Préparatifs

Documentation et cartographie

Les livres et guides papier :
Un seul livre pour vous mettre dans l’ambiance avant de partir :
- Lonely Planet – Trekking in the Nepal Himalaya qui présente de manière très détaillée le Tour des Annapurnas mais n’espérez pas en apprendre plus sur les coins sauvages autour du Kangchenjunga… !
- Les plus beaux trekkings du Népal (Nakamura - Uchida) aux Ed. Glénat : il date un peu mais est diablement précis sur les itinéraires et les points d'intérêt que l'on croise tout au long du chemin.
- Kangchenjunga, A trekker's guide (Kev Reynolds) aux Ed. Cicerone : en anglais,  il date aussi (1999) et est assez équivoque pour construire sont propre trek. Beaucoup de références aux écrits des explorateurs britanniques des temps passés mais assez peu de renseignements précis sur les horaires de passage sur des sites intermédiaires aux étapes définies par l'auteur ! Et puis, je me demande comment il a pu prendre le temps d'admirer les montagnes et de les décrire avec le timing de folie qu'il impose (il doit être le premier trailer de l'histoire !).

Les cartes topographiques (erreurs à gogo) :
- La carte Nepal Himalayan Maphouse Lumbasumba Pass NE518 au 1/125000e.
- La carte Nepal Map Publisher Kanchanjanga au 1/100000e, complémentaire de la précédente (mais tout aussi fausse...).
- Les cartes au 1/50000e 2787-11 Taplejung, 2787-12 Chyangthapu, 2787-08 Olangchungola, 2787-04 Yangma, 2788-01 Jhinsang peak et 2788-05 Kangchanjunga établies sur la base des fonds de plans finlandais et que l’on peut trouver à Katmandou du côté de New Baneswor à 250m à l’W de l’Everest Hotel à la boutique Maps of Nepal.

Equipement

L’altitude maximale atteinte lors de ce trek atteint 5200m (voire 5936m si vous vous mesurez au sommet qui domine les bergeries de Pang Pema) : il y a donc à redouter des effets du MAM (certaines personnes pouvant être touchées dès 3500m). Prêter une attention particulière lors des montées en début de période d’acclimatation au niveau de Tseram. Donc bistare, bistare… Côté équipement, privilégiez les systèmes trois couches ainsi que des chaussures de rando de haute montagne (au printemps seulement à cause de la neige). On peut réaliser la totalité du trek en chaussures à tige basse en automne. Les bâtons de marche pourront vous sécuriser sur des sentiers-balcons, dans les traversées de pentes un peu olé-olé et évidemment lors des 5000m de dénivelée négative où dans la partie basse les marches sont légion... Prévoir un sac à dos pour vos affaires de la journée, plusieurs gourdes d'eau (il faut beaucoup s'hydrater à ces altitudes). Ne pas oublier de toujours avoir à portée de main le trio « chaleur garantie » comprenant gants, bonnets (ou encore mieux cagoule enveloppant le visage et le cou) et chaussettes : protéger les extrémités, c'est empêcher le refroidissement de s'opérer et la sanction immédiate du mal de tête de se déclencher. Dans un sac type marin si possible étanche (pas de valise), vous aurez disposé le reste de vos affaires pour passer une bonne nuit, entre autres un duvet sarcophage -20°C et des vêtements type Damart pour le haut et le bas. Le drap en soie fait gagner 3 à 4°C et une couverture supplémentaire en polaire à glisser dans le sac de couchage à peu près autant.

Lhonak

Sur ce trek on peut alterner camping et hébergement en lodges. Ceux-ci sont de qualité différente, de très basique (sur les dernières étapes vers les camps de base) au tout juste correct (un satisfecit pour Ghunsa et son Kangchenjunga lodge). L’électricité n’est pas présente partout et il n’est pas aisé de pouvoir recharger ses batteries d’équipements électroniques. Soyez donc prévoyants ! Une possibilité est l’utilisation d’un système solaire attaché sur votre sac (ou que vous déployez le midi au moment du lunch) et qui recharge une batterie tampon, ça fonctionne vraiment bien (ex : panneau MyMobilePower 20w associé à une batterie Tekkeon 3450). Attention toutefois au phénomène de décharge des batteries par grand froid. N’hésitez pas à protéger les batteries qui sont en attente d’utilisation dans des parties bien chaudes de votre corps (plusieurs choix possibles…). Quant au mobile GSM, seule la partie basse de la région est couverte par Nepal Mobile 429-01 qui propose le roaming avec les opérateurs étrangers (jusqu'à Yangphudim au S, à partir d'Amjilossa sur le N). Ailleurs, quelques téléphones fixes dans les villages (Ghunsa), encore faut-il qu’il y ait village et que la liaison soit opérante… Sur un trek engagé comme celui-là, la possession d’un téléphone satellite n’est pas forcément un luxe (voir les offres peu chères de l’opérateur Inmarsat).

Quand partir ?

Du fait du régime de moussons auquel le pays est soumis, les deux saisons de trek au Népal sont généralement le printemps (mi-mars à mi-mai) et l'automne (mi-octobre à mi-décembre) mais nul n'est à l'abri d'une queue de mousson ou d’un hiver précoce qui dérègle les statistiques... Mais la région du Kangchenjunga est très arrosée : elle est touchée en premier par l'arrivée de la mousson et est la dernière à la subir lorsqu'elle se retire (en atteste la végétation luxuriante et les milliers d'hectares de plantations de thé...). Il semble préférable de réaliser ce trek en automne (même novembre) du fait que les itinéraires sont à cette période dégagés de toute neige fraîche comme il peut en tomber lors des orages d’après-midi au printemps. Pour info, le trek a été réalisé en novembre 2016 avec des conditions météorologiques exceptionnellement stabilisées et un froid en deça des valeurs usuelles.

La végétation tropicale à l'approche de Sukethum

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