage de juillet prochain où nous allons retourner au Ladakh randonner entre Nubra et Markha, cette dernière vallée étant très proche de la région de Khar Nag où le film a été réalisé.

la-nuit-nomade.jpg

La soirée Trek du 26/03/2012

A    N    N    U    L    E    E


Allez ! Je me lance... Dans la lignée des topos du site et des nombreuses demandes de renseignements qu'ils suscitent, je vais initialiser des soirées trek à l'instar de ce qui s'est créé sur VoyageForum (forum auquel je participe sous le pseudo pierre8).

Résidant sur Marne-la-Vallée dans l'est parisien, mon ami Benoit de la Crêperie Brocéliance à Collégien (77090) me permet de disposer de la salle de restaurant pendant la journée hebdomadaire de fermeture. L'espace, d'une contenance de 30 personnes, est de ce fait intégralement dédié à la soirée trek. 

L’idée de cette première rencontre est de partager sur la région du Mustang au Népal et d’apporter les renseignements nécessaires aux personnes désireuses d’y aller prochainement (ou tout simplement régaler les curieux…). Je mettrai à disposition de nombreux documents papier et cartes topographiques qui pourront être consultés sur place.

Pour agrémenter la soirée, je dispose de deux, voire trois montages numériques d’1h sur cette région. Je prévois de projeter deux diaporamas (je possède un videoprojecteur) que j’agrémenterai de commentaires ciblés sur l’intérêt de l’auditoire. Cette soirée est prévue le :

 

lundi 26 mars 2012 à partir de 19h30

 

Côté pratique :

- la participation à la soirée sous-entend l’acquittement d’une somme de 15€ par personne correspondant à un menu composé d’1 galette salée, de 2 crêpes sucrées et une bouteille de cidre (ou jus de pomme) pour deux.

- le nombre de places est limité à la capacité théorique de la pièce : l'inscription préalable à cet évènement est obligatoire.

- l'inscription ne peut être effectuée qu'en utilisant la rubrique Contact du site Trekkings hors des sentiers battus. Vous indiquerez le nombre de personnes que vous inscrivez.

- et si d'aventure une fois que vous avez réservé vous avez un quelconque empêchement, revenez sur la rubrique Contact pour libérer des places... Merci d'avance !

A tout de suite.

Pierre

Les rutilantes falaises de Dhakmar (Mustang - Népal)

De la Nubra à la Markha

Pour faire suite aux étés 2010 (voir billet de blog) et 2011 (La Grande Traversée du Zanskar), Marie et moi retournons du 13 juillet au 3 août 2012 explorer d'autres coins de ce vaste désert d'altitude qu'est le Ladakh en effectuant une traversée nord – sud non loin de la capitale Leh. Cette randonnée d'altitude qui permet de franchir plusieurs cols dépassant les 5000m permettra d'aller à la découverte des villages ou des gompas isolées dans la montagne. Et puis quand on parle de désert d'altitude il ne faut pas oublier qu'au fond des profondes vallées fluviales coule une rivière et qu'elle apporte la vie ! Vous apprécierez ces contrastes de couleurs entre le vert soutenu des cultures et les ocres de la montagne alors qu'au loin apparaissent quelques pics glacés dont la cime tutoie le ciel. Un beau voyage culturel, exigeant aussi mais si dépaysant...

Bref descriptif :
- La première partie correspond à une phase d’acclimatation de deux jours dans la vallée de l’Indus puisque nous sommes propulsés en 2 jours de 100m d’altitude à plus de 3500 ! C’est une phase durant laquelle on en profitera pour visiter quelques uns des nombreux temples bouddhistes posés de part et d’autre de l’Indus. On pourra même assister à l’une des deux journées du festival de Phyiang.
- La deuxième partie commence en voiture par le franchissement du col routier le plus haut du monde à 5340m, le Khardung La, précédant la visite des deux monastères de Disket et Hundar, loin de la foule des touristes qui gravite à Leh et ses alentours. Puis on rejoindra Rong où nous retrouverons notre équipe de horsemen, le cuisinier et le guide.
- La troisième partie correspondra au trek proprement dit avec une mise en chauffe rapide puisque nous faisant passer le Diggar La à près de 5400m dès le deuxième jour… D’où la nécessité d’une bonne acclimatation au préalable ! On descendra doucement vers la vallée de l’Indus avant de retrouver la voiture qui nous aidera à traverser la monotone vallée de l’Indus pour aller s’établir au village de Stok, début de la seconde partie du trek.
- La quatrième partie consistera à franchir coup sur coup deux cols d’altitude « moyenne » (moins de 5000m) pour descendre vers la vallée dans lequel la Markha Chu à creusé son sillon verdoyant. Remontée de la vallée pour s’en aller buter sur un massif glaciaire de belle importance. On s’échappera de la Markha par le Konmaru La (5260m) pour descendre vers l’Indus et terminer en beauté par la visite du monastère de Hémis que l’on rejoindra à pieds.

La chaîne du Stok kangri depuis les hauteurs de Leh

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Ki ki So so La Gyalo...

Et les dieux seront contents... Il n'y a pas qu'eux d'ailleurs ! Retour vendredi soir dernier de la Grande Traversée du Zanskar en Inde du Nord, diagonale Nord - Sud d'une partie de la chaîne himalayenne, là où elle est la plus fournie en épaisseur. Nous nous étions habitués au Népal à n'avoir qu'un col à franchir pour nous retrouver de l'autre côté de l'Himalaya après avoir remonté pendant une quinzaine de jours un profonde vallée creusée par une rivière... Eh bien, les provinces du Ladakh et le l'Himachal Pradesh situées à un petit millier de kilomètres au N de Delhi et coincées entre Chine et Pakistan ne sont pas faites de ce moule. Un petit coup d'oeil sur Google Earth vous convaincra de ce que je vous annonce. Et sur le terrain, ce n'est pas du gâteau ! Cette traversée d'une vingtaine de jours franchit pas moins de 12 cols dont l'altitude s'inscrit entre 4500 et 5100m. Excusez du peu... Et arrivés à la fin du périple, sur le chemin du retour vers la civilisation, encore et encore des dizaines de pics glacés qui se dressent vers le ciel... Ca n'en finira donc jamais ? Et ce fameux col du Rothang La qui culmine à 4000m nous présente toujours d'autres vues panoramiques où sommets enneigés et glaciers sont légion. Bien peu connues des trekkeurs, ces régions montagneuses à l'extrême sont d'une beauté à couper le souffle (il n'y a pas que l'altitude...). Peu de temps de répit au cours de ce périple très prenant. Juste au milieu, un havre de paix : le gros bourg de Padum. On en rêve lorsqu'on est en train d'oeuvrer dans la première partie, on y arrive enfin pour ne vouloir que le quitter de suite tant il rebute (on y trouve le juste nécessaire, pas de fioritures...) et que la réalité des faits est à des années lumières de ce que l'on s'était imaginé...

Affluence au Shingo La...

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Ladakh, la reconstruction...

Deux mois seulement et déjà une éternité. Il ne faut pas oublier le Ladakh qui se dirige à présent vers son long hiver coutumier. Des actions ont été faites, d'autres sont en cours... Celine Moulys vient de créer le site web www.ladakh-zanskar.info afin de mettre à disposition de nous tous qui sommes concernés par le drame vécu par la communauté ladakhie l'été dernier, des informations sur les opérations en cours et aussi sur les moyens d'aider à la reconstruction des villages détruits par les coulées de boue. On y trouve également un article qui tente d'expliquer le phénomène météo exceptionnel qui s'est produit, un bilan précis des dommages subis, un recensement des actions opérées par les ONG, etc. Et puis, parce rien ne peut se créer sans une manne financière, un lien vers le site de Hope Espoir, une association vers laquelle vous pouvez diriger vos dons et qui, implantée sur place, saura employer au mieux l'argent que vous leur confierez.

Suivez ce lien pour prendre connaissance d'un intéressant article du journal Le Monde.

Ladakh, d'autres temoignages...

Ajouté à la suite du billet de blog que j'avais fait paraître fin août et intitulé Ladakh, l'amertume..., un lien vers le témoignage écrit de Céline Moulys, réalisatrice du film "Föllmi's Destiny" et qui passe une grande partie de son temps dans la région. Le texte est profond et présente de belle manière le "désordre" psychologique qui régnait sur place et que nous avons connu au début de ce mois d'août 2010, cueillis à froid alors que nous nous aprêtions à débuter notre Grande Traversée du Zanskar... Ce témoignage montre également la rémanence de ce désastre dans le quotidien des ladakhis, ce sujet étant devenu au fur et à mesure que les jours passent, le fil rouge des conversations. Il faut dire qu'il y a de quoi ! Le site web de Trek Magazine présente ce témoignage accompagné d'une vidéo de 6 minutes dans laquelle on peut entendre un jeune homme ladakhi, chauffeur occasionnel de pick-up, qui travaille entre Leh et Choglamsar, deux des villages qui ont été traversés par les coulées de boues meurtrières.

Ladakh, l'amertume...

Je n’ai pas pour habitude sur ce site de vous raconter ma vie. Je mets à votre disposition des topos de randonnées que j’ai construits et exécutés sur le terrain afin de vous proposer le meilleur niveau de détail et que vous puissiez randonner avec des informations les plus précises possibles. Tout le monde n’a pas la chance ou simplement le temps de pouvoir préparer avec autant de minutie ses vacances et sur le genre de destinations couvertes, il n’y a pas de place pour l’à peu près… Les topos vous apportent toutes « les billes » pour que vous puissiez monter vos propres itinéraires « hors des sentiers battus ». Le blog était jusqu’à ce jour uniquement utilisé comme lettre d’information : des nouveaux topos qui sortent, des diaporamas qui viennent illustrer des topos existants, le programme de randonnées à venir ou bien les bons plans que j’avais pu glaner sur le web, ou transmis par des amis, et que je voulais vous faire partager. Je vous avais donc annoncé dans un précédent billet de blog que Marie et moi avions décidé de partir cet été pour l’Inde du Nord. Paysages splendides, cols de haute altitude, air pur, il n’en fallait pas plus pour que nous rejoignions les nombreux trekkeurs de tous pays qui s’y rendent chaque été s’adonner à leur passion. Cette région a pour nom le Ladakh. Elle se situe dans la province du Jammu-Kashmir en Inde du Nord, coincée entre le Pakistan à l’W et la Chine (Province du Tibet) à l’E. La capitale s’appelle Leh. Même si le drame vécu au Pakistan a souvent monopolisé (à raison) les bulletins d’information pendant l’été, l’Inde du Nord ne doit pas vous être totalement inconnue côté faits divers. Rappelez-vous…

Revenons quelques mois en arrière : au printemps, Marie et moi cherchions donc une destination pour notre grand voyage de l’année, destination qui puisse concilier nos impératifs d’emplois du temps bien différents. Une chose était sûre : il lui serait impossible de se libérer comme à l’habitude soit en novembre pour le Népal soit en décembre pour la Réunion à cause du programme chargé de cours qu’elle suit à l’université. Comme les voyages c’est plus sympa à deux… je n’envisageais pas non plus de partir seul faire un trek techniquement « dans ses cordes ». Nous tombâmes d’accord que la seule période envisageable était le mois d’août et, pour randonner dans la chaîne de l’Himalaya, la destination du Ladakh s’imposait d’elle-même. Cette région désertique d’altitude présente des paysages désolés et se caractérise par un climat sec de juin à septembre, une particularité dans la chaîne de l’Himalaya à cette époque, puisque la mousson reste cantonnée sur la plaine indienne, bloquée qu’elle est par les premiers contreforts montagneux (il ne tombe que 100mm d’eau par an dans la région…). Marie avait déjà expérimenté cette destination en 1995 pour une randonnée du village d’Hémis au lac Tsomoriri. Elle en gardait un souvenir ému. Quant à moi, cette région m’était inconnue et, bien évidemment, je souhaitais ardemment la découvrir. Si fait ! Nous recherchons comme à notre habitude une agence locale pour nous aider à monter notre trek et décidons de partir avec Shanti Travels, agence franco-indienne installée à Delhi, présentant un large panel de treks sur son site web. Contact hyper rapide, très professionnel, devis dans les deux jours qui suivent, réponse immédiate aux demandes d’explications, bref, de la belle ouvrage… Les premiers contacts par mail semblent vraiment très prometteurs. Qui plus est, les prix annoncés sont dans nos cordes. Tout baigne ! Date est prise pour le circuit de la Grande Traversée du Zanskar et une extension vers Agra et Jaïpur en fin de séjour pour un prix total de 3000€ pour deux, hors voyages aériens internationaux, entre le 1er et le 29 août 2010. A fond la forme comme disent certains… On se prépare du feu de dieu sur la GTAM3 au Maroc en juin que je complète d’un Alpi-Toubkal3 début juillet. Plus affiné tu meurs !

Voici donc le jour par jour de ce voyage merveilleux qui s’est malheureusement transformé en voyage au bout de l’enfer… Si je n’écris ce billet qu’aujourd’hui, c’est que nous en sommes revenus profondément touchés de ce que nous avons vécu sur place. Il nous a été impossible de coucher les mots plus tôt bien que rentrés sur Paris depuis la mi-août. Il fallait d’abord se reconstruire…

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Grande Traversée du Zanskar...

Mais que donc faire cet été ? En juin, c'est déjà booké, Marie et moi partons pour 18 jours de rando dans le Moyen-Atlas et l'E du Haut-Atlas sur la GTAM3. A l'issue de cette traversée, Marie rentrera sur Paris alors que je prévois de poursuivre une dizaine de jours du côté du Toubkal pour accomplir la Haute Route du Toubkal n°3, itinéraire de trek-alpinisme dont j'ai parlé dans Trek Magazine n°118 (si des personnes aguerries veulent se joindre à moi sur la période du 28 juin au 10 juillet 2010 pour ce circuit orginal et assurément hors des sentiers battus, elles sont les bienvenues...).

Nous pensions aller faire un tour ensemble à la Réunion au mois de décembre mais lorsque j'ai commencé à regarder du côté de l'Himalaya indien pour occuper le mois d'août (c'est la bonne période pour le trek), je me suis rendu compte que Marie en avait une grosse envie, autant que moi d'ailleurs... Son envie datait de bien plus longtemps que moi puisqu'elle était déjà allée en 1997 au Ladakh et que les souvenirs qu'elle en avait rapportés étaient toujours aussi présents dans son esprit. C'est pourquoi, délaissant notre intention de voyage vers notre DOM chéri, nous avons initialisé en moins d'une semaine une Grande Traversée du Zanskar à la carte (groupe de 2) avec une agence locale, complété le trek d'une découverte du Triangle d'Or (Agra + Jaïpur) en fin de séjour et acheté nos billets d'avion Paris-Delhi A/R. Tout cela tient dans 4 semaines et s'inscrira dans un budget de 5000€ pour 2 Paris-Paris.

Gageons que ce soit une réussite.

Paysage du Ladakh