[France] Alpes - Aiguille du Tour

Une course effectuée au début de l'été 2002 avec la section CAF de Marne-la-Vallée. Le camp d'été avait été organisé au chalet du Tour et nous avons lors de cette session pu réaliser quelques courses de difficulté modérée à l'instar de la traversée des Dômes de Miage, de l'ascension du Mont-Tondu et du col du Tour Noir dans le bassin d'Argentière, de réaliser en 4 jours le tour des sentiers-balcons de la Mer de Glace. Et puis celle-ci sans aucune difficulté notable.

Au col des Aiguilles du Tour (aiguilles d'Argentière et du Chardonnet

Diaporama  J1 : En haut de l'immense parking du village du Tour (on peut même venir en bus depuis Chamonix...), on emprunte la télécabine de Charamillon en direction du col de Balme. En haut, on peut poursuivre par le télésiège des Autannes ou bien enchaîner les lacets du sentier qui remonte dans le thalweg du torrent de Charamillon (un peu plus de dénivelée...). Les deux sentiers se rejoignent au niveau du lac de Charamillon et passent sous les Pointes des Grands pour se rapprocher de la moraine du glacier du Tour et atteindre le refuge Albert 1er, un gros bâtiment de pierres posé sur la moraine à 2702m et où l'on va passer la nuit.

Au sommet de l'Aiguille du Tour (à l'arrière le Mont Buet)

J2 : Pas de nécessité impérieuse de partir avant l'aube si la température de la nuit a été froide. Sinon, la course se déroulant à 80% sur de la neige, ça risque d'être "galère" avec une marche pénible sur des pentes de neige peu portante. On suit la trace bien marquée des ascensionnistes des jours précédents pour aller franchir le col supérieur du Tour (ou col des Aiguilles du Tour) qui se situe à droite de l'Aiguille Purscheller. Une fois sur le plateau du Trient, la montée se révèle moins pénible qu'avant et on monte en biseau pour se rapprocher de la paroi de l'Aiguille du Tour. Un couloir de bon rocher se présente à main gauche et, en le remontant sans difficulté notable, on rejoint la crête orientée NE assez chahutée par la présence de blocs empilés. En contrebas de l'arête, on s'élève encore (il faut quelquefois poser les mains mais on ne dépasse par le niveau III inf). Le sommet à 3544m est assez vite atteint, "assez" est le vocable à utiliser car on peut avoir à croiser les cordées parties nuitamment et qui sont en train de redescendre et ça peut provoquer quelques retards... Au sommet, très belles vues à 360° sur les Aiguilles Rouges, le Buet, le Tenneverge et le Mont-Ruan, le plateau du Trient et la Pointe d'Orny et à l'opposé l'enfilade du massif du Mont-Blanc qui s'inscrit tout autour de la Mer de Glace (et ça en fait des montagnes et des pics quand on démarre de l'Aiguille d'Argentière pour finir à l'Aiguille du Goûter !).

La descente emprunte stricto sensu le même itinéraire qu'à la montée pour rejoindre le refuge. Au-delà du refuge, on peut choisir de rentrer tranquillement par le télésiège des Autannes et le télécabine de Charamillon ou alors décider à la cote 2505 d'emprunter tout droit le sentier originel qui s'en va suivre le fil de la moraine en forte descente : il reste très proche des séracs du glacier (avant de le suivre, il convient de demander au gardien du refuge sa praticabilité car il y a quelques thalwegs à traverser et des éboulements ont pu se produire ou pourraient se produire...). A réserver aux puristes ou aux désargentés...

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