[Alpes HP] La Petite Séolane en boucle
8h20 de marche / 16kms / +1450m / -1450m.
Carte topographique IGN au 1/25.000e 3439 ET Seyne
Départ : Parking Audemard sous le refuge de Laverq.
Arrivée : idem
Diaporama
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Voici une randonnée en boucle quasiment entièrement hors sentiers qui permet de fouler non seulement le sommet de la Petite Séolane qui culmine à 2854m au côté de sa sœur, la Grande, un poil plus haute…, mais aussi de s’engager sur un parcours de crêtes de toute beauté, bien dans la lignée “hors des sentiers battus” où l’on croisera chamois et bouquetins, les uns (nous…) et les autres aussi surpris de se retrouver face à face dans un endroit si secret et désert… Ceci dit, la qualification 2 bonhommes ou 3 bonhommes se justifie par le fait que le faux-pas est interdit sur cette crête qui relie la base de la falaise NW de la Grande Séolane au sommet de la Petite en particulier dans la traversée des combes d’éboulis qui précèdent la dernière partie schisteuse aérienne une fois le col Innommé franchi. Et, bien que les explications dispensées dans le topo qui suit soient les plus précises possibles, une aptitude de chacun à “sentir” l’itinéraire à suivre s’avère nécessaire. Et si vous ne le sentez pas, n’hésitez pas à “seulement” gravir le sommet en A/R depuis Laverq via le col de Séolane, la vue y est vraiment fantastique ! Et la trace est cairnée tout du long sur un sentier, certes chaotique, mais qui traverse des espaces naturels très différents : prairies, lapiaz et crêtes schisteuses.
Depuis le parking en aval du refuge de Laverq (zone de bivouac autorisée avec eau, toilettes et douche chaude à disposition, si, si…, ou alors refuge cosy super sympa) à 1580m d’altitude, on suit la piste au SE pour passer au pied du complexe de l’abbaye de Laverq (visite au retour) jusqu’à franchir le ravin du Château. Dans le double virage qui suit, on s’échappe à G dans la prairie pour rejoindre en suivant des drailles NE puis E le hameau ruiné des Vieux (40mn, 1730m). On le contourne par le haut pour poursuivre à l’E. On retrouve un ancien sentier qui pénètre dans le mélézin à 1775m pour s’élever ensuite en écharpe avant de traverser un 1er petit ravin. On poursuit pour en traverser un 2ème de plus grande importance (20mn, 1790m) et prendre pied en RG dans la suite du mélézin. Le vieux sentier continue de s’élever en écharpe pour arriver en lisière de la forêt et rejoindre une bergerie ruinée sur une prairie (5mn, 1830m).
On remonte en suivant la bordure septentrionale de la prairie en direction de l’E avec comme point visé la falaise N de la Grande Séolane. Le sentier s’élève “dré dans l’pentu” en lisière du mélézin qui occupe la RG du ravin des Vieux que l’on traversé plus bas. Puis le sentier disparaît et est remplacé par une trace d’herbe sèche écrasée qui sinue dans une prairie d’herbes hautes assez déplaisante à fouler… et toujours avec une pente affirmée. A l’arrière, lors des moments de reprise de souffle, on constate que l’on domine de belle manière la basse vallée de Laverq dominée par la Tête de Sestrière, le Pic des Trois Évêchés et Tête de l’Estrop au pied duquel se devine encore, par la présence d’un névé persistant, le glacier fossile de la Blanche.
A 2150m, on sort définitivement à découvert pour remonter la suite de la prairie, momentanément moins pentue. Mais, 300m plus avant, ça repart “plein pot”, qui plus est dans les herbes hautes, augmentant de facto la difficulté de progression. On atteint un béquet rocailleux (1h30, 2250m) d’où l’on incline un peu à G pour s’affranchir des hautes herbes en remontant une moraine caillouteuse. Vers 2300m, c’est en écharpe ascendante plutôt vers la D que l’on se dirige pour venir rejoindre le ravin de la Chaumette (25mn, 2360m) et poursuivre sur l’arête terreuse et herbeuse qui présente de belles marches. On traverse le ravin dans sa partie haute dans les pentes schisteuses pour rejoindre le bras principal (15mn, 2415m, dernier point d’eau avant le retour à Laverq !).
On poursuit l’ascension “dré dans l’pentu” au mieux entre éboulis et banquettes herbeuses pour atteindre la crête au pied de la falaise N de la Grande Séolane au niveau de La Baisse (25mn, 2537m). Découverte du versant Ubaye avec à l’horizon des sommets du Queyras et de l’Ubaye comme le Mont Viso, la Font-Sancte, le Brec de Chambeyron et la suite de sommets qui ceignent le val Maïra en Italie. Plus à droite encore, ce sont les montagnes qui entourent les cols de la Cayolle et d’Allos avec, entre autres, le Mont Pelat.
On suit le fil de l’arête débonnaire sur un petit sentier qui évite les deux sommets intermédiaires de La Riquista par la G et on atteint le col Innommé (25mn, 2560m). Du col, on rejoint par une courte montée herbeuse les rochers effondrés qui se trouvent un peu à l’avant de la base de la falaise qui termine l’arête SE de la Petite Séolane. En inclinant un peu sur la G et en se rapprochant jusqu’à toucher la base de la falaise, voici que l’on trouve une sente caillouteuse qui en up / down propose un itinéraire vers la G au plus près de la roche. Attention toutefois aux chutes de pierres, pierres que peuvent malencontreusement (ou pas…) laisser partir les hordes de chamois ou de bouquetins qui peuplent ces espaces quelques dizaines de mètres au-dessus de nous…
Aux alentours de 2670m, on laisse momentanément la falaise pour traverser à niveau une combe d’éboulis et passer à 2700m au pied d’un gros rocher en équilibre, séparé de la falaise, à la forme caractéristique. Au-delà, on retrouve la sente qui suit la base des rochers élancés qui nous dominent jusqu’à atteindre la base d’un couloir d’éboulis que l’on traverse en s’élevant à D d’une dizaine de mètres avant de repartir vers la G pour dépasser le dernier rocher et trouver une pente de schistes et de marches herbeuses pour rejoindre “aisément” le fil de la crête à 2774m à la G de la série de rochers dressés vers le ciel.
On suit l’arête rocailleuse et schisteuse sur la G d’abord en légère montée avant d’entamer une descente un peu aérienne mais sans difficulté jusqu’au collet en contrebas (1h10, 2750m). Enfin, c’est la dernière grimpette de la journée avec la remontée de l’arête orientale de la Petite Séolane dans une pente de petit schiste à 40° sur laquelle le pied accroche bien. On débouche sur le sommet E de la Petite Séolane et on poursuit vers l’W sur des banquettes terreuses pour rejoindre le cairn sommital (15mn, 2854m) d’où l’on peut contempler un panorama à 360° sur l’Ubaye bien évidemment mais aussi sur les massifs des Ecrins et du Mercantour.
Descente du sommet par la voie normale non référencée sur IGN côté col de Séolane mais plutôt bien cairnée au moment de la traversée des lapiaz. En deçà, alors qu’il s’agit de rejoindre l’arête herbeuse qui mène au col de Séolane, il y a quelques “trous” dans le balisage mais il faut descendre tout droit dans le large couloir d’éboulis avec comme point visé le poteau indicateur qui marque le passage du col.
Au col (1h20, 2273m), on suit les marques rouges et blanches des GR6 et 56 vers la G. Durant les 700 mètres de descente, le sentier va alterner passages sur des prairies, des champs, dans des forêts et, une fois le ravin du Bachas franchi, poursuivre sa descente en RD de bergerie en bergerie jusqu’au hameau des Sartres où l’on retrouve une piste sur quelques lacets avant de s’échapper à main G au poteau indicateur “Rachas” sur un petit sentier qui rejoint l’abbaye de Laverq (pour la visite promise…, 1h15, 1600m). Il ne reste plus que 300m à faire sur la piste de ce matin vers la G pour rejoindre le parking Audemard (10mn, 1580m) et en terminer avec cette bambée !
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