[Ardèche] Les Ollières-sur-Eyrieux

5h de marche / 15kms / +700m / -700m.
Carte topographique IGN Top25 au 1/25000e 2937 OT Privas / Vals-les-bains
Départ : Les Ollières-sur-Eyrieux (parking de l'église)
Arrivée : Les Ollières-sur-Eyrieux
La ligne d'autocars n°12 qui assure le service Valence - Le Cheylard propose quelques passages tout au long de la journée à l'arrêt "Les Ollières" d'où on pourra sans difficulté rejoindre le départ de la randonnée.

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Diaporama

Carte autour des ollieres sur eyrieux 5h 15kms 700m 700m         Pdf image 1 Téléchargez la carte au format PDF

Cette randonnée vient explorer une portion de la vallée de l'Eyrieux située au pied du plateau de Vernoux-en-Vivarais. Elle propose de suivre deux sentiers-balcons d'abord côté N puis côté S permettant de bien s'imprégner des rudes conditions que devaient subir les paysans du coin aux XVIII, XIX et XXèmes siècles lorsqu'il fallait tout grappiller à la terre pour survivre. Heureusement qu'à cette époque les châtaigneraies fournissaient aux habitants la farine de subsistance et l'élevage du ver à soie comme possibilité d'un extra pour mettre "du beurre dans les épinards"... Car aujourd'hui, lorsque que l'on arpente les sentiers de mémoire autour du bourg des Ollières-sur-Eyrieux, on ne peut s'empêcher de penser, en considérant la rudesse des coteaux, le manque de terre planes cultivables et le type d'habitat plutôt rustique qui a résisté aux affres du temps, que quelques dizaines d'années auparavant, ça ne devait pas être tous les jours fête ! Et, à cette époque, la vallée de l'Eyrieux n'était pas devenue un spot touristique apprécié pour ses jeux d'eaux (elle ne revêt quand même pas un intérêt aussi fort que celui que connaissent les gorges de l'Ardèche ou du Chassezac, mais à voir le nombre de campings équipés de bungalows présents en bord de la rivière, on se dit qu'il doit y avoir un intérêt à venir y passer quelques jours de vacances...). Alors, pour nous les randonneurs, en suivant les sentiers encore présents en nombre car entretenus par les acteurs locaux du tourisme qui parcourent la montagne, et pour beaucoup d'entre eux balisés en blanc-jaune (merci à eux !), on aura l'opportunité de découvrir un bien bel endroit à la nature encore préservée jusqu'aux châtaigneraies, et là c'est dommage..., abandonnées comme beaucoup d'autres dans ce coin du Vivarais, et qui sont retournées à l'état sauvage.

Sur la Dolce Via le long de l'Eyrieux

De l'un des nombreux parkings automobiles de la cité (on choisira celui de l'église à 210m d'altitude, un peu en hauteur sur la RG de l'Eyrieux et à ne pas confondre avec celui du temple situé au ras de l'eau en RD...), on descend rejoindre la RD2 ou Route de Vernoux. On la suit vers l'W sur 100m avant d'incliner légèrement à G pour descendre rejoindre la large place de (l'ancienne...) gare CFD (Chemins de Fer départementaux), bâtiment restauré aujourd'hui occupé par l'office du tourisme. On poursuit vers l'W sur l'ancien tracé de la voie ferrée qui a été transformé et sécurisé en voie partagée piétons, cyclistes et quelques voitures de riverains, la Dolce Via (on en a déjà emprunté une portion quelques kilomètres plus en amont de la vallée sur l'itinéraire décrit dans le topo Autour de Chalencon). Pour la petite histoire, sachez qu'elle démarre à La Voulte-sur-Rhône du côté de la gare et qu'elle propose une voie réservée sur plus de 90 kms jusqu'à Saint-Agrève ou Lamastre via Le Cheylard site web. Fin de la parenthèse... Elle évolue à hauteur en RG de l'Eyrieux en quasi courbe de niveau, aux alentours de 1% de pente du fait qu'elle était exploitée par des trains tirés par de petites locomotives à vapeur. Après 2kms (35mn, 190m, poteau indicateur "La Ville"), on laisse la Dolce Via pour suivre à main D une petite route goudronnée (balisage blanc-jaune). Puis, après 300m, on contourne une bâtisse et on poursuit à main D sur la petite route en impasse. On égrène quelques lacets puis la route se transforme en piste bétonnée à la pente pas si innocente que ça.

A l'approche du hameau de Conjols

On traverse un torrent (285m, 20mn) et on commence à croiser pas mal de vieux mûriers (les feuilles étaient destinées à nourrir les vers à soie qui "en échange" tissaient des cocons qui, déroulés, donnaient le fil de soie. C'était le travail des longues soirées d'hiver, bon d'accord, de toute l'année aussi...). Juste après avoir franchi le cours d'eau, on tourne à D puis quelques mètres plus loin à G au poteau indicateur "La Maisonnette". On évolue à présent sur un très vieux sentier aux pavés moussus que l'on imagine dater de temps immémoriaux (500, 1000 années ou davantage ?). En tout cas, c'est un moment exceptionnel de fouler de nos jours un sentier aussi bien préservé et à notre tour de se retrouver dans les conditions d'autrefois, mais sûrement avec de meilleures chausses que les sabots d'antan ! De lacet en lacet, on s'élève en forêt de chênes à flanc de falaise jusqu'à croiser la RD2 qui arrive des Ollières (10mn, 395m). On poursuit en face pour rejoindre l'entrée du hameau perché de Conjols (15mn, 460m). On s'en va sur la D passer au pied des maisons que l'on peut qualifier "de caractère" aux épais murs de basalte dans lesquels ne sont percées que de petites fenêtres (ne pas faire entrer le froid ! quant à la lumière, on était dehors chaque jour que Dieu faisait, alors pas spécialement besoin de grandes baies vitrés pour la faire entrer, de toutes les manières, on était dehors pour gagner sa pitance de l'aube au crépuscule, alors la lumière...).

Panorama sur la vallée de l'Eyrieux et Saint-Sauveur-de-Montagut

A la sortie E du hameau, on rejoint un poteau indicateur qui marque l'emplacement où arrive de Saint-Michel-de-Chabrillanoux le GR427 et ses marques blanches et rouges. On laisse à présent le balisage blanc-jaune pour suivre celui du GR, et ceci pour une heure et un peu plus, jusqu'à la sortie du viaduc de La Pimpie. Le vieux sentier sur lequel on s'engage est assez chaotique et traverse en up / down l'adret, la partie ensoleillée de la vallée. Quelques portions terreuses alternent avec de belles dégringolades dans des éboulis de schiste (attention par temps humide pour que la dégringolade ne se transforme pas en glissade impromptue...). On atteint une piste au lieu-dit "Pertus de Souffre" (35mn, 405m), piste que l'on suit sur la D pour rejoindre un large carrefour de pistes au-dessus duquel est érigée une captation d'eau (5mn, 380m). On laisse les belles pistes pour s'engager à main G dans une pinède. Au poteau indicateur "Le Serre" (10mn, 300m), on rejoint une route goudronnée à l'entrée NW du hameau de La Pimpie. On poursuit à D avec l'aide des balises rouges et blanches qui invitent à emprunter des ruelles en escalier coupe-lacets. On pose le pied sur la RD120 (15mn, 180m). On marche une centaine de mètres vers la D pour s'engager en descente à G sur une petite route goudronnée en direction d'une fromagerie. Un peu plus bas, au poteau indicateur, on retrouve la Dolce Via (prendre à droite pour un retour au point de départ en 25mn). On la suit sur la G pour traverser l'Eyrieux en empruntant le viaduc de La Pimpie.

Traversée de l'Eyrieux sur le viaduc de la Pimpie

Une fois en RD, le poteau indicateur "Les Terras" marque l'abandon du GR427 qui va poursuivre sa descente de la vallée alors que l'on va repartir avec un balisage blanc-jaune sur la petite route qui s'élève dans le coteau à main D ayant pour nom "Route de Baffie". On suit le goudron jusqu'à l'aplomb de la ferme de la Combe mais aussi au-delà puisqu'un beau "sens inderdit" barre l'accès à l'itinéraire coupe-lacet proposé sur la carte IGN. Pas de problème, la déviation que l'on emprunte s'inscrit en continuité sur la route. A la sortie du lacet qui suit, on voit arriver de la droite le chemin d'accès depuis Les Ollières via Les Plantas (30mn, 300m). On continue sur la route jusqu'à atteindre un carrefour de routes marqué d'une cahute (lieu-dit "Les Pauses", source captée) où l'on tourne franchement à D pour suivre un chemin forestier coupe-lacets de la route à la pente affirmée. Il se termine juste à l'entrée E du village de Saint-Vincent-de-Durfort. On traverse le petit village en dépassant l'église puis le temple (15mn, 400m).

L'église de Saint-Vincent-de-Durfort

Dos au temple, on va monter dans le coteau à main D pour rejoindre une petite route goudronnée contournant par sa D une maison isolée. On s'élève en lacets serrés au sein d'une pinède au-dessus du village jusqu'à franchir une épaule boisée de laquelle le regard vers l'orient permet de bien voir se dresser les deux Moucherolle, grande et petite, que jouxte à leur droite la Grande Soeur Agathe (pour un peu mieux connaître l'ambiance de ce coin-là, vous pouvez aller consulter le J03 du topo du trek Hauts Plateaux du Vercors). A leur droite, un peu occulté par la crête boisée du Serre du Puy, on ne peut distinguer que la partie septentrionale de la "crête de coq" caractéristique du Grand-Veymont. Profitons-en car c'est le seul point de vue dont on disposera sur le Vercors durant tout le circuit... On poursuit en forêt sur un large chemin quasiment étale qui contourne le Serre de la Champ par sa base avant de rejoindre la ferme du Planas (30mn, 450m). En suivant la route d'accès en descente sur la G, on rejoint la RD265. On la suit au S pour dépasser le poteau indicateur d'une centaine de mètres et trouver à main D le départ d'une piste, ou plutôt deux... Bien que le balisage soit vraiment peu explicite, il faut s'engager sur celle de G pour trouver un peu plus loin le poteau indicateur "Croix des Bans" puis en inclinant à D longer une belle bâtisse dont le jardin est planté de mûriers. Attention ! Après 200m, il convient de ne pas se laisser entraîner tout droit car une flèche (ne répondant à aucune charte de balisage mais bien explicite quand même...) invite à tourner franchement à D pour une descente dans la forêt de chênes. On commence par fouler un large chemin puis plus on va descendre plus il va se rétrécir jusqu'à atteindre la station d'épuration à hauteur de l'Eyrieux (45mn, 185m).

Les moulinages des Ollières

On poursuit en descente le long du grillage pour rejoindre la "plage" des Ollières en RD de l'Eyrieux. Puis on suit la piste qui part à G sur une large banquette sableuse qui, en été, on le devine assez facilement, doit servir de parking et qui plus est surchargé... Au pied du village, on passe sous le pont pour trouver la rampe d'accès à main G et prendre pied sur la RD120 en face du temple. Toujours à main G, on traverse la rivière en empruntant le pont et, à la sortie côté RG, on emprunte à main G la Rue de la Chapelle. On passe à proximité du lavoir. Puis on dépasse la gare CFD avant de s'engager dans la Rue de Praly et, en haut, suivre à D un petit bout de la Route de Vernoux pour être de retour devant l'église (30mn, 210m, supérette).

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