Préparatifs

Documentation et cartographie

Pratiquement tout l’Atlas est couvert par des cartes tographiques au 1/50000e ou au 1/100000e. Elles ne sont disponibles sur place qu’à Rabat. Un internaute a patiemment collecté les cartes du Maroc (et bien d'autres pays...) et les propose en téléchargement sur son site Jemecasseausoleil. Sinon, un lot de quatre cartes de cette série au 1/100.000e est (était ?) toutefois disponible en France (massif du Toubkal) ainsi que quelques cartes d’origine étrangère qui couvrent M’Goun ou Toubkal, les deux régions les plus fréquentées par les touristes.

Pour ce trek, vous n’aurez besoin que de la seule carte tographique au 1/100000e Oukaïmeden/Toubkal. Le fond de plan datant de 1972, vous n’y trouverez pas les nouvelles pistes mais l’ensemble des sentiers muletiers empruntés sont inscrits. Une nouvelle carte au 1/50000e couvrant la région du Toubkal vient d’être éditée chez nos amis anglais de Cordee. Les fonds de plans numériques sont quand même d’une bien meilleure qualité. Cette carte recense également les pistes qui n’existaient pas en 1972… mais à sa décharge elle est vraiment moins précise que la carte "canal historique".

En préalable à votre voyage, je vous conseille d’acquérir deux ouvrages :

- le guide Trekking in the Atlas Mountains (Ed. Cicerone), rédigé en anglais, est une mine d’informations sur l’ensemble du Haut-Atlas incluant la région du Toubkal et présente dans le détail quelques itinéraires engagés. Ultérieurement, on pourra s’en inspirer pour servir de support à la création de son propre trek. La précision des descriptions est remarquable, ce qui fait de cet ouvrage la référence du trekkeur-alpiniste pour ce pays.

- plus spécialisé alpinisme et circonscrit au seul massif du Toubkal, j’ai découvert récemment le petit guide Toubkal (Guia de ascensiones y escaladas – Ed. Desnivel), certes en espagnol, mais illustré de tellement belle manière que les photos se suffisent à elles-mêmes.

Encadrement

Il est préférable que le groupe soit encadré par un accompagnateur marocain connaissant parfaitement sa montagne. Selon la taille du groupe, l’intendance sera assurée par 1 ou 2 muletiers-cuisiniers et le portage par les mules. Il n’y a pas de refuges au départ des courses et le temps de parcours étant parfois conséquent, rien ne sert de se rajouter 2h de marche d’approche...
Pour cette randonnée réalisée en juillet 2010, l’équipe marocaine était constituée de Abdou Rhaïm Aït Talaoul et d’Hussein Id-Mansour (muletier-cuisinier) qui m’accompagnent depuis de nombreuses années sur les sentiers. Pas de lézard (les photos en attestent), Abdou Rhaïm connaît parfaitement le circuit effectué. Demandez-moi de vous organiser ce circuit, ce sera un plaisir de vous confier à ces personnes qui peuvent aussi vous prendre en charge dès l’aéroport de Marrakech. Toute une organisation... Pour info cette randonnée d'altitude a été conduite de nouveau par Abdou en juin 2012.

Au sommet du Bou Iguenouane

Equipement

Privilégiez les systèmes trois couches, ainsi que de (très) bonnes chaussures de rando à tige haute. Parcours très rocailleux la plupart du temps hors sentier ou sur traces de sentiers. Nombreux éboulis et quelques passages difficiles nécessitant un équipement spécial (corde de 20m en 6mm, sangles, baudrier léger, mousquetons,…) mais tout en ne dépassant pas le II et un seul passage de II+ (sûrement évitable). Les bâtons de marche pourront soulager vos genoux lors des nombreuses descentes caillouteuses à souhait.
Aux étapes, vous n’aurez accès à l’électricité qu’aux refuges de l’Oukaimeden et du Toubkal et c’est tout... Pour les communications téléphoniques, mieux vaut ne pas trop compter sur les réseaux cellulaires, ou alors très très épisodiquement : MOR IAM peut s’accrocher à Imlil, MEDITEL au refuge du Toubkal et parfois quelques bonnes surprises. Elles sont indiquées dans le texte entre parenthèses (C).
Je déconseille fortement de faire cette randonnée alpinisme en autonome : le terrain est suffisamment difficile pour que vous ne vous rajoutiez pas des kilos superflus en voulant porter la tente, le ravitaillement, le duvet, etc. en plus du nécessaire de la journée. Et puis quel plaisir de se voir offrir un verre de thé à la menthe juste en arrivant au campement, on décompresse réellement...

Quand partir ?

Le meilleur compromis est de réaliser ce trek sur une période qui s’étend de mi-juin à début octobre (attention aux couloirs de neige durcie par le vent en début de période si l’enneigement a été tardif).

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