[France] Occitanie - Tarn, Jonte et Causse Méjean

Vous ne disposez que de quatre jours de liberté pour aller marcher ? Le "véritable" tour des Gorges du Tarn s'inscrit sur une semaine... Alors, ce circuit est fait pour vous : deux jours dans les gorges, au coeur de la partie la plus sauvage, suivis de deux jours pour revenir à son point de départ en traversant la partie occidentale du causse Méjean. On termine par le somptueux sentier-balcon qui surplombe les gorges de la Jonte. On traverse des espaces naturels très peu façonnés par l'homme, ou alors il y a longtemps, on découvre la vie des bateliers du Tarn, celle des résiniers, dans une région qui reste très marquée par le Moyen-Âge et où la construction de chaque maison semble dater depuis des lustres... Et puis, pour le randonneur, il ne faut pas négliger le roboratif : on voit qu'on se trouve à la croisée du Périgord, du Massif Central et de la Provence, les produits de bouche sont de qualité et la gastronomie est élevée au rang d'institution. On ne repart pas d'un gîte ou d'un restaurant avec la faim ! Voire même, on peut s'attendre à connaître un départ matinal délicat, une certaine lourdeur gastrique, alors que la veille on n'a pas voulu "fâcher" l'hôte et que l'on a goûté à tous les produits qu'il nous présentait... Bref, c'est un véritable pays de cocagne aux habitants rudes à l'image du climat qu'il y règne, parfois les quatre saisons qui défilent le temps d'une seule journée : il peut y faire très frais le matin jusqu'à subir une insolation l'après-midi. Penser pouvoir se protéger du soleil en s'abritant sous un arbre sera quasiment impossible sur le causse tandis que l'on aimera bien sortir d'une végétation invasive quand on se fraiera un passage le long du Tarn. Et quand il pleuvra (pas si rare que ça...), on sortira de l'épreuve trempé comme une serpillière après un jour de grand nettoyage... Que ce dernier point ne vous éloigne pas de cette région des Cévennes, le Gévaudan, où la bête a disparu (a-t-elle seulement existé ?). A vous d'aller débusquer les bons plans sous l'oeil (perçant) des vautours qui tournoient dans le ciel à la recherche d'une dépouille putréfiée en espérant que ce ne soit pas celle d'un randonneur qui aurait pris ce périple un peu trop à la légère...

Saint Chely du Tarn

LE TREK JOUR PAR JOUR

Jour 1 : Le Rozier - Les Vignes - La Malène

6h / 24kms / +625m / -580m.
Diaporama Du village du Rozier (410m, gîte d'étape, hôtels, restaurants, tous commerces, nombreux parkings) ou de celui de Peyreleau (450m, gîte d'étape tel : +33 565626093, le village perché de l'autre côté de la Jonte) situés à 25kms au NE de Millau en Aveyron, on descend en direcion du pont qui enjambe le Tarn à l'W du Rozier. 100m avant le pont, on trouve à main D le départ d'une piste sur laquelle s'inscrivent le GR6 (blanc-rouge en direction de La Canourgue, faire attention à ne pas s'engager dans les escaliers juste avant, c'est bien le GR6 aussi mais en direction de Meyrueis et c'est par là que l'on reviendra), le GR de Pays Tour du Causse Méjean (blanc-rouge aussi car superposé au GR6 jusqu'au hameau des Vignes) et le sentier des gorges (vert-jaune). On emprunte donc la piste qui devient rapidement un chemin empierré pour remonter la rivière Tarn sur sa RG à mi-hauteur. On dépasse une cabane (15mn, 465m) puis on arrive à la ferme de Plaisance (20mn, 455m). Un peu plus loin, on laisse partir à droite le sentier qui remonte sur le Causse Méjean via les échelles de Cinglegros (5mn, 440m) pour poursuivre le long du Tarn. La cabane de Boubals (10mn, 430m) propose un abri en cas de pluie. On traverse le hameau de la Sablière (15mn, 425m) avant de descendre rejoindre la rivière par deux lacets. Le sentier est étroit et bien peu entretenu. Il faut parfois se frayer un passage au milieu d'une végétation qui a tendance à déborder sur le chemin, ce qui est un inconvénient majeur une journée de pluie ou de forte rosée : on en ressort trempé ! Après avoir dépassé la ferme de Peyrevert posée en RD du Tarn on croise une source qui sourd de la base de la falaise W du Causse Méjean (35mn, 415m, possiblement intermittente selon la saison).

En remontant la rive gauche du Tarn

Puis c'est une remontée pour franchir un éperon rocheux (15mn, 445m) et trouver par la suite une longue portion de chemin étale à travers les terrasses d'autrefois où l'on cultivait des céréales sur un terrain gagné sur la forêt. On rejoint la RD16 (30mn, 440m), route goudronnée que l'on suit vers le N jusqu'à arriver en face du hameau des Vignes (10mn, 415m, hôtel, bar, restaurant accessibles par le pont sur le Tarn). On poursuit en RG de la rivière en suivant la petite rue en impasse qui monte en face. La pente est régulière d'abord sur le goudron puis, après le hameau de Saint-Preget sur des gravillons. Plus haut, au niveau du hameau du Ménial, on s'engage sur une sente rocailleuse pour aller franchir le thalweg de Costecalde (30mn, 530m) et atteindre un croisement de chemins (5mn, 550m). Ici, le GRP (qui a repris son jaune-rouge depuis les Vignes) et un PR (vert) partent sur la droite rejoindre La Caxe, un hameau situé en bordure W du Causse Méjean, alors que le sentier des gorges du Tarn se poursuit en face (pas de balise vert-jaune au départ...). On va opérer à présent dans la zone la plus sauvage des gorges du Tarn ! Et pas qu'un peu : parcours en up/down, immersion dans une végétation arbustive parfois envahissante, pas d'eau...

En remontant la rive gauche du Tarn

Juste après la bifurcation du sentier, on passe au niveau du belvédère du Pas de Souci duquel on dispose d'une vue arrière plongeante sur le hameau des Vignes. On traverse ensuite sur une portion chahutée la combe du Bacarès avant de descendre franchement jusqu'à trouver un poteau indicateur en forêt (50mn, 445m). On poursuit sur la D pour une grosse grimpette, aussi grosse qu'inattendue... On louvoie à la base des falaises calcaires avant de descendre jusqu'à côtoyer le Tarn (35mn, 455m) et emprunter sur la D une interminable piste (on aimerait bien être arrivé...) qui conduit jusqu'au pont de La Malène (45mn, 450m). On entre dans le village (5mn, 450m, gîte d'étape du Presbytère (voir camping tel : +33 466485116), hôtels, bars, restaurants, épicerie, boulangerie). Après s'être installé, ne pas dédaigner une (rapide...) visite du village en suivant deux ou trois ruelles à la connotation très médiévale.

Les maisons moyenâgeuses de La Malène

Jour 2 : La Malène - Saint-Chély-du-Tarn - Sainte-Enimie - Mas Saint-Chély

6h40 / 25kms / +1000m / -480m.
Diaporama On sort du village en franchissant le Tarn puis on suit la RD43 à G sur une cinquantaine de mètres avant de trouver le départ du sentier des gorges en contrebas (balisage jaune-vert). Dans une végétation encore un peu invasive, on suit plus ou moins le rivage du Tarn avant de partir dans une grimpette afin de contourner par le haut un éperon rocheux duquel on peut découvrir vers l'amont le village d'Hauterives totalement isolé bien qu'habité et situé à seulement 100m de la route... (A lire les articles de presse affichés sur le panneau municipal, le village a bel et bien été abandonné par les édiles du département). Pourtant qu'il est donc joli avec ses maisons caussenardes en pierre sèche qui semblent ne pas avoir évolué depuis des lustres, ses cheminées pittoresques, sa ruelle pavée... Comment ne peut-on pas lui donner toutes les possibilités de survivre ? Pas de pont ou de passerelle, une digue de protection qui part à vau l'eau, tss, tss...

Traversée du village isolé de Hauterives

On traverse le village (1h, 460m) pour poursuivre le long des terrasses sur lesquelles les villageois opéraient un type d'agriculture aujourd'hui révolu. On entre en forêt de feuillus pour dépasser le château de la Caze posé sur l'autre rive (35mn, 460m). On quitte momentanément le fil de la rivière pour s'élever en lacets et franchir un éperon rocheux d'où l'on dispose d'une vue périphérique sublime sur l'un des méandres du Tarn (15mn, 525m). A la fourche de chemins à l'approche de Saint-Chely-du-Tarn  (40mn, 515m), on prend à G en descente en direction du village. Belle vue sur le cirque au milieu duquel le village a été construit !

Saint Chély du Tarn

On poursuit sur la route goudronnée pour atteindre le départ du sentier de Sainte-Enimie (5mn, 475m). Laissant le village à main gauche en contrebas, on négocie une belle montée en lacets serrés pour se retrouver sur un sentier-balcon en courbe de niveau qui évolue à hauteur du Tarn en bordure des restanques. Le parcours sur ce sentier bucolique se termine brutalement à l'approche de Sainte-Enimie au niveau de la RD986. On poursuit sur le goudron pendant 200m en descente pour trouver à D le sentier d'accès au village (c'est quand même plus sympa que la route !).

Sur le chemin-balcon entre Saint Chély du Tarn et Sainte-Enimie

Alors que l'on domine encore le village, au niveau des premières maisons que l'on rencontre, voici que l'on atteint le croisement du sentier des gorges et du GR60, le fameux sentier d'Aumont-Aubrac à Saint-Guilhem-le-Désert (1h15, 515m). De cet endroit, possibilité de descendre au centre du village de Sainte-Enimie où l'on trouvera tous les commerces, des gîtes, des hôtels, des restaurants et des transports. On quitte le sentier des Gorges balisé en jaune-vert qui poursuit sa route vers Florac. On s'engage sur le sentier qui part sur la D pour suivre le GR60 (blanc-rouge) à l'assaut de la "face N" du Causse Méjean... On suit un sentier d'autrefois tout pavé qui s'élève de large lacet en large lacet en forêt de feuillus. Plus haut, il nous propose une assez longue traversée étale passant par d'anciens hameaux oubliés (45mn, 790m). Après être passé en bordure de prairies on retourne en forêt, de pins cette fois-ci, et on atteint la ferme de Prunets posée en bord de plateau (35mn, 980m).

Sainte-Enimie

On poursuit sur la route goudronnée vers la G puis on s'échappe à main G après 300m dans une draille qui permet de franchir un col à 1030m puis revient croiser le goudron un peu plus avant. On passe au pied de la croix noire de Chamblon et, toujours en suivant les balises blanches et rouges du GR60, on contourne les bâtiments d'une ferme avant de revenir sur un bout de route goudronnée. 200m après la ferme, on s'échappe sur la D pour remonter pleine pente sur l'herbe pour franchir un col (30mn, 1030m) au pied du Puech d'Alluech. Alors que le goudron et le GR60 filent sur la gauche, on s'engage à D sur une piste en terre où l'on retrouve le balisage jaune-rouge du GR de Pays Tour du Causse Méjean jusqu'à présent occulté par celui du GR. On traverse pendant 3kms le causse à l'herbe rase parfois ponctué de quelques bosquets avant de découvrir au loin, perché sur son monticule, le village de Mas Saint-Chély. Après un savant gauche-droite, on se dirige vers le village en suivant soit le GRP qui sinue au creux d'un thalweg tracé au milieu d'un champ, soit la route goudronnée. On atteint l'entrée E du village (50mn, 975m) et l'on peut rejoindre l'hôtel-restaurant du Mont-Servy qui se situe dans une ruelle un peu après avoir dépassé le centre du village (tel : +33 466485214, chambres modernes et restauration de folie !).

Jour 3 : Mas Saint-Chély - Drigas - Aven Armand - Hyelzas

4h / 17kms / +320m / -340m et 2h de visite de l'aven Armand.
Diaporama Retour à l'entrée E du village pour suivre la route goudronnée en direction de Florac sur 1,5km. Dans une grande courbe sur la droite (20mn, 960m), on part légèrement à G vers Toulousette en suivant le balisage jaune-rouge de la variante du GR de Pays Tour du Causse Méjean. 200m plus loin, on quitte le goudron pour suivre une piste en terre qui trace son sillon dans une sorte de taïga. Au Mas de Val (15mn, 940m), à la sortie du chemin, on prend à D puis on poursuit tout droit pour aller traverser la RD16 et continuer en face en bordure d'un champ avant d'incliner légèrement à G pour s'engager sur une draille. Peu avant le hameau du Buffre, on retrouve une route goudronnée que l'on suit vers le S. On traverse le village (30mn, 940m) puis on laisse le GR de Pays partir à gauche. On s'engage à D puis à G vers Drigas juste devant le four à pain. On marche 300m avant de trouver une pancarte qui indique de tourner à angle droit vers la G pour traverser une prairie et entrer juste après dans une pinède. La montée est soutenue mais régulière pour franchir un col (30mn, 1085m, visite possible en 30mn A/R du Rodo de Drigas, une enceinte protohistorique). On poursuit vers le S sur la piste pour pénétrer dans le village de Drigas (20mn, 1030m, gîte d'étape L'Adrech). Au croisement de routes dans le village, on retrouve les marques jaunes et rouges du GR de Pays qui arrivent de la gauche et on les suit vers le S. Au niveau de la RD63, on laisse le balisage jaune-rouge partir vers la gauche pour s'engager à D le long de la route, la traverser et trouver en contrebas un passage sécurisé, en fin de compte l'ancien tracé goudronné de la route. On marche pendant 500m jusqu'à s'engager sur la G dans un sentier caillouteux parallèle à la route. Après 400m, au poteau signalant que l'on est sur un itinéraire équestre, on emprunte la piste sur la G, plein S, avec à l'horizon les espaces de collines de la portion SW du Causse Méjean.

Traversée de la partie W du Causse Méjean

On se rend jusqu'au lieu-dit "Le Creux du Sahut" (50mn, 935m), une vaste vallée cultivée de céréales et située en plein milieu des collines à l'herbe rase. Puis on remonte au S, toujours sur la piste, pour traverser la RD986 et poursuivre au-delà en face en montée afin de se connecter au GR6 qui arrive de la gauche en provenance de Meyrueis (10mn, 965m). On suit le balisage blanc-rouge sur la D puis après 100m encore à D pour rattraper la route d'accès à l'aven Armand. On poursuit pendant 400m la montée sur le goudron pour franchir un collet et bifurquer sur la G vers le site de l'aven que l'on distingue en contrebas. Que l'on trace directement dans les pentes herbeuses ou que l'on suive le goudron, on atteint le parking du site touristique (30mn, 960m, bar, restaurant, boutique de souvenirs). Il est conseillé d'effectuer la visite guidée de ce gouffre qui recèle des centaines de stalagmites à la forme particulière dite "en pile d'assiettes" (idem à celles que l'on peut voir en Ardèche à l'aven d'Orgnac). Diaporama Compter 1h30 sur place, descente en funiculaire comprise et 250 marches en A/R. Seul bémol : la féérie des couleurs de la nouvelle mise en valeur du site est un peu flashy à mon goût mais bon ! il faut bien amuser petits et grands...

La féérie des couleurs de l'aven Armand (un peu Disneyland, non?...)

Au sortir du gouffre et de sa fraîcheur naturelle, 12°C en permanence, on se dirige au NW pour passer à proximité du puits naturel, la porte d'entrée historique des découvreurs, Armand et Martel. Par la piste en terre, on rejoint la route goudronnée qui conduit vers le SW jusqu'au hameau des Hérans. Ici, on peut suivre tout droit le GR6 ou poursuivre sur la route goudronnée qui monte sur la D (c'est un peu plus court que le GR). Par la route, on atteint un croisement marqué d'un calvaire (30mn, 980m) où l'on tourne à G pour rejoindre la fromagerie située à l'entrée du village de Hyelzas (15mn, 955m, convergence des deux itinéraires). Après une petite halte à la fromagerie pour goûter quelques spécialités toutes réalisées à base de lait de brebis, il ne reste plus qu'à se diriger vers la sortie W du village afin de se poser dans l'un des gîtes d'étape (par exemple La Doline, anciennement Four à pain, tel : +33 466456164). A l'occasion, on pourra aussi visiter l'écomusée, une authentique ferme caussenarde aux murs aussi épais que ceux d'un blockhaus...

La ferme cévenole à Hyelzas

Jour 4 : Hyelzas - Cassagnes - La corniche de la Jonte - Le Rozier

4h45 / 18kms / +440m / -990m.
Diaporama Pour sortir côté W du village, on passe devant la ferme caussenarde et, à la fourche de chemins qui suit, on bifurque vers la G (pas de marque blanc-rouge du GR6 visible). On évolue sur une piste en balcon sur la vallée de la Jonte, assez large à cet endroit. Il est conseillé de bien prêter attention au balisage faute de quoi on risque de devoir effectuer quelques kilomètres en sus... Après la piste, place à une draille en bordure d'un champ, draille qui permet de descendre traverser un thalweg et retrouver en RD la RD63 (30mn, 800m). En face, on emprunte la route d'accès au hameau des Bastides et, après avoir dépassé les premières maisons, on laisse la ruelle pour descendre en contrebas à G et suivre une sente en contrebas à G. On rejoint une piste que l'on remonte sur la D. Au niveau de l'embranchement vers l'auberge de Courby (gîte équestre à 200m), on s'engage à main G sur un petit sentier en forêt (25mn, 805m). On traverse une piste pour poursuivre en face et en biais pour une montée régulière en forêt. On débouche sur un plateau cultivé. Le sentier suit la bordure d'un champ puis incline vers la D pour atteindre l'entrée du village de Saint-Pierre-des-Tripiers (25mn, 940m). On laisse le village derrière soi pour descendre par la route goudronnée jusqu'au calvaire "revisité" puis on quitte le goudron pour filer tout droit sur un large chemin herbeux par lequel on atteint le hameau de La Viale (15mn, 900m, gîte d'étape). Après avoir dépassé les premières maisons, on arrive à un croisement de routes marqué d'un panneau directionnel du GR6. On suit la route sur la D avant de la quitter après 200m pour poursuivre plein W sur une piste au niveau d'un parking. On traverse une plaine aux arbres épars avant de commencer à louvoyer entre les concrétions calcaires formant des arches naturelles et truffées de grottes.

Les arcs de Saint-Pierre

On traverse un ancien village de résiniers (pour résumer, les gens qui exploitaient la sève des pins) en grande partie troglodyte (30mn, 870m). On franchit la majestueuse arche qui enjambe le GR6 (on est au coeur du lieu-dit "Les arcs de Saint-Pierre"). Un bien bel endroit très bucolique et au caractère assez bellifontain qui invite à la procrastination... Bref ! On n'est pas encore arrivé et on doit poursuivre la descente dans la pinède. Le chemin est un peu plus heurté pour passer au pied de belles falaises. Au sortir du petit chemin en zigzags serrés (5mn, 830m), on emprunte la piste sur la D. Elle permet de traverser le thalweg pour remonter en RD jusqu'à la route de Cassagnes (20mn, 910m). On suit le goudron sur la G pour traverser le village de Cassagnes et trouver 400m au-delà (20mn, 875m) les panneaux indiquant la séparation du GR6 (il s'en va à droite rejoindre Le Rozier en suivant la corniche du Tarn) et du GR de Pays Tour du Causse Méjean qui passe par les belvédères décoiffants de la Jonte. Pour cette fois-ci, à G donc ! On suit les balises jaunes et rouges pour descendre en forêt sur une large piste et atteindre le premier belvédère sur la Jonte. Pfouh ! C'est du sérieux...

Sur la corniche de la Jonte

On est pile poil dans l'alignement de la haute vallée de la Jonte et la perspective est vraiment agréable à l'oeil. Le sentier peu ou prou tracé en courbe de niveau suit un sangle à belle hauteur du fond de vallée. On croise une source (20mn, 790m) puis on débouche sur un nouveau belvédère d'où l'on peut admirer le bal des vautours (quelques couples de gypaètes, des "tonnes" de vautours-fauves et la quasi totalité des couples de vautours-moines de France, une trentaine...). Ils tournoient majestueusement dans le ciel à la recherche de restes de viande putréfiée pour assurer leur subsistance. Noter qu'en complément de cette alimentation bio (celle de la vraie vie...), une aire de nourrissage a été aménagée par les agents de réserve leur assurant un "complément" d'alimentation.

Sur la corniche de la Jonte (le village de Peyreleau)

Une fois que l'on a quitté ce spot, le sentier devient beaucoup plus heurté et la marche n'en est que plus sportive avec quelques montées et descentes de goulets rocheux (un peu d'attention par temps de pluie !). Alors que l'on croise quelques monolithes de taille impressionnante dressés vers le ciel, les fameux "vase de Chine" et "vase de Sèvres", il est conseillé d'aller faire un A/R sur la plateforme qui se propose au S du "vase de Sèvres" pour une vue périphérique que l'on n'est pas prêt d'oublier. Puis c'est une longue traversée à hauteur de la combe qui s'inscrit au pied du rocher de Francbouteille pour retrouver le GR6 qui arrive d'en face puisqu'il est passé par la corniche du Tarn (55mn, 735m). On descend à main G une série de lacets pavés en suivant le balisage blanc-rouge. Puis c'est une traversée en courbe de niveau pour rejoindre le rocher de Capluc au pied duquel sont accrochées quelques maisons anciennes (25mn, 600m). Il ne reste plus qu'à descendre sur Le Rozier en suivant le GR6 qui propose une directissime coupe-lacets. On rejoint ainsi le chevet de l'église du village (15mn, 405m).

Sur la corniche de la Jonte (le vase de Sèvres)


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Relevés de terrain juin 2018

4 jours de marche / 84kms / 21h30 / +2400m / -2400m.

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