[France] Alpes - Tour des Baronnies Provençales

J'en aurai mis du temps pour me lancer sur ce tour ! Plus de 10 ans... Mais l'attraction était forte suite aux nombreuses randonnées à la journée que j'avais pu faire ici ou là sur le périmètre (voir la rubrique Baronnies sur le site). Le topo de la FFRando me semblait pourtant un peu trop typé "pistes" mais en y regardant bien on pouvait aussi inventer un parcours qui essaierait de suivre les crêtes en suivant les sentiers PR plutôt consacrés aux randonnées à la journée. C'est le pari qu'a fait mon ami Rémi en proposant, et en effectuant, une grosse portion du circuit décrit ci-après, mais..., qui dit crêtes, dit éventuellement bivouacs en altitude et donc portage. Evidemment, dans cette région calcaire des Préalpes, la problématique de l'eau se pose mais c'est quand même le poids du sac sur un profil parfois très cassant, y compris sur les portions du GR de Pays officiel, qui inquiète à plus d'un titre ! C'est qu'il est physique, ce bougre de tour, et davantage si on l'agrémente de tribulations complémentaires entre terre et ciel... Certes, on a la possibilité de disposer de quelques gîtes d'étape lorsque l'on croise le tracé officiel mais comme ceux-ci sont en nombre plutôt restreint, ils sont forcément bien vite complets, et il est nécessaire de se replier sur les campings, quand il y en a (ça tombe bien puisqu'on doit porter la tente...!). L'autre gros problème concerne le ravitaillement : très peu d'épiceries (Sainte-Jalle, Buis, Orpierre, Serres, Rémuzat, et pis c'est tout ! il va falloir aimer le pain rassis...) ni de transports en commun qui permettraient un A/R vers le lieu idoine (on pourrait rejoindre la "ville" par le car scolaire du matin mais comme on ne peut remonter qu'avec celui du soir ça  implique une journée off. Pour pallier cet inconvénient, il va falloir porter davantage, plus volumineux et plus lourd car ne pensez pas trouver de lyophilisés dans les épiceries de campagne...

Vue sur le col de Malpertuis au-dessus de Buis-les-Baronnies

Cette introduction plutôt mitigée, il est vrai..., ne reflète pas le fait que c'est assurément l'un des GR de Pays en France métropolitaine les plus beaux, mais aussi l'un des plus difficiles techniquement, qui plus est avec 20kg sur le dos ! Et si on commence à trouver (et à emprunter...) des passages alternatifs qui évitent pistes et routes goudronnées et qui nous éloignent des possibilités d'hébergement, si ténues soient-elles, ça devient vraiment dur, d'où les Icone 3 dont je l'ai affublé. Et, dernier conseil à ne pas prendre à la légère, oubliez la période mi-juin à fin août pendant laquelle la chaleur vous "scotchera" sur place et où l'eau des sources et des fontaines se fera rare...

N’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec la carte téléchargeable en PDF) et bien d’autres choses encore.

Téléchargez le cartes du circuit au format PDF : Pdf image 1 Tour des Baronnies Provençales n°1 et Pdf image 1 Tour des Baronnies Provençales n°2 (en cours)

 

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Sainte-Jalle - Col de Linceuil - Col de Milmandre - Col de Malpertuis - Buis-les-Baronnies

5h / 16kms / +730m / -765m.
Diaporama Du parking à l’entrée N du village de Sainte-Jalle (bar, restaurants, gîtes, supérette et une superbe église romane à laquelle il faut rendre visite...) à 400m d’altitude, on rejoint vers le S le pont sur l’Ennuyé (c’est le nom du ruisseau, si, si…) où on laisse le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales partir sur la droite en direction de Buis-les-Baronnies via Rochebrune alors que l’on continue en RG du ruisseau pour s’engager 150m plus avant à D sur la RD108. On dépasse un camping avant de franchir le ruisseau pour continuer sur le goudron de la RD250 et étonnamment… retrouver la RD108. Va comprendre, Charles…!

Au départ de Sainte-Jalle, une petite visite à Notre-Dame de Beauvert

On sort définitivement du village face au large col d’Ey. Au panneau “Aire de pique-nique à 500m”, on laisse la RD108 pour suivre sur la G le “Chemin de la Fleur de Mai” (balisage VTT12 jaune) pour découvrir à main gauche la totalité du fond de la vallée de l’Ennuyé. Un peu plus loin, on quitte le goudron pour poursuivre sur un chemin de terre (balisages VTT12 jaune + FFRando jaune) qui, après avoir croisé un ruisseau, se met à grimper pour dépasser la chapelle désacralisée Saint-Anasthase, aujourd’hui devenue un gîte très cosy. Un site sympa avec vue imprenable sur la montagne d’Angèle.

En montant vers le col d'Ey, vue arrière sur la vallée de l'Ennuyé et au fond sur la G la montagne d'Angèle

Plus haut (1h, 590m), on reprend un peu de goudron sur la G pour rejoindre la ferme du col d’Ey de laquelle on s’épargne une “rallonge” en suivant un chemin herbeux à G pour atteindre la RD108 sous le col d’Ey (10mn, 680m). A G sur le goudron pour un parcours en montée de 200m jusqu’à la connexion avec une piste stabilisée qui s’élève en lacets sur la D. Après 2 ou 3 lacets (balisages VTT12 jaune et FFRando jaune), on poursuit à découvert sur l’ubac de la montagne de la Fournache. On dispose, tout au long des 2kms de l’ascension régulière à la pente maîtrisée, de larges panoramas sur la vallée de l’Ennuyé et Sainte-Jalle mais pas que… Au NW, on reconnaît La Lance alors qu'au N ce sont les montagnes de Miélandre, Couspeau et Angèle.

Sur la piste au pied de la Fournache, les montagnes de La Lance, de Miélandre, de Couspeau et d'Angèle

On vient buter sur une barrière (50mn, 844m) et l’on poursuit tout droit à l’aplomb du sommet de La Fournache qui en impose à main gauche. Après 400m, la piste va basculer en descente. C’est ici (15mn, 910m) que l’on va incliner sur la G pour suivre un sentier (balisage VTT12 jaune). Un fugace passage à découvert permet de remarquer au NE la forme caractéristique de la montagne d’Aurouze (c’est le bout du bout méridional du massif du Dévoluy…). On traverse un couloir d’avalanches pour voir apparaître en contrebas le village perché de Rochebrune. A la cote 1000, on franchit l’épaule N de la montagne de Linceuil et on continue en courbe de niveau avec le balisage VTT12 jaune en direction du SW. Le sentier se termine sur une piste qui arrive de la crête sommitale de la montagne de Linceuil et on la suit en descente pour rejoindre les maisoins ruinées du hameau de Linceuil (50mn, 950m, un belvédère de premier choix entre autres sur le Mont-Ventoux…!).

Passage au col de Linceuil où l'on retrouve le GR de Pays et le GR9

Depuis le belvédère, retour sur la piste pour la suivre en descente vers la G jusqu’au virage serré à droite dans lequel il faut poursuivre tout droit (balisage FFRando jaune) sur un large sentier caillouteux qui vient proposer un large virage sur la G sur une lande d’altitude gazonnée. On finit par rejoindre le large col de Linceuil dans lequel se croisent pas mal de pistes et de chemins (10mn, 893m). On y retrouve le GR9 et le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (le balisage jaune-rouge n’apparaît pas puisqu’il est supplanté par le GR et son blanc-rouge…) Au poteau indicateur, on part sur la G vers l’E pour rejoindre le col de Milmandre à 852m où on laisse la piste caillouteuse descendre sur la droite alors que le balisage invite à poursuivre tout droit pour passer en contrebas à G de l’aire d’envol des parapentes.

A l'approche du col de Malpertuis

On évolue en contrebas côté N d’une crête rocheuse très chahutée. Par un parcours en up / down, on rejoint le col de Malpertuis (45mn, 852m), un passage assez large dominé par le piton occidental de la montagne des Plates. On descend sur la D (toujours le GR9…) en direction de Vertegoux sur un sentier plutôt caillouteux avant de retrouver du goudron à 550m d’altitude. Ici, on négocie un virage serré vers la G et jusqu’à l’étape on n’aura de cesse de suivre la bande d’asphalte… La descente n’est pas si désagréable que ça puisque l’on fait face en permanence aux faces septentrionales très minérales et décharnées du Mont-Ventoux et, avantage appréciable..., que la pente est maîtrisée.

Les faces N du Mont-Ventoux vues depuis le hameau du Col d'Os

Au hameau du "Col d'Os", on laisse le GR9 monter à main gauche alors que l’on poursuit tout droit (c’est un peu plus rapide…) en restant à hauteur en RD du ravin de Jonchier. A l’approche des premières habitations de Buis-les-Baronnies, on passe devant le supermarché “U express” (1h15, 380m) et par les vieilles ruelles du centre historique en direction du SE (bars, restaurants, hôtels, chambres d’hôtes, épiceries, ATM des banques, La Poste, supérettes, service de bus vers Montélimar, etc.) on rejoint le pont sur l’Ouvèze. Une fois le cours d'eau franchi, on trouve en RG les pancartes qui permettent de rejoindre le camping municipal “Le Jalinier” (15mn, 365m).

Les arcades de la vieille ville de Buis-les-Baronnies

Jour 2 : Buis-les-Baronnies - Montagne de Chevalet - Montagne du Gravas - Saint-Auban-sur-l'Ouvèze

6h40 / 20kms / +980m / -680m.
Diaporama Depuis le camping “Le Jalinier”, on part sur la G rejoindre la RG de l’Ouvèze puis à D sur la rue qui remonte le cours d'eau en RG et traverse un lotissement. On atteint la passerelle que l’on emprunte pour rejoindre la RD. On suit la route goudronnée vers la G sur 50m avant de s’élever à main D sur une chemin gravillonneux qui permet de prendre pied sur la RD159 qui passe plus haut dans le coteau. On la suit 100m sur la G pour s’engager au niveau du virage dans le Chemin de Choranne. A présent que l’on se dirige vers le N, on dispose d’une vue en enfilade sur les gorges d’Ubrieux avec à l’arrière le col d’Ey et à sa droite la crête éponyme dite "Château d’Ubrieux".

Au départ de Buis-les-Baronnies face au Château d'Ubrieux

Au croisement de pistes au pied de la captation d’eau, on poursuit sur le Chemin de l’Aiguille. Après avoir négocié un lacet, on rejoint le poteau indicateur “L’Aiguille” (40mn, 459m) où l’on s’échappe de la piste au mitan de l’épingle à cheveux pour suivre un PR (balisage jaune) en direction de La Roche-sur-Buis. On s’élève en zigzags dans la pinède avant de laisser partir sur la gauche deux sentiers d’accès aux falaises qui font le régal des aficionados de la grimpe. La pente ne faiblit pas jusqu’à passer quasiment au pied de l’Aiguille avant de reprendre une orientation E.

L'Aiguille au-dessus de Buis-les-Baronnies

Au poteau indicateur “Bitre et Aiguille” (35mn, 613m), on suit le chemin de D, toujours en direction de La Roche-sur-Buis. Très vite, on évolue à découvert pour revoir le Mont-Ventoux et disposer d’une vue plongeante sur la cuvette verdoyante au milieu de laquelle s’inscrit le bourg de Buis-les-Baronnies. Au NW, la montagne des Plates occulte à peine le col de Malpertuis que l’on a franchi hier avant de descendre sur le village étape.

Au-dessus des oliveraies de Buis-les-Baronnies

Après une sévère grimpette, le sentier entreprend une traversée ascendante de la combe W du piton calcaire de l’Aiguille. Tout autour de la cuvette de Buis-les-Baronnies, on remarque que la culture de l’olivier est vraiment prépondérente dans cette région, tant les coteaux de l’adret en sont recouverts : pas une place de libre ! On atteint une fourche de sentiers (30mn, 745m, poteau indicateur “Gros cairn”) où l’on incline sur le sentier de D avant de suite repartir sur la G en direction du lieu-dit “Beaudindigue”. On attaque pleine pente dans un maquis de chênes-verts et de buis (entre autres…) avant de connaître un peu de répit sur une portion étale qui amène jusqu’au poteau indicateur “Beaudindigue Haut” (775m, mauvais report du carrefour de sentiers sur le portail IGN…). On part sur la G pour prendre pied sur la montagne de Chevalet. On suit un large sentier caillouteux qui, après quelques zigzags serrés, devient une piste désaffectée. Elle suit le rebord du coteau côté vallée du Menon jusqu’à voir venir arriver de la G successivement deux pistes stabilisées qui semblent, elles, davantage empruntées (45mn, 870m).

Sur la montagne de Gravas (Miélandre, Angèle et la vallée de l'Ennuyé)

On poursuit sur la D pour traverser une lande rase et l’on finit par accéder au point culminant de la montagne de Chevalet (25mn, 942m) après avoir laissé un peu avant partir un PR balisé sur la gauche (il permet de rejoindre la vallée de l’Ouvèze mais bien trop en aval de Saint-Auban…). Du croisement de pistes au sommet, dos au Mont-Ventoux, on part au N puis NE pour s’engager sur la crête de la montagne du Gravas (balisage jaune). On prend pied sur la crête (10mn, 1000m) et on dispose de larges vues sur le Mont-Ventoux et plus à droite sur les Dentelles de Montmirail. On évolue à présent côté S de la crête dans des prairies d’altitude. On continue de s’élever pour passer au pied des Rochers Mindrits. Au-delà, on monte encore un peu pour un panorama où l’on voit deux sommets emblématiques du Dévoluy : la montagne d’Aurouze et le Grand-Ferrand.

Sur la montagne de Gravas, vue au N sur le Dévoluy (Grand-Ferrand et montagne d'Aurouze)

On commence à descendre jusqu’à traverser la Combe des Baux (55mn, 1045m) où on laisse à main droite l’itinéraire d’ascension au sommet de la montagne du Gravas pour incliner à G (balisage jaune) sur un sentier de contournement par l’ubac recouvert de forêts de feuillus. Au mitan de l'ascension vers le col de Sanguinet, on rejoint à 1012m une piste forestière qui arrive de la gauche et on la suit vers la D jusqu’à son terme. Au-delà, on emprunte un petit sentier forestier qui remonte jusqu’à la crête à l’W du col où l’on voit arriver de la droite à 1062m le sentier de descente du sommet du Gravas. On poursuit sur la G pour atteindre le col de Sanguinet (30mn, 1080m) au pied de la montagne de Loube.

Fin du parcours de crêtes sur la montagne de Gravas et descente du col de Sanguinet

Maintenant, après avoir fôlatré sur les crêtes, il serait peut-être temps de descendre, non ? Depuis le poteau indicateur marquant le passage du col, on va emprunter sur la G le PR balisé en jaune en direction de “L’Ubac (Vercoirans)” sur les 500m pendant lesquels il va tenter de se frayer un passage entre les genêts et les buis envahissants. A 1060m, au niveau d’une zone de bûcheronnage, les marques jaunes devraient indiquer qu’il faudrait tourner sur la gauche (pour ceux qui voudraient suivre le PR…) mais les balises sont parties avec les troncs d’arbres à la scierie…! A cet endroit, notre itinéraire va quitter le PR pour suivre à D une piste agricole qui longe le bord inférieur d’un premier champ de lavande.

Descente du col de Sanguinet à travers les champs de lavande

On traverse ainsi le coteau qui s’inscrit sur l’ubac de la montagne de la Loube pour venir croiser les GR91 et GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (balise blanche et rouge sur un arbre à D, et c’est tout ou presque jusqu’à la RD546 !). On descend à G face à la balise sur un sentier très caillouteux puis après 150m il faut impérativement tourner à G pour rejoindre la lisière orientale d’une pinède et descendre une piste d’exploitation “dré dans l’pentu”. A sa sortie à 870m, on prend à G pour contourner par la gauche un champ de romarin et c’est ainsi que l’on aura la chance de tomber sur le poteau indicateur “Colomb” à 820m situé en bord d’une piste stabilisée étale. Ici, c’est à D pour une centaine de mètres avant d’incidemment trouver à main G un poteau “non indicateur” (pour le GR91…). C’est bien ici qu’il faudra descendre pour s’engager, sans aucun balisage rouge-blanc, sur le sentier qui évolue à hauteur en RD du Ravin de la Combe Bellonne et atteindre la RD456 au milieu d’une épingle à cheveux (50mn, 660m).

Pentes de marnes à l'approche de Saint-Auban-sur-l'Ouvèze

On suit le goudron vers le bas pour trouver un coupe-lacet et, à la sortie, c’est goudron jusqu’à l’étape. Bien avant l’entrée du village de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, on s’échappe de l’axe principal en montant sur la D sur une petite route d’accès direct au centre du village. On arrive sur une placette et le gîte d’étape “La fontaine d’en haut” se trouve un peu plus loin au coeur du village à deux pas de l’église (25mn, 665m).

Saint-Auban-sur-l'Ouvèze

Jour 3 : Saint-Auban-sur-l'Ouvèze - Serre de Rioms - Pas de Bouvrèges - Col de la Trappe - Col d’Izon - Izon-la-Bruisse

5h30 / 20kms / +1040m / -655m.
Diaporama Du gîte d’étape, retour sur la place à l’entrée du village pour s’engager tout droit sur le nouveau tracé du GR de Pays Tour des Baronnies Provençales (depuis 2025, il ne passe plus par le village de Laborel mais par celui d’Izon-la-Bruisse…) et propose, à présent, un itinéraire beaucoup plus intéressant en matière de panoramas puisqu’il va suivre 90% du temps les crêtes qui séparent les vallées de la Méouge et de l’Ouvèze. On s’élève progressivement à l’ESE en bordure de falaise côté Roche-sur-Buis (balisages jaune-rouge et jaune) jusqu’à atteindre la table d’orientation (un peu fracassée…, 35mn, 850m). En se penchant un peu, on peut distinguer à l’arrière, à la limite de la végétation arbustive, le col de Sanguinet par lequel on est descendu hier des crêtes de la montagne du Gravas pour rejoindre Saint-Auban-sur-l’Ouvèze.

Sur la crête du Serre de Rioms

On poursuit sur la crête toujours à l’ESE en up / down pour dépasser la chapelle ruinée de la commune de Rioms avant de rejoindre une bâtisse isolée au lieu-dit “Le Serre” (45mn, 920m) où l’on retrouve un peu de goudron jusqu’à arriver devant une patte d’oie où l’on incline sur la D sur une piste stabilisée gravillonneuse. Elle remonte en lacets sur les flancs de la montagne de Bouvrège jusqu’à sa jonction avec une piste d’altitude qui arrive de la Roche-sur-Buis (40mn, 1043m). On suit le balisage jaune-rouge du GR de Pays à main G en direction du Pas de Bouvrège. Noter qu’il y a possibilité de se mesurer à la traversée ouest-est des montagnes de Cros et de Bouvrège, un peu chaotique mais balisée en jaune : il suffit de remonter la piste vers la droite jusqu’à la crête avant de partir à gauche pour passer au sommet à 1242m ; à la fin de la traversée, on retrouvera, par une descente en forte déclivité, le Pas de Bouvrège (compter 45mn supplémentaires par rapport au tracé du GR de Pays)).

La haute vallée de la Méouge vue depuis le Pas de Bouvrèges

Sur l’itinéraire “officiel” du GR de Pays, la piste contourne la montagne par l’ubac, descend rejoindre une piste (20mn, 1000m) avant de remonter à D pour atteindre par une pente régulière dans la chênaie le Pas de Bouvrège (15mn, 1071m). Du col, on dispose d’une belle vue plongeante sur la haute vallée de la Méouge avec à l'horizon la montagne de Bergiès et le Château de Mévouillon. Le GR de Pays descend du col sur la droite en empruntant une piste, ceci pour éviter un petit sommet sur la crête… et retrouve la crête un peu au-delà du col de la Trappe. Notre itinéraire laisse provisoirement ce tracé du GR de Pays pour s’engager en face sur la crête qui se propose et rejoint le sommet coté 1181m duquel un petit sentier chaotique immergé dans le maquis de genêts permet de descendre jusqu’à un champ de lavande en contrebas. Il convient de respecter les cultures et un parcours cairné invite à le contourner par la G pour rejoindre une clairière gazonnée d’où partent 3 pistes. Il faut s’engager sur celle de G, qui elle-même contourne un autre champ de lavande, pour rejoindre le col de la Trappe (40mn, 1110m, poteau indicateur).

Descente sur le col de la Trappe

On poursuit tout droit au N puis à l’E sur le fil de la crête débonnaire et on voit arriver de la droite le GR de Pays qui depuis le Pas de Bouvrège a squeezé le sommet précédant le passage au col de la Trappe. On continue la remontée de la crête sur laquelle on croise pas mal de miradors de chasse (faites gaffe, les oiseaux…!) et, au prix d’une courte mais rude grimpette, on atteint le poteau indicateur “Clos de Pitoye” (35mn, 1265m). Belle vue arrière sur le Mont-Ventoux à gauche et la montagne d’Angèle à droite dans l'enfilade de la vallée de l’Ouvèze naissante. Dans le sens de l’avancée, au SE, la montagne de Lure s'est bien rapprochée alors que l’on atteint le point culminant de la journée (40mn, 1396m).

Sur le fil de la crête entre les cols de la Trappe et d'Izon

On incline sur la D pour se diriger à présent vers le col d’Izon que l’on situe au pied à la droite de la montagne de Chamouse. Nous y voici après une petite descente en forêt de pins (10mn, 1343m). C’est le croisement de nombreux chemins de randonnée dont celui qui conduit au sommet de Chamouse. Mais à présent, il s’agit d’en terminer avec la bambée du jour en suivant la piste forestière qui se présente sur la D sur laquelle on initialise les 4kms de marche jusqu’à l’étape, Izon-la-Bruisse. On dépasse le col d’Olun où les marques du GR de Pays invitent à partir sur la droite pour emprunter un petit sentier qui démarre sur la G quelques dizaines de mètres plus bas après le poteau indicateur.

A l'approche du quartier Pichot d'Izon-la-Bruisse

Mais il est possible également de suivre le PR (balisage jaune) qui emprunte la piste d’en face et qui rejoint la mairie du village et le clocher de l’église, seul rescapé de la barbarie nazie en 1944 lors de la chasse aux maquisards… Le gîte Izon nature se trouve un peu en contrebas en bord de la RD592 (15mn, 1045m, fontaine intermittente).

Jour 4 : Izon-la-Bruisse - Col Saint-Jean - Montagne de Chabre - Orpierre

4h40 / 16kms / +570m / -960m.
Diaporama Du gîte Izon nature, on suit le goudron de la RD592 en direction du haut de la combe bien à hauteur du ravin de la Bruisse (balisage jaune-rouge du parcours commun des GR de Pays Tour des Baronnies Provençales et Tour du sud de Buëch-Méouge). A 1075m, dans un virage en épingle à cheveux, on s'échappe du goudron pour suivre tout droit une piste gravillonneuse avant de poursuivre dans une allée sous le couvert des buis. On dépasse 2 sources avant de commencer à remonter le thalweg (un peu boueux après un épisode de pluie...) jusqu'à retrouver la RD592 quelques mètres après le col de Muze (45mn, 1212m). On poursuit sur le goudron vers la D en légère descente puis en remontée pour atteindre le large passage du col Saint-Jean (15mn, 1155m).

Panorama vers le NE depuis le col Saint-Jean

Un PR balisé en jaune se poursuit à main droite mais c'est bien tout droit vers l'E que l'on va s'engager pour suivre une route forestière (balisage jaune-rouge) qui laisse la place un peu plus loin à un chemin auquel on accède par un zigzag serré en forte pente. On poursuit vers l'E en continuel up / down pour rejoindre le carrefour de sentiers du Pas de Lavavour (1h10, 1270m). On continue sur la D en suivant les balises jaunes et rouges des GR de Pays immergés au coeur d'une forêt de chênes-verts et de buis jusqu'à sortir à découvert et disposer d'une vue plongeante sur la vallée de la Méouge. On poursuit en up / down sur un sentier étroit et chaotique marqué par quelques désescalades en I+ de rognons rocheux qui encombrent le fil de la crête. On arrive au col de Sainte-Colombe (40mn, 1200m, séparation avec le GR de Pays Tour du sud de Buëch-Méouge qui descend à droite rejoindre Barret-sur-Méouge).

Sur la crête de la montagne de Chabre à l'approche du col de Sainte-Colombe

Le GR de Pays Tour des Baronnies Provençales se poursuit sur le fil de la crête et rejoint le col de Saint-Ange avant de descendre sur la gauche en suivant le GR946 en direction d'Orpierre (compter 40mn supplémentaires de parcours sur un sentier un peu moins perturbé que précédemment pour rejoindre Orpierre par rapport au circuit décrit ci-après...).

Au col de Sainte-Colombe

Au col de Sainte-Colombe, comme on a quand même bien profité des panoramas sur la vallée de la Méouge sur la portion de sentier précédente, on peut choisir de s'économiser un peu et choisir de rejoindre directement la maison de site de la forêt de Beynaves où l'on va y retrouver le GR946 qui arrive du col de Saint-Ange. On descend donc en forêt vers la G en direction du village de Sainte-Colombe et très vite on bascule sur la D au poteau indicateur "La Touisse" à 1130m et encore une fois à D au 2ème poteau indicateur "La Touisse" positionné quelques dizaines de mètres plus loin à 1120m. Après un parcours bucolique en forêt, on atteint le poteau indicateur "Bergerie Blanc" (30mn, 1095m) où l'on va emprunter une piste stabilisée sur la D jusqu'à rejoindre le carrefour avec la piste qui arrive d'en face de la bergerie Ravoux (15mn, 1070m, poteau indicateur "Beynaves"). On tourne sur la G à présent que l'on a retrouvé les marques blanches et rouges du GR946 qui arrivent de la droite depuis le col de Saint-Ange. Noter la possibilité d'un détour de 150m vers la gauche pour visiter la maison de site de la forêt de Beynaves (zone de pique-nique, panneaux explicatifs, fontaine et peut-être profiter d'un toit en cas de pluie...).

A la sortie du ravin de Bagnols, voici que l'on découvre la vallée du Céans dominée par les Rochers d'Orpierre

Retour sur la piste vecteur du GR946. On la suit vers le N sur 300m pour s'échapper en descente à G avec le balisage blanc-rouge (la piste rejoint aussi Orpierre mais conduit presque jusqu'au sommet du Rocher de Saint-Michel avant de plonger sur le village étape). Le GR946 va suivre à hauteur la RD du canyon dans lequel coule le ruisseau de Brignols. On évolue sur un superbe sentier de mémoire. Au poteau indicateur "Au-dessus de Paturle", on voit arriver de la droite le sentier de descente du Rocher de Saint-Michel. On continue en direction d'Orpierre pour contourner le terrain de camping du village "Les Princes d'Orange" en passant par le poteau indicateur "Chemin des Bouissettes" (1h, 720m). On peut s'arrêter pour faire étape au camping (5mn, 680m) ou alors poursuivre la descente par la route en lacets jusqu'au Céans que l'on traverse sur un pont routier afin de rejoindre en légère remontée le centre du village d'Orpierre niché au pied de ses rochers d'escalade (5mn, 690m, supérette, bars, restaurants, gîte d'étape).

L'église d'Orpierre

Jour 5 : Orpierre - Le Suillet - Les Nayses - Trescléoux - Bivouac au-dessus des Rochers d'Aumage

5h50 / 15kms / +1200m / -740m.
Diaporama Du centre du village d'Orpierre sur la place située entre le temple et l'église à 690m d'altitude, on se dirige vers la G pour pénétrer dans la ruelle "Le Portail" qui sinue entre les maisons anciennes. Après avoir dépassé le four banal, le GR946 monte sur la D et suit la "Draille de la Tour romaine" en escaliers. Au-delà, le départ est, comment dire, vigoureux et tonitruant avec une remontée en zigzags serrés d'un coteau calcaire jusqu'à atteindre un belvédère sur la haute vallée du Céans d'où on dispose d'une vue plongeante sur les falaises de la RD à la base du sommet du Grand Puy.

Au départ d'Orpierre

A partir de 840m, le sentier devient étale jusqu'à croiser une piste sur un plateau herbeux. On poursuit tout droit en pente ascendante en RG de la combe du Grand Béal. Puis la pente s'atténue pour franchir 2 petits thalwegs (dans le 2ème, présence d'une source, 1h, 1000m). On incline progressivement vers la D pour passer au-dessus de Combe Béraude avant d'atteindre le poteau indicateur qui marque la jonction avec la piste qui arrive de la gauche depuis la ferme des Chaups. On poursuit sur la D jusqu'à un croisement de pistes (35mn, 1140m, c'est l'arrivée de la piste croisée en bas sur le plateau herbeux...).

Vue plongeante sur la vallée du Céans en amont d'Orpierre

Les marques blanches et rouges du GR946 invitent à tourner fortement sur la G pour une portion de faux-plat montant et enchaîner les lacets d'une piste herbeuse jusqu'à atteindre quasiment le sommet du Suillet. On franchit la crête (45mn, 1323m) pour s'engager dans une descente assez périlleuse par temps humide où le sentier qui louvoie entre les troncs des chênes-verts (auxquels on doit s'accrocher pour ne pas se casser la gu... et qui peu à peu sont meurtris jusqu'à se casser) est une véritable patinoire en forte déclivité sur une centaine de mètres (signalement Suricate en mai 2026). On atteint le poteau indicateur  "Sous le Suillet" (10mn, 1289m) pour laisser partir à droite le PR de retour balisé en jaune vers Orpierre alors que l'on poursuit sur la G avec les marques du GR946 pour une descente un peu moins technique en forêt.

Panorama vers le SW depuis le sommet du Suillet

Puis on sort à découvert et c'est l'opportunité de disposer d'un panorama sur les Préalpes de Digne jusqu'à l'Estrop. Au SSE, la montagne de Chabre, dont on a suivi un moment le fil de la crête hier, est impressionnante de raideur sur l'ubac avec des pentes bien affirmées d'éboulis. Sur le chemin de crête, là aussi un tantinet chaotique mais sans excès..., sur lequel on évolue à présent, on marche face à la montagne d'Aurouze (ou Pic de Bure, c'est le S du S du massif du Dévoluy...) dont on n'est séparé que par le cirque de Saint-Genis et les montagnes d'Aujour et de Céüse. On se trouve à marcher entre ciel et terre avec la vallée du Céans, très agraire à proximité de sa confluence avec le Buëch, à main droite, et celle de la Blaisance, plus boisée, sur la gauche.

Sur la crête N du Suillet au-dessus de la vallée du Buëch (montagne d'Aurouze dans le lointain)

On atteint la bifurcation de sentiers (35mn, 1210m) où l'on quitte le GR946 (on le retrouvera plus tard à Trescléoux, une fois qu'il aura fait son grand tour...). On s'échappe donc à main G sur un itinéraire PR balisé en jaune en direction du "Rocher Pointu". Une descente quasiment en "dré dans l'pentu" ! Au lieu-dit "Costa Rascle" à 1083m, on laisse partir tout droit le sentier partir à l'assaut du Rocher Pointu alors que l'on descend sur la G (balisage jaune aussi...) en direction du lieu-dit "Les Nayses". Le petit sentier se fraie un passage dans le maquis en RG d'un thalweg à sec puis vers 880m incline sur la D pour suivre le ravin du torrent de Chauvet. Plus bas, à 815m, on voit arriver de la gauche le chemin d'accès à une bergerie et on poursuit la descente en RG du torrent. Juste avant de dépasser la captation d'eau (55mn, 745m), il aura fallu repasser RD du torrent en pratiquant sur une vingtaine de mètres un peu de marche en équilibre sur les rochers qui dépassent du cours d'eau.

Sur le sentier du Vieux Moulin à l'approche de Trescléoux

On prend pied sur une piste qui s'en va rejoindre l'épingle à cheveux d'une piste stabilisée de la vallée de la Blaisance. Mais, 20m avant d'y poser le pied, on aura vu à main D une pancarte mentionnant le sentier du "Vieux Moulin" (créé et entretenu par l'association "Les amis de Trescléoux"). Après un début en forêt, on se retrouve au sommet d'un effondrement du coteau où l'on voit arriver de la droite le sentier qui descend de Roche Pointue. On poursuit en descente jusqu'à atteindre le pont en pierres sur la Blaisance (25mn, 650m). Une fois le cours d'eau franchi, on emprunte la piste sur la D et de suite le sentier qui part en biais à main G et qui rejoint la RD949. Sur le goudron, on incline à D pour atteindre le porche de l'église de Trescléoux (10mn, 675m). Dans le village, la seule fontaine encore en fonctionnement se trouve 100m en contrebas à D sur la route qui conduit au gîte d'étape (il se trouve à 2kms à l'E du village...). Sinon, dans ce village, interdiction de camping, y compris à l'écart des maisons sur l'aire pique-nique mentionnée sur les cartes à l'W du village !

Montée dans les marnes au-dessus de Trescléoux

Soit il y a de la place au gîte, soit il va falloir poursuivre sur le GR946 retrouvé au niveau de la fontaine, afin de dégoter un endroit plat pour un éventuel bivouac. Une fois le plein d'eau accompli à la fontaine de Gontard en prévision du bivouac, et en suffisance en prenant en considération la poursuite des étapes de cet après-midi et de celle du lendemain (on ne trouvera pas d'eau sur la longue crête du Rocher de Beaumont, qu'on se le dise...!), on remonte au N en passant devant l'église et la mairie, puis, une fois arrivé en haut du village, on est invité à suivre le sentier botanique sur la D, également support du GR946. On s'élève au-dessus des maisons en coutournant une série de marnes friables par une grimpette dans la pinède avant de retrouver les marnes juste avant de franchir un collet donnant accès à un plateau agraire (35mn, 800m) d'où l'on dispose de belles vues sur la vallée de la Blaisance à l'approche de sa confluence avec celle du Buëch avec dans le lointain les montagnes des Préalpes de Digne à l'E alors qu'au N la montagne d'Aurouze est toujours bien présente... Quant au côté S, c'est bien la longue crête orientale du Suillet qui se rappelle à nous et on identifie parfaitement la baisse dans laquelle on a quitté tout à l'heure le GR pour descendre vers les Nayses.

Au-dessus de Trescléoux, vue sur la confluence des vallées de la Blaisance et du Buëch

Il s'ensuit une portion de sentier en quasi courbe de niveau avant de reprendre l'ascension et atteindre la limite haute des cultures céréalières. Pas de possibilité de bivouac tant le terrain est pentu, caillouteux et colonisé par le maquis. Obligation nous est imposée de devoir franchir la barre rocheuse S de la Côte Granet par une longue transversale vers le SSW au pied des falaises calcaires suivie de 3 ou 4 lacets serrés (1h10, 1120m).

Derniers lacets avant de franchir le col dans la Côte Granet

On découvre, côté occidental de la crête, un paysage moins austère et surtout des pentes de moindre déclivité disposant de zones quasiment planes à la végétation rare. On avance encore de 400m sur le GR946 pour passer à proximité d'un cairn à la forme particulière. C'est ici que l'on va traverser le thalweg à sec sur la G pour se poser sur le plateau mi-herbeux mi-caillouteux (10mn, 1140m, pas d'eau, C intermittent (avancer un peu vers le S pour disposer d'une connexion Orange)).

Jour 6 : Bivouac au-dessus des Rochers d'Aumage - Rocher de Beaumont - Montclus - Serres

5h / 16kms / +510m / -1020m.
Diaporama Au départ du bivouac, on retrouve de suite le GR946 pour poursuivre vers le N entre les landes et les pinèdes jusqu'à passer au niveau d'un belvédère à 1200m (bivouac sans eau possible sur une belle plateforme herbeuse et vue imprenable). Après, il s'agit de rejoindre le rebord de la Crête d'Aumage et il va falloir solliciter les mollets car, bien que le sentier soit tracé en courts lacets, la pente est plutôt raide alors que l'on sinue entre les buis. Pendant les courts moments de récupération de souffle, on peut se retourner vers le S pour découvrir un panorama qui s'étend de la montagne de Lure au Mont-Ventoux.

Panorama SW depuis le sentier d'ascension à la crête d'Aumage

On arrive sur le rebord du plateau incliné (55mn, 1372m) et on suit à présent le sentier qui reprend une direction N. On est accompagné par la vision du Grand-Ferrand, du Grand-Armet, de la montagne d'Aurouze et du massif des Ecrins duquel émergent la Barre des Ecrins et son voisin le Pelvoux. Le sentier évolue à présent à découvert avec de merveilleuses vues plongeantes sur la vallée du Buëch avec en point de mire le village médiéval de Serres. Bientôt, droit devant, vont émerger à l'horizon proche les antennes télécom érigées au sommet du Rocher de Beaumont. Et, c'est bien le Grand-Veymont, point culminant du massif du Vercors, qui apparaît à l'horizon droit devant légèrement en contrebas des falaises orientales du rocher !

La vallée du Buëch vue depuis le sommet de la crête d'Aumage

On dépasse le sommet de la Crête d'Aumage à 1367m avant de devoir désescalader une pente herbeuse pour rejoindre un collet bien creusé (30mn, 1405m) où l'on retrouve un peu de fraîcheur sous les frondaisons. Parce qu'après, il va falloir remonter, et pas qu'un peu ! "Dré dans l'pentu" et sans concession jusqu'à rejoindre la piste d'accès aux antennes qui coiffent le sommet du Rocher de Beaumont. Une fois sur la piste, on poursuit légèrement sur la D pour dépasser un premier pylône avant d'emprunter la portion goudronnée qui se termine au niveau de l'enceinte sécurisée (25mn, 1540m).

A l'approche du point culminant du Rocher de Beaumont

On revient sur ses pas pour suivre sur 50m à D la piste inférieure qui conduit à d'autres pylônes côté N avant de trouver à main G (c'est vraiment mal marqué...) le départ du sentier support du GR946 qui contourne le piton sommital du Rocher de Beaumont par le bas. Une fois être passé côté N du sommet, nous revoici à suivre la crête septentrionale du Rocher de Beaumont plutôt côté W avant de venir buter sur l'écueil du Rochasson, un piton rocheux de belle importance qu'il va falloir contourner par sa base côté W au prix de quelques petits pas de désescalade (I+ et II-) et l'utilisation de 2 mains courantes pour se retrouver au prix d'une petite grimpette de nouveau sur le fil de la crête (20mn, 1365m).

La vallée du Buëch vue depuis la crête du Rocher de Beaumont

Au-delà de cette "épreuve", encore un peu de désescalade de rochers avant de prendre pied sur un bon chemin, certes caillouteux, qui parcourt une large crête débonnaire avec un profil de descente apaisé. Au col de l'Eyglière (1h, 1019m, poteau indicateur), c'est ici que se clôt le parcours de crête puisque le GR946 incline fortement sur la G en direction de Montclus et Serres. Noter qu'il existe un sentier qui se propose de descendre abruptement et directement sur Serres mais il est préférable, aux dires des acteurs locaux de la montagne, de ne point s'y engager du fait de son manque de viabilité, et surtout avec un gros sac sur le dos...

Au col de l'Eyglière, vue plongeante sur la vallée du Buëch et Serres

Donc, nous voici à descendre vers le SW d'abord par une série de lacets tracés dans une pente affirmée au milieu du maquis de genêts avant de suivre une longue transversale qui va nous faire transiter par le lieu-dit "La Doussane" où l'on retrouve une piste herbeuse à 850m. Si cela vous est possible de bivouaquer, c'est-à-dire que vous avez assez d'eau pour tenir jusqu'à demain matin... puisqu'on trouvera de l'eau à la fontaine du village, la forêt de pins que l'on traverse recèle de superbes pelouses d'herbe bien planes et à l'ombre qui sont éligibles pour le repos nocturne (35mn, 820m). Mais, si vous avez besoin de vous ravitailler (en solide...), comme ce n'est à pas au village suivant de Montclus que vous allez trouver quelque chose..., il vous faudra aller jusqu'à Serres : la piste sur laquelle on évolue vient rejoindre celle qui descend du sommet du Rocher de Beaumont à 746m ; goudronnée, on la suit sur la D sur 700m pour atteindre Montclus (20mn, 700m, fontaine). Pour rejoindre Serres, ce seront 3kms de marche le long de la RD994, une route qui voit passer pas mal de véhicules (essayez le stop, sans certitude...!). A Serres (35mn, 670m), on trouve supérette, bars, hôtels, restaurants, camping et aussi une gare TER où s'arrêtent les trains de la ligne Marseille - Veynes - Briançon et quelques autocars de la région PACA.

à suivre...

 

6 jours de marche / 32h40 / 103kms / +5000m / -4730m.

Relevés de terrain mai et juin 2026

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