[Rhône-Alpes] Autour du col de la Bataille (Roc de Toulau)

5h20 de marche / 16kms / +600m / -600m
Carte topographique IGN Top25 au 1/25000e 3136 ET Combe Laval - Forêt de Lente - PNR du Vercors
Départ : Le Grand Echaillon (3kms à l'E de Léoncel)
Arrivée : Le Grand Echaillon

Diaporama

Carte foret de leoncel et roc de toulau         Carte générale GTAM1 Téléchargez la carte au format PDF

Le Roc de Toulau est cette crête de coq (c'est l'idée qu'on s'en fait depuis le bas, on verra que la topologie des lieux est bien différente lorsqu'on sera dessus...) qui borde le plateau d'Ambel sur son côté occidental. A son pied, le large passage du col de la Bataille qui sépare les combes d'altitude d'Omblèze côté Gervanne et de Bouvante côté Royans. Rien de bien difficile ni de bien long pour faire l'ascension. C'est pourquoi je propose de ne pas s'en tenir qu'à l'ascension stricto sensu du roc mais d'aller en complément à l'ascension de prendre le frais dans les verdoyantes allées de la forêt domaniale de Léoncel, petite par la taille mais riche en essences diverses. Quand vous rejoindrez le départ de cette rando au Grand Echaillon, si vous utilisez la RD70 qui relie le Royans à la Gervanne, vous passerez obligatoirement par le village de Léoncel, célèbre entre autres pour la présence d'une abbaye cistercienne, fille de Cluny. Prenez le temps d'une visite, c'est le cas de le dire : c'est divin !

L'abbaye cistercienne de Léoncel

Donc, du Grand Echaillon à 1160m, on contourne par derrière le bâtiment du bar-restaurant pour trouver le sentier balisé en jaune-vert et rentrer en forêt en direction du S. Au poteau indicateur « Bergerie du Grand Echaillon » (5mn, 1185m), on voit le GR93 balisé en blanc-rouge arriver de la droite et que l'on va suivre sur la G. Après 200m, encore à G devant la prairie pour s'engager dans une large allée forestière jusqu'à rejoindre la RD199, la suivre vers l'E sur 100m (10mn, 1090m), puis remonter à D le ravin de Pissenible sur une route forestière. En haut, la piste fait un grand virage à G (20mn, 1305m) pour de suite quitter la piste et longer en forêt une clôture de barbelés. On sort à découvert retrouver la RD199 (10mn, 1315m), on la suit vers la D sur 400m, puis on s'échappe momentanément sur une piste herbeuse avant de la croiser 200m plus loin devant l'entrée du tunnel. A l'aller, on va passer par le « col historique » de la Bataille (celui d'avant le percement du tunnel), ce que l'on fait en empruntant une ancienne voie romaine. Au franchissement du col, mazette quelle vue ! (10mn, 1345m) En contrebas, on découvre le col routier de la Bataille surplombé par le Roc de Toulau, l'épreuve de la journée ; à gauche un gigantesque trou, la combe au fond de laquelle se trouve le village de Bouvante-le-Haut, et à droite, un autre trou, à savoir l'enfilade de la vallée de la Gervanne que l'on peut suivre d'Omblèze jusqu'à la vallée de la Drôme. Pas mal, pas mal...

Col de la Bataille (tunnel à gauche et col naturel à droite)

Par un chemin pavé en zigzags on rejoint la RD199 de l'autre côté du tunnel (5mn, 1315m). On suit le goudron jusqu'à la pancarte de couleur bleue indiquant le col et l'on s'engage sur la piste à D pendant une trentaine de mètres avant de trouver le départ d'un petit sentier sur la G. En montée progressive il parcourt les pentes détritiques W du Roc de Toulau et rejoint sans difficulté le col de Toulau (30mn, 1360m). On découvre de cet emplacement la partie méridionale du plateau d'Ambel avec l'emblématique Tête de la Dame (voir topos Vercors sud et Balcons sud du Vercors).

Le Roc de Toulau

En contrebas on identifie sans peine le sentier de montée depuis le Pas du Gouillat. On se déplace vers la G en restant à niveau pour le rejoindre dans sa partie en zigzags. Il passe à proximité de l'entrée d'une forêt d'aulnes. La « voie normale » poursuit sa montée à main gauche mais pour aller explorer le rebord N du Roc de Toulau, il convient de rentrer une centaine de mètres dans la forêt, d'en sortir par une trace en zigzags sur la G et suivre dans un premier temps la lisière de la forêt avant de s'en éloigner peu à peu en biseau en escaladant la pente à flanc en direction du N de draille en draille tout en veillant bien à rester au pied des petites falaises. La pente latérale est pas mal redressée et un bâton peut aider à garder son équilibre. Après avoir franchi une petite épaule (25mn, 1485m), on arrive sur une partie beaucoup plus plane et on en profite pour partir sur la G rejoindre un collet qui s'inscrit au S d'un mamelon coiffé d'un cairn. A l'instar de ce que l'on a pu apprécier comme paysage lors de la montée, le regard embrasse la totalité du plateau d'Ambel.

Le plateau d'Ambel vers le sud

Côté E on reconnaît les pas d'Ambel et de la Ferrière, au-dessus c'est le domaine karstique de Font d'Urle. Sur la gauche le Royans s'étale et côtoie la Drôme des collines où l'on distingue Romans-sur-Isère. On lève les yeux vers le NE et c'est là qu'apparaît, oh divine surprise (à rapprocher de la halte que l'on a faite ce matin à l'abbaye de Léoncel...), une seule montagne blanche, bien identifiable et qui s'inscrit pile poil dans un large col ouvert dans la bordure E des Hauts Plateaux du Vercors, c'est bien le Mont-Blanc ! Sympa... La partie sommitale du Roc de Toulau est loin d'être effilée comme on pourrait le croire d'en bas : c'est un plateau modérément incliné E-W colonisé par les herbes folles, plateau que l'on traverse pour rejoindre le rebord W et atteindre la borne géodésique marquant le point sommital (30mn, 1581m). De cet endroit, verticalité à l'W sur la combe d'Omblèze bordée par les Rochers de la Sausse, au N les plaines et collines de la vallée de l'Isère se perdent à l'infini, à l'E, outre le Mont-Blanc, on peut distinguer partiellement les massifs de l'Oisans, du Dévoluy et le Grand-Veymont qui s'inscrivent derrière le plateau de Font d'Urle, et enfin, au S, Servelle, Angèle, Lance, Trois Becs et Ventoux composent l'horizon à l'extrémité du triangle d'Ambel. C'est un peu beau !

Le plateau sommital du Roc de Toulau

On descend du sommet en suivant le rebord de la falaise en direction du N. Cela permet de pouvoir apprécier deux ou trois grottes naturelles creusés par la pluie et le vent avant de rejoindre la « voie normale » très bien marquée, elle, qui ramène directement au Col de Toulau puis au-delà jusqu'au Pas du Gouillat (45mn, 1330m, abri sommaire). On y retrouve le GR93 qui arrive de la gauche, de Font d'Urle. A D toute sur la large piste stabilisée (pas si étale que ça...) qui conduit au col de la Bataille (30mn, 1315m). On suit la route goudronnée en direction du tunnel que cette fois-ci on emprunte (au moins, ce seront quelques minutes de fraîcheur gagnées...).

A l'entrée du tunnel du col de la Bataille (Roc de Toulau)

Côté W, on suit la RD199 jusqu'à dépasser le sentier duquel on a débouché ce matin pour se rendre jusque dans le large virage à D qui suit et où on trouvera un poteau indicateur marquant le départ sur la D du chemin de Gampaloux (15mn, 1315m, balisage jaune-vert). On descend gentiment en forêt sur une piste herbeuse jusqu'à croiser la route forestière de Gampaloux arrivant de la droite. 250m plus avant au milieu d'une clairière (25mn, 1180m), on s'échappe de la piste pour suivre un chemin à main G et rejoindre le lieu-dit « La Baraque de Carpe » (10mn, 1140m). On laisse l'itinéraire de Gampaloux qui file tout droit pour suivre la piste sur la G et atteindre le col du Lion (25mn, 1190m). On traverse la route goudronnée pour trouver en face un chemin en descente dans lequel on s'engage face au transformateur EDF. On louvoie dans une forêt de sapins bien chaotique et, en suivant précautionneusement les balises vertes et jaunes (il faut le dire bien utiles vu l'état de la forêt...), on retrouve le parking du Grand Echaillon (15mn, 1160m).

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