Sur place
Comment y aller ?
Pour cette portion de HRP, il faut rejoindre le village de Marc (train TER depuis Toulouse jusqu'à Tarascon-sur-Ariège). Une fois à la gare, pour rejoindre le village qui se trouve être dans la haute vallée de Sos (un tout petit village "desservi par les corbeaux"...), possibilité de faire du stop en matinée avec tous les touristes qui se rendent au lac de Soulcem (se rendre à pieds sur 1km jusqu'au rond-point de la RD8 et de la RN20 (ça marche vraiment bien...) ou alors taxi (Taxis Cortinas +33 782016027 pour 70€).
La fin de cette HRP n°5 est à la gare de L'Hospitalet-près-l'Andorre (nombreux trains par jour pour revenir sur Toulouse et même à 19h30 celui de nuit, le Latour-de-Carol - Paris Austerlitz).
Logement et nourriture
Dans les refuges andorrans et catalans, les repas sont de très bonne facture et réalisés avec les produits du pays. Le dessert est toujours précédé d’une belle tranche de fromage de brebis ou de mélange. Pas de problème non plus sur les quantités proposées car le pyrénéen est connu pour ses impressionnantes capacités à ingurgiter de belles platées revigorantes (« la garbure, mais c’est pas lourd... ») tant que les produits sont de qualité. Peu de possibilités de ravitaillement (on ne traverserait pas de village pendant les 14 jours, c'est pourquoi il a été choisi de descendre 2 fois dans la vallée, à Arinsal puis à La Massana..). Pas suffisamment de refuges sur le parcours pour envisager d'acheter auprès des gardiens de refuges des pique-niques à prix maîtrisé. Par contre, si vous avez des copains dans la région et que vous ne voulez pas descendre des crêtes, n’hésitez pas à les solliciter pour qu’ils viennent vous ravitailler à l’occasion, par exemple dans le cas de cette traversée du côté du pla d'Arcalis ou d'El Serrat : vous vous retrouverez en début d'après-midi, découvriront des paysages somptueux au cours de leur journée de randonnées avant de redescendre vers leur voiture... Si, si, ça existe, les VRAIS copains !
Points d'intérêt
Le massif des Pyrénées est incroyablement beau et sauvage. Les belvédères lors des parcours de crête dévoilent des immensités où les chaînes de montagnes se succèdent les unes aux autres sans que l’on pense que cela puisse se terminer un jour (enfin si, du côté de Banyuls...). On choisit un itinéraire pour passer d’une vallée à une autre mais sachez qu’il y aura toujours une autre possibilité du même acabit en substitution. Pas de GR10 dans cette partie car le parcours s'inscrit à 95% du temps en Andorre et en Catalogne. Par contre, le GR11, espagnol lui (et qui traverse aussi l'Andorre...), et ses multiples variantes propose des liaisons parallèles à la HRP. Et quand le tracé de la HRP vient se superposer à celui du GR11, c'est ce dernier qui devient plutôt chaotique...! Gros avantage d'Andorre : même les plus petits sentiers (même osés...) sont balisés de points jaunes. Il y a peu de risque de se perdre !
Le terrain est très accidenté et si l’on ajoute le poids du sac à celui du bonhomme (ou de la bonne femme) le souvenir que garderont les articulations une fois le périple accompli risque de vous être rappelé chaque matin au saut du lit... Mais c’est l’occasion de découvrir des espaces naturels de premier ordre où la faune se complaît à évoluer en tranquillité et incidemment apportant un peu de sel au randonneur : l’effort auquel on se soumet est récompensé par de fugitives visions d’isards, de vautours, de renards, etc. Et puis si l’on revient aux paysages, à chaque fois que l’on pose le pied sur les crêtes, frontière ou non, et que l’on dispose de vues panoramiques, on ne peut avoir qu’envie de revenir poursuivre cette traversée et une fois prochaine découvrir ces espaces plus arides aux roches torturées composant des massifs à l’aspect ruiniforme.
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