[Grèce] Crète - Traversée des Levka Ori


Placée au cœur de la Méditerranée, l’île de Crète présente de nombreux visages qui contenteront le touriste. L’amoureux des jeux de plage et du farniente ou celui qui ne conçoit pas ses vacances sans passer des nuits en discothèque trouvera ce qu’il désire au nord de l’île : longues plages de sable blanc et infrastructures de clubs de vacances… Celui qui recherche les sites historiques trouvera son bonheur en arpentant la campagne à la découverte des nombreuses ruines datant de l’ère romaine ou minoenne. Le randonneur, même si cela reste encore confidentiel (et c’est tant mieux !), c’est peut-être lui le plus gâté : le sud-ouest de l’île lui appartient, le centre aussi d’ailleurs… Imaginez-le au milieu de paysages d’une beauté à couper le souffle (les montées aussi parfois…) et quand le soleil est de la partie (c’est-à-dire souvent), c’est un véritable enchantement de parcourir de long en large, de bas en haut, les sentiers qui sont tracés. De la mer à la montagne, il parcourra le lit de rivières qui ont dessiné des canyons plus splendides et sauvages les uns que les autres, il suivra des crêtes débonnaires mais haut perchées (presque 2500m) sur lesquelles il disposera de panoramas étendus où la mer est omniprésente, il descendra dans les villages à la rencontre des habitants et découvrira à ce moment-là la cuisine locale et s’adonnera au fameux régime crétois,… Il sera accueilli par un peuple qui a beaucoup souffert pendant la dernière guerre mondiale et pour lequel entraide et solidarité ne sont pas des vains mots. Que d’expériences nouvelles et de bonheurs à partager même si la barrière de la langue parait un obstacle (ne vous attendez pas ailleurs que dans les lieux touristiques à entendre parler français, anglais ou allemand…), il n’en est pas moins vrai que le rempart se fissurera à grand renfort de sourires, de gestes et de baragouinage polyglotte...

 

Le Psiloritis

Le circuit proposé s’inscrit sur une période de 3 semaines et fait la part belle à la randonnée. Il n’oublie toutefois pas, lors du périple automobile de quatre jours en phase d’immersion, de rendre une petite visite aux sympathiques villes côtières d’Héraklion, Rethymnon, ou Hania (La Canée) ainsi qu’aux incontournables sites que sont Zakros, Ierapetra et le fameux Plateau du Lassithi. On pourra aussi se permettre l’ascension à la journée du Mont Psiloritis, le point culminant de l’île, hors du périmètre de notre randonnée car situé en dehors du massif des Levka Ori (les Montagnes Blanches). Le reste du séjour se passera le sac au dos, entre mer et montagne, au milieu d’une nature à l’état sauvage et une forte impression de calme et de sérénité en grande partie due à l’isolement des sites parcourus. Etonnant, non ? pour une île qui ne mesure que 25 kms de large…

La carte interactive est disponible sur Google Maps et n’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.


Téléchargez la carte du circuit au format PDF : Carte [Grèce] Crète - Au coeur des Levka Ori. Carte [Grèce] Crète - Au coeur des Levka Ori.

 

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Paris - Heraklion - Plateau du Lassithi

4h d’avion + 2h de voiture
Départ de France généralement tôt le matin. Arrivée en début d’après-midi à Heraklion (2h de décalage horaire). Récupération de la voiture de location à proximité de l’aéroport. Prendre la direction de l’E à destination du Plateau du Lassithi. Nuit en petit hôtel à Dzermiado.

Jour 2 : Plateau du Lassithi - Zakros

3 à 4h de voiture
Après l’exploration matinale du Plateau où quelques moulins à vent résistent aux outrages du temps, continuation vers l’E de l’île en longeant la côte rocheuse par les petites routes. On passe ainsi par Agios Nikolaios, le St Trop’ local, Sitia et ses champs d’oliviers, et Zakros (où vous pouvez effectuer en 2h30 la descente de la Vallée de la Mort, superbe canyon encaissé qui conduit jusqu’au port de Kato Zakros, remontée en stop ou par le bus local). Nuit en petit hôtel à Zakros.

Jour 3 : Zakros - Festos - Fourfouras

 3 à 4h de voiture
Poursuite de la visite de l’île en longeant la côte S. On traverse de nombreux villages, on doit parfois éviter des portions de falaises en rentrant à l’intérieur des terres. On pénètre dans le village de Ierapetra aux maisons blanches parées de volets bleus, toutes proprettes (visite en fin de matinée et repas dans une petite taverne), avant de se diriger vers le site de Festos pour la visite des ruines romaines. En fin d’après-midi, rejoindre par la route de Rethymnon le village de Fourfouras, un des camps de base du Psiloritis. Nuit en petit hôtel.

 

La plage à proximité de Festos

Jour 4 : Fourfouras - A/R Psiloritis - Fourfouras

8h / +2000m / -2000m.

Ultra-simple mais pentu : il suffit de suivre les marques du sentier européen E4 (balisage de losanges jaunes) qui conduit en 4h30 au sommet du point culminant de l’île à 2456 m pour une vue décoiffante, on peut l’imaginer, à 360°. Retour à Fourfouras par le même chemin pour y passer une deuxième nuit.

Jour 5 : Fourfouras - Rethymnon - Héraklion

3h de voiture
Continuation de la route jusqu’à la ville fortifiée de Rethymnon puis direction Heraklion pour restituer la voiture de location à proximité de l’aéroport. Autobus pour revenir en ville (arrêt au centre-ville près de la fontaine Morosini). Nuit à l’Auberge de Jeunesse.

Jour 6 : Heraklion - Hania - Paleochora

Après une petite visite matinale de la ville d’Heraklion (vous pouvez garder la visite de Cnossos pour le retour de trek), prendre le bus inter-cités pour Hania en début d’après-midi puis la correspondance avec celui qui dessert la ville côtière de Paleochora, au SW de l’île. Nuit chez l’habitant.

Nota importantissime : pour l’ensemble des journées de randonnée qui vont être décrites, il est impératif de prendre dès le départ l’eau nécessaire à son alimentation jusqu’à l’étape du soir. En chemin, on pourra rencontrer quelques sources ; elles sont mentionnées dans le topo, mais leur débit est fantasque en rapport avec la pluviosité de l’hiver précédent ou à tout autre facteur… Donc, il ne faut pas les considérer autrement que comme un confort. Bien assimilé ? Nous n’y reviendrons pas, alors, en avant !

 Elafonissi

Jour 7 : Paleochora - A/R Elafonissi - Paleochora (E4)

30mn de bateau + 4 à 5h / +200m / -200m.

En début de matinée, réserver à l’agence un taxi pour le retour (donner rendez-vous à la fin de la route juste après les serres de Ghialos, sinon stop possible mais imprévisible ou 10 kms supplémentaires de route à pied…), puis monter dans la navette maritime (départ du port vers 10h) pour rejoindre le site paradisiaque d’Elafonissi. Profiter de la baignade dans une eau cristalline bordée de plages de sable blanc. En début d’après-midi, emprunter vers l’E le sentier E4 qui longe la mer, passe à la source (non garantie) de Thrimbokambos, puis à proximité de la minuscule chapelle d’Agios Ioannis avant d’atteindre la plage de Koundouras. La route de Paleochora commence juste au-dessus. Retour au village de Paleochora à votre convenance. Nuit chez l’habitant.

Jour 8 : Paleochora - Lissos - Soughia (E4)

5h30 / +700m / -700m.

Longer la plage vers l’E, passer le camping et continuer sur le sentier en suivant les marques jaunes E4. Parcours un peu chaotique qui a le mérite de nous donner une première impression du terrain que l’on va « subir » pendant ces douze jours de trek, sac au dos. Après 4h de marche, alternance de chemins et de pistes, on pénètre dans le site de Lissos, port antique de belle importance (source sur place). Un peu envahies par la végétation, les ruines présentent de belles pièces de mosaïques ainsi que quelques vestiges de colonnes. Prendre le temps d’errer de place en place à la découverte du site, on peut aussi descendre sur la plage de galets. Il ne reste plus qu’1h30 de marche, ardue certes, pour escalader le plateau qui se trouve derrière le temple, le traverser et enfin descendre au village de Soughia par les gorges sauvages du Kakos Potamos (sentier un peu scabreux…). Ravitaillement pour les 6 jours à venir. Nuit chez l’habitant.

 

Un peu après Soughia

Jour 9 : Soughia - Chapelle de Profitis Ilias (E4)

4h / +900m / -500m.

Sortir de Soughia par l’E en franchissant par la piste une colline autrefois ravagée par le feu. Suivre les balises jaunes E4. Au col, descendre dans une gorge avant de retrouver un sentier un peu plus plan qui conduit jusqu’à la chapelle d’Agios Antonios. Bien repérer depuis le belvédère la bifurcation que vous devrez opérer, hors sentier dans la forêt de chênes-verts, le chemin passant bien au-dessus de la plage sur laquelle elle est construite (2h30). De la chapelle, remonter sur le sentier principal et se diriger vers la droite pour aborder la montée vers le fort de Pikilassos (1h). Source à proximité du col : c’est à cet endroit que vous prendrez l’eau pour le bivouac. Il ne vous reste plus qu’à finir la grimpette jusqu’au belvédère sensationnel (n’ayons pas peur des mots !) sur lequel est posée la petite église de Prophitis Ilias. Campement sur la plateforme devant l’église (citerne). Après-midi de farniente et coucher de soleil comme on sait les proposer dans l’archipel grec…

 

La chapelle de Profitis Ilias

Jour 10 : Chapelle de Profitis Ilias - Koustogerako (E4 + liaison + E4)

4h / +500m / -200m.

Profitons de cette courte journée de randonnée jusqu’au village de montagne de Koustogerako pour amasser quelques forces en prévision des jours suivants, au programme assurément plus consistant... Redescendre du belvédère par le même chemin jusqu’au fort, prendre de l’eau pour la route et continuer à descendre en direction de Soughia.

 

Pikilassos

Petite baignade non loin de la chapelle d’Agios Antonios avant de repartir quelques temps et tomber sur le croisement de chemins (1h15). Prendre à droite celui qui monte vers la Grotte du Cyclope et plus loin sur le village étape. La grotte (30mn) est assez impressionnante du fait de sa grandeur mais c’est alentour que réside le spectacle : pour une fois, ce n’est pas le paysage (certes splendide…) qui va attirer votre regard mais une fleur d’une taille respectable, l’arum dragon, dont il est possible de contempler quelques spécimens. Prodigieux ! Le sentier poursuit en pente douce sa lente ascension jusqu’à déboucher sur un col peu avant de rejoindre en courbe de niveau Koustogerako. Se diriger au centre du village et se poser à la terrasse du kafénéion. Accueil sympathique mais malheureusement pas de possibilité de s’y faire servir un repas. Passer l’après-midi de détente à regarder le lent ballet des quelques villageois qui vont et viennent dans les ruelles en pente avec une halte systématique sous la tonnelle. Le soleil est agréable et il fait bon vivre… Demander un endroit où poser la tente et ne cherchez plus l’attraction de la soirée : c’est Vous ! Ce soir tout le village aura fait votre connaissance…

Jour 11 : Koustogerako - Achlada - Camp sous le Strifomadi (variante E4)

5h30 / +1300m / -100m.

Partir vers l’E en suivant les losanges jaunes du sentier E4. Traverser un espace gazonné, passer à côté d’une importante citerne, puis entrer dans une forêt de feuillus avant de traverser quelques clairières qui conduisent à une bifurcation vers 1000m (2h15). Tout droit, le sentier E4 rejoint directement Omalos en dominant les gorges d’Agia Irini. Prendre à droite la variante balisée du E4. Celle-ci suit le lit du torrent, passe sous un ensemble de chênes majestueux puis continue de s’élever jusqu’à sortir de la forêt et arriver à Achlada (2h, 1300m, bergeries, citerne nauséabonde). Continuation vers l’E sur un sentier en écharpe au-dessus du thalweg. Ce dernier se resserre et se termine par un col. Un peu en contrebas avant de passer le col, une étendue plane de sable sera utilisée comme emplacement pour dresser le camp (1h15). Eau de fonte.

 

Remontée du vallon d’Achlada

Jour 12 : Camp sous le Strifomadi - Gingilos - Refuge de Kallergi (variante E4 + E4)

6h30 / +800m / -800m.

Du col au pied duquel le camp a été dressé, le sentier bien tracé poursuit en courbe de niveau jusqu’au col de Linoseli dans lequel on est sensé rejoindre l’itinéraire d’ascension du Gingilos. Malheureusement, deux névés très pentus et souvent glacés barrent le chemin (passage très dangereux, ne pas s’y engager !). Tard en saison, ils peuvent avoir disparu, le passage est alors libre et on atteint sans encombre le col de Linoseli (1h). Du col, à droite pour atteindre le sommet du Gingilos (1h15 de plus). Une alternative plus sage à la traversée des deux couloirs glacés doit être envisagée : depuis le camp, suivre hors sentier vers la G la crête qui conduit en moins d’1h au sommet du Strifomadi à 1942m, un merveilleux belvédère à l’entrée du massif des Montagnes Blanches. Descendre NE puis E pour venir couper le sentier « officiel » du Gingilos bien plus bas que le col de Linoseli (1h45). Laisser les sacs dans une anfractuosité du rocher et remonter la combe pour se diriger vers le Gingilos (2080m). On passe au col de Linoseli (45mn) puis on monte au sommet que l’on atteint en 1h15, alternativement sur sentier et par l’escalade aisée de blocs rocheux. Vision plongeante au N sur les gorges de Samaria. On peut poursuivre vers le sommet voisin, le Volakias qui culmine à 2116m, en empruntant une crête rocheuse que l’on atteint au prix d’un forte descente depuis le sommet du Gingilos suivie évidemment d’une non moins belle remontée… Compter 1h30 à 2h A/R (non comptés dans l’horaire de la journée). Du Gingilos, reprendre l’itinéraire de montée, récupérer les sacs et finir la descente jusqu’à Xyloscala (1250m, restaurant, bus pour Hania via Omalos), porte d’entrée des gorges de Samaria (mais ce n’est pas pour cette fois…). En milieu d’après-midi, monter en 1h30 au refuge de Kallergi (1680m, gardé, tel 0821033199). Nuit en dortoir, repas et petit-déjeuner sur demande. Impressionnante vue des gorges de Samaria depuis un belvédère construit au pied du refuge. Mazette, Y’a du gaz…!

Jour 13 : Refuge de Kallergi - Melindaou - Refuge de Katsiveli (E4)

6h30 / +600m / -300m.

Traversée très sauvage et peu empruntée du fait de l’isolement des lieux. Suivre le balisage du sentier E4 jusqu’au sommet du Melindaou (2133m, 4h). Noter une route alternative pour rejoindre le sommet proposant un parcours de crête plus passionnant (se renseigner auprès du gardien du refuge). Poursuivre en légère descente jusqu’aux bergeries de Potamos (1h30). Rejoindre par un sentier muletier plein E en 1h la citerne de Katsiveli à côté de laquelle a été construit le refuge (EOZ, ouverture sous conditions). Nous sommes au cœur de montagnes à l’altitude généreuse (le sommet du Pachnès à 2453m nous barre l’horizon au S), prenez garde, il peut y faire vraiment très froid. Nuit en tente. Eau de fonte.

Jour 14 : Refuge de Katsiveli - Pachnès - Anopolis

7h / +400m / -1800m.

Du refuge, se diriger SE en s’élevant vers le col qui barre l’horizon mais bifurquer sur la D pleine pente pour rejoindre les contreforts du Modaki (2224m) et sa forme cônique caractéristique. On retrouve un sentier de chèvres qui traverse les hauts pâturages et que l’on suit jusqu’au sommet du Pachnès (2453m, 2h30). Du sommet, large vue sur les Levka Ori. Descendre plein E sur un sentier qui présente parfois quelques faciles désescalades de banquettes rocheuses pour atteindre en 1h15 la bergerie de Roussies à 2050m (aussi nommée Kumus sur certaines cartes, citerne). De cet endroit, descendre par la route d’exploitation vers le S en direction d’Anopolis, ce petit village situé à l’entrée des gorges d’Aradena. Beaux paysages tout le long du parcours et la mer de Lybie pour horizon. Nuit chez l’habitant ou dans les tavernes.

 

Entrée des gorges d’Aradena

Jour 15 : Anopolis - Gorges d’Aradena - Agia Roumeli (liaison + E4)

6h / +300m / -800m.

Partir vers l’W et trouver l’entrée des gorges d’Aradena. On pénètre dans la faille par un sentier historique aux lacets bien tracés. Une fois au fond du canyon, descendre le lit de la rivière sur un sentier balisé (bien suivre les indications car elles permettent d’éviter quelques endroits scabreux et difficiles à désescalader) et après 2h30 de marche se retrouver au bord de la mer à Marmara Beach pour une éventuelle petite baignade dans une mer au bleu profond qui tranche sur les rochers blancs du rivage (petit snack-bar en saison).

 

Sortie des gorges d’Aradena

En début d’après-midi, suivre le sentier littoral pour rejoindre Agia Roumeli, le village touristique qui s’est construit juste à la sortie des gorges de Samaria (3h30). On aura eu l’occasion au cours du périple de passer par la gentillette chapelle d’Agios Pavlos (petit snack-bar à proximité) au pied de laquelle coule une source dont l’eau potable sort directement dans le sable à 2 mètres des vagues… Nuit en petit hôtel ou rooms.

 

En chemin vers Agia Roumeli : la chapelle d’Agios Pavlos

Jour 16 : Agia Roumeli - Gorges de Samaria - Omalos

7h / +1200m / -50m.

Ne pas trop tarder ce matin car la remontée des gorges peut être pénible dans la grosse chaleur. Pas de nécessité de vous charger avec des réserves d’eau car l’itinéraire a été aménagé : le Parc a installé points d’eau potable, toilettes, aires de pique-nique… le confort quoi ! Il faut dire que c’est « La randonnée qu’il faut avoir faite », comme l’annoncent tous les prospectus touristiques. Mais que de monde… Encore que, comme vous parcourrez les gorges dans le sens de la remontée, tranquillité assurée pendant un bon bout de temps et particulièrement dans la partie basse.

 

Entrée des gorges de Samaria (Agia Roumeli)

Ouverture des « portes » à 6h30 (1er mai à mi octobre, accès payant 6€). On commence la randonnée par un chemin plat mais rocailleux tracé dans le lit du torrent qui mène en 1h aux « Portes de fer », cet étroit défilé où la distance entre les parois du canyon ne dépassent pas 2m50. On poursuit sur un sentier en légère pente qui se redresse plus on s’enfonce dans le cœur du massif. Plusieurs aires de repos sont aménagées, souvent à l’ombre, permettant de récupérer de l’effort que l’on produit sous un soleil qui nous darde de ses rayons.

 

Les Portes de Fer (gorges de Samaria)


Nous commençons à croiser les randonneurs qui ont choisi la version « descente » : tout d’abord les plus sportifs, puis les contemplatifs photographes, et de loin en loin les groupes constitués, les familles,… jusqu’aux touristes non montagnards, dont le corps n’est plus que douleur(s) de la tête aux pieds, respectueux du « tout inclusive » des tours opérateurs et qui n’avaient pas envisagé une telle difficulté (« c’est facile, ce n’est que de la descente » avaient-ils dit…). On attaque la dernière partie de la montée de notre pas assuré de montagnard, vieux briscard des sentiers (hum…), sur un sentier tout en lacets admirablement bien dessinés jusqu’à déboucher à Xyloscala (1250m) vers midi. C’est l’heure de se diriger vers le snack-bar que vous avez eu l’occasion de croiser sur votre route 4 jours auparavant. Dans l’après-midi, descente en 1h sur le village d’Omalos en empruntant alternativement sentiers et portions de route. Nuit en petit hotel ou rooms.

Jour 17 : Omalos - Gorges d’Agia Irini - Soughia - Loutro (variante E4 + liaison)

6h / +100m / -1200m et 30mn de ferry

D’Omalos, prendre une direction W et rejoindre la chapelle d’Agios Théodori. Négliger le balisage E4 qui part sur la gauche en empruntant une piste : il rejoint le croisement de chemins du J11 au-dessus du village de Koustogerako. Continuer à suivre la route pour trouver un embranchement balisé qui emprunte un vieux sentier muletier restauré (1h). Il chemine en contrebas de la route puis s’en éloigne pour traverser le vallon. On arrive sur la route de Soughia, route que l’on suit quelques temps en descente jusqu’à l’entrée des gorges d’Agia Irini  qui commencent par une large piste qui s’enfonce sous les frondaisons (2h, source, snack-bar). La suite de la journée consiste à descendre le canyon pratiquement dans son intégralité. La sortie des gorges s’effectue lorsque l’on rencontre la route de Koustogerako (2h, restaurant). Ne reste plus qu’à remonter vers la droite jusqu’au croisement avec la route de Soughia et finir sur le goudron les 3 kms jusqu’au village côtier (1h). Se diriger vers le port et embarquer à bord du ferry qui vous dépose dans le village de Loutro, c’est l’arrêt qui suit celui d’Agia Roumeli.

 

Loutro

 

Beaucoup de petits hotels-restaurants en bord de plage. L’accueil Chez Pavlos (sur la droite du quai quand on débarque) est très attentionné et que dire du coucher de soleil sur la Mer de Lybie attablés devant un petit Ouzo agrémenté d’olives pour nous faire patienter pendant que la pièce de viande finit de tourner sur la broche et que la bouteille de vin blanc crétois se rafraîchit dans le seau à glace… Divin et réparateur ! La rando, c’est quand même génial…

Jour 18 : Loutro (journée de détente)

Farniente, baignade, balade en 2h A/R jusqu’à la plage de Phenix voire plus loin jusqu’à Marmara Beach,… A vous de composer votre journée.

 

Le fort de Loutro

Jour 19 : Loutro - Hora Sfakion - Gorges d’Imbros - Hania

5h30 / +600m / -200m.

Il faut bien (à regrets…) quitter cet éden. Plusieurs possibilités pour occuper la journée :

- Ferry jusqu’à Hora Sfakion puis bus jusqu’à Hania

- Ferry jusqu’à Hora Sfakion puis à pied pour remonter les superbes gorges d’Imbros
- Intégrale à pied : sentier littoral jusqu’à Hora Sfakion (2h) puis goudron jusqu’à l’entrée des gorges d’Imbros dans le village de Komitades (40mn) et remontée en 3h du canyon rempli de lauriers roses jusqu’à Imbros où l’on récupère un des bus réguliers pour Hania dans l’après-midi.

A Hania, se poser dans un des nombreux hôtels ou rooms au pied du château (la vieille ville a un charme certain avec ses ruelles étroites) puis flâner le long de la jetée. Pour le soir, excellents restaurants de poissons.

 

Hania

Jour 20 : Hania - Heraklion

1h30 de bus.
A
u matin, continuation de la visite de la ville. Rejoindre la gare routière pour monter dans le bus inter-cités pour Héraklion. Se poser à la sympathique Augerge de Jeunesse et partir visiter  le port et les quelques musées dont les thèmes sont en rapport avec l’activité de la ville. On peut aussi aller dans une chapelle au centre-ville qui héberge le musée des icônes (splendides pièces rares). Selon l’heure de votre départ du lendemain, il sera peut-être nécessaire que vous fassiez la visite de Cnossos cet après-midi (ne mégotons pas : il faut 2 à 3h de temps !).

Vieilles ruelles à Hania

Jour 21 : Heraklion - Paris

2 fois 20mn de bus pour Cnossos + 30mn de bus pour l’aéroport + 4h d’avion

Visite du musée historique d’Héraklion puis déplacement dans la banlieue S pour le site minoen de Cnossos (bus depuis le centre-ville). Bus ou taxi pour l’aéroport en début d’après-midi. Retour en soirée sur Paris.

 

Heraklion : le musée historique

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Relevés de terrain avril 2002

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Commentaires (2)

1. Tony Moutaux (site web) 08/03/2011

Que ca fait envie !

Nos jambes (et surtout ma bedaine) ne me permettront pas de faire tout ce chemin.

Mais ca me donne tres envie d'essayer au moins quelques passages a la journee ou sur 2 jours.

Et j'ai decouvert grace a ce recit le club de rando/montage de l'ile qui a balise une dizaine de chemin dans la partie ouest de l'ile, en dehors du E4.

2. Eric Flottes 01/05/2011

Merci pour ton site, pour ce que tu fais, bonne continuation.

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