PIERRE MARTIN

Billets de martinpierre

Dans la presse locale...

Il y a deux ans déjà, j'avais eu le droit à un article dans le journal local Pierre Martin sort des sentiers battus, puis dans la foulée une interview sur les ondes de RCF Drôme, voici à présent, en cette fin septembre 2019, que je suis à l'honneur de la rubrique "Le Crestois dans le Monde".

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Juillet 2019 au Ladakh : 50 sur 360...

Le Ladakh, connu pour ses paysages de désert d'altitude où il n'y pleu(vai)t que très rarement en été, vient de connaître un mois de juillet 2019 plutôt agité côté météo... en attendant peut-être pire côté politique avec la décision de Narendra Modi de mettre fin unilatéralement à l'autonomie du Cachemire !

Sur le plateau des Kyun tso, ça va pas tarder à tomber...

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Au Mustang, les népalais : constructeurs et destructeurs...?

Retour d'un voyage au Mustang au printemps 2019...

Ils sont en train de tuer le Mustang ! Ou tout du moins la portion la plus connue... Non contents de la qualité de la piste historique construite il y a moins de dix ans, la nouvelle génération d'ingénieurs des « Ponts et Chaussées » locale a décidé qu'une route à vocation internationale (entre le Népal et la Chine par exemple...) ne doit pas faire moins de 20 mètres de large et que le tracé des pentes et des virages doit permettre d'y faire évoluer des semi-remorques de grande longueur. Et tout cela au milieu d'un espace naturel préservé depuis des milliers d'années... Et c'est bien là que le bât blesse ! Pas satisfaits du profil du tracé précédent, les concepteurs de cette route (qu'ils espèrent dans le futur devenir le nouvel axe commercial nord-sud...) ont défini de nouveaux tracés, si possible très différents des anciens (ce n'est pas un problème d'avoir deux ou trois tracés parallèles voire plus à quelques mètres de distance l'un de l'autre : l'ancien, le tout nouveau et tous les essais malencontreux qui se sont terminés dans une roche plus rebelle que les autres à vouloir se faire transpercer...). Il en résulte une vision apocalyptique d'espaces naturels d'une exceptionnelle beauté (autrefois...) qui se retrouvent lardés de multiples bandes parallèles disgracieuses au pied desquelles on distingue les vestiges des sentiers historiques perdu corps et biens (un exemple entre Chele et Samar où le sentier tracé dans la falaise n'est plus...), ensevelis qu'ils ont été sous les tonnes de gravats expulsés par la noria de Caterpillar© qui œuvrent juste au-dessus (Ah ! Newton...).

Les travaux de la route à l'approche de Chele

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Expo Michel Mée à Patan

Mon ami Michel Mée est un homme aux multiples facettes : photo-journaliste, écrivain, amoureux du Monde et entre autres de la Grèce et du Népal..., mais je vous laisse découvrir le bonhomme ici :

Michel Mée

Né en Provence, en 1953. Successivement : figurant, filmeur, ouvrier agricole, sérigraphe, photograveur, plongeur, mécanicien, tuyauteur, chromiste, directeur de fabrication, directeur général et photographe freelance… En France, Grèce, Suisse, R.D.A., Finlande, Népal… Après avoir gouté au froid des cimes alpines, des régions polaires et du crétinisme ambiant, il fait dorer ses vieux os entre Népal, Ardèche et Grèce !

Il présente les photos qu'il a réalisées au Népal dans le site prestigieux du Patan museum du 27 septembre au 25 octobre 2019.

Il est l'auteur d'un livre recueil de photos intitulé 15 ans au Népal. Pour vous rendre compte de la richesse du livre, n'hésitez pas à lancer la vidéo de présentation. Consacré aux gandharbas de Patan, et plus généralement aux gaïnés (les intouchables), les newars, les gurungs, les tharus et les tamangs, ses photos ne laissent pas insensible : les regards sont perçants, l'équilibre des couleurs et le cadrage des personnages de chaque photo donnent l'impression que nous sommes derrière le viseur de l'objectif. Ce que le livre ne pourra jamais apporter, l'exposition photographique le magnifie. Les portraits sont criants de vérité. J'ai eu l'occasion de passer pas mal de temps en tête à tête avec eux, les portraits..., et je les quitte avec regret, tant j'ai eu l'impression de faire partie de la scène ! Avec la même impression qu'au moment de quitter le Népal après un, deux ou trois mois sur place, tout ce temps passé à échanger avec ces peuples auxquels je suis si attaché...

L'interview de Michel donnée en fin d'année dernière à France Bleu Drôme Ardèche vous en dira plus sur le personnage.

Son site web michel-mee.com présente beaucoup de galeries photographiques dont l'exposition Népal tire nombre de ses photos.

Si vous êtes au Népal à cette période, je ne saurais que vous conseiller de vous rendre à Patan, de visiter le musée qui recèle une somme d'incroyables trésors et bien entendu de rendre visite à Michel qui sera tous les jours (ou presque...) sur place.

Expo Michel Mée au Patan museum

 

 

Expo photos du Mustang à Vernoux-en-Vivarais

Le restaurant de Vernoux-en-Vivarais (Ardèche), le relais des Arts (le bien nommé...), m'a proposé d'exposer quelques unes des photos que j'ai réalisées au Mustang en 2011. L'exposition, une douzaine de photos car le lieu n'est pas si grand que ça, aura lieu entre le 24 avril et le 15 septembre 2019. Il y aura possibilité d'acquérir l'une ou l'autre des photos au format A3 mais aussi au format A4 après retirage. Avec l'équipe du restaurant, nous avons convenu d'une soirée présentation du Mustang le mercredi 19 juin à partir de 18h et comme il y a eu une demande de la part des restaurateurs, je serai présent également mi-septembre 2019 à partir de 18h (date à préciser ultérieurement) pour fêter la clôture de l'exposition. Pour les personnes intéressées, je serai présent pour vous faire découvrir cette magnifique région. A l'occasion je pourrai présenter quelques films que j'ai pu tourner sur place. Alors ! Venez nombreux goûter aux spécialités proposées par l'équipe du restaurant et simultanément découvrir les habitants et paysages du Mustang !

Expo photos à Vernoux-en-Vivarais

L'Himalaya népalais

Cadeau ! Pour réviser votre géographie de l'Himalaya népalais, je vous mets en partage ce poster longitudinal qui s'étend du Gurja himal au Makalu. Sinon, en plus précis, n'hésitez pas à aller regarder sur le web le recensement précis et très détaillé qu'à commis Günther Siefferth, un véritable travail de fourmi sur Die Berge des Himalaya.

Himalayan range

Les cahiers de l'Âne n°91 est en kiosque

Comme j'en ai pris l'habitude... voici le 3ème reportage que je rédige pour cet excellent magazine consacré aux ânes et aux mules. Cette fois-ci, j'ai présenté la traversée du Parang La entre Ladakh et Himachal Pradesh, région du Spiti, en me focalisant sur le difficile travail de ces bêtes (de somme...) qui en plus d'évoluer en altitude et chargées doivent supporter de nombreuses traversées de rivières, des nuits par -15°C, des orages de grêle, du vent, etc. et, pour finir, une marche sur glacier lors du franchissement de la barrière montagneuse de l'Himalaya à près de 5600m ! Merci à elles (et à leur muletier...) sans qui rien ne serait possible dans ces régions inhabitées et loin de tout.

Un autre article pourra aussi vous passionner, même si vous n'êtes pas féru de ces animaux, c'est celui sur l'American Fondouk de Fès, avec des photos qui ne laissent pas insensible...

Bonne lecture !

Cahiers de l'ane 91

Cent fois sur le métier...

Cent fois sur le métier... remets ton ouvrage ! C'est l'adage bien connu des personnes persévérentes. C'est aussi celui du génie de l'armée indienne qui travaille en permanence sur la NH-1, de Manali à Leh et de Leh à Srinagar. Tout au long de l'année, les équipes de travailleurs venus du lointain et chaud Bihar (c'est une des provinces indiennes du Teraï qui possède une frontière commune avec le sud du Népal) qui sont employés, souvent avec femme et enfants sur ces chantiers d'altitude, entre 1800 et 5600m. Ils construisent des camps itinérants selon les chantiers prévus et/ou lors de réparations de fortune suite à des éboulements, des inondations, etc.

Un groupe de Bihars à l'oeuvre au pied du Rohtang La

Altitude, froid, vent, pluie, grêle, neige, boue rythment leur vie de labeur dans des conditions d'hygiène limites (pour ne pas franchir le pas d'insalubre...), à l'opposé de celle de leur pays de naissance, hyper chaud mais dans des conditions de vie tout aussi pauvres et insalubres... La seule (grosse) différence est qu'ils sont payés : ce n'est pas gigantesque mais il y a des rentrées d'argent assurées.

La route NH-1 à l'approche de Gramphu dans la descente du Rohtang La

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Les cahiers de l'Âne

Je ne vous en ai pas parlé avant mais je "collabore" avec un magazine bimensuel consacré strictement aux ânes et aux mules. Il s'appelle Les cahiers de l'Âne et doit compter pas mal d'abonnés et de lecteurs car le numéro 90 est actuellement en kiosque (sans calculette, à 6 numéros par an puisque bimensuel, ça fait 15 ans de parutions, non ?). Sans exagérer, c'est une publication bien intéressante pour les amis de ces bêtes (mais pas seulement...) avec une foultitude d'articles concernant ces animaux (santé, psychologie eh oui, nourriture, maladies, etc.). Une grande part de la publication est consacrée aux retours d'expérience sur le terrain (entre autres, numéro après numéro, est présenté un voyage au long cours vers Compostelle avec des ânes). Et, bien entendu, c'est là que je pouvais intervenir...

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Traversée du Népal

La traversee du nepal

Ils l'ont fait ! Maxime et Justine, Max et Juju pour les intimes (ils m'avaient accompagné à l'automne 2013 sur la Kora du Dhaulagiri), ont réalisé une performance de choix : traverser dans sa longueur l'Himalaya népalais, de Jumla à l'Ouest du Dolpo à Tumlingtar au pied du Makalu côté Est, en une grosse centaine de jours. Le temps leur a manqué pour accomplir le périple en entier car ils ont rencontré des conditions météo difficiles, forte mousson au début (au Dolpo), froid intense à la fin... L'originalité de leur itinéraire qui s'est dessiné souvent au jour le jour du fait des nécessités de contournement de rivières en crue réside dans le fait qu'il ne s'est pas tenu stricto sensu au suivi des itinéraires de la G.H.T dessinés sur les cartes (Great Himalaya Trail), haute ou basse, mais qu'ils ont sans cesse louvoyé entre les deux itinéraires voire même ailleurs... En alternant passages de cols altiers à deux pas de la frontière tibétaine (le tracé de la high G.H.T), randonnées sur les sentiers du piémont himalayen (le tracé de la lower G.H.T) et autres chemins plus ou moins bien viabilisés, ils ont pu découvrir de manière complète un Népal des montagnes et des campagnes bien attachant. Et grâce aux rudiments de népali que Maxime possède, il leur a été permis d'agrémenter les étapes d'échanges verbaux lors des nombreuses rencontres sur les chemins, dans les villages où ils ont pu partager d'excellents moments avec la population qui y réside. Ils ont posé l'essentiel dans le site qu'ils ont complété de semaine en semaine sur place au gré des connexions WiFi dont ils pouvaient disposer. J'ai pu suivre leur avancée d'W en E et m'ont fait le grand plaisir de reprendre une partie de l'itinéraire de la Route des kharkas, trek "hors des sentiers battus" que j'avais créé en 2013. Pour effeuiller leur livre (numérique...) de voyage, cliquez donc sur l'image en entête du billet de blog. Et bon voyage à vous aussi, virtuel dans un premier temps mais qui saura vous inspirer pour créer votre propre itinéraire !

Juju et Max