[France] Alpes - Tour des Baronnies Provençales

J'en aurai mis du temps pour me lancer sur ce tour ! Plus de 10 ans... Mais l'attraction était forte suite aux nombreuses randonnées à la journée que j'avais pu faire ici ou là sur le périmètre (voir la rubrique Baronnies sur le site). Le topo de la FFRando me semblait pourtant un peu trop typé "pistes" mais en y regardant bien on pouvait aussi inventer un parcours qui essaierait de suivre les crêtes en suivant les sentiers PR plutôt consacrés aux randonnées à la journée. C'est le pari qu'a fait mon ami Rémi en proposant, et en effectuant, une grosse portion du circuit décrit ci-après, mais..., qui dit crêtes, dit éventuellement bivouacs en altitude et donc portage. Evidemment, dans cette région calcaire des Préalpes, la problématique de l'eau se pose mais c'est quand même le poids du sac sur un profil parfois très cassant, y compris sur les portions du GR de Pays officiel, qui inquiète à plus d'un titre ! C'est qu'il est physique, ce bougre de tour, et davantage si on l'agrémente de tribulations complémentaires entre terre et ciel... Certes, on a la possibilité de disposer de quelques gîtes d'étape lorsque l'on croise le tracé officiel mais comme ceux-ci sont en nombre plutôt restreint, ils sont forcément bien vite complets, et il est nécessaire de se replier sur les campings, quand il y en a (ça tombe bien puisqu'on doit porter la tente...!). L'autre gros problème concerne le ravitaillement : très peu d'épiceries (Sainte-Jalle, Buis, Orpierre, Serres, Rémuzat, et pis c'est tout ! il va falloir aimer le pain rassis...) ni de transports en commun qui permettraient un A/R vers le lieu idoine (on pourrait rejoindre la "ville" par le car scolaire du matin mais comme on ne peut remonter qu'avec celui du soir ça  implique une journée off. Pour pallier cet inconvénient, il va falloir porter davantage, plus volumineux et plus lourd car ne pensez pas trouver de lyophilisés dans les épiceries de campagne...

Cette sombre introduction ne reflète pas le fait que c'est assurément l'un des GR de Pays en France métropolitaine les plus beaux, mais aussi l'un des plus difficiles techniquement, qui plus est avec 20kg sur le dos ! Et si on commence à trouver des passages alternatifs qui évitent des pistes et des routes goudronnées, ça devient vraiment dur, d'où les Icone 3 dont je l'ai affublé. Et, derniers conseils, oubliez la période mi-juin à fin août pendant laquelle la chaleur vous "scotchera" sur place et où l'eau des sources et des fontaines se fera rare...

N’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.

Téléchargez la carte du circuit au format PDF : Pdf image 1 Carte - Tour des Baronnies Provençales

 

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Sainte-Jalle - Col de Linceuil - Col de Milmandre - Buis-les-Baronnies

5h de marche / 16kms / +730m / -765m.
Du parking à l’entrée N du village de Sainte-Jalle (bar, restaurants, gîtes, supérette) à 400m d’altitude, on rejoint vers le S le pont sur l’Ennuyé (c’est le nom du ruisseau, si, si…) où on laisse le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales partir sur la droite en direction de Buis-les-Baronnies via Rochebrune alors que l’on continue en RG du ruisseau pour s’engager 150m plus avant à D sur la RD108. On dépasse un camping avant de franchir le ruisseau pour continuer sur le goudron de la RD250 et étonnamment… retrouver la RD108. Va comprendre, Charles…!

 

On sort définitivement du village face au large col d’Ey. Au panneau “Aire de pique-nique à 500m”, on laisse la RD108 pour suivre sur la G le “Chemin de la Fleur de Mai” (balisage VTT12 jaune) pour découvrir à main gauche la totalité du fond de la vallée de l’Ennuyé. Un peu plus loin, on quitte le goudron pour poursuivre sur un chemin de terre (balisages VTT12 jaune + FFRando jaune) qui, après avoir croisé un ruisseau, se met à grimper pour dépasser la chapelle désacralisée Saint-Anastase, aujourd’hui devenue un gîte très cosy. Un site sympa avec vue imprenable sur la montagne d’Angèle.

 

Plus haut (1h, 590m), on reprend un peu de goudron sur la G pour rejoindre la ferme du col d’Ey de laquelle on s’épargne une “rallonge” en suivant un chemin herbeux à G pour atteindre la RD108 sous le col d’Ey (10mn, 680m). A G sur le goudron pour un parcours en montée de 200m jusqu’à la connexion avec une piste stabilisée qui s’élève en lacets sur la D. Après 2 ou 3 lacets (balisages VTT12 jaune et FFRando jaune), on poursuit à découvert sur l’ubac de la montagne de la Fournache. On dispose, tout au long des 2kms de l’ascension régulière à la pente maîtrisée, de larges panoramas sur la vallée de l’Ennuyé et Sainte-Jalle mais pas que… Au NW, on reconnaît La Lance, au N ce sont les montagnes de Couspeau, d’Angèle et de Miélandre.

 

On vient buter sur une barrière (50mn, 844m) et l’on poursuit tout droit à l’aplomb du sommet de La Fournache qui en impose à main gauche. Après 400m, la piste va basculer en descente. C’est ici (15mn, 910m) que l’on va incliner sur la G pour suivre un sentier (balisage VTT12 jaune). Un fugace passage à découvert permet de remarquer au NE la forme caractéristique de la montagne d’Aurouze (c’est le bout du bout méridional du massif du Dévoluy…). On franchit un couloir d’avalanches pour voir apparaître en contrebas le village perché de Rochebrune. A la cote 1000, on franchit l’épaule N de la montagne de Linceuil et on continue en courbe de niveau avec le balisage VTT12 jaune en direction du SW.

 

Le sentier se termine sur une piste qui arrive de la crête sommitale de la montagne de Linceuil et on la suit en descente pour rejoindre les maisoins ruinées du hameau de Linceuil (50mn, 950m, un belvédère de premier choix entre autres sur le Mont-Ventoux…!).

 

Depuis le belvédère, retour sur la piste pour la suivre en descente vers la G jusqu’au virage serré à droite dans lequel il faut poursuivre tout droit (balisage FFRando jaune) sur un large sentier caillouteux qui vient proposer un large virage sur la G sur une lande d’altitude gazonnée. On finit par rejoindre le large col de Linceuil dans lequel se croisent pas mal de pistes et de chemins (10mn, 893m). On y retrouve le GR9 et le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (le jaune-rouge n’apparaît pas puisqu’il est supplanté par le GR et son blanc-rouge…) Au poteau indicateur, on part sur la G vers l’E pour rejoindre le col de Milmandre à 852m où on laisse la piste caillouteuse descendre sur la droite alors que le balisage invite à poursuivre tout droit pour passer en contrebas à G de l’aire d’envol des parapentes.

 

On évolue en contrebas côté N d’une crête rocheuse très chahutée. Par un parcours en up / down, on rejoint le col de Malpertuis (45mn, 852m), un passage assez large dominé par le piton occidental de la montagne des Plates. On descend sur la D (toujours le GR9…) en direction de Vertegoux sur un sentier plutôt caillouteux avant de retrouver du goudron à 550m d’altitude. Ici, on négocie un virage serré vers la G et jusqu’à l’étape on n’aura de cesse de suivre la bande d’asphalte… La descente n’est pas si désagréable que ça puisque l’on fait face en permanence aux faces septentrionales très minérales et décharnées du Mont-Ventoux et que la pente est maîtrisée.

 

Au hameau du "Col d'Os", on laisse le GR9 monter à main gauche alors que l’on poursuit tout droit (c’est un peu plus rapide…) en restant à hauteur en RD du ravin de Jonchier. A l’approche des premières habitations de Buis-les-Baronnies, on passe devant le supermarché “U express” (1h15, 380m) et par les vieilles ruelles du centre historique en direction du SE (bars, restaurants, hôtels, chambres d’hôtes, épiceries, ATM des banques, La Poste, supérettes, service de bus vers Montélimar, etc.) on rejoint le pont sur l’Ouvèze.

 

Une fois franchi, on trouve en RG les pancartes qui permettent de rejoindre le camping municipal “Le Jalinier” (15mn, 365m).

Jour 2 : Buis-les-Baronnies - Montagne de Chevalet - Montagne du Gravas - Saint-Auban-sur-l'Ouvèze

6h40 / 20kms / +980m / -680m.
Depuis le camping “Le Jalinier”, on part sur la G rejoindre la RG de l’Ouvèze. A D sur la rue qui remonte et traverse un lotissement. On atteint la passerelle que l’on emprunte pour rejoindre la RD. On suit la route goudronnée vers la G sur 50m avant de s’élever à main D sur une chemin gravillonneux qui permet de prendre pied sur la RD159 qui passe plus haut dans le coteau. On la suit 100m sur la G pour s’engager au niveau du virage dans le Chemin de Choranne. A présent que l’on se dirige vers le N, on dispose d’une vue en enfilade sur les gorges d’Ubrieux avec à l’arrière le col d’Ey et à sa droite la crête éponyme dite "Château d’Ubrieux".

 

Au croisement de pistes au pied de la captation d’eau, on poursuit sur le Chemin de l’Aiguille. Après avoir négocié un lacet, on rejoint le poteau indicateur “L’Aiguille” (40mn, 459m) où l’on s’échappe de la piste au mitan de l’épingle à cheveux pour suivre un PR (balisage jaune) en direction de La Roche-sur-Buis. On s’élève en zigzags dans la pinède avant de laisser partir sur la gauche deux sentiers d’accès aux falaises qui font le régal des aficionados de la grimpe. La pente ne faiblit pas jusqu’à passer quasiment au pied de l’Aiguille avant de reprendre une orientation E.

 

Au poteau indicateur “Bitre et Aiguille” (35mn, 613m), on suit le chemin de D, toujours en direction de La Roche-sur-Buis. Très vite, on évolue à découvert pour revoir le Mont-Ventoux et disposer d’une vue plongeante sur la cuvette verdoyante au milieu de laquelle s’inscrit Buis-les-Baronnies. Au NW, la montagne des Plates occulte à peine le col de Malpertuis que l’on a franchi hier avant de descendre sur le village étape.

 

Après une sévère grimpette le sentier entreprend une traversée ascendante de la combe W du piton calcaire de l’Aiguille. Tout autour de la cuvette de Buis-les-Baronnies, on remarque que la culture de l’olivier est vraiment prépondérente dans cette région, tant les coteaux de l’adret en sont recouverts : pas une place de libre ! On atteint une fourche de sentiers (30mn, 745m, poteau indicateur “Gros cairn”) où l’on incline sur le sentier de D avant de suite de repartir sur la G en direction du lieu-dit “Beaudindigue”. On attaque pleine pente dans un maquis de chênes-verts et de buis (entre autres…) avant de connaître un peu de répit sur une portion étale qui amène jusqu’au poteau indicateur “Beaudindigue Haut” (775m, mauvais report du carrefour sur la carte IGN…). On part sur la G pour prendre pied sur la montagne de Chevalet. On suit un large sentier caillouteux qui après quelques zigzags serrés devient une piste désaffectée. Elle suit le rebord du coteau côté vallée du Menon jusqu’à voir venir arriver de la G successivement deux pistes stabilisées qui semblent, elles, empruntées (45mn, 870m).

 

On poursuit sur la D pour traverser une lande rase et l’on finit par accéder au point culminant de la montagne de Chevalet (25mn, 942m) après avoir laissé un peu avant partir un PR balisé sur la gauche (il permet de rejoindre la vallée de l’Ouvèze mais bien trop en aval de Saint-Auban…). Du croisement de pistes au sommet, dos au Mont-Ventoux, on part au N puis NE pour s’engager sur la crête de la montagne du Gravas (balisage jaune). On prend pied sur la crête (10mn, 1000m) et on dispose de larges vues sur le Mont-Ventoux et plus à droite sur les Dentelles de Montmirail.

 

On évolue à présent côté S de la crête dans des prairies d’altitude. On continue de s’élever pour passer au pied des Rochers Mindrits. Au-delà, on monte encore un peu pour un panorama où l’on voit deux sommets emblématiques du Dévoluy : la montagne d’Aurouze et le Grand-Ferrand. On commence à descendre jusqu’à traverser la Combe des Boux (55mn, 1045m) où on laisse à main droite l’itinéraire d’ascension au sommet de la montagne du Gravas pour incliner à G (balisage jaune) sur un sentier de contournement par l’ubac recouvert de forêts de feuillus. Au mitan de l'ascension vers le col de Sanguinet, on rejoint à 1012m une piste forestière qui arrive de la gauche et on la suit vers la D jusqu’à son terme. Au-delà, on emprunte un petit sentier forestier qui remonte jusqu’à la crête à l’W du col où l’on voit arriver de la droite à 1062m le sentier de descente du sommet du Gravas. On poursuit sur la G pour atteindre le col de Sanguinet (30mn, 1080m) au pied de la montagne de Loube.

 

Maintenant, après avoir fôlatré sur les crêtes, il serait peut-être temps de descendre, non ? Depuis le poteau indicateur marquant le passage du col, on va emprunter sur la G le PR balisé en jaune en direction de “L’Ubac (Vercoirans)” sur les 500m pendant lesquels il va tenter de se frayer un passage entre les genêts et les buis envahissants. A 1060m, au niveau d’une zone de bûcheronnage, les marques jaunes devraient indiquer qu’il faudrait tourner sur la gauche (pour ceux qui voudraient suivre le PR…) mais les balises sont parties avec les troncs d’arbres à la scierie…! A cet endroit, notre itinéraire va quitter le PR pour suivre à D une piste qui longe le bord inférieur d’un champ de lavande.

 

On traverse ainsi le coteau qui s’inscrit sur l’ubac de la montagne de Loube pour venir croiser les GR91 et GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (balise blanche et rouge sur un arbre à D, et c’est tout ou presque jusqu’à la RD546 !) On descend à G face à la balise sur un sentier très caillouteux puis après 150m il faut impérativement tourner à G pour rejoindre la lisière orientale d’une pinède et descendre une piste d’exploitation “dré dans l’pentu”. A la sortie à 870m, on prend à G pour contourner par la G un champ de romarin et c’est ainsi que l’on aura la chance de tomber sur le poteau indicateur “Colomb” à 820m situé en bord d’une piste stabilisée étale. Ici, c’est à D pour une centaine de mètres avant d’incidemment trouver à main G un poteau “non indicateur” (pour le GR91…). C’est bien ici qu’il faudra descendre pour s’engager sans aucun balisage rouge-blanc sur le sentier qui évolue à hauteur en RD du Ravin de la Combe Bellonne et atteindre la RD456 au milieu d’une épingle à cheveux (50mn, 660m).

 

On suit le goudron vers le bas pour trouver un coupe-lacet et, à la sortie, c’est goudron jusqu’à l’étape. Bien avant l’entrée du village de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, on s’échappe de l’axe principal en montant sur la D sur une petite route d’accès direct au centre du village. On arrive sur une placette et le gîte d’étape “La fontaine d’en haut” se trouve un peu plus loin au coeur du village à deux pas de l’église (25mn, 665m).

Jour 3 : Saint-Auban-sur-l'Ouvèze - Serre de Rioms - Pas de Bouvrèges - Col de la Trappe - Col d’Izon - Izon-la-Bruisse

5h30 / 20kms / +1040m / -640m.
Du gîte d’étape, retour sur la place à l’entrée du village pour s’engager tout droit sur le nouveau tracé du GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (depuis 2025, il ne passe plus par le village de Laborel mais par celui d’Izon-la-Bruisse…) et propose, à présent, un itinéraire beaucoup plus intéressant en matière de panoramas puisqu’il va suivre 90% du temps les crêtes qui séparent les vallées de la Méouge et de l’Ouvèze.

 

On s’élève progressivement à l’ESE en bordure de falaise côté Roche-sur-Buis (balisages jaune-rouge et jaune) jusqu’à atteindre la table d’orientation (un peu fracassée…, 35mn, 850m). En se penchant un peu, on peut distinguer à l’arrière, à la limite de la végétation arbustive, le col de Sanguinet par lequel on est descendu hier des crêtes de la montagne du Gravas pour rejoindre Saint-Auban-sur-l’Ouvèze.

 

On poursuit sur la crête toujours à l’ESE en up / down pour dépasser la chapelle ruinée de la commune de Rioms avant de rejoindre une bâtisse isolée au lieu-dit “Le Serre” (45mn, 920m) où l’on retrouve un peu de goudron jusqu’à arriver devant une patte d’oie où l’on incline sur la D sur une piste stabilisée gravillonneuse. Elle remonte en lacets sur les flancs de la montagne de Bouvrège jusqu’à sa jonction avec une piste d’altitude qui arrive de la Roche-sur-Buis (40mn, 1043m). On suit le balisage jaune-rouge du GR de Pays à main G en direction du Pas de Bouvrège.

 

Noter qu’il y a possibilité de se mesurer à la traversée ouest-est des montagnes de Cros et de Bouvrège, un peu chaotique mais balisée en jaune, en remontant la piste vers la droite jusqu’à la crête avant de partir à gauche pour passer au sommet à 1242m ; à la fin de la traversée, on retrouvera par une descente bien pentue le Pas de Bouvrège (compter 45mn supplémentaires)).

 

Sur l’itinéraire “officiel” du GR de Pays, la piste contourne la montagne par l’ubac, descend rejoindre une piste (20mn, 1000m) avant de remonter à D pour atteindre par une pente régulière dans la chênaie le Pas de Bouvrège (15mn, 1071m). Du col, on dispose d’une belle vue plongeante sur la vallée de la Méouge. Le GR de Pays descend du col sur la droite en empruntant une piste, ceci pour éviter un petit sommet sur la crête… et retrouve la crête un peu au-delà du col de la Trappe. Notre itinéraire laisse provisoirement ce tracé du GR de Pays pour s’engager en face sur la crête qui se propose et rejoint le sommet coté 1181m duquel un petit sentier chaotique immergé dans le maquis de genêts permet de descendre jusqu’à un champ de lavande en contrebas. Il convient de respecter les cultures et un parcours cairné invite à le contourner par la G pour rejoindre une clairière gazonnée d’où partent 3 pistes. Il faut s’engager sur celle de G, qui elle-même contourne un autre champ de lavande, pour rejoindre le col de la Trappe (40mn, 1110m, poteau indicateur).

 

On poursuit tout droit au N puis à l’E sur le fil de la crête débonnaire et on voit arriver de la droite le GR de Pays qui depuis le Pas de Bouvrège a squeezé le sommet précédant le passage au col de la Trappe. On continue la remontée de la crête sur laquelle on croise pas mal de miradors de chasse (faites gaffe, les oiseaux…!) et, au prix d’une courte mais rude grimpette, on atteint le poteau indicateur “Clos de Pitoye” (35mn, 1265m). Belle vue arrière sur le Mont-Ventoux à gauche et la montagne d’Angèle à droite dans l'enfilade de la vallée de l’Ouvèze naissante. Dans le sens de l’avancée, au SE, la montagne de Lure se fait plus rapprochée alors que l’on atteint le point culminant de la journée (40mn, 1396m).

 

On incline sur la D pour se diriger à présent vers le col d’Izon que l’on situe au pied à la droite de la montagne de Chamouse. Nous y voici après une petite descente en forêt de pins (10mn, 1343m). C’est le croisement de nombreux chemins de randonnée dont celui qui conduit au sommet de Chamouse. Mais à présent, il s’agit d’en terminer avec la bambée du jour en suivant la piste forestière qui se présente sur la D sur laquelle on initialise les 4kms de marche jusqu’à l’étape, Izon-la-Bruisse. On dépasse le col d’Olun où les marques du GRP invitent à partir sur la droite pour emprunter un petit sentier qui démarre sur la G quelques dizaines de mètres plus bas après le poteau indicateur. Mais il est possible également de suivre le PR (balisage jaune) qui emprunte la piste d’en face et qui rejoint la mairie du village et le clocher de l’église, seul rescapé de la barbarie nazie en 1944 lors de la chasse aux maquisards… Le gîte Izon nature se trouve un peu en contrebas en bord de la RD592 (15mn, 1060m, fontaine intermittente).

Jour 4 : Izon-la-Bruisse - Col Saint-Jean - Montagne de Chabre - Orpierre

 

Jour 5 : Orpierre - Le Suillet - Trescléoux - Bivouac sur la Roche de Beaumont

 

Jour 6 : Bivouac sur la Roche de Beaumont - Montclus - Serres

 

à suivre...

 

xx jours de marche / xxh / xxkms / +xxxxm / -xxxxm.

Relevés de terrain mai et juin 2026

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