[France-Suisse] Franche-Comté - Traversée Est du Jura

La G.T.J

La Grande Traversée du Jura (ou GTJ) est un itinéraire qui peut se réaliser en deux grandes semaines et qui, à l'exception d'une seule étape lors la remontée des gorges du Doubs, ne pose pas de problème d'hébergement. On peut bien entendu faire des digressions à l'itinéraire « idéal » proposé par la FFRandonnée sur son topo-guide. On traversera des paysages contrastés, des plateaux, aux gorges encaissées dans lesquelles se faufile le Doubs et un peu de « montagne » lorsque l'on approche de Pontarlier. C'est une ville très dynamique car à proximité de la Suisse, intéressante à plus d'un titre : pour les français qui y habitent et qui vont travailler en Suisse, pour les suisses qui flairent les bonnes affaires depuis le redressement de la parité euro - franc suisse aux alentours de 1 (la période des soldes est un moment de grosse immigration temporaire...). Après Pontarlier, on pénètre dans les parties boisées où les feuillus et les conifères sont intimement mêlés pour offrir des sous-bois très lumineux.

L'arrivée aux Rousses est synonyme de sports d'hiver avec des plateaux boisés qui se prêtent admirablement à la pratique du ski de fond alors que les aficionados de la raquette pourront se défouler sur les pentes redressées des plissements occasionnés à l'époque du jurassique (tiens, tiens...) par la surrection des Alpes. Quant au ski de piste, une pente par ci, par là, mais rien de bien folichon... La traversée proposée dans ce topo se clôt par le parcours en trois journées découverte de l'itinéraire des Balcons du Léman, du col de la Faucille à Collonges en pays de Gex. Pourquoi donc Collonges et pas Bellegarde-sur-Valserine comme présenté sur le topo ? Parce que les acteurs locaux du tourisme se sont désintéressés de cette ultime portion de la traversée en ne prévoyant ni refuge gardé au Gralet ni gîte d'étape à Menthières pour couper en deux une étape de folie... Bon ! Au Gralet, la citerne a été réhabilitée, on peut y faire étape mais personne ne peut garantir que ce que vous aller boire est un tant soit peu ingérable.

Lever de soleil sur les Alpes depuis les Balcons du Léman (Jura)

Tout au long de ce périple, on rencontrera de nombreux acteurs du tourisme qui vous distilleront un accueil de qualité, voire plus que ça, et vous concocteront de nombreux petits plats avec les produits locaux de qualité. Certes il faut aimer le goût fumé de leur charcuterie et la présence en bouche de leurs fromages artisanaux (comté bien sûr, mais aussi tomme, bleu de Gex et Morbier, sans oublier d'excellents fromages de chèvres bien goûtus...). Ce Jura-là a tout pour séduire ! Cette première expérience dans cette partie de la région (vous avez peut-être noté que j'avais intitulé ce topo « Traversée Est du Jura ») vous décidera peut-être (enfin, sûrement) à y revenir pour fouler les chemins des lacs, des reculées, des cascades, des sources jaillissant d'improbables cavités, des villages perchés sur les pitons au-dessus des vignobles (le Jura est souvent affectueusement appelé le « plus petit des grands vignobles »), pour une randonnée présentant un caractère totalement différent : le Jura a vraiment deux visages. Celui qui est tourné vers l'W, les plaines de Bresse et la Bourgogne, ne devrait pas déplaire aux personnes désirant allier découverte de paysages et culture, car là, eu égard à tous les spots historiques qu'ils traverseront, ils seront pourris-gâtés. Allez ! J'y retourne une des années prochaines...

Et n’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.

Téléchagez la carte du circuit en PDF : Carte Traversee Est du juraCarte Traversee Est du jura

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Belfort-Montbéliard-TGV - Montbéliard ville - Saint-Hippolyte - Fessevillers

1h d'autocars et 4h45 / +800m / -320m.
Arrivée à la gare TGV puis navette vers le pôle d'échanges Acropole de Montbéliard situé au pied du château. Diaporama En attendant la correspondance avec l'autocar de Pontarlier, visite de la ville en empruntant le sentier de 3km tracé en l'honneur de l'architecte de la ville du temps des Wurtemberg (rendez-vous à l'office de tourisme qui est un endroit bien sympathique pour qui souhaite découvrir la ville, ici un extrait du PDF qui vous sera gracieusement offert sur place pour vous y retrouver dans les rues). A 13h15, on monte à bord du MobiDoubs B qui nous « lâche » 30mn plus tard au pont de Saint-Hippolyte.

Montbeliard (les maisons colorées du quartier des halles)     Montbeliard (temple protestant)     Montbeliard (château des Wurtemberg)

Diaporama Depuis l'arrêt d'autocar de Saint-Hippolyte à 370m, on part vers le NE pour remonter la vallée du Doubs. On emprunte la RD121 et l'on tombe sur la première balise jaune et rouge. 200m plus avant, on traverse sur la G la cour de la caserne des pompiers avant de retrouver le goudron vers la G puis de suite à D. Quelques mètres plus loin, on trouve à main G l'entrée d'une sente en escaliers où l'on note la présence d’un arc-en-ciel de balisages : jaune-rouge, jaune-bleu et enfin celui qui va nous intéresser toute la journée, le blanc-rouge du GR5. Une fois atteint un palier, on remonte la vallée encaissée du Doubs en restant à hauteur. On passe sous une cascade aux excroissances calcaires (30mn, 455m) puis on s'engage, toujours en forêt, sur un petit chemin tracé à flanc qui peu à peu escalade le coteau et permet d'atteindre la ferme de la Grande Roche (15mn, 510m). Au poteau indicateur, on laisse l'évident sentier poursuivre tout droit alors que l'on descend sur la D en bordure d'un champ afin de rejoindre le fond de la vallée du Doubs (il va falloir s’y habituer mais, ici, dans le Jura, on n’hésite pas à traverser les champs... Pensez bien à refermer les clôtures SVP !). Plus bas, on retrouve une piste juste avant de traverser la rivière sur un pont routier à l'entrée de Soulce-Cernay (35mn, 385m).

On est sur la bonne route...    Traversée du Doubs à Soulce-Cernay

Ensuite c'est un  gauche-droite sur la RD437 qui permet de s'engager sur une petite route goudronnée. On atteint la RD134 que l'on suit sur la G. On passe un lacet sur la droite et on bifurque sur la G (20mn, 475m) dans un sentier à la pente affirmée pour retrouver la RD134 un peu plus haut (10mn, 540m). On suit le goudron pendant 300m sur la G et on s'échappe à main G au milieu du lacet sur un sentier en forêt. On arrive sur une route forestière goudronnée qui monte sans concession à flanc de coteau jusqu'à atteindre la ferme de la Joux (20mn, 675m). Derrière la bâtisse, on poursuit dans une montée plus douce pour dépasser la ferme du Pré-au-Comte (30mn, 805m) et 200m plus loin basculer (enfin) en descente vers le village de Courtefontaine. On atteint le croisement avec la RD134 (15mn, 760m) au niveau d'une superbe fontaine-lavoir aux piliers corinthiens.

Fontaine-Lavoir à Courtefontaine

Un fois la route traversée, on poursuit sur une petite route goudronnée qui après un virage à G présente une ligne droite bien rectiligne. Revoilà la RD134. Maintenant c'est à D sur 500m en montée avant de partir à D à découvert traverser hors sentier (mais balisé) une grande prairie. A son extrémité S, on croise la RD201 (25mn, 770m) et on poursuit vers le S en direction des fermes situées au pied du thalweg. On suit la petite route qui passe derrière la grande étable et on remonte ainsi sur le plateau traverser le hameau de Girodé (40mn, 905m). Belle vue périphérique sur la région et entre autres vers le SE sur les montagnes au milieu desquelles est tracée la frontière franco-suisse. Encore quelques centaines de mètres et on entame l'ultime descente vers le village étape. Mais il faudra faire bien attention à laisser la piste pour descendre en biseau sur la G dans une prairie. On entre par la suite dans une forêt et le chemin se termine en face d'une ferme en bord de route au lieu-dit Montsassier. On emprunte la route vers la D avant de la quitter à l'approche de Fessevillers pour s'engager à main D d'abord dans une petite saignée en forêt puis sur une piste. On croise un ruisselet et on atteint le village par une dernière montée en escaliers. On contourne l'église par la D et on atteint le sympathique gîte d'étape communal de Fessevillers (45mn, 850m, pas de restauration et surtout aucun commerce dans le village...).

L'église de Fessevillers

Jour 2 : Fessevillers - Usine du Refrain

5h / +450m / -750m.
Diaporama Depuis le gîte d'étape près de l'église, on traverse la RD289 pour monter en face et passer au pied du transformateur électrique. On suit les marques blanches et rouges du GR5 jusqu'à pénétrer dans la forêt de Joux (35mn, 980m). On laisse le goudron momentanément pour descendre tout droit sur une piste avant de retrouver le goudron jusqu'à Urtière. A la sortie du hameau, on rentre sur la G dans un enclos au milieu duquel se dresse la toute proprette chapelle Saint-Roch (30mn, 945m). On emprunte l'autre sortie pour se retrouver sur le goudron que l'on suit sur la G jusqu'à un pylône d'où on s'échappe sur la G dans un petit chemin en forêt. Après être sorti à découvert, on passe à proximité d'une ferme. On repart sur la G. Après avoir négocié un lacet sur la D, on laisse le GR5 partir sur la gauche vers Goumois (hôtel, restaurants, commerces) pour continuer tout droit sur une route forestière goudronnée et suivre les marques jaunes et bleues de la GTJ, la Grande Traversée du Jura (35mn, 725m). Plus bas, on traverse le hameau de Montbaron et on s'en va rejoindre la RD437a (30mn, 615m). On suit la route vers la D alors qu'elle est dominée par de belles falaises calcaires. Le lieu est nommé « Corniche de Goumois ». Les arbres côté gauche laissent bien peu de place pour apprécier le panorama mais on atteint le belvédère et la vallée du Doubs se découvre avec le petit village de Goumois coincé entre deux falaises, et aussi deux pays...

Arrivée au belvédère de la corniche de Goumois

200m après avoir dépassé le belvédère, on emprunte une petite route en direction de Valoreille, route que l'on quitte sur la G juste avant d’arriver à la première maison pour s'en aller traverser une prairie en forte déclivité. Au début, on suit la ligne électrique. Il faut négliger les indications de tourner à droite qui font faire un détour bien inutile mais, juste après l'abreuvoir, il faut incliner la marche légèrement sur la D pour rejoindre la bordure S du champ. Là, on trouve le large sentier qui, après un lacet, s'en va passer une barrière et au-delà poursuit sa descente tout droit au milieu d'un maquis bien urticant (un petit "nettoyage de printemps" ne serait pas superflu, non ?). En tout cas, on retrouve le GR5 arrivant de Goumois (45mn, 515m) et on suit le petit chemin en up/down sur la D en RG du Doubs. La vallée est très boisée, si bien du côté suisse que du côté français ; les falaises sont cachées par le couvert végétal. Le chemin sur lequel on évolue est bucolique à souhait avec cette rivière très poissonneuse à proximité. On atteint une piste (15mn, 510m, abri 2/3 places mais sans eau de source à proximité).

Premier contact avec le Doubs

On poursuit la remontée des gorges du Doubs sur une portion de piste. En haut d'une petite côte, on dépasse une source abondante (10mn, 530m) puis on atteint le lieu-dit « Bief à Etoz » (5mn, 535m) et sa toute petite chapelle. Toujours tout droit, on passe au lieu-dit « La Goule » (15mn, 555m) pour emprunter, au mitan du lacet, la piste. On passe devant une nouvelle source (15mn, 535m) puis on quitte la piste d'exploitation qui remonte en forêt (15mn, 540m) alors que l'on s'en va suivre un sentier quasi étale à main G (toujours balisage blanc-rouge mais on vient de perdre le jaune-bleu). On dépasse un carrefour de sentiers (celui de droite remonte sur le plateau jusqu'au gîte d'étape communal du Boulois au Vaudey) pour poursuivre tout droit. On retrouve une piste d'exploitation (25mn, 600m) qui remonte en forêt jusqu'à une fourche à laquelle on incline à G (5mn, 625m, balisage GR5). On atteint ainsi le lieu-dit la Charbonnière-du-Haut (10mn, 635m, abri mais pas d'eau disponible). On revient quelques mètres sur ses pas pour partir en direction de l'E sur un sentier qui descend fortement jusqu'à passer à proximité du moulin ruiné de Charbonnière-du-Bas (10mn, 545m).

Le Doubs à la sortie de la Vallée de la Mort

Le restant de l'étape est hyper simple puisque le sentier suit le Doubs et ne propose plus de brusques montées. On atteint ainsi l'usine électrique du Refrain (30mn, 550m, abri ouvert mais couvert, eau disponible sortant d'une source 100m avant l'usine). Le lieu dispose d'une via ferrata et propose pour le lendemain une variante du GR5 passant par les Echelles de la Mort, un chemin partiellement taillé dans la falaise équipé de quelques échelles métalliques pour franchir les passages les plus rudes.

Noter la possibilité d'aller dormir soit au gîte du Boulois (embranchement 1h avant d'arriver au Refrain), soit à l'hôtel du Bois de la Biche (embranchement 25mn après le Refrain, compter 30mn de montée), soit en Suisse à Biaufond (embranchement 1h35 après le Refrain, compter 15mn de marche pour rejoindre l’hôtel) ou alors à la Rasse (au bord du GR5, 2h après le Refrain).

Jour 3 : Usine du Refrain - Barrage Châtelot - Saut du Doubs - Villers-le-Lac

7h / +800m / -600m + 40mn de bateau (navette jaune).
De l'abri situé à proximité de l'usine électrique, on a le choix entre deux itinéraires : le premier escalade les Echelles de la Mort et retrouve le Doubs en descendant sur le village du Refrain, le second suit tranquillement la RG de la rivière. C'est le second que je propose de suivre afin de ne pas ajouter de fatigue à celle de la journée car cette dernière promet d'être (un peu...) longue.

En plein dans la Vallée de la Mort après l'usine du Refrain

Diaporama On passe près de l'abri-chapelle et, après 1km de goudron, le GR5 part sur la G rejoindre la rive du Doubs. Au milieu de la forêt d'épicéas (25mn, 615m), on laisse partir à droite le sentier qui conduit sur le plateau au niveau du Bois de la Biche (hôtel-restaurant, compter 30mn de montée) La rivière se fraie à présent un passage dans une gorge resserrée et se transforme en rapides. On atteint la calme étendue du lac de retenue du barrage du Refrain (45mn, 635m). Au-delà, on poursuit en RG tranquillement jusqu'au pied d'une falaise que l'on surmonte par le biais d'une échelle. On prend pied sur un sentier-balcon qui louvoie en forêt 20m au-dessus du lac. L'endroit est bucolique à souhait sous les rayons du soleil matinal. Peu à peu, on descend en pente douce jusqu'à rejoindre la RD464 au niveau de Biaufond (40mn, 625m, frontière suisse, hôtels à « prix helvète » en partant sur la gauche).

Le Doubs apaisé du côté de Biaufond

De l'autre côté de la route, on trouve le chemin support du GR5 qui escalade un talus pour redescendre derrière longer le Doubs qui à cet endroit nous a fait un 180°... Le sentier, à présent étale, mène rapidement jusqu'au hameau de la Rasse (20mn, 625m, gîte ouvert mais en cours de cession à l'été 2015). On poursuit la remontée du Doubs et le sentier devient un peu plus chaotique avec de nombreux up/downs. On passe à l'ancienne verrerie de Blancheroche (35mn, 625m, ruines mais abri sommaire, eau 200m avant) qui a connu ses heures de gloire au XVIIIe siècle mais qui a périclité après l'épuisement des ressources naturelles (on y produisait du cristal au minium). On passe ensuite un croisement de sentiers au lieu-dit « Les belles Places » (20mn, 625m, possibilité de remontée sur le plateau par le sentier Bonaparte). On poursuit au SW traverser la clairière au milieu de laquelle est édifié le Chalet Bonaparte. Le sentier redevient perturbé et bien moins viabilisé. On passe à l'abri des Pêcheurs (35mn, 625m, possibilité de camp), on dépasse une table de camping en bois posée au pied d'une falaise (25mn, 625m), puis quelques centaines de mètres plus loin voici une usine électrique suisse édifiée en RD du Doubs (10mn, 630m). Peu de temps après, on rejoint l'abri du Torret (5mn, 630m, possibilité de camp). C'est à cet endroit que le GR5 a été détourné « pour raisons de sécurité » : il passe à présent par le plateau et il faut compter en gros 1h de plus pour rejoindre le barrage du Châtelot. Un moment fermé et totalement interdit par arrêté préfectoral pour des risques d'éboulements, le sentier historique a été ré-ouvert aux randonneurs à leurs « risques et périls » (comme ça, et je ne le blâme pas, le maire de la commune est couvert en cas d'accident...). Donc, « à nos risques et périls », nous voici sur le sentier originel. Le balisage blanc-rouge est resté (voire même, il a été rafraîchi...) et il est vrai qu'il convient d'être prudent lors du parcours qui longe la base des falaises, et parfois de manière très rapprochée. Après un début tranquille en jeune forêt de feuillus, on pénètre dans une portion plus heurtée sous la (réelle) menace des falaises. En groupe, bien penser à surveiller le cheminement des camarades de randonnée en ayant toujours l'œil sur un éventuel départ de pierre car il y a quand même quelques surplombs « pas piqués des hannetons » dirons-nous... On franchit une petite échelle pour longer la base de la falaise en dévers puis on atteint une grosse faille (50mn, 635m).

Le sentier sous les falaises entre l'abri du Torret et le barrage du Châtelot

Un peu plus loin, c'est une cascade en éventail qui se propose (à la douche ? pourquoi pas... en tout cas la première « source » de la journée). On traverse le hameau des « Forges du Pissoux » (20mn, 670m). On poursuit en montée en laissant en contrebas à gauche un abri au bord de la rivière. Au croisement du sentier de la « Grotte à Grenier » qui arrive de la droite, on se retrouve sur un sentier-balcon étale tapissé de feuilles mortes. Quel bonheur après les calcaires branlants (et glissants par temps de pluie) du fond des gorges ! Dans un large virage on dépasse une maison (10mn, 715m, source abondante à D du chemin). Toujours en montant, on rejoint le carrefour de sentiers avec le nouveau tracé sécuritaire du GR5 qui descend de la droite (15mn, 745m). On descend tout droit jusqu'au fond d'un thalweg dans lequel court un sentier. A gauche, il conduit au pied du barrage (pour les pêcheurs), à droite vers le parking. Donc à D pour retrouver un peu plus haut une piste d'exploitation forestière et au-delà le parking promis, celui du Châtelot et son belvédère plongeant sur l'ouvrage d'art franco-suisse édifié en 1950 (10mn, 785m).

Le barrage franco-suisse du Châtelot

On descend jusqu'au barrage en empruntant un sentier en zigzags aménagé d'escaliers en fer (15mn, 725m) et on poursuit le long du lac. En remontant un peu on se retrouve sur une piste qui arrive de la droite puis on dépasse la cabane « Robin des Bois » (20mn, 735m). Encore un peu de descente pour se retrouver à proximité de l'eau suivre la rive du lac de Moron. On s'en va franchir une arête calcaire en suivant un sentier taillé dans la roche qui conduit jusqu'à un tunnel (20mn, 715m). Alors que l'on est confronté à devoir puiser dans nos dernières forces pour effacer une montée en forêt, voici qu'un doux bruit se présente à nos oreilles : celui d'une chute d'eau. Le Saut du Doubs est maintenant proche !

En bordure du lac de Moron    Le Saut du Doubs

On atteint le belvédère « du haut » (20mn, 775m) duquel la vue plonge sur la superbe cascade, puis, par un enchaînement de marches sur la G on rejoint celui « du bas », un peu moins spectaculaire bien que quasiment à hauteur d'eau (5mn, 745m). On revient sur ses pas pour suivre un peu plus haut l'indication de direction vers l'embarcadère, lieu touristique un peu oppressant pour celui qui vient de goûter la journée entière à l'isolement total dans les gorges du Doubs. Mais bah ! Cette attraction touristique qui draine petits et grands, français ou étrangers, individuels, familles ou groupes organisés, permet de faire vivre le village de Villers-le-Lac. Plutôt que de suivre les marques du GR5 depuis Vions (ce seront plus de 2h de marche inintéressante, la majorité du temps sur piste), il est recommandé, pour les paysages que l'on contemplera au cours de la mini croisière, de monter à bord d'une des navettes de la compagnie « blanche » (la plus touristique) ou « jaune » (plus familiale et moins « viande entassée »...).

Croisière sur le lac de Chaillexon

En 40mn, on rejoint on rejoint pour la première un embarcadère à l'E du village (où les autocars peuvent être garés) ou, pour la seconde, tant que le Doubs présente une hauteur d'eau suffisante (mi-juillet), le pont au centre-ville. C'est ici que l'on trouvera tous les commerces dont un randonneur peut avoir besoin. Pour rejoindre le gîte du Clos Rondot (tel : +33 681705184), rien de plus aisé : on traverse le Doubs sur le pont puis on suit la route du Clos des Rondot jusqu'au virage après l'usine (10mn, 765m).

Jour 4 : Villers-le-Lac - Gardot - Vieux-Châteleu

4h35 / +700m / -275m.
Diaporama Du gîte (ce sont les anciens abattoirs du village), il n'est pas nécessaire de descendre pour retrouver les marques du GR qui part du pont mais il suffit de suivre la route vers la G et poursuivre tout droit une fois le rond-point franchi. 200m plus loin on s'engage à D dans l'une des rues du lotissement en direction de la caserne des pompiers située en face du stade. Les marques blanches et rouges du GR5 nous invitent à tourner deux fois sur la D pour passer sous la RD461 et tout de suite à G. On monte traverser une voie ferrée puis on laisse le goudron pour s'engager à main D dans une sapinière sur une piste d'exploitation caillouteuse. On retrouve un peu de goudron à l'approche du hameau de Prélot dans lequel on peut admirer une ancienne maison comtoise disposant encore de sa cheminée fumoir aux formes si particulières (50mn, 1000m). Ce type de cheminée se dénomme ici le tuhé.

Le tuhé, la cheminée fumoir de Franche-Comté

On s'engage à D sur une nouvelle piste qui traverse une bande de prairies coincée entre feuillus à droite et épicéas à gauche. On tourne sur la G devant la ferme de « Gradoz dessus » et 300m au-delà on part sur la D traverser une sapinière (20mn, 1090m). On débouche de la forêt après une brève mais coriace montée pour se retrouver en haut d'une prairie que l'on va traverser en biais pour rejoindre le groupe de maisons légèrement à D en contrebas. Le lieu-dit se nomme « Sur la Roche » et ne dispose plus de gîte d'étape (15mn, 1030m). On traverse la RD447 et on poursuit dans un pré. On incline la marche un peu sur la G pour en sortir par une échelle. Au-delà, encore une brève remontée pour atteindre la crête frontière franco-suisse (15mn, 1085m). Le chemin passe "franchement" côté suisse (la frontière est matérialisée par un muret de pierres sèches moussues) puis on repasse côté français. Et bis repetita plus loin... On croise beaucoup de bornes frontières.

Borne frontière     A cheval sur la frontière...

On sort à découvert pour disposer d'une vue panoramique sur Villers-le-Lac et plus loin vers l'W sur Morteau. On passe au pied d'un pylône télécom (30mn, 1280m) puis on descend en forêt jusqu'au hameau du Petit Gardot (35mn, 1110m). Maintenant franchement côté français, on emprunte un petit peu de goudron en bordure d'un grand plateau occupé par des prairies. On passe Gardot (10mn, 1085m) puis on poursuit à D sur la RD48 pendant 300m pour trouver sur la G le départ d'une piste qui conduit aux fermes de Meix Lagor. Derrière les fermes, on part en forêt sur la D pour retrouver la RD447 où l'on pratique un gauche-droite permettant de suivre le « sentier » conduisant au belvédère de Vion Billard. Le bord du plateau atteint, le belvédère proprement dit se trouve 5mn sur la D (40mn, 1070m, belle vue panoramique sur la région et plus particulièrement sur le village de Vion). De retour au poteau indicateur, on suit le chemin tracé au bord de la falaise en direction du S. On passe à la croix puis on retrouve la RD447 que l'on suit sur la D jusqu'au hameau des Cernoniers. On quitte le goudron pour s'engager à G sur une piste.

Chapelle des Cernoniers     Chapelle des Cernoniers     St Expédit à la chapelle des Cernoniers

Arrêt quasi obligé à la petite chapelle Sainte-Anne datant de 1877 et qui recèle en son sein une statue de Saint-Expédit, un saint très (trop ?) populaire sur l'île de la Réunion (voir le livre « Sintéspedi kisa ou i lé » du réunionnais Raymond Lucas aux éditions Surya). On repart sur la piste et 300m plus loin il ne faut pas oublier de tourner à D en forêt pour rejoindre la RD447, route que l'on suit sur la G pendant 1,5km jusqu'à l'étape, l'auberge du Vieux-Châteleu, son accueil attentionné et sa demi-pension pantagruélique (1h, 1190m, tel : +33 381671159).

L'auberge du Vieux Châteleu, haut lieu historique de la guerre 39-45

Jour 5 : Vieux-Châteleu - Le Théverot - Les Alliés

5h / +450m / -660m.
Diaporama En sortant de l'auberge on reprend la RD447 vers la D sur une centaine de mètres avant de bifurquer à D sur une piste et évoluer en RD de la vallée. On laisse partir à main droite le chemin d'accès au sommet du coin, le Grand Châteleu, pour s'en aller franchir une clôture et juste derrière descendre traverser une prairie. On retrouve une piste à l'entrée d'une sapinière. De l'autre côté, 50m avant une barrière, on sort de la piste à main G en escaladant un petit talus.

Sous le Vieux Châteleu

On prend pied sur la RD447 (encore...) et on poursuit la descente à D en laissant à main droite le hameau du « Nid du Fol » (45mn, 1070m). Toujours sur la RD447 on effectue un gauche-droite et 250m après le virage on s'échappe à G dans un pré dans lequel démarre une piste. On poursuit WSW en direction du Grand Mont. Un peu plus haut, on laisse partir à droite la GTJ pour continuer sur le nouveau tracé du GR5 (le gîte des Cerneux étant fermé, il n'est plus nécessaire de faire le détour...). On atteint le hameau des Seignes (35mn, 1050m, gîte équestre accueillant les randonneurs). On descend par la petite route et à l'entrée du hameau suivant face à une belle maison, on s'engage à G sur une piste. 100m avant un carrefour de pistes en forêt, on peut emprunter un sentier coupe-lacets à main D et on entre dans Théverot (30mn, 940m). C'est là que s'initialise la montée « de la journée » au pied des rochers du Cerf qui dominent le sentier à droite. On remonte en RG d'un thalweg assez creusé.

On entre en Suisse...           On ressort de Suisse (Attention douane !)

A l'occasion, on passe en Suisse (25mn, 1065m, borne-frontière) et on atteint l'entrée d'une grande prairie d'altitude. Au niveau de la ferme que l'on distingue brièvement sur la gauche, on atteint le poteau (15mn, 1110m) depuis lequel il convient de partir vers la D en forte pente rejoindre un second poteau situé à l'orée de la sapinière. On peut suivre alors un sentier en sous-bois qui se termine sur la crête au lieu-dit « Côte du Cerf » (10mn, 1180m, frontière). Beaucoup d'indications sur les poteaux, mais on peut noter une absence notable : celle du GR5 ! Pas de peur, il suffit de suivre la piste à main G en direction du SW. Elle rentre par la suite en forêt et descend jusqu'à un lacet à D (20mn, 1115m). La piste continue son parcours vers le hameau de la Fresse et au-delà permet de rejoindre le gîte de la Perdrix. Le GR5, lui, s'engage sur la G et s'en va rejoindre la première maison du lieu-dit « Cernet de Doubs » (10mn, 1120m). Juste avant, le balisage invite à descendre sur la G pour contourner les habitations (propriété privée oblige) et le sentier désescalade le coteau abrupt à l'aide de deux lacets. On est en Suisse. On rejoint le fond d'un thalweg et on s'en va suivre un petit ruisseau vers l'aval. On rejoint une piste forestière que l'on emprunte sur la D le long de ce même ruisseau. Un peu plus bas, voici le « poste-frontière » et son étonnante pancarte indiquant la présence d'une douane avec l'indication des réserves bancaires afférentes aux règles de change entre les deux pays... Hallucinant ! On rentre en France. On continue la descente sur la piste et on peut comme cela arriver jusqu'au village des Alliés en suivant le ruisseau. Il y a aussi la possibilité d'une petite variante démarrant à mi-pente si on emprunte une piste partant en biseau à main D et donnant accès une fois avoir opéré un gros virage à D à une piste défoncée qui descend sur la G d'abord en forêt « exploitée » puis en bordure de prairie au centre du village des Alliés. On remonte la route goudronnée sur la D jusqu'à la bâtisse communale proche de l'église qui héberge la mairie et le gîte d'étape (45mn, 980m, pas de restauration, WiFi,  tel : +33 381463317).

Arrivée sur le plateau des Alliés

Jour 6 : Les Alliés - Le Grand Taureau - Chasal du Creux - Pontarlier

4h / +500m / -760m.
Après une matinée de marche, on va s'octroyer une demi-journée de repos consacrée au ravitaillement en vivres de course (supermarché SPAR à deux pas de la gare) et à la visite de la cité de Pontarlier.

Diaporama On descend sur la G depuis le gîte (en négligeant les marques rouges et blanches de la variante du GR5 qui partent à droite) pour atteindre le croisement de routes 150m plus bas. On s'engage sur la D puis tout de suite à G. On atteint le hameau de la Barillette (30mn, 990m) puis on poursuit la montée pour s'en aller traverser un champ et atteindre l'orée d'une sapinière (5mn, 1050m). On part à G sur une route forestière puis, au fond de la combe, on monte en forte pente sur la D dans un petit chemin qui permet de franchir une crête (15mn, 1130m) et incidemment traverser la frontière franco-suisse. Petite descente pour partir sur une piste à G et dans le lacet on continue sur la piste de D. On dépasse la ferme de la Grosse Ronde où on laisse partir à droite la variante GR5 par le défilé des Dames des Entreportes.

Les veaux des Alliés

On remonte sur la piste en RG du thalweg et après un zigzag on atteint une fourche de piste à laquelle il faut incliner la marche à G pour entrer un peu plus haut dans une large clairière (35mn, 1200m). On poursuit sur la G pour pénétrer 300m plus loin en forêt et juste après s'échapper de la piste sur un sentier à main D marqué d'un losange jaune (balisage suisse). Au panneau indicateur (5mn, 1240m), on laisse le GR5 poursuivre tout droit pour s'engager sur le sentier touristique suisse au losange jaune qui part sur la D en direction du sommet du Grand Taureau. On évolue sur une sente quasi étale en forêt massacrée par l'exploitation du bois. Grâce à la qualité du balisage, on arrive tout de même en France au niveau du lacet d'une piste qui arrive du bas et balisée GTJ en bleu-jaune (20mn, 1245m). On poursuit à main D vers l'WSW sur une piste recouverte de plaques de calcaire : les lapiaz. On la quitte dans un virage à gauche pour monter « dré dans la pente » sur la D et atteindre le point culminant de la montagne de Larmont, à savoir le Grand Taureau (15mn, 1323m, table d'orientation).

Au sommet du Grand Taureau     Au sommet du Grand Taureau

Théoriquement il est possible de contempler les Alpes bernoises mais il y a souvent de la brume de chaleur en été (à moins qu'une dépression n'arrive, et alors ce n'est pas bon pour les jours qui suivent...). On poursuit sur le fil de la crête pour retrouver un petit bout de route goudronnée (5mn, 1270m, abri sans eau), route dont on s'échappe 200m plus loin pour s'engager à main D dans une zone un peu perturbée en up/down. On suit un sentier-découverte avec quelques panneaux plutôt bien faits qui posent des questions sans donner les réponses. Intéressant pour qui veut approfondir ses connaissances sur la région au retour, si on se souvient des questions... On retrouve le GR5 qui arrive de la gauche au niveau d'un collet qui s'inscrit dans la crête quelques centaines de mètres au-dessus de la Grange des Miroirs (25mn, 1235m). La clôture franchie, on descend par le large chemin forestier sur la D qui 400m plus bas fait un brusque virage à G. Lorsque l'on rejoint une piste transversale (20mn, 1100m), on part à G pour sortir à découvert et atteindre la Grange Ferry (10mn, 1055m). On remonte à présent en RD de la combe du Creux, un ancien plissement effondré, jusqu'au croisement de pistes au pied de la ferme du Chasal-du-Creux (15mn, 1035m). On laisse partir le GR5 vers la G rejoindre La Cluse-et-Mijoux pour poursuivre sur une piste balisée en bleu-jaune dont l'accès s'effectue par une porte spéciale, bien pratique pour les cavaliers. On franchit un petit col pour pénétrer dans l'arboretum (5mn, 1015m) duquel on découvre la cité de Pontarlier. On descend la pente par de larges lacets en s'intéressant aux explications données de ci de là sur les essences présentes et ce jusqu'à la route goudronnée. Elle part sur la G contourner le camping du Larmont et poursuit sa descente jusqu'au fond de la vallée du Doubs où l'on retrouve la RN52 que l'on emprunte sur la D pour pénétrer dans le centre-ville de Pontarlier (35mn, 820m, tous commerces, hôtels, restaurants, auberge de jeunesse res : +33 381390657, transports, SNCF). Diaporama Dans l'après-midi, visite de la ville (église Saint-Bénigne, Porte Saint-Pierre).

Pontarlier (église Saint-Benigne)    Pontarlier (les vitraux d'Alfred Mannessier ornent l'église Saint-Bénigne)     Pontarlier (les vitraux d'Alfred Mannessier ornent l'église Saint-Bénigne)     Pontarlier (la Porte Saint-Pierre)

Jour 7 : Pontarlier - Lac de Saint-Point - Métabief

6h / +600m / -485m.
Diaporama Du centre-ville de Pontarlier on rejoint la gare SNCF. On poursuit vers l'E pour trouver un passage routier sous la voie ferrée qu'emprunte la route qui conduit à la chapelle ND de l'Espérance. C'est un beau belvédère sur la ville (15mn, 910m). On poursuit sur le goudron en montée. Au croisement (10mn, 955m, abri sans eau), on continue de monter à G sur le chemin de la Fauconnière. Au croisement suivant, celui avec l'itinéraire qui rejoint le « Pré de l'Epine » (10mn, 990m, variante possible), on poursuit tout droit sur le goudron et on arrive à un nouveau croisement, celui d'un autre itinéraire arrivant de la gauche de Pontarlier.

Depuis ND de l'Espérance, on domine la cité de Pontarlier

On suit le goudron sur la D en montée jusqu'à un parking (20mn, 1025m) où l'on rentre en forêt sur la G pour aller vers le belvédère sur le Château de Joux (5mn A/R, vision parcellaire au milieu des branchages). On revient au parking et, avant de poser le pied sur le goudron, on fait un 150° sur la G pour s'engager dans un chemin forestier en descente. Après 200m, il présente plusieurs voies possibles : il faut partir sur la D pour longer la base d'un mamelon et retrouver un peu plus loin un véritable chemin bien viabilisé avec une pancarte O.N.F. En le suivant, on rejoint le point de vue des Granges (20mn, 970m, et là, quel beau panorama !). On remonte sur la route forestière qui retrouve le balisage bleu-jaune qui suit une autre piste arrivant de la droite. On poursuit à G vers l'WSW en suivant le balisage. Au grand carrefour de pistes (10mn, 1005m), on emprunte sur la G un large chemin en bord de coteau. Après qu'une nouvelle piste soit arrivée de la droite on se met à descendre  jusqu'à une piste transversale (20mn, 985m). A G toute ! Après 200m on laisse la piste pour désescalader sur la D une pente bien pentue et arriver dans une prairie. On traverse le pré en biais légèrement sur la D au SW (le balisage se fait momentanément rare...) pour rejoindre le sommet d'un mamelon derrière lequel on retrouvera le chemin de descente vers le village d’Oyé-et-Pallet.

Le château de Joux     Oye-et-Pallet

Un peu plus bas on dépasse un oratoire marial (10mn, 915m) puis, en suivant un large chemin herbeux, on atteint une clôture que l'on traverse pour rejoindre rapidement l'église du village (15mn, 850m). On descend tout droit par la ruelle pour traverser le ruisseau de Malpas et la RD45. Puis c'est en face qu'il faut remonter, incliner légèrement à G au sommet de la butte pour atteindre la RD437 (10mn, 835m, boulangerie). On suit la route vers la D. On délaisse la route des Grangettes pour traverser le Doubs et trouver, 100m après, le départ du sentier du Tour du Lac de Saint-Point côté RD. La première partie longe les marais puis, après avoir dépassé la passerelle, l'eau bien bleue apparaît.

Les marais du lac de Saint-Point

La promenade est sympa mais la civilisation (et ses inégalités...) reprend ses droits : on va être privé de lac pendant 2kms, nous obligeant à un détour par la route en montée pour contourner un ensemble d'habitations qui a phagocyté le bord du lac à son seul profit (mais que fait donc le Conservatoire du Littoral ?). On profite d'une vue d'altitude sur le domaine lacustre au point culminant (45mn, 880m) puis on descend retrouver la rive sous la protection des arbres. Un peu plus loin on traverse le lotissement de la « Côte Monceau » (bis repetita... mais un peu moins prégnant que le précédent contournement) et on atteint une zone de protection du biotope avec ses superbes roseaux (25mn, 820m).

Un peu plus loin le long du lac de Saint-Point

C'est à cet endroit que l'on va tourner le dos au lac et le quitter définitivement en partant sur la G (bien suivre le balisage bleu-jaune) et autres zigzags... On se retrouve en sous-bois à remonter le cours d'un ruisseau (parfois de loin) et on rejoint la RD437 au niveau d'un groupe de maisons (10mn, 875m). Un gauche-droite traversant le ruisseau et on se trouve sur la piste d'accès à l'attraction fraîche du coin : la Source Bleue. Après avoir traversé le pré, on choisit l'itinéraire de G pour rejoindre le pied de la falaise d'où sort une eau bien bleue (on ne nous a pas menti...).

La source bleue (on ne vous a pas menti...)

On revient 50m sur ses pas pour s'engager à main droite (5mn, 890m) dans une pente qu'une trace en zigzag permet de surmonter. Ensuite, on longe une clôture pour atteindre une piste forestière où l'on retrouve le balisage blanc-rouge du GR5 arrivant de La Cluse-et-Mijoux (10mn, 950m). On suit la piste en montée sur la D avant d'aborder un « plat descendant » jusqu'à une petite route goudronnée (10mn, 945m) que l'on suit en descente. Après 300m dans un large virage sur la droite, on quitte la route pour monter à G à l'aide du balisage bleu-jaune à la Vieille Ferme (15mn, 1010m) située à l'E des granges de Malbuisson. On retrouve momentanément le GR5 arrivant du village de Malbuisson et on le suit sur la G jusqu'à un croisement de pistes situé à 350m de la ferme. Là, on quitte définitivement le GR5 pour l'étape et on part à D avec l'aide du balisage bleu-jaune. Après une montée tranquille, on croise une citerne et dans le collet juste après (20mn, 1060m), il convient d'incliner la marche légèrement à D pour franchir une clôture et traverser de grands espaces herbeux en suivant la ligne de poteaux électriques.

Le fort Saint-Antoine (une cave d'affinage de Comté...)

Sous la maison du gardien du fort Saint-Antoine, on escalade le coteau en face : il donne accès à la route goudronnée à l'entrée du fort qui est devenu avec le temps une cave d'affinage de Comté (10mn, 1100m, visite possible des caves Petite sur réservation). Pour rejoindre le village-étape de Métabief, plus d'autre alternative que celle de suivre le goudron via le village de Saint-Antoine (la trace directe marquée sur la carte IGN a disparu). C'est un parcours peu passionnant eu égard à ce que l'on a pu contempler comme paysages durant toute la journée... A Métabief (55mn, 935m, tous commerces mais disséminés à divers niveaux de la station), pas mal d'hébergements de toute sorte mais le coup de cœur va au chalet Les sapins de l'Amitié à l'ambiance associative si particulière (tel : +33 381491326) situé en face de l'église.

A Métabief, le super gîte des Sapins de l'Amitié

Jour 8 : Métabief - Crêtes du Mont d’Or - Source du Doubs - Mouthe

2h / +450m / -0m ou télésiège + 4h20 / +250m / -700m.
Attention ! Il n'y a pas de possibilité de se procurer de l'eau tout au long de l'étape. Prévoyez large.

Diaporama De l'église de Métabief, on remonte la rue en pente jusqu'à l'emplacement où se trouve le départ du télésiège (15mn, 1000m). Le sentier monte sur la G rejoindre le GR5 qui arrive des Hôpitaux-Neufs et escalade le coteau jusqu'au sommet du Mont-Rond (1h45, 1415m). La solution passe peut-être par une montée tranquille en 10mn par le télésiège (10h - 18h) qui vous propulse en moins de 10mn et pour 5€50 au Mont-Rond. A vous de voir...

Les falaises du Mont d'Or

De l'aire d'arrivée du télésiège, on descend sur la G (balisage blanc-rouge) par la piste de ski avant de basculer sur la D dans un petit sentier en zigzags qui rejoint le lac de retenue. On le longe sur la D et on laisse en contrebas le bâtiment du refuge CAF. Au bout du lac, on part en montée sur des chaumes entre deux rangées de sapins. On atteint le bord de la falaise. On part sur la D en suivant la bordure. Quelques échappées sur le fond de vallée attestent de la verticalité des parois. On atteint le sommet du Mont d'Or (35mn, 1430m) où l'on dispose d'un panorama à 360° jusqu'aux Alpes bernoises. On revient 200m sur ses pas pour partir sur la G en direction du parking et au-delà descendre pendant 600m sur la petite route goudronnée. On s'échappe sur la G en suivant un petit chemin qui traverse la prairie puis une zone de lapiaz. On dépasse la ferme de la Coquille (25mn, 1290m) et, par une transversale dans les prés, on arrive à la ferme de la Boissaude (20mn, 1220m, restaurant très prisé dans le coin, tel : +33 381499072, quelques explications ici). On poursuit la traversée des prés jusqu'à une route que l'on emprunte à D pour rejoindre les granges Raguin (25mn, 1145m). Après le parking, on tourne à G sur une piste qui évolue en lisière d'une sapinière jusqu'au chalet de Cormeau (20mn, 1215m). Derrière la bâtisse, la piste continue en forêt et permet de rejoindre la grange de la Vannod (25mn, 1175m). On repart momentanément à travers les prés avant de retourner en forêt pour en sortir peu avant la grange Bousson (15mn, 1130m). Puis c'est le passage à la ferme Sapeau Léger (10mn, 1100m) où l'on pratique un petit droite-gauche pour entamer une descente en forêt. Après avoir marché sur une piste, voici un peu de goudron sur 1km vers la D jusque dans un lacet où l'on s'engage dans une piste à main G (25mn, 1045m). On retrouve le goudron un peu plus bas (10mn, 1010m). On sort à découvert pour une furtive vision du village de Mouthe posé au milieu de son plateau d'altitude. On a peine à imaginer que ce village soit habituellement chaque hiver l'emplacement des plus grandes températures négatives jamais atteintes en France : communément entre -30 et -40°C chaque année.

Mouthe (La source du Doubs)     Mouthe (La source du Doubs)

On poursuit sur la G et on rentre de nouveau en forêt pour rejoindre, par un petit sentier et une série d'escaliers, la source du Doubs (15mn, 955m). Du bassin, on descend à main D pour rejoindre le lieu où se trouvent le camping de la Source (5mn, 945m, le gîte de la Source définitivement fermé à l'automne 2015). On poursuit sur le GR5 en longeant le Doubs naissant sur un chemin stabilisé qui louvoie entre les espaces marécageux. On atteint l'église de Mouthe puis le carrefour sur la RD437 (20mn, 940m, service d'autocars, tous commerces, banques, poste, boulangerie, supermarché ATAC à 500m sur la D mais plus de gîte d'étape ni d'hôtel, que faire ?).

Le village de Mouthe

Jour 9 : Mouthe - Les Pontets - Belvédère du Mouflon - Arsure-Arsurette

3h20 / +350m / -370m.
Diaporama Du centre-ville de Mouthe au niveau de la RD437, on part sur la D en suivant les marques blanches et rouges du GR5 sur 300m. Elles indiquent à cet endroit de monter sur la G et de s'engager quasiment en face sur la RD45 appelée route des Esseux. On monte pendant 400m jusqu'à trouver sur la G dans un large virage l'entrée d'un petit lotissement que l'on traverse pour venir buter sur la clôture d'un champ. On pénètre dans le champ puis on suit une rampe qui monte à main D pour se retrouver sur un plateau. Tout droit, on s'engage dans un chemin qui vient couper la ligne H.T puis s'en va franchir un col avant de redescendre sur le village des Pontets.

Arrivée au village des Pontets

On passe au pied de l'église (40mn, 1005m). On suit toujours les marques du GR5 qui invitent à monter à main D pour rejoindre par de multiples changements de direction une route qui monte doucement au milieu des champs. On poursuit en montée affirmée sur une route forestière goudronnée jusqu'à ce que le revêtement disparaisse (30mn, 1145m). Un peu plus loin on franchit un col (5mn, 1160m, borne) qui symbolise le changement de département. En traversant la crête de Saint-Sorlin, on quitte le Doubs pour entrer dans le Jura (enfin, après-demain, on reviendra traverser le département du Doubs...). On descend doucement en forêt retrouver une route forestière goudronnée que l'on suit 50m sur la G avant de trouver à main D le départ d'un sentier en contrebas. Puis c'est une nouvelle route forestière sur laquelle on s'engage sur la G jusqu'à un croisement (25mn, 990m, potelet indicateur). On va laisser le GR5 poursuivre sur le goudron à travers le plateau agraire. Il passera par Combe Simon (gîte d'étape) et Cerniébaud. On s'engage à G (balisage jaune) sur une piste bien agréable qui évolue en forêt de feuillus avec une présence assez faible d'épicéas, ce qui la rend très lumineuse. Au panneau indicateur du « Touparon » (20mn, 980m), on part sur la G traverser un champ avant de grimper à flanc dans une sapinière pour venir croiser plus haut la RD19 (10mn, 1010m). On suit la route sur la G pendant 150m avant de s'échapper sur la D sur une route forestière. On laisse une première piste venant de la droite pour s'engager en forte montée sur la deuxième. Celle-ci remonte sous les falaises crayeuses jusqu'à un replat (15mn, 1100m) duquel il faut monter sur la G en A/R pour atteindre le belvédère des Mouflons (5mn, 1130m) permettant de dominer un paysage de prairies et de petits villages campagnards que l'on ne croirait pas appartenir au Jura.

Depuis le belvédère des mouflons, on domine les plateaux agraires du Jura

Assez étonnant pour celui qui est venu ici se mesurer à des montagnes... De retour au replat, on descend d'une vingtaine de mètres pour s'enfiler à G dans un superbe sentier de descente tapissé de feuilles mortes bien agréable à fouler. Après deux lacets en forêt, on enchaîne sur une piste pour rejoindre à découvert le point de jonction avec le GR5 qui arrive de la droite (20mn, 960m). On finit tranquillement la journée sur le goudron qui conduit à l'entrée N d'Arsure-Arsurette (20mn, 920m, café, fruitière). On suit les marques du GR5 sur la G pour trouver à la sortie SW du village, près du centre de sports d'hiver, le gîte d'étape de la Charlette (tel : +33 384511706).

Jour 10 : Arsure-Arsurette - Foncine-le-Haut

3h20 / +400m / -460m.
Diaporama On retrouve la RD286 à la sortie du gîte et on l'emprunte pour traverser la suite du village vers la G. Juste avant le panneau qui indique la fin du village, on part en direction du S sur une piste. On incline deux fois à G pour aller traverser le fond du thalweg avant d'aborder une montée à flanc en forêt sur la D à la base des falaises. A la fourche de pistes (1h, 1015m), on prend à G toute pour 1km jusqu'à rejoindre une piste goudronnée (15mn, 1080m). On la suit à D sur 350m avant de s'échapper à main D dans un chemin d'exploitation en forte montée et retrouver derrière la crête une route forestière que l'on emprunte sur la D jusqu'à franchir un col et arriver à la ferme Bourquillion (30mn, 1080m). Il s'ensuit un parcours en descente sur une piste en cours d'être goudronnée jusqu'au potelet qui marque le lieu-dit « Entre Côtes du Milieu » (20mn, 1043m). Ici, on tourne à G en direction du gros pylône télécom perché sur la falaise pour franchir le ruisseau d'Entre Côtes et monter à flanc en forêt de feuillus sous les falaises.

Sympathique rencontre à l'approche de Foncine-le-haut

On atteint, grâce au balisage rouge et blanc du GR5 et une dernière grimpette un peu relevée, une route forestière. 50m plus loin, on monte la centaine de marches qui se présentent sur la G, on atteint le belvédère de Bulay (25mn, 1139m) et son panorama sur le S et l'W du Jura. La vue porte jusqu'à la Dôle et même jusqu'au Crêt de la Neige le point culminant du massif. Dos au belvédère, on laisse le pylône 30m sur la droite pour descendre sur un petit chemin en forêt. On rejoint une petite route goudronnée que l'on suit en descente sur 250m avant de partir à G sur un sentier coupe-lacet et atteindre le parking de Bulay. On poursuit ensuite sur le goudron jusqu'à atteindre le départ à droite du GR559A et, 20m après, s'enfiler à G sur le sentier botanique. On suit toujours les marques du GR5 qui descendent passer à la ferme équestre (35mn, 930m). Ensuite, on laisse le GR5 pour descendre le petit bout de piste à D puis une fois sur la route on part à G rejoindre rapidement l'église de Foncine-le-Haut (15mn, 860m). Il ne reste plus qu'une centaine de mètres à parcourir pour arriver sur la RD437 au niveau de la place où on peut trouver de nombreux commerces (5mn, 850m). Pas d'autre hébergement que l'hôtel du Jardin de la Rivière qui propose des 1/2 pensions à prix tout-à-fait maîtrisé pour nous, les randonneurs (WiFi, piscine, tel : +33 384519059).

Foncine-le-haut

Jour 11 : Foncine-le-Haut - La Chapelle des Bois - Roche Champion - Bellefontaine

6h15 / +700m / -490m.
Diaporama Du pont moderne sur la Saine, on remonte vers le S en laissant l'usine Plasti-Lax sur la droite pour trouver un peu plus loin sur la G les premières balises du GR5 qui remontent le coteau. Heureux présage pour la journée ? On s'attaque au chemin de croix qui conduit jusqu'à un belvédère sur le village orné d'une statue mariale. Dos à la vallée, on part légèrement sur la D pour traverser des prairies et s'engager un peu plus haut dans un petit chemin bordé d'arbres (poteau électrique). Aux maisons, on tourne sur la G pour rejoindre l'entrée de Val Foncine et poursuivre tout droit jusqu'au hameau des Courtes (35mn, 1010m) où l'on s'en va traverser une prairie sur la G.

Montée vers Val Foncine

Après 250m, on tourne à D au niveau de l'arbre solitaire et on franchit deux clôtures. Passée la seconde, un petit gauche-droite conduit à l'entrée d'une sapinière puis, après avoir incliné la marche à D, on entre dans une lumineuse forêt de feuillus. Au lieu-dit « Pasquier Badoz » (30mn, 1070m), on tourne à D pour continuer le parcours dans une nouvelle forêt de feuillus jusqu'à arriver au niveau d'une petite route goudronnée. On l'emprunte sur la G pour dépasser la ferme « Sur les Gits » (25mn, 1065m) et continuer à main D sur la route qui rapidement se transforme en piste stabilisée. On laisse partir sur la droite un GRP (balisage jaune-rouge) et on atteint un espace dégagé : « Combe David » (10mn, 1090m). Un peu plus loin, on passe devant un oratoire et on poursuit jusqu'à la ferme de la Norbière (30mn, 1025m). On laisse le balisage blanc-rouge suivre la route goudronnée pour s'engager dans une traversée de prairie à G balisée en bleu-jaune. A l'orée de la forêt, voici donc que réapparaît d'on ne sait où le balisage blanc-rouge qui va nous accompagner jusqu'à l'approche du prochain village... On évolue en up/down entre espaces herbeux, conifères et arbustes jusqu'à commencer de descendre et arriver au hameau des Landrys (30mn, 1060m). Il ne reste plus qu'à suivre le goudron à main G pour arriver au centre du village de la Chapelle des Bois (10mn, 1060m, église monument historique, hôtels, restaurants, bars, alimentation, poste). On est revenu pour une paire d’heures dans le département du Doubs...

La Chapelle des Bois

On suit la RD46 vers la D jusqu'à proximité du panneau de fin de village et l'on tourne sur la G en direction de la barrière de falaises qui se présente au S. On suit la petite route jusqu'à un coude à D suivant une forte montée (10mn, 1080m) et on part sur la G sur une piste à travers la prairie. Après être passé au-dessus du réservoir, on incline pleine pente sur la D pour s'attaquer à la remontée du coteau. Le sentier est tracé en zigzags bien pentus mais on avance rapidement sans être (trop...) essoufflé. On passe les falaises sans que l'on ne s'en aperçoive et nous voici sur un sentier quasiment étale en direction du SW qui arrive sur une plateforme dégagée où est érigée une croix monumentale. On est arrivé au sommet de la Roche Champion (45mn, 1327m) à quelques mètres de la frontière suisse. Côté NW, le panorama offert est superbe et couvre des crêts du Jura aux plissements au-dessus de Mouthe. A nos pieds, c'est le village de la Chapelle des Bois sur la droite et les lacs des Mortes et de Bellefontaine sur la gauche. Quelle bonne idée d'avoir fait le détour par les crêtes plutôt que de suivre la base des falaises sur une piste aux 3/4 goudronnée...

Le belvédère de la Roche Champion

Dos à la croix, on poursuit en forêt peu ou prou sur la ligne frontière. On évolue en sous-bois en continuels up/downs jusqu'au second belvédère du « Git de l'Echelle » (30mn, 1335m). Puis on entame la descente. On dépasse un monument commémoratif au sauvetage d'enfants juifs pendant la guerre de 39-45 avant d'atteindre une borne-frontière bien conservée pile poil posée sur un angle à 90° (5mn, 1335m). Derrière c'est la "chute libre" jusqu'au croisement de sentiers au lieu-dit « Sur le Risoux des Lacs » (10mn, 1280m) où il faut descendre à main D sur une cinquantaine de mètres. Au croisement suivant, il est de bon aloi de faire le détour en A/R jusqu'au belvédère de la Roche Bernard et son superbe panorama. De retour au croisement, à D sur le balisage bleu-jaune, tout en descente plutôt « musclée », qui fait que l'on arrive très rapidement à la bâtisse qui servait il y a bien longtemps de poste de douane (30mn, 1135m). On poursuit sur la G derrière la maison sur une piste à moitié goudronnée qui domine la cuvette des lacs des Mortes et de Bellefontaine. Il ne faut pas se le cacher : après avoir dépassé les lacs, l'itinéraire devient ch... au possible avec 5kms de piste et de route pour atteindre le village étape, Bellefontaine (55mn, 1010m). On peut se poser à l'hôtel-restaurant de la Chaumière (tel : +33 384330016) qui propose, tout comme à Foncine-le-Haut, des prix de 1/2 pension adaptés à nos bourses de randonneurs...

Les lacs de Bellefontaine et des Mortes vus depuis le Git de l'Echelle

Jour 12 : Bellefontaine - Lac des Rousses - Les Rousses - La Grenotte

4h35 / +550m / -450m.
Diaporama Depuis l'hôtel, on descend à main D par la petite route coupe-lacet de la RD18 (balisage blanc-rouge). On retrouve la RD18 que l’on traverse pour trouver en face le départ d'une piste qui remonte en pente affirmée dans la forêt du Risoux. A la « Combe de la Biche » (35mn, 1180m), on continue à D toujours en forte pente jusqu'à un replat (15mn, 1270m). Après une petite récupération, on part sur la G puis encore à G sur une piste quasiment étale qui longe la base d'une falaise. On atteint un endroit remarquable dont on parle bien peu : Le Livre d'Or du Risoux (10mn, 1240m). Il s'agit d'une paroi calcaire sur laquelle les villageois alentours venaient inscrire le nom de leurs défunts au moment de la Révolution Française alors que les cérémonies chrétiennes étaient interdites dans les églises (voir explications).

La falaise gravée du Risoux (Livre d'Or)

Un peu plus loin on croise une route forestière goudronnée que l'on suit en descente. Au lieu-dit « Croix du Tronc » (10mn, 1205m), on s'engage sur une nouvelle route forestière goudronnée que l'on emprunte sur la D pendant 200m avant de descendre au croisement suivant sur la G. On traverse la superbe forêt du Risoux aux feuillus et conifères harmonieusement mêlés formant un espace végétal lumineux grâce à ses dégradés de verts. On atteint le chalet Rose (15mn, 1215m, fermé). On part à D sur la piste pour 6 à 700m avant de trouver sur la G une piste qui descend en biais traverser une petite zone humide. La piste peu utilisée est recouverte d'herbes folles. Elle fait un grand virage sur la G et 500m après avoir quitté la grande piste on descend sur la D traverser un thalweg. On remonte de l'autre côté pour trouver une borne sculptée. Juste après, on laisse partir à droite un chemin pour s'engager à G et trouver sur un tronc d'arbre une vieille marque jaune et rouge de l'ancien tracé du GRP du Tour de la Haute-Bienne. On incline sur la D pour traverser une prairie dans le sens de la longueur, prairie qui se termine au milieu d'un délire d'épilobes. Charmant !

Au coeur de la forêt du Risoux

A l'orée de la forêt, on incline sur la G pour remonter un bref moment et trouver une large allée recouverte de feuilles mortes qui ondule entre les jeunes arbres au gré des mamelons. On ne peut que se poser la question de l'abandon de ce tracé au profit d'un nouveau parcours qui suit les pistes stabilisées... Serait-ce plus aisé de baliser sur les pistes et les routes forestières goudronnées que de rechercher des itinéraires un peu plus intéressants ? Si c’est l’explication, c’est donc une drôle de conception de découverte d'une région... Après une petite montée sous l'invisible fort du Risoux, on retrouve les marques jaunes et rouges du nouveau tracé du GRP qui arrivent d'en face (1h, 1215m). On les suit sur la G en forte descente jusqu'au lieu-dit « Lavinna » (10mn, 1180m) et au-delà sur la D jusqu'à la base nautique du lac des Rousses (10mn, 1055m, bar-restaurant). On contourne le lac sur un chemin de planches aménagé au-dessus des tourbières au SW du lac.

Le lac des Rousses côté baignade...

A l'autre extrémité, on s'engage sur une piste à D, piste qui rejoint la RD29E2. On la suit 50m sur la G puis à G dans un petit chemin qui se faufile entre les champs, traverse une forêt de feuillus avant de rejoindre un collège (35mn, 1140m). On suit la route vers la G puis à D sur la RD29E1 jusqu'au centre-ville des Rousses (15mn, 1100m, tous commerces, hôtels, gîtes, poste, banques, transports). On traverse la RN5 en empruntant un passage souterrain. Sur la place, on incline à D pour passer entre deux immeubles et accéder un peu en hauteur à une rue que l'on suit à G. Ensuite, on emprunte à D la rue des Entrepreneurs qui se termine en cul-de-sac à l'orée d'un bosquet dans lequel on pénètre. 20m après que l'on y soit entré, on retrouve les marques du GR5 qui arrivent de la G (d'où ? on ne sait pas... et ce ne sont pas les fonds de plan de la carte IGN qui vont nous le dire : comité de randonnée du Jura ou IGN, qui de l'œuf ou de la poule, en tout cas la communication ne passe pas entre les deux maisons ! On modifie des itinéraires, soit ! Mais il serait de bon ton que ce soit reporté sur les cartes, on a déjà connu ça quelques heures auparavant sur le tracé du GRP du Tour de la Haute-Bienne...). Bon ! Après ce coup de gu..., reprenons le fil de la randonnée : passé le bosquet, on traverse une prairie (15mn, 1085m) puis on suit un petit chemin en sous-bois. Arrivé à la route, il y a deux manières de rejoindre le Bief de la Chaille, route forestière ou GR5, à vous de voir... Au Bief de la Chaille (Auberge de Jeunesse fermée depuis 2012), noter que c'est le point de jonction entre GR5 et GR9, on poursuit sur la route jusqu'à trouver une marque de bifurcation qui conduit à descendre traverser le petit ruisseau et remonter par un grand lacet jusqu'à atteindre une belle habitation située à mi-pente : c'est le gîte d'étape de la Grenotte, une belle maison où l'accueil est là aussi très sympathique, attentionné et une 1/2 pension pantagruélique. On pourrait s'y poser pour la nuit, non ? (40mn, 1105m, tel : +33 384605482).

Le lac des Rousses côté écologie...

Jour 13 : La Grenotte - Les Dappes - Crêt Pela - Lajoux

5h30 / +750m / -70m.
Diaporama On finit la remontée du thalweg en suivant la petite route d'accès au gîte et on s'en vient croiser la RD25. Le GR5 nous quitte pour partir à gauche sur la RD25 passer le col de Grivine et descendre en Suisse jusqu'à Nyon, une ville située au bord du lac Léman (le GR5 se poursuit côté français, une fois que l'on a traversé le lac en bateau, au niveau de Saint-Gingolph). On va maintenant suivre le GR9 par un petit droite-gauche pour emprunter une rue qui conduit aux ateliers municipaux et 30m après le croisement partir sur la D contourner les hangars pour rejoindre une piste de ski. On part « dré dans l'pentu » en direction de l'orée du bois. Le sentier poursuit son ascension du coteau en zigzags en bordure de la hêtraie. La montée matinale est quand même un peu harassante entre chaleur et pente affirmée... Un peu plus haut, on traverse une piste de ski puis retour en forêt sur une pente moins redressée. On atteint un premier belvédère sur le plateau des Rousses et en passant sous le télésiège on atteint le deuxième belvédère, celui des Dappes (50mn, 1420m, table d'orientation). A présent au NW on peut distinguer le lac des Rousses et à l'E, dans l'échancrure du col de la Grivine, la crête montagneuse des Diablerets. On poursuit en forêt sur les larges allées herbeuses de la forêt du Massacre qui doivent servir de pistes de ski de fond en hiver.

Au coeur de la forêt du Massacre

Au chalet des Tuffes (15mn, 1380m), on continue à main G sur la route forestière goudronnée puis tout de suite encore à G sur un petit sentier. Au contraire de ce qui est pratiqué dans la forêt du Risoux, dans la forêt du Massacre, le GR emprunte des petits chemins qui louvoient entre les arbres majestueux plutôt que de suivre les pistes et les routes goudronnées. Super sympa ! Bon, tout à (momentanément...) une fin : voici que l'on se retrouve sur une route goudronnée (25mn, 1400m) pour quelques 1000m, une rigolade ! On dépasse le chalet du Massacre et on sort du goudron peu après (15mn, 1040m) pour descendre sur une piste à D. On traverse le carrefour de la Frasse et on retourne à couvert pour rejoindre le chalet de la Frasse (25mn, 1305m, gîte, pas d'eau sauf en bouteille). Retour 100m sur ses pas pour s'engager sur un petit chemin qui part à main D dans les fourrés. Le GR9 (bien suivre le balisage au risque de s'égarer) passe par le sommet du Crêt Pela : l'itinéraire est là aussi du type « dré dans la pente » puisqu'il emprunte dans la partie basse des pistes forestières d'exploitation présentant une déclivité à 2 chiffres avant de louvoyer de ci de là à l'approche du sommet. A la cime du Crêt Pela (40mn, 1495m), une plateforme a été aménagée pour profiter un peu de la vue, entre autres sur le massif du Chablais et les Dents du Midi. La descente s'effectue tranquillement en forêt du côté opposé à celui de l'arrivée jusqu'à atteindre une route goudronnée (20mn, 1405m) sur laquelle on part à G pour 50m avant d'entrer dans une grande prairie en franchissant une barrière sur la D.

Sur les plateaux à l'approche de Lajoux

Juste avant d'atteindre la ferme (5mn, 1375m), on part sur la D pour un long parcours en up/down sur un lapiaz recouvert d'une mince couche d'herbe coincé entre deux barrières de sapins. On dépasse une ferme juste avant de venir tutoyer une route dans un virage (50mn, 1240m). Mais on repart sur la G dans une nouvelle prairie dans un petit sentier. De l'autre côté de la combe de Mijoux apparaît le col de la Faucille flanqué à sa droite du monumental pylône télécom dressé sur le Petit Montrond. Le chemin nous amène jusqu'à une maison derrière laquelle on repart sur la G dans un pré pour un nouveau tracé du GR9 (non répertorié en 2015 sur l'IGN...) et qui traverse directement jusqu'au lieu-dit « Pièce du Châtelain » sans passer à présent par la case forêt (10mn, 1260m). On poursuit sur la D en longeant la clôture pour atteindre le passage aménagé dans le muret à l'approche des Baumettes (10mn, 1240m). On laisse le nouveau tracé du GR9 partir vers le NW vers le N du bourg de Lajoux (tous commerces, fromagerie) pour suivre à main G le tracé jaune d'un PR qui conduit directement à la partie S du bourg (10mn, 1160m, bar, hôtel). Il ne reste plus qu'à s'engager sur la RD292 en direction de Septmoncel pour trouver à 1km du bourg de Lajoux le gîte de la Chandoline à l'entrée du hameau du Manon (10mn, 1160m, tel : +33 384412693).

Sur les plateaux à l'approche de Lajoux

Jour 14 : Lajoux - Mijoux - Col de la Faucille

1h25 / +350m / -170m.
Avant d'attaquer la partie finale de la Traversée Est du Jura qui va nous conduire jusqu'à Bellegarde par les Balcons du Léman, on va s'octroyer une demi-journée de repos au col de la Faucille. Mais il n’est pas non plus impensable d’enchaîner avec le jour suivant pour composer une grande journée de marche.

Diaporama Du hameau du Manon à l'W de Lajoux, on va emprunter une piste stabilisée qui part à main D quand on regarde vers l'E. Balisée dans un premier temps en jaune, on atteint le bord de la falaise au niveau d'un pylône de ligne H.T avant de partir sur la G en bordure d'une forêt (balisage bleu au sol) et enfin y pénétrer après un virage à G. La pente est égale sur toute la distance qui conduit au village de Mijoux. On note juste que l'on récupère à mi-pente les marques blanches et rouges du GR9 qui arrive de Lajoux sur la gauche. On arrive à l'église de Mijoux qui se trouve dans le département du Jura (35mn, 1000m) alors qu'une fois que l'on aura franchi la Valserine sur le Pont Charlemagne (un tantinet historique quand on lit les inscriptions sur le monument commémoratif) on entre dans le village de Mijoux qui se situe dans l'Ain. Va comprendre, Charles...!

Le Pont Charlemagne à Mijoux

Petit village un peu mort l'été (tous commerces, banque, gîte d'étape communal et transports vers Bellegarde) dans lequel il convient de faire son ravitaillement pour les deux jours qui suivent car au col, point de superette... On descend la rue Royale pour remonter en face et trouver le départ du GR9 qui s'en va zigzaguer dans un jardin botanique orné de sculptures plutôt sympas. On atteint une piste que l'on emprunte sur la G. Cette piste est l'ancienne voie qui était autrefois utilisée par les diligences qui se rendaient du Jura français au Jura suisse via le col de la Faucille. Bel ouvrage s'il en est ! Il semblerait que la frontière à cette époque se situait au col-même puisqu'il reste le bâtiment d'une douane. On monte tranquillement sans effort. Au 1/3 du parcours on emprunte un sentier coupe-lacet puis de retour sur la piste, à D pour franchir un dernier lacet taillé dans la falaise et atteindre les bâtiments de la station du col de la Faucille (50mn, 1340m). Halte pour la nuit à l'hôtel de la Petite Chaumière et son accueil si sympathique (tel : +33 450413022).

Le panorama depuis le col de la Faucille

Jour 15 : Col de la Faucille - Colomby-de-Gex - Refuge de la Loge

3h35 / +600m / -490m.
Diaporama On part retrouver le GR9 à côté du chalet d'arrivée de la piste de luge. On remonte le long d'une piste de ski pour passer à proximité du chalet de l'école de ski des jeunes et on atteint la route forestière supérieure. On la suit sur la D en sous-bois jusqu'au lieu-dit « Le Coq » (20mn, 1420m) où l'on part sur la D arpenter un petit chemin. Au croisement d'une piste de ski (avec tunnel...), on monte à main G jusqu'au poteau indicateur pour suivre une piste quasi étale sur la D. 100m avant d'atteindre la ferme de Crozat (15mn, 1480m), on monte sur la G à l'assaut du sommet du Montrond sur un chemin tracé dans les lapiaz. On atteint la cime (25mn, 1596m). A l'E, on a une vue plongeante sur la cuvette du lac Léman et à l'horizon la chaîne des Alpes au milieu de laquelle émerge de belle manière le Mont-Blanc. A l'W, on embrasse du regard une grande partie des plateaux du Jura S. On poursuit sur la ligne de crête en direction du S avec comme point visé le sommet du Grand Montrond. Le mamelon dépassé, on entre dans la réserve de la Haute Chaîne du Jura (20mn, 1620m). Ce ne sont que up/downs continuels qui jalonnent l'itinéraire : 50m de montée par ci, 80m de descente après et bis repetita...

Sur les crêtes entre Montrond et Colomby-de-Gex

Par une montée bien affirmée, on atteint le sommet du Colomby-de-Gex (50mn, 1700m) coiffé de son pylône rouillé. La vue est en tout point semblable à celle depuis le Montrond mais comme on s'est rapproché de Genève, le célèbre jet d'eau est davantage visible. On poursuit un moment encore sur la crête pour passer un ressaut avant de s'écarter franchement du rebord et traverser des alpages d'altitude. A la vue du col de Crozet (50mn, 1530m), on emprunte une piste stabilisée sur la G qui conduit jusqu'au col (15mn, 1485m), en fin de compte une vaste cuvette herbeuse où les pistes de ski et les remontées mécaniques se croisent pour le plus grand bonheur des skieurs, un peu moins pour les randonneurs de l'été... On descend par la piste à main D pour rejoindre la station de télécabine de la Catheline (10mn, 1460m). 100m après, on descend à main D suivre un petit sentier qui traverse un lapiaz et rejoint le refuge de la Loge (10mn, 1450m, gîte mais eau de citerne, tel : +33 616835760).

Au sommet du Colomby-de-Gex

Jour 16 : Refuge de la Loge - Grand Crêt - Crêt de la Neige - Refuge de Curson

1h40 / +300m / -270m.
Toute petite journée de randonnée qui peut bien sûr se coupler au 17e jour et squizzant le chalet de Curson mais... c'est se passer d'une soirée étape sympathique où l'occasion est donnée d'échanger avec les fermiers (ils ouvrent leur ferme d'alpage du jeudi au dimanche soir pour accueillir des randonneurs) sur leur métier d'éleveur, sur leur vie de montagnard dans un milieu difficile. Et puis c'est aussi l'occasion de contempler l'incroyable panorama de la chaîne des Alpes, des Diablerets à Belledonne en passant par le Mont-Rose, le Grand-Combin, les Aiguilles Rouges, le groupe Argentière-Chardonnet, l'Aiguille Verte, le Mont-Blanc et ses satellites, le Beaufortin, la Vanoise, les Aiguilles d'Arves, La Meije et le dôme de Mont-de-Lans. Excusez du peu ! Et c'est pour vous tout seul. Même pas un petit arbuste pour vous gâcher la vue... Et là, vous n'êtes pas contraints de regarder l'heure depuis le sommet du Crêt de la Neige (on a la même vue) : on prend son temps si bien au coucher qu'au lever du soleil.

L'orage menace sur le refuge de la Loge

Diaporama Du refuge de la Loge à 1450m on part à main D suivre la piste. Très rapidement on la quitte pour emprunter un petit chemin sur la G qui louvoie entre les bosquets de conifères avant de partir une nouvelle fois sur la G dans une grimpette, courte mais bonne... On atteint le croisement avec le sentier direct balisé en jaune qui arrive du col de Crozet (35mn, 1650m). On poursuit sur le GR9 sous les contreforts du Grand Crêt puis on atteint la crête à 300m à droite du sommet (15mn, 1680m). C'est la révélation d'un superbe panorama sur la chaîne des Alpes dominant la cuvette du lac Léman. Genève s'étale à nos pieds, le jet d'eau propulse son eau avec grande vigueur :  ça tombe bien, on était venu pour ça ! On poursuit sur la crête en direction du S en encorbellement au-dessus d'un canyon (qui n'est en fin de compte qu'une faille créée par l'écartement de deux plissements) et contournant de nombreuses dolines dans lesquelles l'eau de pluie s'engouffre pour ne réapparaître que 800m plus bas au niveau de la vallée de la Valserine. On atteint le « sommet » du Crêt de la Neige (30mn, 1730m), ce n'est rien qu'une excroissance du lapiaz sommital sur lequel s'accrochent des pins à crochets méprisant les vents violents, les froids sibériens (ou jurassiens) et les pics de chaleur occasionnels de l'été. Point de vue à 360° et donc sur la partie des plateaux du Jura S qui s'inscrivent à l'W des Monts du Jura. Vers le S dans le lointain, il ne faut pas rater les deux vallées dans lesquelles on devine à gauche le lac d'Annecy et à sa droite le lac du Bourget.

Depuis le col du Grand Crêt, on domine le Pays de Gex

Si vous ne tenez pas compte de l'avertissement préliminaire vous enjoignant à rendre visite aux fermiers du chalet de Curson, sautez au J17 pour suivre la suite du périple. Sinon, revenez 150m sur vos pas, et guettez à main D le départ d'un sentier qui s'en va descendre traverser le canyon et tranquillement rejoindre les alpages de Curson (20mn, 1480m, refuge simple ouvert du jeudi soir au dimanche sur réservation au +33 612729445).

Jour 17 : Refuge de Curson - Le Reculet - Chalet du Gralet - Bellegarde

5h / +550m / -1500m.
Plusieurs possibilités de terminer la traversée Est du Jura en une journée de marche (puisque la journée jusqu'à Bellegarde est décidément trop longue et fatigante) :
1- côté Valserine à Chezery-Forens via le Gralet avec accès en fin d'après-midi à la fromagerie pour le souvenir olfactif et gustatif à ramener dans vos bagages (5h) avec descente en bus ligne 153 (sauf dimanche) ou taxi.
2- côté Valserine aussi mais ce coup-ci un peu plus bas du côté de Menthières via le Gralet et la Poutouille (6h30) avec descente jusqu'à la gare de Bellegarde en bus ligne 153 (sauf dimanche) ou taxi.
3- côté Pays de Gex à Farges (5h) et liaison vers Bellegarde en taxi.
4- côté Pays de Gex à Collonges via Farges (6h) et liaison vers Bellegarde en bus ligne 33 ou taxi.
5- à Bellegarde même, mais en deux jours (compter 10 heures de marche) avec un arrêt au chalet du Gralet pour la nuit (19 places, eau de citerne buvable si on met des pastilles). 4h le premier jour et 6h le lendemain passant par le Crêt d'Eau dernier sommet jurassien avant le défilé de l'Ecluse.
6- et si la météo est peu engageante (orages, averses de grêle, neige, vent violent,...), descente directe depuis le chalet de Curson par la piste d'accès pour rejoindre Val-Thoiry où l'on trouvera l'arrêt de bus de la ligne 33 (ou taxi) pour se faire conduire à Bellegarde.

Refuge de Curson

Diaporama La journée décrite sera la n°3, celle de la descente côté Pays de Gex jusqu'à Farges. Depuis le chalet de Curson à 1480m, il y a deux possibilités :
- remonter le chemin d'accès d'hier et repasser au Crêt de la Neige (le plus sympa, pour la vue matinale, pour la qualité intrinsèque de l'itinéraire) puis poursuite en suivant les marques du GR9 sur la crête au milieu d'une végétation arbustive jusqu'au point de jonction avec l'itinéraire arrivant de Curson direct (1h),
- descendre par la piste vers la vallée jusqu'à trouver la pancarte renseignant sur la direction « Le Reculet » qui part sur la D obligeant à une montée sur piste bien relevée sur des plaques de lapiaz jusqu'au point de jonction avec le GR9 (45mn).

Passage matinal au Crêt de la Neige

Du point de jonction des deux itinéraires, on file maintenant tout droit en direction du Reculet qui est la seule véritable montagne de cette crête interminable que parcourt l'itinéraire des Balcons du Léman. Mais il manque juste 50cm au Reculet pour être connu des livres de géographie. Car c'est son voisin, le Crêt de la Neige, qui connaît la célébrité comme point culminant du Jura alors qu'il n'est qu'une excroissance, certes jolie, d'un lapiaz sommital. On retrouve momentanément une piste d'exploitation, piste que l'on va quitter au bout de 300m pour partir à main G s'attaquer à la directissime N du Reculet. Le sommet (20mn, 1719,5m) est coiffé d'une monumentale croix en acier. Et je ne vous parle pas du panorama (encore là...) exceptionnel de grandeur. On descend côté S retrouver un large chemin qui se met à présent à éviter les excroissances rocheuses pour les contourner, souvent sur leur gauche.

Panorama vers le sud depuis le sommet de la Croix du Reculet

On dépasse une « molaire » (35mn, 1600m) puis on descend abruptement pour passer sur le fil de la crête au-dessus de la ferme de la Polvette (20mn, 1460m). Le parcours continue en up/downs bien marqués jusqu’à surmonter une bosse du sommet de laquelle on domine la clairière du Gralet. Mais pour rejoindre le chalet qui y est dressé, il va falloir désescalader un coteau de chênes-verts, traverser plusieurs prairies, remonter au milieu de bosquets d'épicéas et bien d'autres réjouissances. Au passage du Gralet, on laisse partir les sentiers de pays qui vers la Valserine (Chezery-Forens), qui vers le Pays de Gex (Feigeires, Peron). Une dernière montée permet d'accéder au chalet (55mn, 1430m, refuge 19 places, eau de citerne plutôt claire que l'on obtient à la pompe). Au-delà du refuge, on suit la piste en sous-bois. Plus loin, elle traverse une prairie avant de retourner en forêt jusqu'à un lacet serré à G où on laisse le GR9 retrouver le fil de la crête et poursuivre son chemin vers La Poutouille et le Crêt d'Eau.

Plissement de roches sur les crêtes du Jura sud

On suit la piste pendant 4kms, première partie plane, deuxième partie en déclivité affirmée. Elle se transforme en route goudronnée pour 400m avant que l'on ne découvre sur le bas-côté une marque de balisage jaune qui invite à descendre dans la forêt sur la G en direction du Pré Bouillet (1h05, 1125m). On retrouve un peu plus bas des marques du GR des Balcons du Léman (balisage blanc-rouge à l’ancienne, itinéraire de Nyon à Saint-Gingolph suivant de nombreuses crêtes belvédères sur le Léman, sûrement à faire un de ces jours...),  et qui semble avoir été oublié des hommes. On le suit en descente directe pour passer à la maison de Pré Bouillet (5mn, 1045m, abri sommaire 5 places, eau de citerne buvable). On poursuit après la citerne sur une centaine de mètres avant de tourner à main D en descente dans la forêt de feuillus. Au lieu-dit « Le Replat » (20mn, 850m), on poursuit toujours tout droit jusqu’à croiser une route (5mn, 770m). On laisse partir le GR sur la gauche pour continuer sur un coupe-lacet en forêt. A la route du bas, on part pour 300m sur la D trouver un sentier PR balisé en jaune (10mn, 730m) qui descend à main G jusqu’à la Pierre-à-Baptiste, une roche à cupules (assez effacées quand même...). On poursuit la descente pour aller traverser la route un peu plus bas (5mn, 640m). Puis poursuite en forte descente un peu scabreuse (le PR semble avoir changé d’itinéraire mais ce n’est pas impossible de passer par ici...). On atteint un lacet d’une route goudronnée, route que l’on emprunte vers le bas sur 200m avant de descendre à D entre deux maisons pour arriver à la RD984 à la sortie S de Farges (20mn, 525m). Le village n’est que très peu desservi par la ligne 33 du TER. On peut appeler un taxi pour faire les 13kms de route jusqu’à Bellegarde (tel : +33 607082066) ou alors rejoindre à pieds en 1h Collonges par une route secondaire passant par Airans et Ecorans puis trouver l’arrêt d’autobus (une dizaine de bus par jour). A Bellegarde, gare TGV à moins de 3h de Paris, quelle aubaine...

Arrivée au chalet du Gralet

separateur.jpg

15 à 17 jours / 77h de marche / +9300m / -9150m.

Relevés de terrain juillet 2015

Haut de page

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau