[France] Alpes - Tour des Baronnies Provençales
J'en aurai mis du temps pour me lancer sur ce tour ! Plus de 10 ans... Mais l'attraction était forte suite aux nombreuses randonnées à la journée que j'avais pu faire ici ou là sur le périmètre (voir la rubrique Baronnies sur le site). Le topo de la FFRando me semblait pourtant un peu trop typé "pistes" mais en y regardant bien on pouvait aussi inventer un parcours qui essaierait de suivre les crêtes en suivant les sentiers PR plutôt consacrés aux randonnées à la journée. C'est le pari qu'a fait mon ami Rémi en proposant, et en effectuant, une grosse portion du circuit décrit ci-après, mais..., qui dit crêtes, dit éventuellement bivouacs en altitude et donc portage. Evidemment, dans cette région calcaire des Préalpes, la problématique de l'eau se pose mais c'est quand même le poids du sac sur un profil parfois très cassant, y compris sur les portions du GR de Pays officiel, qui inquiète à plus d'un titre ! C'est qu'il est physique, ce bougre de tour, et davantage si on l'agrémente de tribulations complémentaires entre terre et ciel... Certes, on a la possibilité de disposer de quelques gîtes d'étape lorsque l'on croise le tracé officiel mais comme ceux-ci sont en nombre plutôt restreint, ils sont forcément bien vite complets, et il est nécessaire de se replier sur les campings, quand il y en a (ça tombe bien puisqu'on doit porter la tente...!). L'autre gros problème concerne le ravitaillement : très peu d'épiceries (Sainte-Jalle, Buis, Orpierre, Serres, Rémuzat, et pis c'est tout ! il va falloir aimer le pain rassis...) ni de transports en commun qui permettraient un A/R vers le lieu idoine (on pourrait rejoindre la "ville" par le car scolaire du matin mais comme on ne peut remonter qu'avec celui du soir ça implique une journée off. Pour pallier cet inconvénient, il va falloir porter davantage, plus volumineux et plus lourd car ne pensez pas trouver de lyophilisés dans les épiceries de campagne...
Cette introduction plutôt mitigée, il est vrai..., ne reflète pas le fait que c'est assurément l'un des GR de Pays en France métropolitaine les plus beaux, mais aussi l'un des plus difficiles techniquement, qui plus est avec 20kg sur le dos ! Et si on commence à trouver (et à emprunter...) des passages alternatifs qui évitent pistes et routes goudronnées et qui nous éloignent des possibilités d'hébergement, si ténues soient-elles, ça devient vraiment dur, d'où les
dont je l'ai affublé. Et, dernier conseil à ne pas prendre à la légère, oubliez la période mi-juin à fin août pendant laquelle la chaleur vous "scotchera" sur place et où l'eau des sources et des fontaines se fera rare, très très rare...
N’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.
Téléchargez les cartes du circuit au format PDF :
Tour des Baronnies Provençales n°1,
Tour des Baronnies Provençales n°2 et Tour des Baronnies Provençales n°3 (en cours)
LE TREK JOUR PAR JOUR
Jour 1 : Sainte-Jalle - Col de Linceuil - Col de Milmandre - Col de Malpertuis - Buis-les-Baronnies
5h / 16kms / +730m / -765m.
Diaporama Du parking à l’entrée N du village de Sainte-Jalle (bar, restaurants, gîtes, supérette et une superbe église romane à laquelle il faut rendre visite...) à 400m d’altitude, on rejoint vers le S le pont sur l’Ennuyé (c’est le nom du ruisseau, si, si…) où on laisse le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales partir sur la droite en direction de Buis-les-Baronnies via Rochebrune alors que l’on continue en RG du ruisseau pour s’engager 150m plus avant à D sur la RD108. On dépasse un camping avant de franchir le ruisseau pour continuer sur le goudron de la RD250 et étonnamment… retrouver la RD108. Va comprendre, Charles…!
On sort définitivement du village face au large col d’Ey. Au panneau “Aire de pique-nique à 500m”, on laisse la RD108 pour suivre sur la G le “Chemin de la Fleur de Mai” (balisage VTT12 jaune) pour découvrir à main gauche la totalité du fond de la vallée de l’Ennuyé. Un peu plus loin, on quitte le goudron pour poursuivre sur un chemin de terre (balisages VTT12 jaune + FFRando jaune) qui, après avoir croisé un ruisseau, se met à grimper pour dépasser la chapelle désacralisée Saint-Anasthase, aujourd’hui devenue un gîte très cosy. Un site sympa avec vue imprenable sur la montagne d’Angèle.
Plus haut (1h, 590m), on reprend un peu de goudron sur la G pour rejoindre la ferme du col d’Ey de laquelle on s’épargne une “rallonge” en suivant un chemin herbeux à G pour atteindre la RD108 sous le col d’Ey (10mn, 680m). A G sur le goudron pour un parcours en montée de 200m jusqu’à la connexion avec une piste stabilisée qui s’élève en lacets sur la D. Après 2 ou 3 lacets (balisages VTT12 jaune et FFRando jaune), on poursuit à découvert sur l’ubac de la montagne de la Fournache. On dispose, tout au long des 2kms de l’ascension régulière à la pente maîtrisée, de larges panoramas sur la vallée de l’Ennuyé et Sainte-Jalle mais pas que… Au NW, on reconnaît La Lance alors qu'au N ce sont les montagnes de Miélandre, Couspeau et Angèle.
On vient buter sur une barrière (50mn, 844m) et l’on poursuit tout droit à l’aplomb du sommet de La Fournache qui en impose à main gauche. Après 400m, la piste va basculer en descente. C’est ici (15mn, 910m) que l’on va incliner sur la G pour suivre un sentier (balisage VTT12 jaune). Un fugace passage à découvert permet de remarquer au NE la forme caractéristique de la montagne d’Aurouze (c’est le bout du bout méridional du massif du Dévoluy…). On traverse un couloir d’avalanches pour voir apparaître en contrebas le village perché de Rochebrune. A la cote 1000, on franchit l’épaule N de la montagne de Linceuil et on continue en courbe de niveau avec le balisage VTT12 jaune en direction du SW. Le sentier se termine sur une piste qui arrive de la crête sommitale de la montagne de Linceuil et on la suit en descente pour rejoindre les maisoins ruinées du hameau de Linceuil (50mn, 950m, un belvédère de premier choix entre autres sur le Mont-Ventoux…!).
Depuis le belvédère, retour sur la piste pour la suivre en descente vers la G jusqu’au virage serré à droite dans lequel il faut poursuivre tout droit (balisage FFRando jaune) sur un large sentier caillouteux qui vient proposer un large virage sur la G sur une lande d’altitude gazonnée. On finit par rejoindre le large col de Linceuil dans lequel se croisent pas mal de pistes et de chemins (10mn, 893m). On y retrouve le GR9 et le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (le balisage jaune-rouge n’apparaît pas puisqu’il est supplanté par le GR et son blanc-rouge…) Au poteau indicateur, on part sur la G vers l’E pour rejoindre le col de Milmandre à 852m où on laisse la piste caillouteuse descendre sur la droite alors que le balisage invite à poursuivre tout droit pour passer en contrebas à G de l’aire d’envol des parapentes.
On évolue en contrebas côté N d’une crête rocheuse très chahutée. Par un parcours en up / down, on rejoint le col de Malpertuis (45mn, 852m), un passage assez large dominé par le piton occidental de la montagne des Plates. On descend sur la D (toujours le GR9…) en direction de Vertegoux sur un sentier plutôt caillouteux avant de retrouver du goudron à 550m d’altitude. Ici, on négocie un virage serré vers la G et jusqu’à l’étape on n’aura de cesse de suivre la bande d’asphalte… La descente n’est pas si désagréable que ça puisque l’on fait face en permanence aux faces septentrionales très minérales et décharnées du Mont-Ventoux et, avantage appréciable..., que la pente est maîtrisée.
Au hameau du "Col d'Os", on laisse le GR9 monter à main gauche alors que l’on poursuit tout droit (c’est un peu plus rapide…) en restant à hauteur en RD du ravin de Jonchier. A l’approche des premières habitations de Buis-les-Baronnies, on passe devant le supermarché “U express” (1h15, 380m) et par les vieilles ruelles du centre historique en direction du SE (bars, restaurants, hôtels, chambres d’hôtes, épiceries, ATM des banques, La Poste, supérettes, service de bus vers Montélimar, etc.) on rejoint le pont sur l’Ouvèze. Une fois le cours d'eau franchi, on trouve en RG les pancartes qui permettent de rejoindre le camping municipal “Le Jalinier” (15mn, 365m).
Jour 2 : Buis-les-Baronnies - Montagne de Chevalet - Montagne du Gravas - Saint-Auban-sur-l'Ouvèze
6h40 / 20kms / +980m / -680m.
Diaporama Depuis le camping “Le Jalinier”, on part sur la G rejoindre la RG de l’Ouvèze puis à D sur la rue qui remonte le cours d'eau en RG et traverse un lotissement. On atteint la passerelle que l’on emprunte pour rejoindre la RD. On suit la route goudronnée vers la G sur 50m avant de s’élever à main D sur une chemin gravillonneux qui permet de prendre pied sur la RD159 qui passe plus haut dans le coteau. On la suit 100m sur la G pour s’engager au niveau du virage dans le Chemin de Choranne. A présent que l’on se dirige vers le N, on dispose d’une vue en enfilade sur les gorges d’Ubrieux avec à l’arrière le col d’Ey et à sa droite la crête éponyme dite "Château d’Ubrieux".
Au croisement de pistes au pied de la captation d’eau, on poursuit sur le Chemin de l’Aiguille. Après avoir négocié un lacet, on rejoint le poteau indicateur “L’Aiguille” (40mn, 459m) où l’on s’échappe de la piste au mitan de l’épingle à cheveux pour suivre un PR (balisage jaune) en direction de La Roche-sur-Buis. On s’élève en zigzags dans la pinède avant de laisser partir sur la gauche deux sentiers d’accès aux falaises qui font le régal des aficionados de la grimpe. La pente ne faiblit pas jusqu’à passer quasiment au pied de l’Aiguille avant de reprendre une orientation E.
Au poteau indicateur “Bitre et Aiguille” (35mn, 613m), on suit le chemin de D, toujours en direction de La Roche-sur-Buis. Très vite, on évolue à découvert pour revoir le Mont-Ventoux et disposer d’une vue plongeante sur la cuvette verdoyante au milieu de laquelle s’inscrit le bourg de Buis-les-Baronnies. Au NW, la montagne des Plates occulte à peine le col de Malpertuis que l’on a franchi hier avant de descendre sur le village étape.
Après une sévère grimpette, le sentier entreprend une traversée ascendante de la combe W du piton calcaire de l’Aiguille. Tout autour de la cuvette de Buis-les-Baronnies, on remarque que la culture de l’olivier est vraiment prépondérente dans cette région, tant les coteaux de l’adret en sont recouverts : pas une place de libre ! On atteint une fourche de sentiers (30mn, 745m, poteau indicateur “Gros cairn”) où l’on incline sur le sentier de D avant de suite repartir sur la G en direction du lieu-dit “Beaudindigue”. On attaque pleine pente dans un maquis de chênes-verts et de buis (entre autres…) avant de connaître un peu de répit sur une portion étale qui amène jusqu’au poteau indicateur “Beaudindigue Haut” (775m, mauvais report du carrefour de sentiers sur le portail IGN…). On part sur la G pour prendre pied sur la montagne de Chevalet. On suit un large sentier caillouteux qui, après quelques zigzags serrés, devient une piste désaffectée. Elle suit le rebord du coteau côté vallée du Menon jusqu’à voir venir arriver de la G successivement deux pistes stabilisées qui semblent, elles, davantage empruntées (45mn, 870m).
On poursuit sur la D pour traverser une lande rase et l’on finit par accéder au point culminant de la montagne de Chevalet (25mn, 942m) après avoir laissé un peu avant partir un PR balisé sur la gauche (il permet de rejoindre la vallée de l’Ouvèze mais bien trop en aval de Saint-Auban…). Du croisement de pistes au sommet, dos au Mont-Ventoux, on part au N puis NE pour s’engager sur la crête de la montagne du Gravas (balisage jaune). On prend pied sur la crête (10mn, 1000m) et on dispose de larges vues sur le Mont-Ventoux et plus à droite sur les Dentelles de Montmirail. On évolue à présent côté S de la crête dans des prairies d’altitude. On continue de s’élever pour passer au pied des Rochers Mindrits. Au-delà, on monte encore un peu pour un panorama où l’on voit deux sommets emblématiques du Dévoluy : la montagne d’Aurouze et le Grand-Ferrand.
On commence à descendre jusqu’à traverser la Combe des Baux (55mn, 1045m) où on laisse à main droite l’itinéraire d’ascension au sommet de la montagne du Gravas pour incliner à G (balisage jaune) sur un sentier de contournement par l’ubac recouvert de forêts de feuillus. Au mitan de l'ascension vers le col de Sanguinet, on rejoint à 1012m une piste forestière qui arrive de la gauche et on la suit vers la D jusqu’à son terme. Au-delà, on emprunte un petit sentier forestier qui remonte jusqu’à la crête à l’W du col où l’on voit arriver de la droite à 1062m le sentier de descente du sommet du Gravas. On poursuit sur la G pour atteindre le col de Sanguinet (30mn, 1080m) au pied de la montagne de Loube.
Maintenant, après avoir fôlatré sur les crêtes, il serait peut-être temps de descendre, non ? Depuis le poteau indicateur marquant le passage du col, on va emprunter sur la G le PR balisé en jaune en direction de “L’Ubac (Vercoirans)” sur les 500m pendant lesquels il va tenter de se frayer un passage entre les genêts et les buis envahissants. A 1060m, au niveau d’une zone de bûcheronnage, les marques jaunes devraient indiquer qu’il faudrait tourner sur la gauche (pour ceux qui voudraient suivre le PR…) mais les balises sont parties avec les troncs d’arbres à la scierie…! A cet endroit, notre itinéraire va quitter le PR pour suivre à D une piste agricole qui longe le bord inférieur d’un premier champ de lavande.
On traverse ainsi le coteau qui s’inscrit sur l’ubac de la montagne de la Loube pour venir croiser les GR91 et GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (balise blanche et rouge sur un arbre à D, et c’est tout ou presque jusqu’à la RD546 !). On descend à G face à la balise sur un sentier très caillouteux puis après 150m il faut impérativement tourner à G pour rejoindre la lisière orientale d’une pinède et descendre une piste d’exploitation “dré dans l’pentu”. A sa sortie à 870m, on prend à G pour contourner par la gauche un champ de romarin et c’est ainsi que l’on aura la chance de tomber sur le poteau indicateur “Colomb” à 820m situé en bord d’une piste stabilisée étale. Ici, c’est à D pour une centaine de mètres avant d’incidemment trouver à main G un poteau “non indicateur” (pour le GR91…). C’est bien ici qu’il faudra descendre pour s’engager, sans aucun balisage rouge-blanc, sur le sentier qui évolue à hauteur en RD du Ravin de la Combe Bellonne et atteindre la RD456 au milieu d’une épingle à cheveux (50mn, 660m).
On suit le goudron vers le bas pour trouver un coupe-lacet et, à la sortie, c’est goudron jusqu’à l’étape. Bien avant l’entrée du village de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, on s’échappe de l’axe principal en montant sur la D sur une petite route d’accès direct au centre du village. On arrive sur une placette et le gîte d’étape “La fontaine d’en haut” se trouve un peu plus loin au coeur du village à deux pas de l’église (25mn, 665m).
Jour 3 : Saint-Auban-sur-l'Ouvèze - Serre de Rioms - Pas de Bouvrèges - Col de la Trappe - Col d’Izon - Izon-la-Bruisse
5h30 / 20kms / +1040m / -655m.
Diaporama Du gîte d’étape, retour sur la place à l’entrée du village pour s’engager tout droit sur le nouveau tracé du GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (depuis 2025, il ne passe plus par le village de Laborel mais par celui d’Izon-la-Bruisse…) et propose, à présent, un itinéraire beaucoup plus intéressant en matière de panoramas puisqu’il va suivre 90% du temps les crêtes qui séparent les vallées de la Méouge et de l’Ouvèze. On s’élève progressivement à l’ESE en bordure de falaise côté Roche-sur-Buis (balisages jaune-rouge et jaune) jusqu’à atteindre la table d’orientation (un peu fracassée…, 35mn, 850m). En se penchant un peu, on peut distinguer à l’arrière, à la limite de la végétation arbustive, le col de Sanguinet par lequel on est descendu hier des crêtes de la montagne du Gravas pour rejoindre Saint-Auban-sur-l’Ouvèze.
On poursuit sur la crête toujours à l’ESE en up / down pour dépasser la chapelle ruinée de la commune de Rioms avant de rejoindre une bâtisse isolée au lieu-dit “Le Serre” (45mn, 920m) où l’on retrouve un peu de goudron jusqu’à arriver devant une patte d’oie où l’on incline sur la D sur une piste stabilisée gravillonneuse. Elle remonte en lacets sur les flancs de la montagne de Bouvrège jusqu’à sa jonction avec une piste d’altitude qui arrive de la Roche-sur-Buis (40mn, 1043m). On suit le balisage jaune-rouge du GR de Pays à main G en direction du Pas de Bouvrège. Noter qu’il y a possibilité de se mesurer à la traversée ouest-est des montagnes de Cros et de Bouvrège, un peu chaotique mais balisée en jaune : il suffit de remonter la piste vers la droite jusqu’à la crête avant de partir à gauche pour passer au sommet à 1242m ; à la fin de la traversée, on retrouvera, par une descente en forte déclivité, le Pas de Bouvrège (compter 45mn supplémentaires par rapport au tracé du GR de Pays)).
Sur l’itinéraire “officiel” du GR de Pays, la piste contourne la montagne par l’ubac, descend rejoindre une piste (20mn, 1000m) avant de remonter à D pour atteindre par une pente régulière dans la chênaie le Pas de Bouvrège (15mn, 1071m). Du col, on dispose d’une belle vue plongeante sur la haute vallée de la Méouge avec à l'horizon la montagne de Bergiès et le Château de Mévouillon. Le GR de Pays descend du col sur la droite en empruntant une piste, ceci pour éviter un petit sommet sur la crête… et retrouve la crête un peu au-delà du col de la Trappe. Notre itinéraire laisse provisoirement ce tracé du GR de Pays pour s’engager en face sur la crête qui se propose et rejoint le sommet coté 1181m duquel un petit sentier chaotique immergé dans le maquis de genêts permet de descendre jusqu’à un champ de lavande en contrebas. Il convient de respecter les cultures et un parcours cairné invite à le contourner par la G pour rejoindre une clairière gazonnée d’où partent 3 pistes. Il faut s’engager sur celle de G, qui elle-même contourne un autre champ de lavande, pour rejoindre le col de la Trappe (40mn, 1110m, poteau indicateur).
On poursuit tout droit au N puis à l’E sur le fil de la crête débonnaire et on voit arriver de la droite le GR de Pays qui depuis le Pas de Bouvrège a squeezé le sommet précédant le passage au col de la Trappe. On continue la remontée de la crête sur laquelle on croise pas mal de miradors de chasse (faites gaffe, les oiseaux…!) et, au prix d’une courte mais rude grimpette, on atteint le poteau indicateur “Clos de Pitoye” (35mn, 1265m). Belle vue arrière sur le Mont-Ventoux à gauche et la montagne d’Angèle à droite dans l'enfilade de la vallée de l’Ouvèze naissante. Dans le sens de l’avancée, au SE, la montagne de Lure s'est bien rapprochée alors que l’on atteint le point culminant de la journée (40mn, 1396m).
On incline sur la D pour se diriger à présent vers le col d’Izon que l’on situe au pied à la droite de la montagne de Chamouse. Nous y voici après une petite descente en forêt de pins (10mn, 1343m). C’est le croisement de nombreux chemins de randonnée dont celui qui conduit au sommet de Chamouse. Mais à présent, il s’agit d’en terminer avec la bambée du jour en suivant la piste forestière qui se présente sur la D sur laquelle on initialise les 4kms de marche jusqu’à l’étape, Izon-la-Bruisse. On dépasse le col d’Olun où les marques du GR de Pays invitent à partir sur la droite pour emprunter un petit sentier qui démarre sur la G quelques dizaines de mètres plus bas après le poteau indicateur.
Mais il est possible également de suivre le PR (balisage jaune) qui emprunte la piste d’en face et qui rejoint la mairie du village et le clocher de l’église, seul rescapé de la barbarie nazie en 1944 lors de la chasse aux maquisards… Le gîte Izon nature se trouve un peu en contrebas en bord de la RD592 (15mn, 1045m, fontaine intermittente).
Jour 4 : Izon-la-Bruisse - Col Saint-Jean - Montagne de Chabre - Orpierre
4h40 / 16kms / +570m / -960m.
Diaporama Du gîte Izon nature, on suit le goudron de la RD592 en direction du haut de la combe bien à hauteur du ravin de la Bruisse (balisage jaune-rouge du parcours commun des GR de Pays Tour des Baronnies Provençales et Tour du sud de Buëch-Méouge). A 1075m, dans un virage en épingle à cheveux, on s'échappe du goudron pour suivre tout droit une piste gravillonneuse avant de poursuivre dans une allée sous le couvert des buis. On dépasse 2 sources avant de commencer à remonter le thalweg (un peu boueux après un épisode de pluie...) jusqu'à retrouver la RD592 quelques mètres après le col de Muze (45mn, 1212m). On poursuit sur le goudron vers la D en légère descente puis en remontée pour atteindre le large passage du col Saint-Jean (15mn, 1155m).
Un PR balisé en jaune se poursuit à main droite mais c'est bien tout droit vers l'E que l'on va s'engager pour suivre une route forestière (balisage jaune-rouge) qui laisse la place un peu plus loin à un chemin auquel on accède par un zigzag serré en forte pente. On poursuit vers l'E en continuel up / down pour rejoindre le carrefour de sentiers du Pas de Lavavour (1h10, 1270m). On continue sur la D en suivant les balises jaunes et rouges des GR de Pays immergés au coeur d'une forêt de chênes-verts et de buis jusqu'à sortir à découvert et disposer d'une vue plongeante sur la vallée de la Méouge. On poursuit en up / down sur un sentier étroit et chaotique marqué par quelques désescalades en I+ de rognons rocheux qui encombrent le fil de la crête. On arrive au col de Sainte-Colombe (40mn, 1200m, séparation avec le GR de Pays Tour du sud de Buëch-Méouge qui descend à droite rejoindre Barret-sur-Méouge).
Le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales se poursuit sur le fil de la crête et rejoint le col de Saint-Ange avant de descendre sur la gauche en suivant le GR946 en direction d'Orpierre (compter 40mn supplémentaires de parcours sur un sentier un peu moins perturbé que précédemment pour rejoindre Orpierre par rapport au circuit décrit ci-après...).
Au col de Sainte-Colombe, comme on a quand même bien profité des panoramas sur la vallée de la Méouge sur la portion de sentier précédente, on peut choisir de s'économiser un peu et choisir de rejoindre directement la maison de site de la forêt de Beynaves où l'on va y retrouver le GR946 qui arrive du col de Saint-Ange. On descend donc en forêt vers la G en direction du village de Sainte-Colombe et très vite on bascule sur la D au poteau indicateur "La Touisse" à 1130m et encore une fois à D au 2ème poteau indicateur "La Touisse" positionné quelques dizaines de mètres plus loin à 1120m. Après un parcours bucolique en forêt, on atteint le poteau indicateur "Bergerie Blanc" (30mn, 1095m) où l'on va emprunter une piste stabilisée sur la D jusqu'à rejoindre le carrefour avec la piste qui arrive d'en face de la bergerie Ravoux (15mn, 1070m, poteau indicateur "Beynaves"). On tourne sur la G à présent que l'on a retrouvé les marques blanches et rouges du GR946 qui arrivent de la droite depuis le col de Saint-Ange. Noter la possibilité d'un détour de 150m vers la gauche pour visiter la maison de site de la forêt de Beynaves (zone de pique-nique, panneaux explicatifs, fontaine et peut-être profiter d'un toit en cas de pluie...).
Retour sur la piste vecteur du GR946. On la suit vers le N sur 300m pour s'échapper en descente à G avec le balisage blanc-rouge (la piste rejoint aussi Orpierre mais conduit presque jusqu'au sommet du Rocher de Saint-Michel avant de plonger sur le village étape). Le GR946 va suivre à hauteur la RD du canyon dans lequel coule le ruisseau de Brignols. On évolue sur un superbe sentier de mémoire. Au poteau indicateur "Au-dessus de Paturle", on voit arriver de la droite le sentier de descente du Rocher de Saint-Michel. On continue en direction d'Orpierre pour contourner le terrain de camping du village "Les Princes d'Orange" en passant par le poteau indicateur "Chemin des Bouissettes" (1h, 720m). On peut s'arrêter pour faire étape au camping (5mn, 680m) ou alors poursuivre la descente par la route en lacets jusqu'au Céans que l'on traverse sur un pont routier afin de rejoindre en légère remontée le centre du village d'Orpierre niché au pied de ses rochers d'escalade (5mn, 690m, supérette, bars, restaurants, gîte d'étape).
Jour 5 : Orpierre - Le Suillet - Les Nayses - Trescléoux - Bivouac au-dessus des Rochers d'Aumage
5h50 / 15kms / +1200m / -740m.
Diaporama Du centre du village d'Orpierre sur la place située entre le temple et l'église à 690m d'altitude, on se dirige vers la G pour pénétrer dans la ruelle "Le Portail" qui sinue entre les maisons anciennes. Après avoir dépassé le four banal, le GR946 monte sur la D et suit la "Draille de la Tour romaine" en escaliers. Au-delà, le départ est, comment dire, vigoureux et tonitruant avec une remontée en zigzags serrés d'un coteau calcaire jusqu'à atteindre un belvédère sur la haute vallée du Céans d'où on dispose d'une vue plongeante sur les falaises de la RD à la base du sommet du Grand Puy.
A partir de 840m, le sentier devient étale jusqu'à croiser une piste sur un plateau herbeux. On poursuit tout droit en pente ascendante en RG de la combe du Grand Béal. Puis la pente s'atténue pour franchir 2 petits thalwegs (dans le 2ème, présence d'une source, 1h, 1000m). On incline progressivement vers la D pour passer au-dessus de Combe Béraude avant d'atteindre le poteau indicateur qui marque la jonction avec la piste qui arrive de la gauche depuis la ferme des Chaups. On poursuit sur la D jusqu'à un croisement de pistes (35mn, 1140m, c'est l'arrivée de la piste croisée en bas sur le plateau herbeux...).
Les marques blanches et rouges du GR946 invitent à tourner fortement sur la G pour une portion de faux-plat montant et enchaîner les lacets d'une piste herbeuse jusqu'à atteindre quasiment le sommet du Suillet. On franchit la crête (45mn, 1323m) pour s'engager dans une descente assez périlleuse par temps humide où le sentier qui louvoie entre les troncs des chênes-verts (auxquels on doit s'accrocher pour ne pas se casser la gu... et qui peu à peu sont meurtris jusqu'à se casser) est une véritable patinoire en forte déclivité sur une centaine de mètres (signalement Suricate en mai 2026). On atteint le poteau indicateur "Sous le Suillet" (10mn, 1289m) pour laisser partir à droite le PR de retour balisé en jaune vers Orpierre alors que l'on poursuit sur la G avec les marques du GR946 pour une descente un peu moins technique en forêt.
Puis on sort à découvert et c'est l'opportunité de disposer d'un panorama sur les Préalpes de Digne jusqu'à l'Estrop. Au SSE, la montagne de Chabre, dont on a suivi un moment le fil de la crête hier, est impressionnante de raideur sur l'ubac avec des pentes bien affirmées d'éboulis. Sur le chemin de crête, là aussi un tantinet chaotique mais sans excès..., sur lequel on évolue à présent, on marche face à la montagne d'Aurouze (ou Pic de Bure, c'est le S du S du massif du Dévoluy...) dont on n'est séparé que par le cirque de Saint-Genis et les montagnes d'Aujour et de Céüse. On se trouve à marcher entre ciel et terre avec la vallée du Céans, très agraire à proximité de sa confluence avec le Buëch, à main droite, et celle de la Blaisance, plus boisée, sur la gauche.
On atteint la bifurcation de sentiers (35mn, 1210m) où l'on quitte le GR946 (on le retrouvera plus tard à Trescléoux, une fois qu'il aura fait son grand tour...). On s'échappe donc à main G sur un itinéraire PR balisé en jaune en direction du "Rocher Pointu". Une descente quasiment en "dré dans l'pentu" ! Au lieu-dit "Costa Rascle" à 1083m, on laisse partir tout droit le sentier partir à l'assaut du Rocher Pointu alors que l'on descend sur la G (balisage jaune aussi...) en direction du lieu-dit "Les Nayses". Le petit sentier se fraie un passage dans le maquis en RG d'un thalweg à sec puis vers 880m incline sur la D pour suivre le ravin du torrent de Chauvet. Plus bas, à 815m, on voit arriver de la gauche le chemin d'accès à une bergerie et on poursuit la descente en RG du torrent. Juste avant de dépasser la captation d'eau (55mn, 745m), il aura fallu repasser RD du torrent en pratiquant sur une vingtaine de mètres un peu de marche en équilibre sur les rochers qui dépassent du cours d'eau.
On prend pied sur une piste qui s'en va rejoindre l'épingle à cheveux d'une piste stabilisée de la vallée de la Blaisance. Mais, 20m avant d'y poser le pied, on aura vu à main D une pancarte mentionnant le sentier du "Vieux Moulin" (créé et entretenu par l'association "Les amis de Trescléoux"). Après un début en forêt, on se retrouve au sommet d'un effondrement du coteau où l'on voit arriver de la droite le sentier qui descend de Roche Pointue. On poursuit en descente jusqu'à atteindre le pont en pierres sur la Blaisance (25mn, 650m). Une fois le cours d'eau franchi, on emprunte la piste sur la D et de suite le sentier qui part en biais à main G et qui rejoint la RD949. Sur le goudron, on incline à D pour atteindre le porche de l'église de Trescléoux (10mn, 675m). Dans le village, la seule fontaine encore en fonctionnement se trouve 100m en contrebas à D sur la route qui conduit au gîte d'étape (il se trouve à 2kms à l'E du village...). Sinon, dans ce village, interdiction de camping, y compris à l'écart des maisons sur l'aire pique-nique mentionnée sur les cartes à l'W du village !
Soit il y a de la place au gîte, soit il va falloir poursuivre sur le GR946 retrouvé au niveau de la fontaine, afin de dégoter un endroit plat pour un éventuel bivouac. Une fois le plein d'eau accompli à la fontaine de Gontard en prévision du bivouac, et en suffisance en prenant en considération la poursuite des étapes de cet après-midi et de celle du lendemain (on ne trouvera pas d'eau sur la longue crête du Rocher de Beaumont, qu'on se le dise...!), on remonte au N en passant devant l'église et la mairie, puis, une fois arrivé en haut du village, on est invité à suivre le sentier botanique sur la D, également support du GR946. On s'élève au-dessus des maisons en coutournant une série de marnes friables par une grimpette dans la pinède avant de retrouver les marnes juste avant de franchir un collet donnant accès à un plateau agraire (35mn, 800m) d'où l'on dispose de belles vues sur la vallée de la Blaisance à l'approche de sa confluence avec celle du Buëch avec dans le lointain les montagnes des Préalpes de Digne à l'E alors qu'au N la montagne d'Aurouze est toujours bien présente... Quant au côté S, c'est bien la longue crête orientale du Suillet qui se rappelle à nous et on identifie parfaitement la baisse dans laquelle on a quitté tout à l'heure le GR pour descendre vers les Nayses.
Il s'ensuit une portion de sentier en quasi courbe de niveau avant de reprendre l'ascension et atteindre la limite haute des cultures céréalières. Pas de possibilité de bivouac tant le terrain est pentu, caillouteux et colonisé par le maquis. Obligation nous est imposée de devoir franchir la barre rocheuse S de la Côte Granet par une longue transversale vers le SSW au pied des falaises calcaires suivie de 3 ou 4 lacets serrés (1h10, 1120m).
On découvre, côté occidental de la crête, un paysage moins austère et surtout des pentes de moindre déclivité disposant de zones quasiment planes à la végétation rare. On avance encore de 400m sur le GR946 pour passer à proximité d'un cairn à la forme particulière. C'est ici que l'on va traverser le thalweg à sec sur la G pour se poser sur le plateau mi-herbeux mi-caillouteux (10mn, 1140m, pas d'eau, C intermittent (avancer un peu vers le S pour disposer d'une connexion Orange)).
Jour 6 : Bivouac au-dessus des Rochers d'Aumage - Rocher de Beaumont - Montclus - Serres
5h / 16kms / +510m / -1020m.
Diaporama Au départ du bivouac, on retrouve de suite le GR946 pour poursuivre vers le N entre les landes et les pinèdes jusqu'à passer au niveau d'un belvédère à 1200m (bivouac sans eau possible sur une belle plateforme herbeuse et vue imprenable). Après, il s'agit de rejoindre le rebord de la Crête d'Aumage et il va falloir solliciter les mollets car, bien que le sentier soit tracé en courts lacets, la pente est plutôt raide alors que l'on sinue entre les buis. Pendant les courts moments de récupération de souffle, on peut se retourner vers le S pour découvrir un panorama qui s'étend de la montagne de Lure au Mont-Ventoux.
On arrive sur le rebord du plateau incliné (55mn, 1372m) et on suit à présent le sentier qui reprend une direction N. On est accompagné par la vision du Grand-Ferrand, du Grand-Armet, de la montagne d'Aurouze et du massif des Ecrins duquel émergent la Barre des Ecrins et son voisin le Pelvoux. Le sentier évolue à présent à découvert avec de merveilleuses vues plongeantes sur la vallée du Buëch avec en point de mire le village médiéval de Serres. Bientôt, droit devant, vont émerger à l'horizon proche les antennes télécom érigées au sommet du Rocher de Beaumont. Et, c'est bien le Grand-Veymont, point culminant du massif du Vercors, qui apparaît à l'horizon droit devant légèrement en contrebas des falaises orientales du rocher !
On dépasse le sommet de la Crête d'Aumage à 1367m avant de devoir désescalader une pente herbeuse pour rejoindre un collet bien creusé (30mn, 1405m) où l'on retrouve un peu de fraîcheur sous les frondaisons. Parce qu'après, il va falloir remonter, et pas qu'un peu ! "Dré dans l'pentu" et sans concession jusqu'à rejoindre la piste d'accès aux antennes qui coiffent le sommet du Rocher de Beaumont. Une fois sur la piste, on poursuit légèrement sur la D pour dépasser un premier pylône avant d'emprunter la portion goudronnée qui se termine au niveau de l'enceinte sécurisée (25mn, 1540m).
On revient sur ses pas pour suivre sur 50m à D la piste inférieure qui conduit à d'autres pylônes côté N avant de trouver à main G (c'est vraiment mal marqué...) le départ du sentier support du GR946 qui contourne le piton sommital du Rocher de Beaumont par le bas. Une fois être passé côté N du sommet, nous revoici à suivre la crête septentrionale du Rocher de Beaumont plutôt côté W avant de venir buter sur l'écueil du Rochasson, un piton rocheux de belle importance qu'il va falloir contourner par sa base côté W au prix de quelques petits pas de désescalade (I+ et II-) et l'utilisation de 2 mains courantes pour se retrouver au prix d'une petite grimpette de nouveau sur le fil de la crête (20mn, 1365m).
Au-delà de cette "épreuve", encore un peu de désescalade de rochers avant de prendre pied sur un bon chemin, certes caillouteux, qui parcourt une large crête débonnaire avec un profil de descente apaisé. Au col de l'Eyglière (1h, 1019m, poteau indicateur), c'est ici que se clôt le parcours de crête puisque le GR946 incline fortement sur la G en direction de Montclus et Serres. Noter qu'il existe un sentier qui se propose de descendre abruptement et directement sur Serres mais il est préférable, aux dires des acteurs locaux de la montagne, de ne point s'y engager du fait de son manque de viabilité, et surtout avec un gros sac sur le dos...
Donc, nous voici à descendre vers le SW d'abord par une série de lacets tracés dans une pente affirmée au milieu du maquis de genêts avant de suivre une longue transversale qui va nous faire transiter par le lieu-dit "La Doussane" où l'on retrouve une piste herbeuse à 850m. Si cela vous est possible de bivouaquer, c'est-à-dire que vous avez assez d'eau pour tenir jusqu'à demain matin... puisqu'on trouvera de l'eau à la fontaine du village, la forêt de pins que l'on traverse recèle de superbes pelouses d'herbe bien planes et à l'ombre qui sont éligibles pour le repos nocturne (35mn, 820m). Mais, si vous avez besoin de vous ravitailler (en solide...), comme ce n'est à pas au village suivant de Montclus que vous allez trouver quelque chose..., il vous faudra aller jusqu'à Serres : la piste sur laquelle on évolue vient rejoindre celle qui descend du sommet du Rocher de Beaumont à 746m ; goudronnée, on la suit sur la D sur 700m pour atteindre Montclus (20mn, 700m, fontaine). Pour rejoindre Serres, ce seront 3kms de marche le long de la RD994, une route qui voit passer pas mal de véhicules (essayez le stop, sans certitude...!). A Serres (35mn, 670m), on trouve supérette, bars, hôtels, restaurants, camping et aussi une gare TER où s'arrêtent les trains de la ligne Marseille - Veynes - Briançon et quelques autocars de la région PACA.
Jour 7 : Serres - Rocher de Jardanne - Serre de la Bouisse - Bonnet Rouge - Col d’Arron
5h50 / 14kms / +1065m / -285m.
1- A la fin du jour 6, si vous avez choisi de bivouaquer dans la forêt avant Montclus et que vous n’avez pas nécessité d’aller vous ravitailler à Serres, il ne vous reste qu’à descendre jusqu’au village, faire le plein d’eau (voir remarque suivante…) et emprunter la route de Serres sur 800m vers l’E pour trouver le départ du GR946 que vous suivrez jusqu’au Rocher de Jardanne via le col du Barret où vous retrouverez l'itinéraire décrit ci-après au départ de Serres (temps et dénivelée quasi identiques à ceux qui seront donnés depuis Serres).
2- Dans les deux cas, depuis Montclus ou Serres, prévoir de l’eau en suffisance pour la journée de marche puis le bivouac et enfin POUR TOUTE LA JOURNEE qui suivra jusqu’au gîte de Praboyer, quelque soit l’itinéraire que vous choisirez d’emprunter au départ du col d’Arron. Soyez conscient que, bien que soient mentionnées sur les cartes IGN des sources, des fontaines ou même de simples ruisseaux, vous n’avez AUCUNE ASSURANCE de pouvoir y trouver de l’eau (selon la saison mais aussi parce que certaines sources ne sont plus suffisamment alimentées durant l’hiver et le printemps, ou qu’elles ont été captées pour alimenter les villages en contrebas et que l’accès au précieux liquide que vous êtes venus quérir est cadenassé. Frustrant quand on entend le gazouillis de l'eau à l’intérieur du réservoir…!). En tout cas, prévoyez large, la consommation peut aller du simple au double en rapport avec la présence de soleil, de la chaleur et du petit vent sur les crêtes !
Diaporama Depuis la RN75 à un quelconque endroit de Serres, il faut remonter dans le vieux village pour trouver la ruelle qui s’inscrit entre l’église et la maison Lesdiguières et la suivre vers l’W pour incliner à D sur une série d’escaliers qui conduit à la rue supérieure où l’on trouve les premières marques blanches et rouges du GR946 qui va suivre la Corniche des Marseillais.
Par une nouvelle série d’escaliers, on passe au pied de la tour de Molend du XVème siècle avant de faire une petite halte devant la chapelle Notre-Dame de Bon Secours. On enchaîne les lacets courts puis on s’élève dans le coteau détritique en sinuant entre les filets métalliques de protection contre les chutes de pierres. A 900m, on prend pied sur la crête de Fontarache pour un parcours en up / down que l’on imagine devoir subir jusqu’au prochain col, celui de Saumane… On dispose au N comme au S de larges vues plongeantes sur la vallée agraire du Buëch fermée au N par la montagne d’Aurouze et Charajaille. Côté S, c’est le Rocher de Beaumont avec son lot d’antennes télécom qui coiffent le piton sommital que l’on a parcouru la veille qui se rappelle à nous…
Un peu plus loin, alors que l’on contourne un béquet rocheux qui encombre l’arête à 1078m, voici que se présentent la montagne Durbonas, Charajaille, le Jocou, la Toussuire, Céüse, la montagne d’Aurouze et Vieux Chaillol, entre autres… On atteint une crête marquée du poteau indicateur “Rocher de Jardanne” (ou “de Saumane”…, 1h30, 1029m). On traverse la piste forestière pour continuele r en face sur le GR946 dans la pinède en montée régulière pour atteindre le poteau indicateur “Font Ollagnier” (25mn, 1125m, source captée et eau non disponible ! Sympa…). On s’élève sur la G en direction du Rocher de Jardanne. A 1185m, on laisse partir sur la droite un joli chemin gazonné à l’herbe accueillante pour un bivouac, par exemple, mais sans eau… On poursuit en direction de la crête du Rocher de Jardanne sur un sentier forestier qui se redresse méchamment jusqu’au croisement de sentiers sur le fil de la crête un petit peu à l’W du rocher (40mn, 1352m, arrivée en face du GR946, branche de Montclus).
Au poteau indicateur, on quitte définitivement pour aujourd’hui le balisage rouge-blanc des GR pour suivre du jaune avec le sentier de crête du Serre de la Bouisse qui démarre sur la D. On évolue à découvert en louvoyant entre les buis. Vues panoramiques dont celle sur le Dévoluy avec la montagne d’Aurouze complétée à présent du Grand-Ferrand, des aiguilles de la Jarjatte (Garnesier) et de l’Obiou. A l’arrière, ce sont les montagnes du Champsaur dominées par la pointe du Vieux-Chaillol.
Un peu plus loin, alors que l’on avance sur la crête sur une portion plus dégagée apparaissent au S la montagne de Lure, le Mont-Ventoux et aussi Chamouse qui domine le large col d’Izon. Et, au beau milieu de tout ça, le Rocher de Beaumont paraît bien effilé… Le sentier se fraie un passage entre les buissons qui colonisent une prairie d’altitude. Puis les buis se font beaucoup plus rares et on progresse plus facilement face au Duffre, le point culminant de la montagne d’Aup. On évolue entre ciel et terre avec à main droite la chaîne des Alpes qui se dévoile plus on se rapproche du bout du bout du Serre de la Bouisse, le Bonnet Rouge. Et les Préalpes ne sont pas en reste…
Au NE, le Valgaudemar vient compléter le Champsaur alors qu’au N c’est le Vercors, en l’occurrence le Grand-Veymont, qui vient se présenter à la gauche du Dévoluy. Au SE, apparaît la longue crête des Monges emblématique des Préalpes de Digne. En revenant à notre parcours de crête, au-delà de la cote 1494, le terrain devient un moment chaotique alors que l’on va commencer à se mesurer à l’ascension du sommet coté 1634. Mais, ce n’était qu’un bref épisode dans cette interminable bambée alors que l'on retrouve un excellent sentier tracé dans une prairie d’altitude et toujours balisé de marques jaunes complétées de cairns, parfois bien utiles. Au sommet, on découvre vers l’W le massif des Trois-Becs (vu côté Chaudière…) complété à sa gauche du Grand-Delmas, point culminant de la montagne de Couspeau.
Une première “vraie” descente depuis ce matin alors que l’on rejoint le collet de Champlat (2h20, 1592m, poteau directionnel). Noter à l'horizon N l’apparition du Mont-Aiguille à la droite du Grand-Veymont, et sous sa meilleure face… Avant de partir en descente sur la droite vers la forêt et le col d’Arron, si on se faisait la petite grimpette jusqu’à la croix métallique qui trône sur l’antécime occidentale du Bonnet Rouge ? Sans sac… Le chemin le plus facile est le plus court, et c’est la ligne droite, pour une fois… Une fois que l’on atteint la base orientale des rochers sommitaux, on laisse le sentier qui part à droite pour poursuivre à flanc de prairie d’altitude parfois recouverte de lapiaz jusqu’à la croix que l’on a en point de mire tout du long.
Retour au collet (20mn, 1592m) pour récupérer le sac et descendre à main G face à la montagne de l’Aup. On fait attention lors d’une traversée au-dessus d’un gigantesque éboulement de terrain qui donne accès à un collet (10mn, 1502m) où l’on vient suivre sur la D une piste qui arrive du bas. Belle vue arrière sur la bordure de falaises de la face N du Bonnet Rouge. La piste passe devant une exploitation d’élevage bovin mais la source de Fontfroide mentionnée sur le portail IGN ne semble plus exister (une de plus !). On poursuit sur la piste et on rejoint le col d’Arron (20mn, 1449m) pour établir le bivouac à main D dans une clairière sous les sapins à proximité d’un abri ouvert mais recouvert d’un toit (pas d’eau, C intermittent sur la piste transversale 300m à l’W du camp).
Jour 8 : Col d’Arron - Pas la Lauze - Station de Valdrôme - Chemin de la Sarcéna - Col des Praux - Gîte d’étape de Praboyer
4h / 12kms / +250m / -710m.
Là encore, comme la veille, quelques préliminaires :
1- Il est à souhaiter qu’il vous reste assez d’eau pour subvenir à vos besoins de la journée car VOUS N’EN TROUVEREZ PAS !
2- Pour rejoindre le gîte d’étape, vous pouvez suivre l’un des 3 itinéraires suivants :
n°1 : il pleut et il n’y a aucun intérêt à aller batifoler sur les crêtes, alors suivez le GR94 depuis le col d’Arron qui traverse les pentes méridionales de la montagne de la Sarcéna (compter 2h30 et quasiment que de la descente…),
n°2 : montez au Pas la Lauze puis suivez sur la G les crêtes de la montagne de l’Aup avec passage au point culminant le Duffre à 1760m pour un voyage entre ciel et terre extraordinairement panoramique et à 360°,
n°3 : montez au Pas la Lauze et suivez en forêt côté N de la montagne de l'Aup les petits sentiers de découverte de la forêt de Valdrôme (c’est l’itinéraire décrit ci-après…).
Diaporama Du bivouac du col d’Arron, on rejoint la piste transversale au pied du Duffre vers le NE. On dépasse le poteau indicateur “Ravin de Pommier” qui marque l’arrivée du GR94 et du GR de Pays Tour des Baronnies Provençales depuis Serres via Sigottier. On poursuit tout droit avec les marques jaunes et rouges du GR de Pays Tour du Buëch afin de rejoindre la Combe Oursière.
Peu après avoir franchi le thalweg, le poteau indicateur “Combe Oursière” (20mn, 1385m) propose de laisser le GR de Pays se poursuivre sur la piste alors qu’un petit sentier (balisage jaune) va permettre de rejoindre le Pas la Lauze situé sur le fil de la crête de la montagne de l’Aup, séparation naturelle entre Drôme et Hautes-Alpes. Ce sentier propose un départ, comme dirais-je…, vivifiant avec sa série de zigzags serrés à la pente bien relevée. On peut reprendre son souffle sur une portion étale vers 1480m sur laquelle on peut laisser son regard s’attarder sur le profil du Serre de la Bouisse parcouru la veille et se perdre à l’E sur l’horizon des montagnes des Alpes. A l'arrière, la montagne d’Aurouze, apparaît la Barre des Ecrins !
A nos pieds, la vallée du Buëch, là aussi très agraire, essaime ses quelques villages et hameaux au milieu des champs de céréales. Après, la montée se transforme en une longue transversale à la pente (presque…) régulière et maîtrisée sous les falaises des contreforts orientaux de la Pyramide (c’est le second sommet de la montagne de l’Aup…). On atteint le rebord du plateau incliné de la montagne de l’Aup, un peu au-dessus du Pas la Lauze géographique (35mn, 1553m, C) et on descend pleine pente au NW dans une belle prairie d’herbes folles avec à main droite la vision du Glandasse, du Grand-Veymont et du Mont-Aiguille. On passe sous le téléski du Proron pour atteindre un pylône télécom (15mn, 1490m).
C’est ici que l’on oblique à G pour suivre un balisage jaune retrouvé (il s’était un peu perdu dans les hautes herbes…) et emprunter un chemin caillouteux qui rejoint le Cabanon des Cimes avant de pénétrer en forêt. A la sortie, on trouve à 1500m d’altitude l’opportunité de monter à G sur une piste herbeuse en forte pente et, 20m après, de suivre un petit sentier étale au départ confidentiel sur la D balisé lui aussi de jaune. Il passe au pied de la fontaine du Loup (à sec…!) puis en contrebas de la fontaine Badatière (captée sans aucun robinet disponible pour le randonneur de passage…). Il s’ensuit une petite descente à D dans la pinède avant de redresser à G pour arriver dans la clairière où est érigée la cabane de Pré Pourri (50mn, 1400m) de laquelle on poursuit tout droit sur le sentier botanique de la Sarcéna.
A 1420m, on laisse le PR balisé en jaune partir à gauche rejoindre les crêtes de la montagne de la Sarcéna (c’est ici que l’itinéraire n°2 converge avec celui qui est en train d'être décrit…). On poursuit sur une trace étale jusqu’à découvrir l’horreur : une gigantesque coupe claire (même dans la Drôme ça peut exister…!) qui “offre” une vue totalement dégagée sur les reliefs environnants : montagnes de Dindaret, de Praloubeau et de Tarsimoure ! On avance un peu sur le no man’s land qui vient d’être créé pour découvrir au niveau de la table d’orientation muette le panorama vers l’orient présentant le Dévoluy (Obiou, Grand-Ferrand, montagne d’Aurouze) et l’intégralité du versant septentrional de la montagne de l’Aup.
On suit la piste défoncée jusqu’au milieu de son virage à gauche où l’on retrouve un bout du sentier botanique qui négocie quelques lacets préservés en forêt. La sortie de ce sentier est “terrible” puisqu’il n’y a pas d’autre possibilité que de descendre la piste en forte déclivité jusqu’à une patte d’oie où l’on quitte la piste principale pour incliner à G sur le même genre de piste… heureusement pour 150m seulement, avant de partir sur la G et déboucher sur la piste forestière stabilisée des Casses (35mn, 1240m, poteau indicateur, ici possibilité de descendre tout droit sur le village de Valdrôme pour son gîte et sa fontaine, la remontée du lendemain s'effectuant en suivant le GR91...). On la suit sur la G en légère descente et on dispose tout au long du parcours de belles échappées sur la haute vallée de la Drôme et le sommet de Banne qui la domine. A l’arrière-plan, on reconnaît le val Maravel et sa crête emblématique du Luzet et à l'horizon le sommet du Jocou.
A présent, la piste s’oriente plein S et évolue en RD et à hauteur du vallon du ruisseau de Jullianne. Celui-ci s’inscrit entre les montagne de Dindaret à droite et de la Sarcéna à gauche. On voit bientôt le GR91 arriver de la droite depuis le village de Valdrôme et emprunter notre itinéraire (20mn, 1200m). Jusqu’à l’étape, les marques blanches et rouges du balisage GR91 vont nous guider. La piste sur laquelle on évolue monte légèrement et pénètre dans les Hautes-Alpes au niveau du panneau “Forêt domaniale de l’Oule” (5mn, 1220m). C’est à l’aplomb de ce panneau que l’on va pouvoir éventuellement trouver de l’eau en contrebas sur la droite dans le ravin du ruisseau de Jullianne à la sortie de la source des Praux, mais, comme toujours, rien n'est sûr… On poursuit en montée régulière pour voir arriver de la gauche, à l’opposé de la citerne, le GR94 que l’on a laissé ce matin au col d’Arron (5mn, 1245m, point de convergence avec la proposition d’itinéraire n°1). On continue tout droit en montée pour franchir le col des Praux à 1253m duquel on dispose d'une vue imprenable sur les falaises occidentales de la montagne de la Sarcéna. Au passage, on peut revoir le Bonnet Rouge et le large passage du col d’Arron.
Encore 250m sur la piste pour atteindre un crarrefour de sentiers (10mn, 1250m, poteau indicateur “Col des Praux”) d’où s’initialise légèrement sur la G de la piste le sentier de descente sur Praboyer et Montmorin (GR91 et GR de Pays Tour des Baronnies Provençales). Ce sentier présente un forte déclivité et pour ne rien gâcher est hyper-caillouteux. On ne regrette VRAIMENT pas qu’il se termine à 1030m pour retrouver la piste que l’on a laissée en haut et la suivre sur la D pour négocier 2 épingles à cheveux avant de pouvoir rejoindre le gîte d’étape de Praboyer (55mn, 970m, tel : +33 492660337, accueil très attentionné, WiFi car C très intermittent voire absent).
Jour 9 : Gîte de Praboyer - Montmorin - Col des Pins - Bergerie de l'Essaillon - Col de Pommerol - Pommerol (village)
6h / 21kms / +930m / -1020m.
Diaporama Du gîte, on descend par la piste jusqu'à l'entrée de Montmorin face à la crête de la montagne de l'Archier et au sommet du Fourchat. Descente tranquille s'il en est... A l'approche du village, le GR91 suit le goudron et descend sur la G pour passer au pied des maisons et rejoindre la RD26 (35mn, 779m, poteau indicateur, robinet d'eau potable, C).
On suit la RD26 sur la D pendant 400m avant de tourner sur la G pour emprunter le Chemin de Chatusse qui s'en va traverser l'Oule et continue sur le goudron en montée progressive. A la première patte d'oie à 820m, on incline à D puis, à la seconde marquée du poteau indicateur “Chatusse Haut” (30mn, 830m), on prend à G, toujours sur le GR91, en direction du col de Plume. Un peu plus haut, on dépasse une source captée (5mn, 850m) avant de s'éloigner peu à peu de la vallée de l'Oule bordée au NE par l'adret de la montagne de Dindaret et à l'E par celle de la Sarcéna.
La piste gravillonneuse continue de s'élever et l'on peut disposer de bons moments de fraîcheur sous les frondaisons avant d'atteindre une patte d'oie (20mn, 950m, à droite en contrebas une nouvelle source captée...). Ensuite, la piste part en courts lacets et à la sortie laisse partir sur la gauche le chemin d'accès à la bergerie de Maraysse. On reste sur la piste principale où la pente ne faiblit pas jusqu'à atteindre le carrefour du col de Plume (35mn, 1132m). Ici, le GR91 (et bien sûr le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales...) tourne sur la G et on le suit dans la hêtraie pour une montée qui se redresse à l'approche du col suivant, col que l'on rejoint une fois que l'on a négocié un virage en épingle à cheveux dans la forêt. Le spectacle au franchissement du col des Pins (35mn, 1325m, C) est grandiose et le regard embrasse un panorama qui s'étend peu ou prou des Monges au Mont-Ventoux en passant par Lure et Chamouse. A nos pieds, la vallée de l'Eygues s'étale à nos pieds couverte de forêts et de cultures céréalières.
Côté N, en se décalant et en avançant un peu sur la droite sur la crête orientale de la montagne de l'Archier pour trouver une trouée dans la végétation arbustive, on a au premier plan les montagnes de Dindaret et de la Sarcéna et juste derrière les deux bosses de celle de Tarsimoure. A l'horizon pointent les sommets du Grand-Veymont, de l'Obiou et du Grand-Ferrand.
C'est lors de ce déplacement que l'on s'aperçoit du profil de la crête orientale de la montagne de l'Archier que l'on pourrait suivre pour rejoindre le col de Pommerol : la première partie est très peu “roulante” et 2 béquets rocheux immergés dans le maquis ne donnent pas envie de s'y frotter (même si, au-delà, on a la confirmation que la deuxième partie est plutôt apaisée, sur sentier, jusqu'au Fourchat...). Le gros sac que l'on se traîne ne milite pas pour que l'on s'y engage ! De plus, on aura demain les mêmes panoramas depuis la crête de la montagne de Raton... Alors, décision de contourner les écueils et de s'engager sur un contournement de la montagne de l'Archier par sa base.
Et pourtant, alors que l'on est en train de descendre “dré dans l'pentu” sur une sente caillouteuse en diable qui louvoie dans le maquis, tout ça en suivant les balises rouges et blanches du GR91, il peut nous arriver de penser que l'itinéraire par les crêtes n'était peut-être pas si déc... que ça ! Les troncs des genêts auxquels on peut s'accrocher rendent d'énormes services dans des portions casse-gueule et on voit avec plaisir le poteau indicateur “Sous le col des Pins” (15mn, 1184m) apparaître clôturant ainsi la séance acrobatique... On emprunte sur la D un sentier transversal en légère descente qui se termine sur une piste agricole qui arrive du col de Palluel, piste que l'on emprunte sur la D sur une centaine de mètres. Au niveau du collet, bien suivre le balisage qui invite à ne pas poursuivre tout droit sur la piste mais demande à ce que l'on incline légèrement à D en bordure d'une prairie face au Fourchat avant que l'on ne retrouve un sentier puis une piste un peu plus loin devant. On atteint ainsi le carrefour de pistes au-dessus de la bergerie de l'Essaillon (30mn, 1020m) où l'on tourne sur la D pour suivre une piste stabilisée en direction du col de l'Archimbaou. On évolue à la base de l'adret de la montagne de l'Archier qui présente, cela se voit bien..., un parcours de crête bien plus apaisé qu'au départ du col des Pins...
On pénètre dans la forêt domaniale de l'Eygues après avoir croisé le ravin de Combe Froide (à sec, vous en doutiez...?) et 500m plus loin voici que l'on franchit le col de l'Archimbaou (25mn, 1084m). Au niveau de la citerne, on suit sur la D la large piste jusqu'à une épingle à cheveux (20mn, 993m). Ici, le GR91 et le GR de Pays descendent sur la gauche rejoindre le village étape de Rosans alors que notre itinéraire se continue tout droit au-delà de la barrière sur la Route forestière de la Beaumelle. Puis on négocie un virage serré à droite de la piste (c'est le contournement de l'éperon S du Serre du Suquet et du Fourchat...) pour se trouver sur un belvédère duquel on dispose de belles vues plongeantes sur la vallée de l'Eygues. On suit la piste encore sur 200m avant d'incliner sur la D pour emprunter la Route forestière de la Haute Beaumelle et franchir le ravin de Counière (40mn, 1110m, à sec lui aussi...) avant d'atteindre une aire de retournement des camions de transport de bois (5mn, 1130m).
Au-delà, la piste est moins empruntée et, à la patte d'oie qui suit, on incline à D en montée sur une piste un peu envahie par les genêts afin de franchir un petit plateau gazonné avant de descendre jusqu'à l'épingle à cheveux d'une piste qui arrive de la proche RD25. Au mitan du virage de la piste, on trouve à l'W, à la cote 1081, le départ d'un sentier-balcon (balisage jaune) qui se fraie un passage au milieu des envahissants genêts face à la montagne de Raton. On termine en up / down jusqu'à prendre pied sur le goudron de la RD25 un peu en contrebas au S du col de Pommerol (25mn, 1060m). On rejoint la plateforme du col (5mn, 1072m, places de bivouac, certes, mais pas d'eau malgré la source annoncée...) et on passe des Hautes-Alpes dans la Drôme sur la RD338.
C'est ici qu'il faudra revenir demain matin pour poursuivre le périple. Mais en attendant, il va falloir trouver un emplacement de bivouac et de quoi faire le plein d'eau pour le bivouac et pour le parcours de crêtes du lendemain. Il est donc nécessaire de descendre dans la vallée du ruisseau de Pommerol : on suit la RD338 vers le N jusqu'à trouver sur la G l'embranchement de la piste gravillonneuse du col des Faux. Cette piste en légère ascendance jusqu'à 1070m permet de rejoindre, à mi-chemin du col, une patte d'oie de laquelle il est possible de descendre à D sur le village de Pommerol, 200m plus bas (en dénivelée...).
Là, il y a pas mal de points d'eau dans ce village autrefois ruiné et qui a été reconstruit par la volonté d'un seul homme, le docteur Paul Vuillard (aidé de ses amis, quand même...) dans les années 70. Bien qu'un peu isolé, le village se trouve être un lieu de villégiature enchanteur situé dans un cadre naturel assez étonnant, à savoir les rochers détritiques des Aiguilles. Il est aujourd'hui devenu un village coopératif composé d'une douzaine d'habitations où les quelques personnes qui y vivent à l'année sont très accueillantes : elles sauront vous indiquer les meilleurs points d'eau et un lieu pour poser votre tente (45mn, 888m).
Jour 10 : Pommerol (village) - Col de Pommerol - Sommet du Raton - Montagne des Gravières - Les Aiguilles - Sentier Emile - Bivouac à la cabane de Clermont (- Rémuzat)
5h30 / 17kms / +800m / -900m & 1h10 / 4kms / +30m / -360m pour Rémuzat.
Diaporama Depuis le village de Pommerol à 888m (et après avoir fait grosse provision d'eau...), on remonte au col de Pommerol par le même itinéraire que celui de la descente d'hier. De la plateforme du col (50mn, 1072m), on dispose de 2 chemins pour se rendre sur la crête de la montagne de Raton : l'un en face N par une piste suivie d'un chemin, l'autre en face S par un chemin de bout en bout.
On choisit celui de la face S qui démarre par le franchissement d'une barrière en bois derrière laquelle on laisse descendre à main gauche un des itinéraires qui conduisent à Rosans, celui-ci via le hameau de Raton. On poursuit tout droit sur un sentier pour l'instant étale en forêt avant de se mettre à monter alors que l'on sort à découvert jusqu'à l'aplomb du sommet de la montagne de Raton (40mn, 1280m). Ici, s'initialise la directissime d'ascension tracée sur l'adret de la montagne ! “Dré dans l'pentu”... Lors des reprises de souffle, on se retourne pour contempler la vallée de l'Eygues dominée par le sommet de la Vanige avec à l'horizon le Mont-Ventoux. Ceci dit, la montée est rude sans être extrême.
Juste avant de poser le pied sur la crête de la montagne de Raton, un poteau indicateur nous oriente vers la G et par une transversale voici que l'on atteint le cairn sommital (30mn, 1473m) pour une large vue panoramique à 360°. Au N, on embrasse du regard de la montagne d'Angèle au Champsaur en passant par Couspeau, les Trois-Becs, La Servelle, Praloubeau, le Bec Pointu, la montagne d'Ambel, le Glandasse, le Grand-Veymont, le Jocou, le Valgaudemar, l'Obiou, le Grand-Ferrand, les aiguilles de la Jarjatte (Tête et Roc de Garnesier), la montagne d'Aurouze (Pic de Bure) et la montagne de l'Aup (Le Duffre). Et tout au fond, dans la blancheur de l'horizon au soleil levant, se dressent la Barre des Ecrins et l'Olan. Au S, l'horizon s'étend du Mercantour au Mont-Ventoux en passant par la montagne de Lure, la Vanige et le plateau de Chamouse. Ouf !
A partir du sommet, nous voici au début de la crête que l'on va suivre : cap à l'W sur un sentier balisé en jaune. D'abord, on descend jusqu'au collet nommé “Passière de la Sapie” (5mn, 1460m, c'est ici que débouche l'itinéraire d'ascension du Raton par l'ubac...) avant de poursuivre un peu en contrebas du fil de la crête jusqu'à rejoindre le Pas de Pousterle (30mn, 1346m) qui sépare les montagnes de Raton et des Gravières. On laisse descendre à gauche le sentier qui passe par le col de Staton et permet de rejoindre Rémuzat en moins de 2 heures via le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales arrivant de Rosans (raccourci très conseillé en cas de mauvais temps...). On poursuit tout droit à hauteur sur la crête de la montagne des Gravières en direction des Aiguilles. Le sentier, toujours balisé en jaune, est un peu plus chahuté mais rien de gênant. Bien vite, on efface le pic coté 1338 (il semblerait que ce soit le sommet "officiel" de la montagne des Gravières...) d'où apparaissent à l'W, maintenant que l'on s'est orienté vers le SW, les montagnes d'Angèle, de Miélandre, de La Lance et Le Cougoir.
Au pied occidental du pic, alors que l'on domine un effondrement de terrain en contrebas pile poil dans l'alignement du village de Cornillac, 700m plus bas..., on laisse une fois encore partir un sentier sur la gauche permettant de rejoindre le col de Staton (2ème possibilité de raccourci vers Rémuzat...). 100m après (45mn, 1295m), le rebord calcaire vient toucher l'humus de la forêt de l'ubac et, si vous ne “sentez” pas la suite de l'itinéraire un peu plus osée de la traversée des Aiguilles et la désescalade de la falaise aidé de 2 mains courantes (la 1ère est verticale au départ du sommet suivant...), c'est le moment de vous échapper sur la droite en rejoignant un petit sentier forestier (on le nomme le “chemin des ânes” puisqu'il permet à ces charmants compagnons de randonnée de pouvoir emprunter la crête au départ de la “Passière de la Sapie” de laquelle on arrive et rejoindre avec grande facilité le col d'Enclus...). On se demande d'ailleurs pourquoi cet échappatoire sécurisé n'est pas explicitement indiqué sur le terrain par les acteurs locaux du tourisme car il pourrait éviter à certaines personnes qui craignent le vertige de pouvoir elles aussi parcourir les crêtes et s'éviter les désagréments de ce qui va suivre...
Après une traversée d'un maquis de buis et de genêts, on se retrouve au pied du piton des Aiguilles pour l'ascension duquel le sentier balisé en jaune s'élève en louvoyant entre les buis sur des pentes détritiques jusqu'à atteindre le poteau indicateur sommital (15mn, 1362m). Belle vue plongeante à l'occident sur la vallée de l'Oule dominée par le Rocher du Caire, le rocher aux vautours...
Du poteau, on se décale d'une quinzaine de mètres vers l'E et on trouve le départ du “sentier” de descente qui commence par la prise en main de la 1ère main courante, verticale celle-ci... On désescalade la falaise sur 5 à 6 mètres en disposant de belles marches pour y poser les pieds et on rejoint un petit bout de sentier qui s'inscrit sur un sangle de la paroi. Quelques mètres plus loin, 2ème main courante, moins verticale mais plus longue (20 à 30 mètres ?) qui va nous aider à nous sortir du coteau pentu à l'aplomb du sommet des Aiguilles et rejoindre sur une selle caillouteuse le sentier forestier d'évitement qui arrive de la crête.
Sur la selle, l'itinéraire de descente vers Rémuzat se poursuit sur la G. On négocie quelques lacets dans un éboulis à découvert et puis on pénètre dans la forêt pour déboucher au carrefour de pistes du col d'Enclus (35mn, 1075m). Du col, on suit à main G la large piste stabilisée jusqu'au poteau indicateur qui propose 2 itinéraires de descente vers Rémuzat :
1- à droite, la descente directe de 3kms pleine pente par le Pas de l'Eygues (avec mains courantes...)
2- tout droit, la descente hyper tranquille et panoramique de 8kms par le sentier Emile.
On choisit la 2ème possibilité pour au moins 3 raisons : descente plus douce, possibilité de bivouac avec eau à la cabane de Clermont et, au-delà jusqu'à Rémuzat, parcours en descente des somptueuses gorges du Rif. Après une ligne droite plein S, le sentier propose de larges lacets en forêt de pins et de feuillus et 6 virages en épingle à cheveux sans que l'on perdre beaucoup d'altitude. Le 7ème virage se négocie sur 200m environ en suivant une étroite vire taillée à la base de la falaise qui termine l'arête SSW de la montagne des Gravières (un peu d'attention...!). Au-delà, on change de forêt au lieu-dit “Ville Vieille” dans laquelle il ne restera à négocier que 5 virages en épingle à cheveux pour atteindre le fond du vallon du Rif au niveau du village ruiné de Clermont (1h, 780m, poteau indicateur “Ruisseau du Rif”). Au croisement de chemins, on marche une cinquantaine de mètres sur la G pour atteindre la cabane de Clermont (1mn, 779m, cabane ONF fermée, beau spot de bivouac avec -possiblement- eau dans le ravin de la Fayolle).
Il n'y a pas d'emplacement de camping “officiel” à Rémuzat. Par contre, si vous avez pu réserver une place dans le gîte d'étape des Curebiasses, vous pouvez descendre au village en revenant sur vos pas jusqu'au poteau indicateur “Ruisseau du Rif” et suivre les marques rouges et jaunes du GR de Pays Tour des Baronnies Provençales sur la G. L'étroit chemin se fraie un passage entre les buis et les genêts avant de descendre traverser le Rif et passer RG pour une petite montée transversale dans le coteau planté de pins. Bien suivre le balisage pour ne pas se perdre entre les différentes pistes qui se croisent dans le coin jusqu'à commencer le parcours de descente des gorges du Rif.
On commence par le “Pas du Loup” puis on apprécie les belles perspectives sur les falaises de la RD qui dominent les lieux-dits “La Pause”, “La Croix” ou “Béatrix”. En fin de journée, l'ensoleillement est idéal. On rejoint la route goudronnée d'accès à une maison de retraite (1h, 465m). On reste en RG pour pénétrer dans le village de Rémuzat (10mn, 450m, gîte d'étape, bars et restaurants (le Fauve et le Restaurant du Midi), supérette, Maison des vautours, bus vers Nyons à 7h toute l'année sauf samedi et dimanche). Avant l'étape du lendemain, ne pas hésiter à se poser un moment sur l'une des places du village, s'y asseoir et lever les yeux vers le ciel pour contempler le ballet aérien des vautours qui tournoient à proximité des falaises du Rocher du Caire. C'est reposant...
à suivre...
1ère partie : 6 jours de marche / 32h40 / 103kms / +5000m / -4730m.
2ème partie : 4 jours de marche / 21h20 / 64kms / +2250m / -2150m. (et si gîte à Rémuzat 1h10 / 4kms / +30m / -360m.)
3ème partie : à venir...
Relevés de terrain mai et juin 2026
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