[France-Espagne-Andorre] HRP5
La HRP n°5, comme on peut s’en douter, fait suite à la HRP n°4 qui suivait la HRP n°3 et cette dernière la HRP n°2… Vous ne trouverez pas encore la HRP n°1 puisqu’elle n’a pas été encore accomplie, CQFD…! Donc, cette nouvelle portion de Haute Route pyrénéenne commence là où se finissait la précédente, au village de Marc (ou à Mounicou…) dans la haute vallée de la Sos. Elle se propose d’en terminer après une grosse quinzaine de jours à la gare SNCF de l’Hospitalet-près-l’Andorre. Ce parcours qui enchaînera crêtes, cols, sommets (optionnels ou non…) et aussi fonds de vallées (car il faut bien penser au ravitaillement…), traversera de nombreuses cuvettes lacustres toutes plus belles les unes que les autres..., se jouera des frontières puisqu'il n’arrêtera pas de basculer de France en Espagne et en Andorre, la majeure partie étant réalisée dans l’enceinte de cette principauté. A l’instar de celles qui l’ont précédée, cette mouture n°5 va vers l’orient avec l’espoir qu’un jour prochain je puisse réaliser la n°6 pour aller tremper les pieds (et le reste avec…) dans la Méditerranée !
Le profil des itinéraires de cette série de HRP est très varié et traverse du wilderness à ne plus que savoir en faire... Sur l’itinéraire que j’ai dessiné, les bivouacs seront le lieu commun. Les cabanes (souvent occupées…) et les refuges gardés (souvent complets…) nécessiteront que l’on porte le matériel pour bivouaquer, de même qu'il faudra loger dabs le sac les vivres pour au moins 5 jours. Oubliez le GR10 ! On est à mille lieues du confort des refuges qui ponctuent le tracé toutes les 5 heures. Porter un sac lourd et imposant ne milite pas pour ce type de crapahut entre ciel et terre souvent sur un terrain plutôt rocailleux (seule la HRP n°2 faisait exception et pouvait se réaliser avec un sac “léger” puisque la Haute Route se superposait souvent au GR10 et que les variantes HRP étaient circonscrites à une journée, certes plus difficile que le GR10 mais rejoignant chaque soir un refuge gardé du GR10).
Côté français, il n'y a pas vraiment de tracé HRP (les ouvrages de Veyron, Trans’Pyr et quelques autre proposent chacun leur tracé, et c'est bien !). Rien de noté sur les cartes topographiques IGN françaises. Par contre, côté espagnol et andorran, c’est beaucoup mieux puisque sur les cartes Alpina ou Piolet un certain nombre de tracés de sentiers sont annotés "HRP". C'est peut-être de bonnes occasions de les suivre, non ? Ou tout du moins de s'en inspirer... Ceci dit, l’itinéraire proposé est une pure composition sortant de l’esprit et des recherches du rédacteur et dessiné dans l’esprit “hors des sentiers battus” tout en restant dans la grande majorité des cas sur des sentiers (balisés ou non…) mais qui offrent assurément une belle collection de découvertes. Et, EN AUCUN CAS, ce topo est destiné aux aficionados de la vitesse et de la performance : les “fous” de la HRP mettent 4 à 5 jours pour faire cette liaison, nous 17… C’est que l’on va rechercher, loin d’un esprit de compétition, l’exploration de vallées secrètes dans une quête de la beauté. Et, il est vrai, ça peut prendre du temps…
Allez ! Je n’en dis pas plus. A vous de suivre (ou pas…) les traces décrites ci-dessous et surtout essayez de prendre autant de plaisir que mes compagnons de route, Eric, Jacky et Xavier, et moi-même avons pu en prendre chaque jour à la découverte des merveilles de la nature que nous vous partageons aujourd’hui.
Ultime précision : Certaines étapes peuvent paraître courtes. Il faut prendre en compte que la traversée a été réalisée avec chaque matin, au moment du départ pour la journée de marche, une inquiétude, pas tant sur la survenance d'orages (c'était acté qu'ils seraient au programme...) mais à quelle heure ils allaient se déclencher ; il a été parfois nécessaire de circonscrire la journée de marche à une seule grande matinée… Il est possible que vous souhaitiez marcher davantage. N’hésitez pas ! Quelques étapes peuvent sans problème être doublées mais dans ce cas, soyez bien au fait des prévisions météorologiques. Se prendre un orage sur les crêtes n’est jamais une partie de plaisir au risque de ne jamais connaître la fin du voyage... ce qui serait dommage, non ?
Et n’oubliez pas en fin de topo les sous-rubriques Préparatifs, Sur Place, Dossier de voyage (avec les cartes téléchargeables en PDF) et bien d’autres choses encore.
Téléchargez les cartes du circuit en PDF :
Circuit HRP n°5 général
Circuit HRP n°5 détaillé
LE TREK JOUR PAR JOUR
Jour 1 : Auzat (Gîte Marc et Montmija) - Camp aux orris de Pla Subra
3h30 / 6kms / +970m / -50m.
Diaporama Du gîte d’étape de Marc (1020m, tel : +33 561648854), on traverse le torrent de l’Artigue par le pont situé au niveau de l’aire de jeux en contrebas pour retrouver en RG la RD66 et les marques blanches et rouges du GR10. On les suit en montée sur un sentier caladé en zigzags qui rejoint une route goudronnée à hauteur du village de Marc (20mn, 1105m). On laisse le GR10 se poursuivre en face et on suit la route sur la G en montée moins affirmée pour passer au pied du nouveau gîte d’étape de la Tuto (5mn, 1025m, établissement créé en 2025, tel : +33 686954102). A la patte d’oie, on incline sur la G pour redescendre et rejoindre la RD66. Une fois en RD du torrent de l’Artigue, on suit le goudron vers la D pendant 500m avant de s’échapper sur une piste qui démarre à G juste avant le pont routier sur la rivière. On pénètre dans le bois du Fontanal. Après 150m, on s’échappe de la piste au mitan de la première épingle à cheveux pour suivre un sentier étale. 100m plus loin, on tourne franchement à G pour suivre le sentier forestier coupe-lacets de la piste (cairns et balisage plutôt ancien de couleur jaune). On rejoint la piste à 1200m et on la suit sur la D pour trouver la continuité du sentier dans l’épingle à cheveux suivante.
A la sortie du sentier (25mn, 1235m), on prend à D sur la piste pour une vingtaine de mètres avant de partir "dré dans l’pentu" dans le coteau à main G. Un peu plus haut, re-piste sur la G pour négocier une épingle à cheveux avant de s’engager à G sur un sentier à la pente parfois bien relevée qui remonte en écharpe. On croise une conduite forcée d’eau juste avant de retrouver la piste (40mn, 1400m) et la traverser pour continuer en face. Re-piste au-dessus et parcours de 200m avant de trouver le départ du sentier à main G (cairn). Plus haut, encore une traversée de la piste pour suivre le sentier qui vient quasiment rejoindre le canyon de la Coume de Subra (15mn, 1500m, eau).
50m avant de traverser le torrent, on trouve à main G la continuité du sentier marquée d’une flèche verte. Ce sentier permet de rejoindre une fois encore la piste que l’on suit sur la D jusqu’à une épingle à cheveux à 1520m dans laquelle on franchit une clôture électrique pour suivre un petit chemin (cairn). On a atteint la limite supérieure de la forêt. Encore quelques bouleaux épars et voici que l’on traverse en biais des landes de myrtilliers et de bruyères.
A 1580m, on atteint la plateforme terminale de la piste herbeuse. On continue en face (cairn) pour franchir le rognon morainique doté sur sa RG d’une superbe cascade. Au sommet du rognon, on découvre les orris de Pujol du bas (50mn, 1700m, abri, C) et on poursuit vers le S en remontant, par un chemin cairné qui louvoie entre les myrtilliers, la prairie d’herbes folles pour atteindre un peu au-dessus du sentier “officiel” les orris de Pujol d’en haut (10mn, 1760m).
Au-delà, on continue vers le S sur le chemin cairné qui efface quelques mamelons herbeux en RD du vallon et atteint le Pla Subra (45mn, 1950m, abri possible dans un orri) au pied du sentier d’ascension du Pic du Montcalm par la voie des Tables du Montcalm (c’est pour demain à la fraîche…!). Nuit sous tente à proximité du torrent sur les pelouses.
Jour 2 : Orris de Pla Subra - Pic du Montcalm - Col de Riufret - Camp au laquet au N du col de la Coumette
4h45 / 5kms / +1120m / -210m.
Diaporama Du plateau, on remonte “dré dans l’pentu” à main D (cairn) le cône de déjection. Arrivé en haut, on incline sur la G pour suivre une vire herbeuse qui se trouve à la base d’un rognon rocheux. Puis on traverse le torrent qui descend du lac du Montcalm (50mn, 2230m, eau).
Une traversée ascendante vers la G conduit à la première grimpette de la journée. Ensuite, c’est une alternance de remontées de banquettes herbeuses ponctuées de petites escalades en I+. Pas question de garder un quelconque rythme de montée. C’est réellement cassant…! On repart "dré dans l’pentu" en contrebas d’une arête pour franchir une épaule (1h05, 2520m, C) et poursuivre légèrement sur la G pour remonter le large thalweg dans lequel s’écoule l’eau de l’exutoire du lac que l'on imagine se situer dans la cuvette au-dessus...
La rigueur de la pente s’amenuise (avec modération…). On retrouve un sentier cairné qui permet, après avoir sinué entre les dalles de schiste (les fameuses “Tables du Montcalm”), d’atteindre le lac du Montcalm (30mn, 2650m).
On traverse l’exutoire du lac pour rejoindre la base d’un couloir d’éboulis à la pente bien relevée (à l’arrière, on distingue un collet situé au S de la Pointe du Montcalm). Pas de grosse difficulté dans la remontée du couloir dans lequel il y a pas mal de grosses pierres bien scellées et sur lesquelles on peut prendre appui. On atteint une selle herbeuse (35mn, 2760m) d’où on incline sur la G pour remonter RD du pierrier et rejoindre les dalles dans lesquelles on s’élève avant de retrouver un sentier dans les éboulis.
A 2900m, on incline à G pour rejoindre la crête qui s'nscrit entre la Pointe et le Pic du Montcalm. C’est peut-être la portion de l’ascension la plus délicate avec des pas d’escalade en II. On prend pied sur le plateau sommital recouvert d’un éboulis de schiste (50mn, 2960m) pour trouver un superbe sentier à la pente maîtrisée qui va permettre de rejoindre la cime du Pic de Montcalm (25mn, 3077m) et son panorama à 360° sur cette partie des Pyrénées ariégeoises en France et catalanes côté Espagne.
On descend par la voie normale d’ascension jusqu’au col de Riufret (10mn, 2978m). Ici, il y a possibilité de mettre à son "tableau de chasse" les deux sommets de plus de 3000m qui nous font face : la Pique d’Estats et le Pic de Verdaguer (compter 1h A/R sans sac et +200m / -200m à ajouter au cumul de la journée…).
Du col, descente vers l’W sur un sentier en lacets. Après le 5 ou 6ème, il faut incliner légèrement sur la D pour rejoindre directement le col de la Coumette en ayant traversant une aire de bivouac sans eau. Au col (10mn, 2915m), on descend à main D par le GRT61 (balisage rouge-blanc) quelques lacets caillouteux pour rejoindre la RG du laquet. On la suit jusqu’à l’enclos situé près de l’exutoire (10mn, 2880m, eau dans le laquet, 3 à 4 places de bivouac). Nuit sous tente.
Jour 3 : Laquet au N du col de la Coumette - Port de Sotllo - Plats de Sullo - Refuge Vallferrera
3h45 / 7kms / +240m / -1145m.
Diaporama Depuis le laquet, on remonte par le GRT61 au col de la Coumette à 2915m pour basculer à main D et rejoindre le sentier qui descend du col de Riufred et qui court en RG du vallon minéral. A l’approche des deux étangs de la Coumette d’Estats, à la patte d’oie (20mn, 2800m), on continue tout droit pour longer la base de la falaise et descendre peu après pour tourner sur la G. Puis on remonte en zigzags serrés sur le fil d’une moraine caillouteuse en direction du port de Sotllo où l'on franchit une arête rocheuse (20mn, 2850m).
Attention ! Bien prendre de suite à main G pour désescalader un couloir doté de bonnes marches et rejoindre le milieu de la combe rocailleuse. On laisse partir à main droite l’itinéraire d’ascension au Pic de Sotllo (balisé en vert) et on remonte sur la G, toujours avec les marques blanches et rouges du GRT61. On atteint le port de Sotllo (10mn, 2874m) où l'on bascule en Espagne. La descente s'initialise par une série de larges lacets mais la suite s'annonce plus directe avec de courts zigzags dans une forte pente au milieu d'un éboulis de blocs. Au cours de la descente, on croise une 1ère source (10mn, 2700m) puis une 2ème (15mn, 2550m) où l'on retrouve (enfin…!) des espaces gazonnés au niveau de la coma d’Estats.
On passe RD de la vallée pour laisser à main gauche la partie septentrionale de l'estany d’Estats et venir longer un laquet (10mn, 2500m). On se trouve au milieu d’un grandiose cirque de montagnes avec de gauche à droite en partant du port de Sotllo : Pic de Verdaguer, Pica d’Estats, Pic Rodo de Canalbona, port de Riufred et Pic de Canalbona.
On rejoint l’exutoire de l'estany d’Estats pour poursuivre en RD du vallon et arriver en vue de l'estany de Sotllo (15mn, 2385m, abri 3 à 4 places). On descend longer le lac par sa RD puis, après avoir franchi le collet à 2350m, on incline à G pour traverser une tourbière sur un chemin de planches et par la suite désescalader le rognon morainique qui suit pour rejoindre les plans de Sotllo. On y traverse une nouvelle tourbière sur des planches (40mn, 2190m) puis on descend successivement 2 petits rognons morainiques pour venir fouler la tourbière du pla de la Socauba à l’extrémité S de laquelle on passe RG du vallon sur une passerelle en bois (25mn, 2130m).
On s’engage à présent sur un sentier-balcon dessiné à belle hauteur de la gorge. Tracé en up / down de la plus belle obédience, on commence par effacer un rognon rocheux d’une dizaine de mètres de haut à l’aide de mains courantes avant de poursuivre vers le S en rencontrant pas mal d’écueils de ce genre mais de moindre importance… A l’approche d’une petite combe herbeuse (45mn, 2080m, poteau indicateur), on laisse partir à main gauche le chemin balisé en jaune qui remonte le vallon du barranc d’Areste qui conduit au lac éponyme et au-delà au sommet du Pic de Canalbona. On poursuit tout droit pour traverser la petite combe et basculer dans la vallée du barranc d’Areste.
En poursuivant le sentier qui descend vers la pleta de Galliner on rejoint rapidement le refuge de Vallferrera accroché aux flancs de la montagne (20mn, 1905m, bar, restaurant, couchage, 1/2 pension, douches chaudes gratuites, tel : +34 669532513). Nuit au refuge.
Jour 4 : Refuge Vallferrera - Pla de Boet - Pla de Baiau - Cabane de Baiau
3h10 / 7kms / +710m / -85m.
Diaporama Dos au refuge, en suivant le large chemin gravillonneux qui part sur la G, on descend jusqu’au pont de Boet à 1850m où l’on traverse le barranc d’Arcalis pour remonter en RG jusqu’à la piste que l’on suit sur la G. On se retrouve sur le GR11 qui arrive du fond de la vallée de la Noguera de Vallferrera depuis Areu. On laisse partir à gauche la liaison vers la cabana de Boet (et au-delà vers le GR10 français au niveau de l’étang de Soulcem...) et on remonte un peu le coteau le long d’un enclos à bestiaux pour trouver le poteau indicateur (20mn, 1880m) qui invite à partir sur la G pour un parcours vers le SE à hauteur du pla de Boet (balisage rouge-blanc du GR11).
Tant qu’il reste à découvert, il évolue en pente régulière maîtrisée mais, dès qu’il pénètre dans la pinède, il propose alors quelques petites grimpettes à la pente plus affirmée avant de prendre pied sur la tourbière de pla d’Arcalis à 2025m. On la traverse et un peu plus loin on vient rejoindre le bord de la rivière (35mn, 2025m, poteau indicateur). Le GR11 se poursuit à D en RG de la rivière (on n’emprunte pas la passerelle…!) à la base de rochers effondrés.
On évolue au milieu d’une nature luxuriante. Le parcours est vraiment bucolique et très plaisant. Puis, on commence à s’élever en RG d’un vallon assez étroit pour contourner des barres rocheuses et franchir une arête qui donne accès à la tourbière du pla de Baiau (45mn, 2150m) située au pied du cirque de la coma de l’Orri. Le GR11 contourne une arête par la G puis on franchit un rognon morainique à 2310m qui donne accès à un alpage d’altitude en RG de la coma de Baiau.
En face, perché sur son rognon et précédant le Pic de Baiau en arrière-plan, on distingue nettement la cabane de Baiau qui scintille sous les rayons du soleil matinal. On contourne en up / down la cuvette humide par la D avant de croiser un torrent qui n’est autre que l’exutoire de l'estany d’Ascorbes (55mn, 2380m).
On longe la RD du lac avant de traverser un thalweg humide et attaquer la dernière montée vers le refuge. On franchit une première épaule à 2430m pour prendre pied en RG du vallon de l’exutoire des estanys de Baiau. On traverse la rivière au pied du promontoire coiffé de la cabane (25mn, 2470m, prendre de l’eau pour le bivouac…).
Le tracé du GR11 passe par la cabane et remonte à main G un éboulis qui donne accès à un rocher qu’il faut escalader pour atteindre le sommet du promontoire (10mn, 2517m, cabane 9 places + 4 extra au sol, pas d’eau). Nuit dans la cabane où aux alentours sous tente. Très belle vue sur la cirque de montagnes qui nous entoure, du Pic de Recourbe à gauche jusqu’au Pic de Vallpeguera sur la droite en passant par la Roca Entrevessada, le Pic de Baiau, la portella de Baiau (ce sera notre échappatoire demain matin...), l’Aiguille de Baiau et le Pic de Sanfonts.
En regardant vers le NW, de part et d’autres de la vallée du riu de Baiau, à gauche on trouve de Pic d’Ascorbes et à droite le Pic dels Lavans et plus loin la Pica Roja (ou Pic de Soucarrane). Dans l’enfilade de la vallée, émergent le Pic dels Estanys, le Pic d’Areste et le Pic de Baborte. Quant aux montagnes que l’on peut distinguer à l’horizon juste derrière, on identifie le Mont Rouch (ou Mont Roig, voir topo HRP4) et un petit bout du Mont Vallier.
Possibilité depuis la cabane de se rendre en A/R au sommet du Pic de Medecorba E à 2912m (compter 2h30 à 3h et +400m / -400m). Pour cela il faut rejoindre à G par l’itinéraire de la variante GR11.1 (balisage rouge-blanc) la collada dels Estanys Forcats à 2743m (source à mi-chemin du col vers 2650m). A main G depuis le col, à cheval sur l’Espagne et l’Andorre, une trace balisée de points jaunes permet de rejoindre la crête à quelques dizaines de mètres du sommet. Belle vue périphérique au SE sur la vallée d’Arinsal au-delà du plateau des estanys Forcats, au N sur l’étang de Soulcem. Descente par le même itinéraire jusqu’à la cabane.
Jour 5 : Cabane de Baiau - Portella de Baiau - Pic de Coma Pedrosa - Estany Negre - Refuge de Coma Pedrosa
3h / 9kms / +530m / -780m.
Diaporama Depuis la cabane de Baiau, on descend vers l’E pour rejoindre l'étang principal à 2480m. On laisse partir à gauche les marques du GR11.1 vers la collada dels Estanys Forcats pour continuer à suivre les marques rouges et blanches du GR11 principal au bord de l’eau dans les éboulis avant de monter dans la pente herbeuse redressée. On traverse un petit plateau humide (25mn, 2560m, source) pour poursuivre tout droit sur les dalles et traverser une zone de gros éboulis avant de prendre pied sur le pierrier à l’aplomb de l’aiguille de Baiau.
Le sentier excellemment balisé est tracé en lacets dans la pente mais se délite peu à peu... Un peu plus loin, on traverse une nouvelle zone de gros éboulis jusqu’à 2675m où l’on retrouve un sentier. Court moment de plaisir car on aborde une portion plutôt peu sympathique de l’ascension, à savoir une montée très relevée dans de l’éboulis friable qui ne tient pas sous le pied. Ça devient pénible ! Malgré tout, et beaucoup d’efforts…, on peut se diriger en RG du couloir qui descend du col et suivre une petite arête schisteuse solide et où l’on peut s’aider des mains.
On atteint la portella de Baiau (55mn, 2760m) où l’on pénètre en Andorre. Face à nous, le plus haut sommet du pays, la Coma Pedrosa, présente ses faces de schiste noir de jais. On descend de quelques dizaines de mètres pour trouver le poteau indicateur en contrebas. Il indique la direction du sommet de la Coma Pedrosa sur la G. On suit les points jaunes jusqu’au moment où ils invitent à tourner vers la D pour suivre un chemin en zigzags serrés pleine pente et dont la partie supérieure est du même niveau que ce que l’on vient de connaître dans la dernière centaine de mètres d’ascension de la portella de Baiau…
On laisse donc le balisage pour poursuivre tout droit et rejoindre à main G la collada del Forat dels Malhiverns à 2900m et trouver sur la D un sentier de belle facture qui rejoint le sommet sur du schiste qui tient sous le pied. Au sommet de la Coma Pedrosa (30mn, 2942m), on dispose d’une large vue sur une grande partie d’Andorre, ce petit pays montagneux qui s’inscrit au milieu de la chaîne pyrénéenne. La descente s’effectue en suivant la voie normale d’ascension depuis la vallée d’Arinsal, à savoir sur le fil de la crête SSW. Balisée de points jaunes, elle ne présente aucune difficulté technique et vient rejoindre l’exutoire de l’estany Negre (25mn, 2630m, noter que l’on peut squeezer le passage au sommet en suivant le GR11 qui descend tranquillement en 15mn jusqu’à l’exutoire de l’estany Negre...).
On traverse une petite zone d’éboulis pour rejoindre la cuvette lacustre du basses d’estany Negre et remonter franchir un collet (5mn, 2600m). C’est ici que se poursuit la descente vers le refuge de Coma Pedrosa. Le sentier s'écarte de la rivière (elle va faire un grand saut un peu plus bas…) pour largement contourner la combe de Les Canyorques. On croise une source (15mn, 2450m).
Sur le pla de la Coma (20mn, 2260m), le chemin se sépare en deux : celui tout droit va descendre jusqu’au parking situé au nord du village d’Arinsal alors que le GR11 incline sur la D pour un petit parcours en up / down à flanc de coteau au milieu des rhododendrons pour rejoindre la plateforme sur laquelle a été érigé le refuge de Coma Pedrosa (10mn, 2267m). Nuit au refuge (bar, restaurant, 1/2 pension, nuitée, tel : +376 327955, C intermittent).
Jour 6 : Refuge de Coma Pedrosa - Portella de Sanfonts - Contournement du Pic de Port Vell et du Pic de Port Negre - Alt de la Capa - Coll de Torer - Els Collels - Arinsal
4h / 11kms / +450m / -1270m.
Diaporama Au départ du refuge, on part au SW sur le GR de Pays (balisage jaune-rouge) en direction de la portella de Sanfonts. La montée est régulière sur un plateau herbeux incliné. Vers 2360m (possibilité de bivouac avec eau), on dépasse un laquet avant de venir buter sur les premiers contreforts schisteux de l’arête S du Pic de Sanfonts pour initialiser une série de lacets qui conduit au large col (à noter, dans le premier lacet, la présence d’une source).
A l’approche de la crête, on dépasse un poteau indicateur qui marque le départ à droite de l’itinéraire d’ascension pour le Pic de Sanfonts. On continue tout droit pour rejoindre le fil de la crête au niveau de la portella de Sanfonts (1h, 2580m). Côté Espagne, au SSW, on dispose d'une belle vue sur un groupe de montagnes qui flirte avec les 3000m, à savoir la torre de Cabus et le Pic de Saloria précédés du cap de l'Ovella. Plein N, on peut revoir l'étroit couloir dans lequel se trouve l'estany Negre et qui s'inscrit entre le Pic de Sanfonts sur la gauche et la Coma Pedrosa sur la droite. Noter qu'entre les deux sommets apparaît le Pic de Médécourbe. Le sentier GR de Pays descend côté W en contournant par l’Espagne de Pic de Port Vell et débouche dans un col à 2490m. Ici, on laisse le GR de Pays revenir en Andorre pour contourner par la gauche de Pic de Port Negre, mais, pour s’éviter une vue désagréable sur les pistes de ski d’Arinsal (station de Vallnord Pal-Arinsal)…, on reste côté Espagne et on contourne ce pic par sa D avant de traverser dans sa longueur le port Negre (25mn, 2450m, et où l’on retrouve le GR de Pays qui arrive de la gauche au niveau de la station supérieure d’un téléski…) avant de se diriger vers le cône parfait que présente le sommet de l’Alt de la Capa. Du port Negre on revoit la Coma Pedrosa qui sort de l'arrière de la crête orientale du Pic de Port Vell.
L’ascension de l’Alt de la Capa peut de faire dans la trace du téléski mais il est bien préférable, après avoir laissé le GR de Pays partir vers la droite en descente en direction du coll de la Botella, de monter en biais à main D dans les pentes herbeuses pour suivre des drailles qui conduisent jusqu'à un collet dans l'arête S de l'Alt de la Capa à 2490m et de terminer par une grimpette à main G pour déboucher au sommet (25mn, 2572m). Belle vue périphérique entre autres vers le N où la Coma Pedrosa se présente en maîtresse des lieux… Mais il y a aussi, vers l’E toutes les ondulations montagneuses d’Andorre !
La descente s’effectue sur le fil de l’arête ESE qui présente une trace balisée de points jaunes qui conduit jusqu’à l’anté-col de Turer (40mn, 2165m) où l’on croise un sentier (à droite vers le coll de la Botella, à gauche vers Arinsal en se dirigeant vers les pistes de ski de la station de Vallnord Pal-Arinsal… pas fun !). On poursuit donc tout droit sur la crête pour traverser dans le sens de la longueur le coll de Turer (5mn, 2153m). Ici, c’est encore tout droit pour suivre en up / down le fil de la crête avant d’atteindre un belvédère sur les vallées du riu de Pal et d’Arinsal jusqu’à La Massana. Noter que c’est d'ici que démarre sur la droite un sentier plutôt raide qui permet de rejoindre le village de Pal 500m plus bas.
Pour descendre vers Arinsal, on va suivre le fil de l’arête NE tout d’abord sur une crête débonnaire panoramique souvent à découvert. Puis, vers 2100m, c’est la dégringolade en forêt jusqu’au lieu-dit "Els Collells" (20mn, 1930m) où l'on tourne franchement sur la G pour rejoindre en quasi courbe de niveau la source de Font Freda (15mn, 1850m, eau) avant de descendre jusqu’au parking automobile du Roc de Basera (5mn, 1800m).
Sur la D du parking, on trouve la suite de l’itinéraire marqué de points jaunes en direction de la via ferrata. Ce sentier forestier descend jusqu’à Arinsal. Très vite, on laisse partir à gauche un sentier de liaison vers la route puis un second sur la droite vers le début de la via ferrata et voici que l’on se retrouve devant une dégringolade sinueuse entre les troncs d'arbres dans une pente bien sévère. On se rapproche du canyon du riu del Cubil que l’on va suivre en RD toujours avec une déclivité affirmée jusqu’à terminer par une traversée du cours d’eau à gué (30mn, 1485m, nous étions sur le “Cami de Galliner”…).
Il ne reste plus qu’à suivre le large sentier gravillonneux qui va nous amener au milieu de ce village-rue d’Arinsal tant la vallée est étroite et qu’il faut faire de sacrés murs de soutènement dès que l’on souhaite construire un bâtiment sur les pentes ! Au niveau de la route à 1450m, descente à D sur 300m pour trouver l’hôtel KY (meilleur rapport qualité / prix / confort / prestations du coin pour une nuit avec cuisine ouverte et buanderie, 10mn, 1435m, tel : +376 753000). A Arinsal, on trouve toutes sortes de commerces de bouche, une magasin de sports, 2 superettes, 1 ATM et la liaison bus L5 toutes les 15mn vers La Massana et Andorre-la-Vieille).
Jour 7 : Arinsal - Cami de Percanela - Bordes de Prats Nous - Pic del Clot del Cavall - Coll de Burna - Refuge de l’Angonella
4h30 / 10kms / +1200m / -400m.
Diaporama A l’arrière de la petite église d’Arinsal à 1450m, on trouve la pancarte directionnelle qui invite à suivre le Chemin de Percanela. Balisé de points jaunes, il s’élève en forêt au-dessus du village-rue. Dès l’entame, la pente se révèle plutôt rude malgré les nombreux lacets. On sort à découvert au croisement d’un sentier qui arrive de la gauche depuis "Les Fonts" (il s’agit des hauts d’Arinsal…). On poursuit en montée légèrement à G (au-dessus du sentier des Fonts…) pour passer au pied d’un hameau de 2 ou 3 maisons, les bordes de Percanela (55mn, 1760m, fontaine). On commence à disposer de belles vues sur l’Alt de la Capa et aussi sur le cirque de la Coma Pedrosa incluant le sommet. Il va sans dire que l’on a sous les yeux la quasi intégralité du chemin parcouru hier : refuge de Coma Pedrosa, portella de Sanfonts, coll Negre, sommet de la Capa, coll de Turer, Els Collells et la descente de la gorge le long du riu del Cubil…! Le sentier se poursuit en montée à la G des maisons et longe en RG des prairies. Un peu plus haut, le petit sentier s’élargit qui égrène ses lacets jusqu’au belvédère des bordes del Torner (25mn, 1950m).
Encore un peu plus haut, aux bordes de Prats Nous (5mn, 2000m, fontaine, C), on voit arriver d’en face l’ancien tracé du GR (blanc-rouge) en provenance du pla de l’Estany et qui monte sur notre D. On le suit en forte montée, là aussi. Le sentier, balisé aussi de points jaunes, s’élève dans la pinède en direction de la crête qui relie le Pic de Percanela au Pic du Clot del Cavall, 500m plus haut. On remonte "dré dans l’pentu" jusqu’à 2120m en forêt avant de sortir à découvert pour entamer une traversée ascensionnelle d’une prairie d’herbes folles, lieu de résidence de troupeaux de chevaux semi-domestiques. Plus on prend de la hauteur plus le panorama arrière se dégage. On commence à apercevoir les montagnes espagnoles qui se dressent à l’arrière de la frontière au-delà de l'Alt de la Capa et de la Coma Pedrosa.
A la fin de la longue prairie, voici que l’on pénètre dans un petit vallon bien vert au milieu duquel coule l’exutoire de deux laquets que l’on va rencontrer d’ici peu de temps. Encore quelques lacets pour surmonter un rognon morainique et voici que l’on prend pied en bord de la cuvette lacustre des basses de Burna (1h15, 2350m, poteau indicateur). De la gauche arrive le nouveau tracé commun du GRT et du GR de Pays depuis le pla de l’Estany.
A partir de maintenant et jusqu’à l’étape, on va suivre les marques blanches et rouges qui montent sur la D pour rejoindre le Clot del Cavall (c’est le col à 2475m) et au-delà, une fois que l’on aura mis le pied sur la crête, le sommet du Pic del Clot del Cavall en suivant depuis le col le sentier qui s’élève à G sur le fil de la crête débonnaire. Au sommet (45mn, 2586m, C), à l’E le Pic de Casamanya et celui de l’Estanyo, au NE à la droite de la Coma Pedrosa apparaissent le Pic de Baiau, la Roca Entravessada et les deux sommets du Pic de Medacorba.
Du sommet, on suit la crête rocailleuse en up / down pour rejoindre le serrat de Burna et par la suite incliner sur la G pour atteindre le col qui se trouve au pied du Pic de la Burna (15mn, 2586m, C). De ce point , on domine le cirque de l’Angonella dont les 3 étangs sont dominés de gauche à droite par le Pic de l’Angonella puis le Pic de Cataperdis et enfin le Pic d’Arcalis. En déplaçant le regard vers la droite, au loin émergent de la crête frontière franco-andorrane le Pic de Font Blanca, le Pic du Port de Siguer et le Pic de Thoumasset. Le sentier de descente côté N (balisage rouge-blanc) s’en va rejoindre le bas de la combe de l’Angonella. Il commence par sinuer dans une pente détritique puis traverse quelques éboulis de gros blocs avant de retrouver des banquettes gazonnées vers 2390m alors qu’il vient passer à proximité d’un laquet.
On poursuit jusqu’à 2260m où l’on incline dans la pente sur la G pour descendre traverser la rivière en amont du refuge de l’Angonella pour passer RG et ne pas avoir à remonter sur le promontoire sur lequel il a été érigé. Nuit dans le refuge (45mn, 2240m, 4 places + 4 places extra au sol, eau, C) ou sous tente à proximité.
Jour 8 : Refuge de l’Angonella - Etangs de l’Angonella - Bretxa d’Arcalis - A/R Pic de Cataperdis - Station d’Arcalis - 2ème étang de Tristaina - Camp au pied du Port de l’'Albeille
4h45 / 10kms / +850m / -640m.
Diaporama Depuis la cabane, on suit le sentier balisé de points jaunes qui monte vers l’E en RG du torrent pour rejoindre la base du verrou morainique qui contient le 2ème étang de l’Angonella (estany del Mig) en ne passant pas au 1er (estany de Més Avall). La montée est directe et on débouche au-dessus de l’exutoire (25mn, 2340m, bivouac possible).
On y retrouve les marques rouges et blanches du GRT et on les suit pour longer l’étendue d’eau par sa RD avant de monter pour effacer le rognon morainique par sa G et derrière lequel on découvre d’en haut le 3ème étang (25mn, 2340m, estany de Més Amunt). On incline un peu à D pour désescalader une petite barre rocheuse en suivant une vire afin d'aller traverser l’exutoire et poursuivre sur le GRT en RG de l'étang (5mn, 2450m, bivouac possible). Au S, les pics des Bareytes et de Les Fonts se reflètent dans les eaux pures assurément poissonneuses vu le nombre de ronds dans l’eau.
Le sentier GRT s’élève plein N jusqu’à 2520m avant de poursuivre sur la G face au Pic de l’Angonella. Une fois franchie une petite arête schisteuse, il remonte en RG du couloir sur des pentes de petit schiste qui, cette fois, tient sous le pied. Ainsi, on atteint sans difficulté la bretxa d’Arcalis (50mn, 2730m, C). A noter que l'on est bien face de ce que l’on était persuadé de trouver de l’autre côté : une combe totalement veinée de pistes de ski et la présence de quelques remontées mécaniques. Mais, soyons honnêtes, on aurait pu avoir pire !
On laisse momentanément le GRT partir à droite sur la crête (c'est pour plus tard...) alors que l’on poursuit plein W sur le fil de la crête sur un sentier balisé de points jaunes. Il s’agit de se rendre sur le sommet du Pic de Cataperdis, une excroissance rocheuse de la crête voisine du Pic de l’Angonella. Une petite ascension sans difficulté notable (15mn, 2805m, C) pour un panorama grandiose sur la combe d’Arcalis, certes, mais sur les sommets qui l’entourent comme la Coma Pedrosa, le Pic de Medacorba, le Pic de la Soucarrane, la Pique d’Estats, le Pic et la Pointe de Montcalm, etc. Noter que depuis le sommet du Pic de Cataperdis, l'arête se poursuit vers le N pour traverser le port du Rat et rejoindre le PIc de Cabanyo ; ce pourrait être une belle course d'arêtes mais... la première partie en descente semble un tantinet acrobatique surtout si l'on est lesté d'un sac au poids conséquent !
Descente par l’itinéraire de montée pour se retrouver au niveau de la bretxa d’Arcalis (10mn, 2730m) et poursuivre vers l’E en suivant les marques du GRT en légère montée sur l’arête W du Pic d’Arcalis avant de basculer sur la G vers la combe d’Arcalis. On suit un excellent sentier tracé en zigzags dans la pente détritique qui se termine au niveau d’une piste de ski pour enfants (25mn, 2520m, C). On continue avec les marques du GRT en RG de la combe pour passer devant le projet avorté de tunnel sous le port du Rat (datant d’un soixantaine d’années…). A partir d’ici, le GRT va traverser des zones gazonnées bien sympathiques vu le cadre dans lequel il évolue…
Juste avant de rejoindre la gare d’arrivée de la télécabine d’Ordino-Arcalis (Vallnord-Arcalis), il coupera plusieurs lacets de la piste d’exploitation et nous amènera au pied des deux restaurants d’altitude et du food-truck (25mn, 2230m, C). Et… que de monde ! Les étangs de Tristaina sont l’attraction touristique facile du coin : 100m de dénivelée depuis la télécabine pour rejoindre le 2ème étang, et hop ! on peut se baigner ! En saison estivale c’est pas moins d’un millier de personnes qui débarquent chaque jour 8 par 8 toutes les 20s et qui emprunte le bout de sentier, incontournable pour nous, pour se rendre "tout là-haut"... Dure épreuve pour ceux qui ont connu depuis le début du trek de grands moments de solitude ! Enfin…
Le sentier d’accès au 2ème étang démarre juste au-dessus des restaurants et, on se l’imagine bien, très encombré… Au poteau indicateur à 2335m, on découvre la “piscine” naturelle du centre de loisirs aquatiques du Tristaina : des centaines de personnes sur les rives ! On descend en inclinant sur la D pour aller franchir l’exutoire sur une passerelle de bois et on longe la RG de l’étang sur une centaine de mètres (pas plus, bien heureusement...) avant de s’échapper sur la D pour retrouver dans les pentes le tracé du GRT qui arrive du 1er étang de Tristaina. On le suit jusqu’à un belvédère sur le 3ème étang de Tristaina (40mn, 2320m) autour duquel, comme par miracle (juste 20m de plus de dénivelée que le 2ème qui font la différence…!) il n’y a plus personne.
On laisse partir vers la gauche le sentier d’accès à la RG du 3ème étang et on monte sur la D pour rejoindre le rebord d’un rognon morainique marqué d’un imposant cairn (25mn, 2440m) derrière lequel se trouvent un lac et plusieurs laquets au pied du couloir du port de l’Albeille. On établit le bivouac (pas vraiment "officiellement" autorisé, mais...) un peu en dessous du dernier laquet (5mn, 2450m, C).
Jour 9 : Camp au pied du Port de l’'Albeille - Brèche dans la Serra Tristaina - A/R Pic de Tristaina - Etang Fourcat - Refuge des étangs Fourcat
3h / 5kms / +500m / -500m.
Diaporama On s’élève dans la prairie à G du couloir du port de l’Albeille face au Pic de Tristaina pour rejoindre le sentier “officiel” qui arrive du cairn situé sur le rebord du plateau lacustre. Une fois dessus, on suit les points jaunes sur la D et on remonte jusqu’au poteau indicateur (15mn, 2520m) duquel on peut choisir la voie pour atteindre le sommet du Pic : à droite la directe, à gauche celle qui passe par la brèche dans la serra Tristaina.
C’est celle de G que l’on emprunte car comme la brèche donne accès à la voie de descente vers les étangs Fourcat, il sera possible d’y laisser sacs et bâtons pour faire l’ascension en A/R par la crête rocheuse. On traverse un éboulis de gros blocs puis on enchaîne avec un sympathique sentier qui traverse un large couloir herbeux vers 2480m et se termine au pied d’un nouvel éboulis de gros blocs. A 2650m, au pied de la brèche, on laisse filer en courbe de niveau le sentier de ronde du cirque des étangs de Tristaina et on monte sur la D sur un sentier en zigzags bien marqués dans une pente d’herbe. On atteint la brèche (45mn, 2680m) de laquelle on découvre côté France la cuvette minérale de l’étang Fourcat et côté Andorre une kyrielle de sommets de la partie NW du pays (Pic de Cataperdis, Pic du Pla de l’Estany, Coma Pedrosa, Pics de Medacorba, etc.) et au-delà…
On pose les sacs et on suit sur la D les points jaunes qui balisent sur la D l’itinéraire d’ascension vers le Pic de Tristaina. Rien de difficile mises à part 2 ou 3 petites escalades et un contournement d’un bloc un peu exposé au vide mais sur lequel on dispose de belles prises de mains. On s’élève de gradin en gradin (le sac est resté en bas…). Au sommet (30mn, 2878m), on dispose d’un panorama extraordinaire à 360° sur les chaînes de montagnes frontalières et sur les cuvettes lacustres de l’étang Fourcat et des étangs de Tristaina.
Descente par le même itinéraire qu’à la montée jusqu’à rejoindre la brèche (25mn, 2680m). Reprise des sacs et descente côté N sur un chemin superbement viabilisé présentant des zigzags dans une pente détritique pourtant présentant une forte déclivité, au début caillouteuse et par la suite terreuse, jusqu’à retrouver les banquettes gazonnées et traverser un ruisseau d’alimentation en eau de l'étang Fourcat (30mn, 2440m).
En RG, on remonte légèrement sur une butte herbeuse pour trouver juste derrière la poursuite du chemin d’accès au refuge qui longe en up / down la RG de l'étang (quelques passages d’escalade facile I+ dont une avec main courante pour remonter une dalle de granit).
La vue arrière sur le cirque dominé par les pics de Tristaina à gauche et de l’étang Fourcat à droite est réellement somptueux. A l’approche du refuge, on laisse partir à main gauche le sentier commun d’accès au Pic de l’étang Fourcat et au Pic de Malcaras. On contourne une petite crique avant d’incliner à D et remonter les dalles sur lesquelles le refuge a été érigé. Nuit au refuge CAF du Fourcat (35mn, 2445m, tel : +33 561654315, accueil très sympa et attentionné, repas de qualité).
Depuis le refuge, on a bien profité du panorama vers le S sur le cirque formé par le Pic de Tristaina à gauche et le Pic de l'Etang Fourcat à droite. Mais il y a encore plus à voir ! En se rapprochant du rebord N du rognon sur lequel le refige a été construit, on dispose d'une vue en enfilade de la vallée du ruisseau d'Artiès et en contrebas sur le Petit étang Fourcat.
Jour 10 : Refuge des étangs Fourcat - Etang de la Goueille - Port Nouveau (ou Port de l’estany Esbalçat) - Camp à l’estany Esbalçat
4h / 6kms / +550m / -700m.
Diaporama Dos au refuge on suit sur la G les marques blanches et rouges du GRT64 vers la G pour une entame de journée tonitruante et vivifiante au saut du lit ! Une descente de dalle suivie d’une remontée, une nouvelle descente de dalle et une nouvelle remontée puis la désescalade d’un couloir de 30m qui permet de rejoindre à 2350m le haut de la vallée de Petsiguer pour une traversée à flanc d’éboulis de gros blocs en direction de l’E afin de rejoindre le vallon en haut duquel se trouve le rognon morainique derrière lequel se trouve l’étang de la Goueille (goueille = brebis).
Au pied du vallon de l’exutoire de l’étang de la Goueille, on retrouve des banquettes herbeuses qui aident à la progression pour effacer le rognon et déboucher, après le scabreux, au bucolique, à savoir le splendide écrin de montagnes qui entourent l’étang de la Goueille (1h, 2400m) dominé par la crête S du Pic de l'Aspre
On laisse le GRT64 partir en hauteur à main droite en direction du Port de l’Albeille alors que l’on poursuit en RG de l’étang sur un petit sentier qui suit l’étendue d’eau pour rejoindre le port de la Goueille à 2410m duquel on domine le plateau humide du ruisseau de Gnioure. Côté montagnes, à gauche, c’est le Pic de Font Blanca (c’est pour demain par son versant S…), à droite l’arête N du Pic de Tristaina et entre les deux, le Pic des Fangasses, le Pic de les Planes et le Pic de l’Albeille (à sa droite, le Port de l’Albeille).
Ici, deux possibilités pour rejoindre le port Nouveau (ou port de l’estany Esbalçat) dont les deux passages se situent entre le Pic des Fangasses et le Pic de les Planes :
1) Descente tout droit pour traverser le plateau et remontée sur l’alpage en face avant d’incliner sur la droite vers 2350 pour rejoindre la brèche de droite qui se trouve en contrebas de l'arête E du Pic de les Planes (cette option “facile” n’est valable que s’il n’y a pas de troupeaux de brebis avec chiens de protection en résidence et elle ne permet pas de rendre visite à l’étang de l’Albeille).
2) Contournement du cirque par la droite jusqu’au pied du port Nouveau (option “hors sentiers battus”, plus technique et fatigante mais sacrément plus belle car passant par les étangs de l'Albeille…!)
On choisit la 2ème option, bien dans l’esprit “hors des sentiers battus”. Du port de la Goueille, on s’élève à D sur le rognon morainique jusqu’à atteindre un belvédère au-dessus de l’étang supérieur de l’Albeille (35mn, 2480m) avant d'amorcer une descente dans une pente d’herbe pour aller traverser l’exutoire de l’étang à 2460m. La suite consiste à poursuivre la descente au SE pour rejoindre l’étang inférieur de l’Albeille et traverser, là aussi, son exutoire (10mn, 2360m).
La portion technique commence ici :
- on poursuit à niveau face au Pic de Font Blanca pour contourner par la G un rognon morainique ;
- à l’avant, il y a des barres rocheuses infranchissables, alors on descend à main G rejoindre la cascade de l'exutoire pour une désescalade en RG d’une vingtaine de mètres avant de la traverser et descendre en biais des pentes d’herbe jusqu’à 2270m ;
- ensuite, on se dirige face au port Nouveau à flanc sous les barres rocheuses en montée progressive hors sentier pour aller traverser un pierrier sous le Pic de les Planes jusqu’à franchir une épaule (1h10, 2400m) ;
- il ne reste plus qu’à remonter au mieux les 70 mètres du pierrier en direction de la paroi du Pic de Les Planes pour prendre pied sur la vire herbeuse (on retrouve un très vieux chemin qui arrive de l’alpage…) et la suivre vers la G pour déboucher dans la brèche occidentale du port Nouveau (25mn, 2510m, C Andorre et France).
Nous revoici donc en Andorre avec une vue plongeante sur la vallée du riu Tristaina avec droit devant l'imposant Pic de Casamanya et à sa gauche le Pic de l’Estanyo. En laissant le regard se déplacer vers la droite, on tombe en tout premier sur le Pic de l’Hortell puis on retrouve le Pic d’Arcalis et le Pic de Cataperdis qui dominent la station d’Arcalis et le Cap de la Costa Gran au-dessus du port du Rat. Côté France, on dispose d'une vue en enfilade sur le vallon du ruisseau de Gnioure.
On n’a pas trop vu de sentier en montée, eh bien, ce sera la même chose en descente côté S. On descend le vallon de gros éboulis droit dans la pente pour atteindre le plateau lacustre contenant deux laquets (15mn, 2430m). Puis, on se dirige vers celui de D pour initialiser la descente suivante en direction de l’estany Esbalçat que l’on voit partiellement en contrebas.
On commence par désescalader dans le lit rocheux de l’exutoire avant de rejoindre les pentes herbeuses de la RG du vallon où l’on retrouve une vieille trace de sentier. Puis on suit une vire herbeuse le long d’une falaise jusqu’à rencontrer le cairn à 2365m qui invite à se recentrer un peu dans le thalweg pour poursuivre en zigzags dans les pentes d’herbe et finir sur la rive N de l’estany Esbalçat (15mn, 2300m, C). Camp sur la rive N de l’étang sur des banquettes d’herbe planes juste à côté d’un ruisseau qui sort du dessous du pierrier des pentes S du Pic de Les Fangasses.
Jour 11 : Estany Esbalçat - A/R Pic de Font Blanca - Portella de Rialb - Planells de Rialb - Refuge de Rialb
4h30 / 9kms / +700m / -1010m.
Diaporama Depuis le bivouac sur la rive N de l’étang, on contourne l’étendue d’eau par la D avant de traverser l’exutoire pour partir sur un sentier-balcon vers l’E (balisage points jaunes). On évolue en up / down jusqu’à atteindre la base de la combe de “el Castellar” (30mn, 2300m, poteau indicateur, eau).
La pancarte invite à poursuivre à main G en direction du Pic de Font Blanca. A l’arrière, on voit encore les pics d’Hortell et d’Arcalis. On remonte en RG de la combe pour atteindre un plateau herbeux incliné (30mn, 2430m) où l’on négocie un large virage à D pour monter sur la croupe herbeuse SSW de Font Blanca. On atteint le collet au pied de l’arête S du Pic de Font Blanca (55mn, 2730m). A l’arrière, l’horizon vers l’W s’est bien élargi car les sommets de la Coma Pedrosa et de Medacorba sont à présent visibles au-delà des crêtes qui ceignent le domaine skiable d’Arcalis.
Vers l’E, on découvre la longue crête frontière franco-andorane qui passe par le Pic d'Arial et se termine à droite à celui du port de Banyell et à gauche au Pic de Thoumasset (entièrement en France…). On domine même la cuvette de l’estany Blau (ou plutôt étang Bleu car totalement en France…). Montée à main G sans sac vers le sommet de Font Blanca en suivant un petit chemin qui sinue dans la pente S (balisage points jaunes) et ce jusqu’au sommet (30mn, 2905m, C Andorre et France).
Vue exceptionnelle à 360° sur les Pyrénées ariégeoises (Verdaguer, Montcalm et même le Port de l’Artigue au deuxième plan…) et à l’opposé sur la quasi totalité de la principauté d’Andorre. Et vers l’W, ne serait-ce pas le massif de la Maladeta qui pointe son nez d’où émerge le point culminant de la chaîne pyrénéenne, l’Aneto ?
A nos pieds, on contemple d’en haut la cuvette de l'étang du Rouch et à sa gauche l’entièreté de la vallée de Gnioure (on a contourné la haute vallée hier dans notre liaison entre le port de la Goueille et le port Nouveau en passant par les étangs de l'Albeille, que l’on peut voir, d’ailleurs…) jusqu’au lac de barrage situé en bas. Et vers l’E, le Pic de Thoumasset domine de belle manière la cuvette de l’estany Blau.
On descend du sommet par le même itinéraire pour atteindre le collet (15mn, 2730m). On reprend les sacs pour commencer à suivre en très légère descente la crête herbeuse au-dessus du chemin d’arrivée au SW et face aux pistes de ski du coll de la Botella pour trouver après 200m des points jaunes qui conduisent jusqu’à un collet à 2680m, point de faiblesse dans l’arête SW dans lequel démarre sur la G le sentier de liaison vers la portella de Rialb en direction de la partie haute du vallon du riu del Comis Vell.
Le sentier, dès le départ de la crête, est bien tracé en zigzags serrés dans du petit éboulis puis il traverse un pierrier avant de proposer une longue portion herbeuse jusqu’à franchir une épaule à 2650m qui donne accès à un sentier transversal en courbe de niveau en balcon qui permet de rejoindre la portella de Rialb au pied du Pic de Besali (30mn, 2511m, poteau indicateur, à droite on peut rejoindre El Serrat).
On part sur la D (sans balisage au début mais on retrouve des points jaunes 200m plus avant…) sur un excellent sentier qui court en RD à hauteur du fond du thalweg. On descend un 1er rognon morainique puis un 2ème avec à l’arrière une vue sur le Pic de Besali. A main gauche, on peut apprécier la verticalité des pentes SE du Pic de Font Blanca alors que dans le sens de la descente, la vallée du riu de Rialb est dominée par la crête frontière passant par le Pic d’Arial, la crête de la Soulanette et le Pic del Port de Siguer. Et, au centre de cette crête, on situe bien le port de Siguer par lequel on peut rejoindre l’estany Blau (ce sera pour demain...).
A 2200m, on peut s’arrêter prendre de l’eau à un petit ruisseau avant de poursuivre la descente tranquille sur de la prairie. On laisse à main gauche un peu en hauteur la cabane dels Planells de Rialb (ouverte mais utilisée par les bergers…). On reste en RD du riu de Rialb puis la vallée se resserre juste avant d’atteindre le croisement avec le chemin de l’estany Blau qui arrive de la gauche par une passerelle de bois (1h, 2020m, poteau indicateur).
On poursuit le long de la rivière alors qu’apparaissent les sapins et que l’on distingue le bâtiment en pierres du refuge de Rialb sur la RG. Pas besoin de descendre jusqu’à la passerelle métallique pour remonter après ! On sort du chemin à hauteur du refuge pour descendre traverser la rivière et remonter en face. Nuit dans le refuge (10mn, 1990m, 6 places + 5 extras au sol + une dépendance couverte, eau au tuyau, C).
Jour 12 : Refuge de Rialb - Port de Siguer - Crête vers port de Banyell (HRP variante) - Refuge de Rialb
3h / 8kms / +650m / -650m.
Aujourd’hui, excursion en boucle sur la crête frontière franco-andorrane pour aller admirer la cuvette de l’Estany Blau (comme son nom ne l’indique pas, entièrement en France…) et retour au refuge en début d’après-midi. Ceci dit, si l’on ne veut pas consommer une journée de vacances de trop, on peut grouper les jours 12 et 13 mais là, le timing est ultra serré et la réussite dépendra de facteurs indépendants de votre volonté, entre autres le respect des horaires de bus ! A vous de voir…
Diaporama On part à l’arrière du refuge pour remonter RG du riu de Rialb. Au poteau indicateur, on laisse un chemin partir à droite vers le port de Bagnels (ce sera la voie de retour…) et on poursuit tout droit pour passer auprès de deux bergeries (10mn, 2025m) au-dessus de la passerelle en bois. On continue sur la RG sur le sentier aux points jaunes face au port de Siguer pour rejoindre un nouveau poteau indicateur (10mn, 2025m) qui donne sur la droite un deuxième chemin pour le port de Bagnels.
On monte légèrement sur la G pour passer au-dessus de la bergerie dels Planells de Rialb sur le chemin qui égrène ses lacets dans la pente herbeuse avec les pics de Font Blanca et d’Arial comme paysage. Vers 2310, on prend pied en RD d’un plateau humide (bel endroit de bivouac…). Belle vue arrière sur la vallée de Rialb dominée par le Pic de Besali avec à sa droite la portella de Rialb par laquelle on est descendu de Font Blanca hier.
On finit l’ascension par des pentes peu relevées pour atteindre le port de Siguer (50mn, 2395m). Une petite déception : on ne dispose que d’une vue partielle sur la cuvette de l’estany Blau (mais ça va se résoudre d’ici peu…!). Par contre, sur la gauche, on découvre la belle crête dentelée de Bourbonne terminée à sa droite par le Pic éponyme qui domine la profonde vallée du ruisseau de Peyregrand qui descend vers le village de Siguer non loin de la vallée de Sos.
On laisse le tracé du GRT65 descendre au N vers le plateau humide situé en contrebas de l’étang, on laisse aussi une trace descendre au NE rejoindre les bords de l’étang (elle rejoint le Pas de la Soulane au pied de l’arête NW du Pic de Thoumasset à 2741m dont on peut faire l’ascension en A/R par son arête NE assez facile).
On part complètement à D au SE sur une trace cairnée qui suit peu ou prou la crête frontière franco-andorrane herbeuse et panoramique. C’est une variante de la HRP française qui relie l’étang de la Goueille à l’étang de Sal en passant par l’étang du Rouch au pied de la face N du Pic de Font Blanca. On va la suivre jusqu’au port de Bagnels sur une sente parfois étroite mais bien marquée au sol et cairnée. Au début, on dispose de splendides vues plongeantes sur la cuvette de l’estany Blau. Puis on passe bien au-dessus de l’estanyet de Banyell qui se trouve enchâssé dans un genre de “baignoire” dont l’accès pédestre semble peu aisé du haut comme du bas…
On domine côté droit le vallon herbeux par lequel on va descendre pour revenir au refuge une fois que l’on en aura terminé avec le parcours de crête. Tiens ! A l’horizon W, Coma Pedrosa et Medacorba se rappellent à notre bon souvenir… On dit adieu à l’estany Blau et on poursuit la montée en écharpe dans les pentes SW du Pic de Bagnels (ou Pic del Port de Siguer) pour en franchir l’arête SSE (un peu de “gaz” sur 30m à évoluer sur des pierres solides mais avec de belles prises de mains) et basculer dans les pentes herbeuses du côté de l’étang de Soulanet. On vient repasser en France et le chemin vers le port de Bagnels contourne par la D le Pic de Soulanet.
On rejoint rapidement le port de Bagnels ou de Soulanet (55mn, 2500m) où l’on bascule sur la D pour suivre le sentier andorran balisé, comme il se doit…, de points jaunes. On évolue en descente tranquille sur un tapis herbeux bien agréable à fouler en direction de la vallée du riu de Rialb. On fait face aux pics de Font Blanca et d’Arial.
Par une descente un peu plus accentuée, on atteint un poteau indicateur (30mn, 2200m) planté au bord d’un canyon et qui propose deux itinéraires balisés de points jaunes pour rejoindre la vallée d’en dessous :
- À droite, le sentier rejoint la bergerie dels Planells.
- À gauche, le sentier rejoint directement le refuge (ou presque…)
Donc, on prend sur la G sur un sentier créé assez récemment et qui se fraye un passage au milieu des rhododendrons avant de plonger dans un couloir herbeux tout en gardant un bel enchaînement de lacets. A 2090m, on laisse à main gauche les ruines d’une bergerie pour poursuivre la descente dans les rhododendrons et rejoindre le 1er poteau indicateur croisé ce matin au départ du refuge. Ici, il ne reste plus qu’à suivre le sentier sur la G et arriver au refuge de Rialb (20mn, 1990m). 2ème nuit au refuge.
Jour 13 : Refugi de Rialb - El Serrat - Bus L'o et L6 vers La Massana - Ravitaillement au supermarché (Carrefour city) - Bus L6 et L'o vers parking de Sorteny - Refuge Borda de Sorteny
1h / 4kms / +0m / -395m & 2 x 30mn de bus & 45mn / 2,5kms / +165m / -0m.
Aujourd’hui, journée presque off pour aller s’approvisionner à La Massana pour les 5 jours qui restent et s’offrir un petit restaurant le midi avant de remonter en milieu d’après-midi…
On descend du refuge de Rialb jusqu’à la passerelle métallique et on reste RG du riu de Rialb. Le sentier est très touristique mais à cette heure-là, on ne rencontre personne ! Une fois le rognon morainique franchi, on croise la source de Font Freda avant de traverser longitudinalement le plateau herbeux. A son extrémité, la vallée se resserre (20mn, 1860m) et on laisse partir à main gauche le sentier direct pour le refuge Borda de Sorteny. On continue tout droit en descente et on débouche sur le parking (10mn, 1800m, toilettes, poubelles).
On pourrait attendre le bus L’o ici mais il est bien sympa de poursuivre sur le très bucolique sentier de l’”Ecureuil” qui descend jusqu’à El Serrat. On évolue au début en RG du torrent. On laisse à main droite une passerelle pour poursuivre RG et voir arriver de la G le GR de Pays (balisage jaune-rouge) depuis le refuge de Borda de Sorteny (c'est le chemin à emprunter si l'on n'a pas besoin de se ravitailler en sachant bien qu'il n'y aura pas de possibilité avant l'Hospitalet-près-l'Andorre autre que le refuge du Ruhle..). On le suit en descente tout droit pour traverser le torrent sur une passerelle un peu plus bas et poursuivre RD et à hauteur sur un sentier-balcon ponctué de belles maisons. On atteint la route dans une épingle à cheveux (25mn, 1645m) et on suit le goudron sur 200m en descente avant que le balisage ne nous invite à emprunter sur la G un escalier en bois qui dessert un chemin pavé en contrebas de la route, en fin de compte un coupe-lacet qui nous amène directement en bas du village à l’emplacement de l’arrêt du bus L’o (10mn, 1600m, bus toutes les 30mn vers Ordino puis correspondance avec bus L6 toutes les 20mn vers La Massana et/ou Andorre-la-Vieille, tarifs des trajets : L’o 0,20€, L6 1,90€). A La Massana, on descend à l’arrêt “Centre Ville” où l’on trouve tous les commerces (et même des bus en correspondance pour Toulouse ou Barcelone…). Après les courses et le petit passage au restaurant, remontée par le bus L6 jusqu’à son terminus puis correspondance avec le bus L’o.
Diaporama Ce dernier vous conduit jusqu’au parking à 1800m et il ne reste plus grand’ chose à faire pour rejoindre le refuge du soir. On suit la piste jusqu’à la 1ère épingle à cheveux pour suivre un coupe-lacet le long du torrent en haut duquel on retrouve la piste. Au-delà, on en égrène les larges lacets pour passer le long d’un jardin botanique et atteindre un portail que l’on évite par un petit escalier sur le côté (30mn, 1900m).
Il ne reste plus qu’à suivre le large chemin en forte pente pour atteindre le refuge Borda de Sorteny (10mn, 1965m, tel : +376 846446, 1/2 pension un peu chère mais douches gratuites, WiFi, bonne chère et accueil au top !, C).
Jour 14 : Refuge Bordas de Sorteny - Collada dels Meners - A/R Pic de la Serrera - Bivouac à l’estany dels Meners de la Coma
3h30 / 7kms / +950m / -275m.
Diaporama On quitte le refuge par la terrasse face au Pic de la Serrera en suivant le sentier botanique. A l’approche de la forêt, il incline sur la G pour retrouver le sentier principal GR de Pays balisé en jaune-rouge. On remonte le vallon en RD et à hauteur du riu de la Cabuliera. Le sentier commence à s’élever dans le vallon de G au milieu des épilobes. Vue arrière sur le vallon du riu de Tristaina qui descend de la station de ski d’Arcalis avec la belle aiguille du Pic d’Arcalis.
A 2165m, on traverse la rivière sur la D et on monte en lacets dans une pente couverte de framboisiers et de rhododendrons jusqu’à franchit le Pas de la Serrera (50mn, 2234m). On bascule dans le vallon du riu de la Serrera, vallon que l’on remonte sur des pentes herbeuses dominées en RG par les pentes détritiques du Pic de l’Estanyo. A l’arrière, toujours le plateau d’Arcalis mais on voit apparaître sur la droite le Pic de les Planes, le Pic de Besali et celui de Font Blanca.
On poursuit sur le plateau incliné en direction du col avec toujours une superbe vue à l’arrière sur la partie occidentale d’Andorre : Coma Pedrosa, Medacorba, Angonella, Cataperdis et Tristaina. Vers 2400m, on commence à louvoyer entre des monticules morainiques qui annoncent la proximité du bassin d’alimentation du glacier historique qui a façonné le paysage.
On attaque les derniers lacets sous le col et on découvre quelques anciens puits de mines, aujourd’hui comblés (“meners” signifie “mines”…), identifiables aux gravats résiduels. En se retournant, on retrouve le même horizon que précédemment mais quelques pics viennent s’ajouter à la liste : en effet, à la gauche de la Coma Pedrosa se dévoilent le Pic Nègre et l’Alt de la Capa avec juste à l’avant le Pla de l’Estany.
On atteint la collada dels Meners (1h25, 2713m) d’où l’on découvre d’en haut le parcours des jours suivants et en contrebas l’étang auprès duquel on va établir le camp de ce soir. Mais, en attendant, on va laisser les sacs au col pour rejoindre le sommet du Pic de la Serrera qui de trouve à gauche sur la crête frontière franco-andorrane.
Le chemin est évident au départ du col : on descend de quelques mètres côté E pour trouver le départ du chemin tracé dans le petit schiste et balisé comme il se doit en Andorre de points jaunes… L’ascension est facile sur le fil de la crête S et, par un final en zigzags serrés, on atteint le sommet (30mn, 2915m, C) pour un panorama d’exception à 360°.
Au S, on a quasiment toute la principauté d’Andorre à nos pieds de la Coma Pedrosa au Pas de la Casa en passant par le coll de la Botella, le Pic de Casamanya, celui de l’Estanyo, au fond la crête de Gargantillar au pied de laquelle se cachent les étangs des Pessons. Juste devant, ce sont les pistes du domaine skiable de Soldeu et vers l’E les reliefs qui séparent les cuvettes lacustres que l’on va aller visiter très bientôt du côté du vall d'Incles, Fontargente et Jucla. Noter aussi qu’en direction de l’W, à l’arrière des sommets du Verdaguer et du Montcalm, il y a le Port de l’Artigue et tout au fond le massif de la Maladeta et son point culminant, le Pic d’Aneto.
Au N du Pic de la Serrera, c’est la France avec quelques lacs, ceux de Sal et de Soulanet. Retour au col par le même chemin (25mn, 2713m), récupération des sacs et descente côté E sur le GR de Pays en passant devant un orri (possibilité d’abri bien que dégradé…). Au petit collet juste en-dessous alors que le GR de Pays tourne franchement sur la droite, on descend par les pentes herbeuses sur la G pour rejoindre la cuvette de l’estany dels Meners de la Coma, cuvette que l’on contourne par la G pour passer au pied d’un petit couloir (source) et établir le bivouac 150m plus loin sur des espaces plans et gazonnés (15mn, 2620m, C).
Jour 15 : Estany dels Meners de la Coma - Cabana dels Coms de Jan - Collada de la coma de Varilles - Refuge de Cabana Sorda
4h / 10kms / +490m / -820m.
Diaporama Depuis le bivouac à l’estany dels Meners de la Coma, on s’en va rejoindre au SW un sentier de descente alternatif cairné qui descend directement sur la selle herbeuse qui se trouve au N de l’estany supérieur de Ransol (25mn, 2465m). On retrouve le GR de Pays balisé en jaune-rouge qui arrive de la collada dels Meners et on le suit à G pour traverser l’exutoire de l’estany dels Meners de la Coma.
La remontée sur une petite moraine donne accès à un sentier-balcon de contournement de la combe des estanys de Ransol. On reste à hauteur pour franchir une épaule derrière laquelle on descend sur le lieu-dit “Turo de Jan” (25mn, 2415m). On poursuit sur le petit plateau avec les marques jaunes et rouges pour s’en aller contourner le Bony de la Pala de Jan par la D. Encore un sentier-balcon sur la vallée du riu dels Meners sur lequel on désescalade un rognon morainique pour poursuivre en contrebas sur un sentier à flanc quasi étale jusqu’à atteindre la cabane de Coms de Jan (30mn, 2230m, eau, 10 places + 6 extra au sol). Belle vue en enfilade sur la vallée de Ransol et, malheureusement, sur l’immense domaine skiable de Soldeu…
On poursuit sur le GR de Pays pour traverser la combe et continuer en face après avoir laissé partir à droite le sentier de descente vers le parking du vall de Ransol. On remonte à flanc d’un rognon morainique jusqu’à 2330m avant de descendre légèrement pour croiser le thalweg qui descend du port de Ransol (35mn, 2310m, eau).
En face, on initialise la montée vers la collada de la Coma de Varilles. A l’arrière, large vue sur le cirque des étangs de Ransol dominé par le Pic de l’Estanyo et celui de la Serrera. Vers 2400m, après avoir effacé un nouveau rognon morainique, on prend pied sur un plateau herbeux. Le chemin le remonte jusqu’au pied des pentes SW du Pic de la Coma de Varilles. Le sentier, bien que tracé en écharpe dans la pente détritique, présente une déclivité affirmée. A l’horizon S, on voit apparaître à la gauche du Pic de l’Estanyo les pics de Casamanya. Sur un chemin toujours aussi pentu, on arrive à la collada de la Coma de Varilles, une baisse sur l'épaule de la serra de Cabana Sorda (1h, 2650m).
Il est conseillé de se rendre à main G en 10mn A/R jusqu’au collet pour disposer d’une vue plongeante sur la cuvette de l’estany de Cabana Sorda ou en 30mn A/R jusqu’au sommet du Pic de la Coma de Varilles pour une vue sur les vallées pyrénéennes françaises (toutefois assez similaire à celle depuis le Pic de la Serrera…).
De retour au col, descente côté E dans des pentes bien raides mais, là, on bénéficie du tracé en zigzags serrés du chemin, et ça change beaucoup de choses…! A 2530m, le sentier file sur la G pour une traversée descendante jusqu’à un 1er belvédère sur Soldeu où l’on tourne franchement sur la G pour en atteindre un 2ème, beaucoup plus gratifiant puisque présentant le cirque de Cabana Sorda et sa cuvette lacustre.
Il ne reste plus qu’à suivre le chemin tracé en zigzags serrés dans le coteau herbeux assez raide jusqu’au petit barrage de l’étang puis suivre le chemin transversal qui permet de rejoindre le refuge de Cabana Sorda (40mn, 2290m, toilettes sèches, eau au tuyau puisée en profondeur dans l’étang, refuge 10 places + 8 extra au sol, C).
Jour 16 : Cabana Sorda - Port d’Incles - Etangs de Fontargente - Refuge du Rulhe
3h35 / 10kms / +480m / -600m.
Diaporama Au départ du refuge on laisse le GR de Pays descendre tranquillement vers le vall d’Incles alors que l’on suit les points jaunes qui balisent l’itinéraire qui part au-dessus en direction de l’estany d’Anrodat. Le chemin au profil en léger up / down reste à hauteur et débouche au niveau de l’étang inférieur (20mn, 2285m).
Le sentier descend pour rejoindre la RD de la vallée avant de rejoindre à 2220m le sentier qui arrive de l’estany de l’Isla situé plus haut dans le cirque au pied du Pic d’Anrodat (ou Pic de la Coume d’Enfer). On poursuit en direction du vall d’Incles et on désescalade en zigzags serrés dans une pente bien raide en bordure de pierrier le rognon morainique. On évolue au milieu des genêts et des framboisiers jusqu’à atteindre le poteau indicateur (30mn, 2035m) où l’on retrouve arrivant de la droite le GR de Pays. Celui-ci va tourner sur la droite pour rejoindre le refuge de Juclar alors que l’on va poursuivre sur la G pour traverser la prairie herbeuse et humide et rattraper le GRT66 un peu plus haut dans la pente à 2050m.
La montée s’effectue sur un bon sentier jusqu’à atteindre le port d’Incles ou port de Fontargente (45mn, 2262m) pour découvrir le côté français et les deux étangs de Fontargente situés sur un large plateau herbeux en contrebas.
On suit au NNE les marques rouges et blanches du GRT66 qui invitent à descendre en plein milieu du vallon (ne pas suivre l’évident sentier qui reste à hauteur à main gauche…). On traverse un éboulis de gros blocs puis une zone humide (présence de nombreuses sources…) pour aller longer le grand étang par sa RG à 2135m. On évolue au plus près de l’eau avec le refuge du Rulhe en point de mire.
On laisse à main gauche le chemin qui permet de rejoindre le second étang pour poursuivre jusqu’à atteindre la pointe NE du grand étang pour aller traverser l’exutoire et trouver la suite du GRT66 en RD. Le sentier remonte sur une petite selle envahie de rhododendrons avant de se mettre à contourner par sa base la muraille N du Pic Nègre de Juclar. La progression est assez chaotique et remonte un peu pour passer à la base de falaises et traverser un long pierrier (bien suivre le balisage au top !).
Après le contournement de la muraille, voici celui de la combe dans laquelle s’unissent les exutoires des étangs de Fontargente et de l’Estagnol face aux pentes raides et austères du Pic de Rulhe. A 2075m, c’en est fini avec le pierrier et on franchit deux mamelons en sinuant entre les buissons de rhododendrons. Noter qu’entre les deux mamelons, on vient longer un laquet à 2080m.
On atteint la pointe N d’un petit étang qui précède l’arrivée au croisement avec le sentier qui remonte vers la collada de Jucla (1h10, 2100m, sur la droite avec le GRT67, balisé en blanc-rouge aussi, c’est pour demain…). On suit à G la direction indiquée par la pancarte “refuge du Rulhe” (GRT66 blanc-rouge) et on entame une traversée qui s’initialise sous les pentes occidentales du Pic de Rulhe et se termine sous la crête de la Calmette, une traversée en up / down de la plus belle obédience qui permet de rejoindre le plateau herbeux sur lequel le refuge du Rulhe a été implanté (35mn, 2185m, tel : +33 561656501, 1/2 pension, souvent complet car se trouvant sur l’itinéraire plus touristique du GR10). Nuit au refuge ou en tente à proximité.
De la terrasse du refuge, on est dominé au S par le Pic de Rulhe, au SW on peut voir les eaux bleutées de l’étang de Fontargente. La crête frontière franco-andorrane qui se poursuit vers l’E passe par les pics de Fontargente, d’Anrodat et au-delà par les pics de Ransol et de Mil Menut à la droite duquel on identifie parfaitement le col de l’Homme Mort par lequel passe la variante HRP française que l’on a suivie brièvement il y a 4 jours lors du suivi de la crête entre les ports de Siguer et de Bagnels.
Jour 17 : Refuge de Rulhe - L’Estagnol - Estany Negre de Jucla - Collada de Jucla - Col de l’Albe - Etangs de l’Albe - Etang de Couart - Etang de Pedourrès - L’Hospitalet-près-l’Andorre
5h10 / 16kms / +500m / -1235m.
Diaporama Du refuge du Rulhe, descente du sentier d’accès d’hier pour rejoindre le petit étang (20mn, 2100m) où l’on va retrouver le GRT67 qui remonte vers la collada de Jucla. En suivant les marques blanches et rouges, on remonte le vallon pour arriver très vite à l’étang de l’Estagnol que l’on contourne par sa RG (10mn, 2125m) en sinuant dans les buissons de rhododendrons afin d’atteindre le pied du couloir qui s’inscrit entre le rognon morainique qui contient la cuvette de l’étang du Joclar à gauche et le Pic Nègre de Jucla à droite.
On débute par une remontée de gros blocs de granit avant que le sentier ne propose une montée cadencée par de beaux lacets superbement tracés dans la pente pourtant relevée. On débouche en haut du verrou morainique (40mn, 2330m) pour y découvrir l’estany Negre de Jucla.
On le contourne par sa RD. L’itinéraire, tout en up / down, traverse l’exutoire puis rejoint la combe SE qui descend du Pic de Joclar, la traverse avant qu’il propose de ne s’élever sur une vire orientée S. A la sortie, il ne reste plus que quelques dizaines de mètres pour franchir la frontière franco-andorrane au niveau de la collada de Jucla (45mn, 2442m, C Andorre). Bienvenue (de nouveau…) en Andorre !
On laisse le GRT67 descendre en Andorre rejoindre les estanys de Jucla et au-delà vers le refuge de Juclar alors que l’on va s’engager à main G sur le GRT68 qui va nous conduire jusqu’au terme de notre HRP n°5, à l’Hospitalet-près-l’Andorre. On remonte un plateau incliné, herbeux et humide pour atteindre le port de l’Albe (15mn, 2530m) où l’on repasse en France pour dominer de belle manière l’étang de l’Albe.
Et, à partir d’ici, il faut s’attendre à 2 heures de galère avec la traversée de nombreux pierriers de gros blocs dont le premier en forte déclivité mais aussi à 2 heures de plaisir à la contemplation de paysages lacustres de grande beauté… La descente, donc, s’initialise par la désescalade d’un pierrier pour rejoindre la RG de l’étang de l’Albe. Le sentier reste à hauteur de l’eau pour franchir une falaise tombante face au Pic de l’Albe et à la crête dentelée du Pic d'Escobes et redescendre derrière pour suivre l’exutoire qui s’écoule dans une pelouse humide.
On atteint bientôt un 2ème étang, beaucoup plus petit en taille. On le contourne toujours par sa RG (35mn, 2295m) à flanc de pierrier. On ne remerciera jamais assez les baliseurs de l’excellent travail qu’ils ont produit pour éviter que l’on erre de ci de là sur de fausses pistes…! A la pointe N, on poursuit en RG du vallon en dépassant 2 laquets.
Puis c'est au-delà la plongée sur la cuvette de l’étang de Couart dans un pierrier peu agréable. On atteint un petit havre de sérénité et d’ombre : un bosquet de bouleaux qui offre une respiration bienvenue après les émotions que l’on vient de vivre (25mn, 2230m, bivouac possible pour 2 à 3 tentes…).
On repart toujours en RG pour rejoindre l’exutoire en empruntant un chemin en corniche à flanc de coteau un tantinet osé… Arrivés à la pointe orientale de l’étang (15mn, 2230m, nombreux emplacements de bivouac), on suit le GRT68 qui va s’enfiler dans le vallon creusé par l’exutoire avant de le laisser partir vers le bas traverser le plateau humide des étangs Vidal. Le balisage invite à s’engager à main D en montée sévère sur une dalle de granit qui permet de franchir l’épaule NE derrière laquelle on descend traverser une prairie, la “Couillade de Pédourrès”, sur laquelle se dresse un vieux pluviomètre juste avant de dépasser un laquet.
Dernière remontée significative (encore que…) pour franchir un large collet qui donne accès à la cuvette de l’étang de Pédourrès. Mais, là, quel changement de paysage…! Des pics acérés au milieu desquels on évoluait, il ne reste plus rien. Voici un relief auquel on ne s’attendait pas : des montagnes aux formes apaisées, des plateaux herbeux d’altitude et puis, à l’horizon, plus vraiment grand’ chose de pointu… Par une descente en travers d’un rognon glaciaire, on atteint par la RG le barrage de l’étang de Pedourrès (40mn, 2175m, possibilités de bivouac, eau du lac, C Espagne).
La descente se poursuit tranquillement à présent de plateau humide en banquettes herbeuses, dépasse une bergerie que l’on laisse largement à main gauche, la jasse de Brougnic (occupée par le berger…), pour atteindre le barrage de Baldarquès (35mn, 1985m). On traverse le torrent en contrebas pour suivre un sentier dallé vers la D à flanc de rognon morainique dont on imagine bien avoir longtemps servi de vecteur pour la transhumance. Une dernière portion quasi plane pour passer sous une conduite forcée et rejoindre la confluence avec le vallon du ruisseau de Siscar qui arrive de la droite au pied du Roc de Pouzole (30mn, 1735m, poteaux directionnels, beau spécimen de pont-dolmen pour franchir le ruisseau…).
Le GRT68 propose une remontée vers la droite pour retourner en Andorre par le coll dels Clots mais c’est bien la branche de G que l’on va suivre pour rejoindre le fond de la vallée en RD du vallon. La descente s’effectue en grande partie sous les frondaisons, joue avec la conduite forcée et finit par rejoindre la RN20 au-dessus du village. Descente sur la G pour arriver au rond-point (30mn, 1450m, épicerie, bar, gîte d’étape dans le village au SW, C, gare SNCF et train vers Toulouse à 13h40 tous les jours).
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