école

L'école d'Ait Souka est enfin là...

Guy Rebois, président de l'association "Les Amis d'Ait Souka" vient de m'annoncer la bonne nouvelle : l'école d'Ait Souka, projet phare de l'association, est à présent opérationnelle ! Ce n'a pas été sans d'énormes difficultés entre les institutions locales qui ne tiennent pas forcément leurs promesses, les règlementations d'usage au Maroc qui peuvent paraître peu compréhensibles à nous européens et tant d'autres choses... Guy pourrait écrire un roman tant il a pu souffrir à mener ce projet à bon port. Quelques écueils de dernière minute restaient à contourner :

- le matériel scolaire (tables et chaises) qui devait être fourni par la Délégation locale à l'Enseignement a dû être acheté par l'association du fait d'un soudain trou de mémoire du Délégué,
- la présence d'un enseignant de la région dont le financement ne pouvait pas être obtenu ; une partie de la rémunération sera bien prise en charge par la Province mais il reste encore à trouver un moyen de combler le complément manquant (parents, association locale,...?).

Plus que jamais nous avons besoin de vos dons pour qu'une fois la structure créée elle puisse servir efficacement à combler ce vide éducatif dans les campagnes marocaines. Vous avez les coordonnées bancaires de l'association sur ce document.

Enfin, elle est là ! N'est-elle pas belle ? C'est assurément une belle réussite de l'association locale d'Ait Souka qui a su choisir le bon entrepreneur, a suivi de près l'avancement des travaux et surtout ne s'est pas découragée. Tout vient pour qui sait attendre, ou forcer les portes qui se referment devant soi... Vivement les premiers cris d'enfants dans la cour de récréation et des silences studieux de temps en temps, quand même...

L'école d'Ait Souka est opérationnelle

Des nouvelles d’Ait Souka...

Mon dernier billet de blog sur Ait Souka datait de l’été dernier et pas mal de choses se sont passées depuis.

Tout d’abord l’école : Ça y est ! Les travaux ont commencé à l’automne 2010. Une fois les galets et le sable acheminés (à dos de mule, ne l'oublions pas !), le  terre-plein a été ouvert pour installer les piliers qui doivent reposer sur le "bon sol". Jour après jour, on voit les murs en parpaings s’élever vers le ciel. Les travaux vont bon train : la salle de classe est maintenant hors d'eau, une série de fenêtres a d’ores et déjà été posée et on a commencé la construction des toilettes. Juste à côté, le studio de 30m² prévu pour héberger l’enseignant(e) va pouvoir maintenant venir se poser sur le socle de béton tout juste coulé. Encore quelques efforts de notre valeureuse équipe de maçons et Ait Souka disposera de sa salle de classe. Diaporama.

Quant au réservoir d’eau potable du village, Phil Mulvaney m’avait annoncé la bonne nouvelle depuis un petit moment. Le projet d’extension de sa capacité a été retenu par la Hilbre High School (GB) et ce sont quelques 3000£ qui ont été versées à l’association pour procéder aux travaux dont je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’avancement.

D’autres projets de développement sont dans le tuyau et entre autres la construction d’une passerelle entre la route de Tamatert et le bas du village, franchissant de manière sécuritaire l’oued qui descend de la montagne. Pour les projets de développement de ce petit village de l’Atlas marocain proche d’Imlil, le vous renvoie vers l’article que j’avais rédigé l’année dernière. Et si vous souhaitez aider l’association « Les Amis d’Ait Souka », nous accepterons avec grand plaisir tous les dons que vous pourrez effectuer. Je vous rappelle les coordonnées bancaires :

Banque populaire des Alpes
74160 Saint Julien en Genevois
Association les Amis d’Aït Souka  compte 31653274195

Construction de l'école d'Ait Souka

 

Les Amis d'Ait Souka

Le douar d’Ait Souka : un petit village à ¼ h à pieds d’Imlil. Un peu à l’écart de la piste, ses habitants qui vivent principalement des récoltes de blé, d’orge, de noix et de pommes sans oublier l’élevage d’une cinquantaine de vaches. Tourné vers l’agriculture, le village ne possède pas d’école. Alors, les enfants doivent descendre deux fois par jour dans le bas de la vallée pour rejoindre par la piste l’école primaire d’Imlil. Et deux fois par jour aussi ils remontent à pieds pour revenir à la maison, midi et soir. Que de temps perdu ! La même problématique se pose pour le village de Tamatert, 20mn plus haut avec sa noria d’enfants qui descendent sur Imlil chaque jour. Ceci dit, le terme « noria » est un peu galvaudé car les enfants ne descendent pas forcément à l’école tous les jours, accaparés qu’ils le sont par les tâches familiales de berger… Plus l’école est lointaine, moins les parents sont tentés de « gâcher » une journée de leurs enfants et préfèrent les envoyer garder les bêtes dans les pâquis. Une salle de classe dotée d’un(e) enseignant(e) à proximité pourrait être une non-raison d’y échapper surtout si la pub est bien faite quant à ce qu’on peut en tirer plus tard à l’âge adulte. Hors des périodes scolaires, on pourrait aussi créer localement des "cours de rattrapage" pour la population féminine qui n'a pas eu la chance de pouvoir disposer d'une école. L'analphabétisme dans la montagne marocaine, c'est un énorme sujet à traîter.

C'est pour cette raison que s'est créée en Haute-Savoie une association qui commence à obtenir de beaux résultats, à la fois en récoltant des fonds en France, mais aussi en s'investissant sur place pour trouver des financements complémentaires locaux, gages de la pérennité des infrastructures.

"Les petites rivières font les grands fleuves...", un peu de chacun et il y aura un résultat tangible !

Vous pouvez, vous aussi, participer à ces actions caritatives partagées, suivez ce lien où le programme des années à venir est détaillé. Un grand merci par avance.