Sur place

Comment y aller ?

Pour cette portion de HRP, il faut rejoindre le lac de Bious-Artigues depuis Pau (train de nuit depuis Paris) par les transports routiers via Laruns puis emprunter la navette Laruns – Col du Pourtalet (uniquement en été). Noter que hors saison il n’y a pas de navette depuis Laruns jusqu’au lac et qu’il faudra compter sur les seuls taxis pour une grosse quinzaine de kilomètres. Le retour de Gavarnie est un peu plus facile puisque l’on dispose de 2 à 3 autocars par jour vers Lourdes et/ou Tarbes. Un bon plan aussi pour ceux qui veulent repartir en avion depuis l’aéroport de Lourdes qui est desservi au moins par Ryannair et Hop! d’Air France (entre Lourdes et Tarbes, l’autocar s’y arrête). Voir tous les moyens d’accès sur le site web de l’office de tourisme de Gavarnie.

Logement et nourriture

En refuge, les repas sont de très bonne facture et réalisés avec les produits du pays. Le dessert est toujours précédé d’une belle tranche de fromage de brebis ou de mélange. Pas de problème non plus sur les quantités proposées car le pyrénéen est connu pour ses impressionnantes capacités à ingurgiter de belles platées revigorantes (« la garbure, mais c’est pas lourd... ») tant que les produits sont de qualité. Peu de possibilités de ravitaillement (on ne traverse pas de village pendant 10 jours) mais les gardiens de refuges proposent des pique-niques à prix maîtrisé. Par contre, si vous avez des copains dans la région, n’hésitez pas à le solliciter pour qu’ils viennent vous ravitailler à l’occasion, par exemple dans le cas de cette traversée du côté du refuge Wallon : ils passeront une soirée au refuge avec vous, feront l’excursion aux lacs de Cambalès en votre compagnie avant de redescendre tranquillement l’après-midi... Si, si, ça existe, les VRAIS copains !

Au petit lac d'Opale

Points d'intérêt

Le massif des Pyrénées est incroyablement beau et sauvage. Les belvédères dévoilent des immensités où les chaînes de montagnes se succèdent les unes aux autres sans que l’on pense que cela puisse se terminer un jour (enfin si, du côté de Banyuls...). On choisit un itinéraire pour passer d’une vallée à une autre mais sachez qu’il y aura toujours une autre possibilité du même acabit en substitution. Le GR10 dans cette partie évite consciencieusement la montagne et « se contente » de suivre le piémont septentrional (à l’exception de la Hourquette d’Ossoue). Je ne jette pas au feu le tracé concocté par la FFRandonnée mais je n’appellerais pas cela « Traversée des Pyrénées ». Cela permet aussi de découvrir de bien beaux espaces et traverser de nombreux villages. Mais on est un peu frustré de ne pas « toucher » la montagne de plus près... Bref ! Ce n’est pas le sujet. Le terrain est très accidenté et si l’on ajoute le poids du sac à celui du bonhomme (ou de la bonne femme) le souvenir que garderont les articulations une fois le périple accompli risque de vous être rappelé chaque matin au saut du lit... Mais c’est l’occasion de découvrir des espaces naturels de premier ordre où la faune se complaît à évoluer en tranquillité et incidemment apportant un peu de sel au randonneur : l’effort auquel on se soumet est récompensé par de fugitives visions d’isards, de vautours, de renards, etc. Et puis si l’on revient aux paysages, à chaque fois que l’on pose le pied sur la crête frontière et que l’on dispose de vues panoramiques sur le côté espagnols, on ne peut avoir qu’envie de venir une fois prochaine découvrir ces espaces plus arides aux roches torturées composant des massifs à l’aspect ruiniforme (j’en veux pour preuve la découverte du versant S depuis la Brèche de Roland qui ne peut nous engager qu’à se lancer dans une exploration d’un intérêt certain).

Panorama depuis la Brèche de Roland côté espagnol

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