Préparatifs

Documentation et cartographie

Pratiquement tout l’Atlas est couvert par des cartes tographiques au 1/50000e ou au 1/100000e. Elles ne sont disponibles sur place qu’à Rabat. Un internaute a patiemment collecté les cartes du Maroc (et bien d'autres pays...) et les propose en téléchargement sur son site Jemecasseausoleil. Sinon, un lot de quatre cartes de cette série au 1/100.000e est (était ?) toutefois disponible en France (massif du Toubkal) ainsi que quelques cartes d’origine étrangère qui couvrent M’Goun ou Toubkal, les deux régions les plus fréquentées par les touristes.Je vous conseille plutôt d’acquérir soit le livre Montagnes du Maroc d'Hervé Galley (Ed. Olizane) ou celui de Vincent Geus Maroc (Ed. La Boussole) qui proposent tous deux nombre de circuits dans l’ensemble du Haut-Atlas incluant bien entendu les alentours des massifs du M’Goun ou du Toubkal. On peut s’inspirer de ces itinéraires pour servir de support à la création de son propre trek. La précision des informations est remarquable, ce qui fait de ces ouvrages deux références pour le trekkeur dans ce pays. Et puis sans me faire une publicité éhontée, vous pouvez acquérir également l'ouvrage que j'ai rédigé sur les GTAM, à savoir Grandes traversées GTAM en vente dans toutes les bonnes librairies au prix de 29,70€...

Mais, pour la couverture de la partie allant d’Imlil à l’Atlantique, c'est la grande déprime : rien du tout ! Exception faite des ouvrages de Michael Peyron (GTAM - La Grande Traversée de l'Atlas marocain - Ed M. Peyron) et d’André Fougerolles (Le Haut-Atlas - Ed Glénat), beaucoup trop anciens pour qu’on suive aveuglément les indications fournies en engageant sur le terrain une caravane de mules… Alors, inspirez-vous de ce topo et du dossier de voyage ou alors de mon livre pour construire votre randonnée.

Encadrement

L’encadrement local sur ce trek est souhaitable, non pas qu’il présente des difficultés techniques insurmontables, mais le manque d’une cartographie précise (oubliez nos Top25…), la nécessaire connaissance du terrain en cas de variante obligée du fait de conditions météorologiques changeantes (dégradation subite, impossibilité de passage d’un col), la barrière de la langue lorsque l’on traverse des villages reculés et toutes les combines qui permettent de se ravitailler en produits frais, militent pour la composition d’une véritable caravane touristes, accompagnateur, muletiers-cuisiniers qui se chargent des bagages et de toute l’intendance, sans oublier ces chères mules sans lesquelles rien ne serait vraiment possible.

Hussein, M'hamed et Hussein...

Pour ce trek réalisé en juin 2012, l’équipe marocaine était constituée de M’hamed el Omary (accompagnateur de la région de Tafraoute dans l’Anti-Atlas à qui j’avais demandé de m’accompagner non pas parce qu’il connaissait les sentiers du coin mais pour son aptitude à fouiner dans tous les coins afin de trouver les renseignements sur la route à suivre) et de 3 muletiers avec lesquels je pars souvent. Originaires de la région du Toubkal, ils sont rompus à cet exercice de haute volée et savent mener de main de maître leurs mules sur des sentiers que bien d’autres considéreraient comme impraticables… C’est la raison pour laquelle mon ami Ahmed Ait Hammou les avait choisis tout spécialement. Le retour des mules d’Agadir à Imlil s’effectue en camion-benne (4 à 5 mules par transport pour un prix global de l’ordre de 300€).

M'hamed el Omary au sommet du djbel Erdouz

Equipement

Privilégiez les systèmes trois couches, ainsi que de bonnes chaussures de rando. Parcours sur sentiers rocailleux. Aucun passage difficile nécessitant un équipement spécial (crampons, piolet, corde,…), les bâtons de marche pourront soulager vos genoux lors des nombreuses descentes.

Aux étapes, vous aurez occasionnellement accès à l’électricité. Prévoyez quand même des batteries d’appareil photos supplémentaires et si vous êtes un gros consommateur d’énergie, une batterie relais portative (Tekkeon 3450 par exemple) ou l’utilisation de chargeurs solaires que vous positionnez sur le haut du sac pendant la marche (ça fonctionne plutôt bien dans une région ensoleillée comme le Maroc).

Pour les communications téléphoniques, les réseaux cellulaires sont accessibles quasiment de tous les endroits. J'ai indiqué dans le texte les occasions de téléphoner (C pour cellulaire, IAM Maroc Telecom, MEDITEL ou INWI qui acceptent tous le roaming).

Quand partir ?

Le meilleur compromis est de réaliser ce trek en autonomie partielle (principalement sous tente, éventuellement quelques arrêts en gîte d’étape GTAM quand il y en a, et ravitaillement dans les villages), sur une période qui s’étend de mai à juin puis de mi-septembre à fin octobre (attention à la chaleur qui peut indisposer lors de la dernière semaine après Tanout).

Il y a de l'eau partout...

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