[Ardèche] Tour de la haute vallée de l'Ouvèze

6h10 de marche / 19kms / +1090m / -1090m
Carte topographique IGN Top25 au 1/25000e 2937 OT Privas / Vals-les-Bains
Départ : Saint-Priest (parking face à la mairie, 3kms à l'W de Privas)
Arrivée : Saint-Priest (idem)

Les autres randonnées du coin : Autour de Saint-Priest et Vallée de l'Ouvèze

Diaporama

Carte tour de la haute vallee de l ouveze 6h10 19kms 1090m 1090m         Pdf image 1 Téléchargez la carte au format PDF

Quelle richesse dans le portfolio des sentiers de randonnée de l'Ardèche ! On peut composer à l'envi nombre d'itinéraires du plus simple, on dira "familial" (bien que le terme me déplaise car en famille on peut envisager d'autres challenges que ceux circonscrits aux randonnées du dimanche après-midi souvent qualifiées de digestives ou "gigot - haricots"...), au plus étoffé, essayant de tirer parti de la diversité des sentiers proposés. Le relief que présente les montagnes du Vivarais est pas mal heurté. Nombre de cours d'eau ont façonné des vallées fluviales dont il est possible d'en faire le tour en alternant parcours de crêtes (plutôt panoramiques) et traversée de forêts. C'était déjà le cas plus au N dans le périmètre de la vallée de l'Eyrieux avec le Tour de la vallée de l'Orsanne et Entre Doulet et Dunière, pourquoi le bassin de Privas serait-il différent ? Voici donc celle qui propose d'explorer la haute vallée de l'Ouvèze où les crêtes sommitales approchent le millier de mètres d'altitude. De la vraie montagne, quoi !

L'Ouvèze entre Saint-Priest et Le Gleizal

Du parking face à la mairie de Saint-Priest situé à 425m d'altitude, on descend rejoindre la RD507 et on la suit sur une centaine de mètres vers l'W pour trouver à main G la Calade des Boeufs au début de laquelle démarre le sentier pavé qui va permettre de rejoindre la RG de l'Ouvèze. Au passage on vient frôler un lacet de la route avant de continuer à main D sur le sentier où l'on croise une première balise blanc-jaune. On évolue en courbe de niveau à hauteur de la rivière. Au poteau indicateur "Le Vidalin" (15mn, 395m), on poursuit à D en direction du Gleizal afin de ne pas rater le franchissement de l'Ouvèze au moment où elle court sur des plaques de calcaire et se faufile entre deux parois assez spectaculaires. C'est un peu beau ! Une passerelle a été installée il y a peu pour sécuriser la traversée. On remonte sur le coteau en face et on atteint le hameau du Gleizal. On poursuit tout droit sur une cinquantaine de mètres avant d'incliner sur la G pour traverser le ruisseau de Barbeirol. En face, on continue sur la G pour s'élever ESE sur un sentier jusqu'à retrouver une piste.

Les gorges de l'Ouvèze vues depuis le chemin entre Le Gleizal et Lascombes

On suit la piste sur la G jusqu'au hameau de Lascombes. A la dernière maison, on tourne à D pour remonter sur une trentaine de mètres un large chemin caillouteux puis incliner sur la D en direction du coulet de la Soulière. On aboutit dans une prairie à l'aplomb d'une captation d'eau. On sort de la prairie pour rejoindre le goudron et passer à D de la clôture de fils barbelés et du réservoir. Le goudron se finit de suite et on suit un large chemin caillouteux bien viabilisé (on soupçonne qu'il a été réhabilité une fois que l'on y a enterré une conduite d'eau...). Le chemin s'élève en pente maîtrisée à découvert au-dessus du ravin du ruisseau de Barbeirol jusqu'à l'approche de la forêt dont l'entrée est marquée par la captation d'eau de La Théoule (1h, 650m). En évoluant à présent sous les frondaisons, on atteint peu après le croisement de pistes au lieu-dit "La Chèvre Ecorchée" (15mn, 750m). On laisse partir à droite une piste forestière (elle permet de rejoindre directement la passerelle d'Eynic sans passer par le sentier-balcon de "Blandine") alors que l'on négocie deux lacets pour dépasser une bâtisse en ruine aux pierres moussues et au-delà rejoindre le poteau indicateur "Coulet de la Soulière" (10mn, 830m) positionné en contrebas au N du col géographique.

Au coulet de la Soulière

On incline à G pour suivre au N un sentier-balcon étale qui traverse des coulées magmatiques, des dépôts de maar (pour davantage d'explications sur la géologie du coin voir le document Excursion dans les Coirons). On franchit une épaule à découvert puis on est de retour dans une superbe forêt de hêtres. A la fourche de sentiers qui se présente, on incline à G en légère montée et on passe au pied d'un bel empilage de blocs à l'aplomb du sommet de Serre Blanc. Un peu plus loin, une balise jaune invite à poursuivre en montée sur la G pour passer au pied de terrasses. Vers 900m d'altitude, on retrouve une marche étale avant de croiser une source qui sourd au pied d'un arbre déraciné (25mn, 895m). On sort brièvement à découvert pour passer sous une ligne électrique avant de traverser un chaos granitique. Ensuite, on entame la descente dans la hêtraie et on s'en vient longer la base d'une belle falaise de blocs entassés. Puis c'est la traversée du ravin du ruisseau de Brauzac. Au poteau indicateur "Blandine" (25mn, 820m) placé un peu à hauteur du chemin, on poursuit tout droit pour dépasser un point de vue sur la haute vallée de l'Ouvèze avec en exergue la montagne de Charray qui occulte une partie du bassin de Privas (le parcours de la crête de la montagne de Charray sera au programme de l'après-midi...).

Entre Blandine et Le Tru (au loin le sommet de Charray)

On atteint le poteau indicateur "Terres Rouges" (5mn, 800m) où l'on incline à D sur un petit sentier un peu encombré par les chantiers de bûcheronnage (plutôt que de traverser les branchages qui encombrent la première partie le chemin, on peut aussi descendre sur la piste en contrebas et la suivre jusqu'au lieu-dit "Freydière" après être passé à la ferme de Brauzac). Sur le chemin qui traverse à flanc l'ubac de la crête de Blandine, on rejoint les ruines de la ferme de Freydière puis on vient se connecter à la piste qui arrive de la gauche de la ferme de Brauzac (20mn, 635m). On la suit à D face à la montagne de Charray. Après avoir dépassé une grande prairie et avoir laissé partir à main gauche une piste, on atteint le poteau indicateur "Le Tru" (10mn, 595m, source en contrebas à G) où on laisse la piste poursuivre vers le hameau de La Garde (cette piste est d'ailleurs celle qui arrive de "La Chèvre Ecorchée"...). On franchit à main G la barrière pour pénétrer sur la lande puis on descend en RD d'un thalweg (erreur sur le portail IGN...) avant de traverser à gué le torrent de Brauzac (5mn, 535m) avant d'emprunter la toute nouvelle passerelle d'Eynic et franchir l'Ouvèze (5mn, 510m). En RG, la piste de droite conduit directement à Saint-Priest. Non, non ! Il y a encore tant à voir... On s'engage donc sur la G pour être de suite confronté à un gymkana peu plaisant qui nous propose de traverser une zone encombrée de branchages tombés et surtout, surtout..., de devoir traverser à gué par deux fois l'Ouvèze. Sympa ! Juste que le lit de la rivière est large, que le niveau de l'eau peut selon la saison être un peu important et que les rochers sont petits, ronds, moussus et bien sûr glissants... Du reste, quelques marques d'un antique balisage blanc-jaune sont d'une grande aide pour trouver la sortie de cet espace "sauvage". En RG du thalweg, donc, on remonte le coteau d'herbes folles en zigzags serrés à l'adret. On atteint la base des terrasses à l'W de la ferme du Vernet. On poursuit tout droit vers l'E en courbe de niveau (attention, une balise en croix défraîchie peut induire en erreur...). Après avoir franchi une clôture, on incline légèrement à D pour aller longer à hauteur le ravin des Sablières. On vient rejoindre le ruisseau mais on ne le traverse pas. Bien qu'il n'y ait aucune indication sur le terrain (et que le profil dessiné sur le portail IGN soit là encore erronné...), on doit rester sur la RG du thalweg en empruntant le petit chemin qui démarre tout droit au pied d'un pin majestueux. Un peu plus avant, une balise (elles sont par ici utilisées avec grande parcimonie...) nous rassure sur l'itinéraire que l'on suit même si celui-ci traverse des portions peu voire pas du tout démaquisées... Et "cerise sur le gâteau", on vient buter dans un endroit très humide à l'obligation de devoir grimper d'une dizaine de mètres dans un coteau boueux où les possibilités d'accroche ne sont pas légion. Pas top ! Et à la descente, ça ne doit pas être très gai non plus, la pose d'une main courante ne serait pas du luxe, à défaut de tailler des marches... Une fois cette épreuve accomplie, quelle sera la suite proposée ? Eh bien, le sentier va se perdre dans un taillis inextricable de ronces, obligeant à opérer un détour par la prairie qui s'inscrit à main D en contrebas de la RD104. On remonte la prairie en biais en direction du N pour, enfin, poser le pied sur le goudron de la route à l'intense circulation. On a atteint le col de l'Arénier. On traverse avec prudence le ruban de goudron pour aller rejoindre au N l'entrée de la piste stabilisée (25mn, 683m) et disposer d'un beau panorama sur la vallée du Mézayon, une rivière qui se jette dans l'Ouvèze en aval de Privas.
Noter que signalement quant à l'état du chemin depuis la passerelle d'Eynic a été fait sur la plateforme Suricate en février 2021.

Passage au col de l'Arénier

Du col de l'Arénier, on dispose de deux possibilités pour rejoindre le col du Renard situé de l'autre côté de la montagne de Charray :
1) suivre la piste qui suit les replis de l'ubac de la montagne (30mn, 1,5km, +70m / -60m) mais pas de panorama sur les Préalpes,
2) emprunter le sentier-balcon balisé en blanc-jaune (et appelé ici "Tour de Charray") qui va faire la part belle aux vues lointaines (bassin de Privas et bien au-delà... 1h, 3kms, +150m / -140m)
A moins que la météo soit contraire, le choix n°2 s'impose pour la qualité de ce que l'on va pouvoir déguster tout là-haut. Le chemin d'accès à la crête de Charray s'initialise au niveau du col. On entre dans la sapinière et de suite on trouve à main D dans la clairière le départ du large chemin. On contourne par sa base S une première bosse. Et comme prévu, ce sentier-balcon distille de bien belles vues sur la région, d'abord du côté méridional (disons des Trois-Becs à la montagne de la Lance...), puis côté septentrional lorsque l'on va rejoindre le fil de l'arête vers 800m. On poursuit vers l'E pour pénétrer en forêt vers 830m (suivre la bonne balise !) et donner le dernier "coup de rein" pour sortir à découvert sur une plateforme dégagée de laquelle on embrasse la totalité du bassin versant de l'Ouvèze (30mn, 865m). S'arrachant à ce spectacle on va maintenant penser à la descente qui va terminer ce circuit.

Sur le fil de la crête de la montagne de Charray

On continue vers l'E en restant côté S de la crête pour contourner par sa D le mamelon coté 868 sur IGN et qui est couvert de sapins. La vue du côté de l'orient englobe à présent le massif du Dévoluy qui, au-delà des montagnes drômoises, présente ses sommets emblématiques, la Tête de l'Obiou, le Grand-Ferrand ou même le plateau de Bure. On laisse le côté ensoleillé pour partir au N (balise), côté duquel on domine le bassin de Privas avec à l'horizon un panorama qui va du nord du massif du Vercors à la montagne de la Lance et bien sûr à l'arrière les pics du Dévoluy. Au prix d'une descente abrupte, on rejoint la piste venant du col de l'Arénier au niveau du col du Renard (35mn, 700m). On l'emprunte vers la D pour en égrener les larges lacets jusqu'à atteindre les chambres d'hôtes de "La Maison Forestière". A la sortie du domaine, on trouve le poteau indicateur "La Fériole" (20mn, 535m). A D sur le goudron pour rejoindre la RD104 (le raccourci qui suivait autrefois le ravin de Vaumale ne semble plus être vraiment opérationnel...).

Juste avant de descendre vers Saint-Priest, une dernière vue plongeante sur le bassin de Privas

Au niveau de la RD104, on remonte à main D la route avec grande attention sur 300m et deux virages. Dans le second virage, on s'échappe à G sur une piste caillouteuse en descente (panneau directionnel "Saint-Priest"). A la fourche de pistes que l'on rencontre après 300m, on incline à D et on contourne une barrière verte et blanche. Puis on s'en va franchir le ravin de Charray (20mn, 445m, réservoir). La suite nécessite un peu d'attention : 300m après avoir dépassé le réservoir, on débouche dans une clairière au milieu de la pinède ; on négocie un large virage vers le NE avant de trouver le départ à main D du sentier historique pavé qui va permettre de rejoindre en quelques lacets le fond d'un ravin (10mn, 385m). En RD de ce ravin, on remonte en zigzags serrés jusqu'à une fourche de chemins vers 400m d'altitude. Ici, on poursuit en montée sur le chemin rocailleux de D et on atteint le poteau indicateur "Charaix". On poursuit tout droit pour retrouver le parking de Saint-Priest (10mn, 425m).

Randos jour 2     Autres randonnées en Ardèche et en Rhône-Alpes