[Hautes-Alpes] Refuge Adèle Planchard

2 jours de marche / 9h30 / 22kms / +1550m / -1550m + 4h30 / +600m / -600m pour l'ascension glaciaire (optionnelle).
Cartes topographiques IGN Top25 au 1/25000e 3435 ET Valloire - Aiguilles d'Arves et 3436 ET Meije - Pelvoux - Parc national des Ecrins.
Départ : Le Pied du col (5kms à l'E de Villar d'Arêne)
Etape : Refuge Adèle Planchard (tel : +33 476799214)
Arrivée : Le Pied du col

Circuit Adele Planchard         Carte générale GTAM1 Téléchargez la carte au format PDF

Le refuge Adèle Planchard se mérite... Pour les alpinistes, c'est l'assurance de belles courses en mixte sur ce rognon de la Grande Ruine avec à la clé de superbes panoramas à 360° sur les montagnes du massif de l'Oisans (4h / +600m / -600m, l'accompagnement d'un guide de haute-montagne est fortement recommandé pour franchir la zone de crevasses, la désescalade du couloir glacé et éventuellement d'autres chausse-trappes...). Pour le randonneur, c'est l'opportunité de monter sur un bon sentier (en début de saison il faudra toutefois remonter de grandes portions de névés sur les 300 derniers mètres de dénivelée...) jusqu'à un refuge situé à 3169m où l'accueil n'est pas un vain mot. Comme on aura grimpé plus de 1500m pour atteindre le rognon détritique sur lequel il est posé, peut-être le randonneur aura-t-il envie de se poser pour une nuit et découvrir dès potron-minet le réveil des montagnes qui l'entourent...? En tout cas, c'est une bien belle randonnée et il serait dommage de ne la limiter qu'à une seule journée, assurément (très) longue...

Les pics de Chamoussière une fois que l'on a franchi le Pas de l'Âne à Falque

1er jour : Diaporama Du parking automobile du Pied du Col à l'E de Villar d'Arêne à 1720m, on suit les marques blanches et rouges du GR54 en RD de la Romanche afin de franchir le rognon rocheux dit du Pas d'Anna Falque (ou de l'âne à Falque...). A 1930m, on laisse le GR54 partir sur la gauche vers les refuges et au-delà le col d'Arsine pour poursuivre à flanc vers la D et atteindre un plateau gazonné en très faible déclivité que l'on va remonter jusqu'à venir buter sur la base des pics de Chamoussière (à main gauche, sur la moraine herbeuse, on peut distinguer les refuges). Le sentier s'incurve vers la D pour poursuivre dans la large vallée herbeuse quasi plane terminée par le bastion rocheux de la Grande Ruine. Sur sa droite, on entrevoit à l'arrière-plan le glacier du Clot des Cavales et la superbe pyramide rocheuse de la Tête N. Alors que l'on vient côtoyer la Romanche au lieu-dit Valfourche (1h40, 2050m), on laisse partir à main droite l'itinéraire du refuge du Pavé qui se poursuit en RG de la rivière au-delà de la passerelle. On entre à présent dans le vallon du glacier de la Plate des Agneaux. Vers 2125m, on peut prendre de l'eau dans un petit ruisseau qui sort d'un éboulis sous les Pics de Chamoussière. On commence à monter sur la moraine frontale du glacier, dépasser les sources de la Romanche pour se rendre en RG du vallon et trouver le départ du sentier en zigzags remontant le coteau herbeux.

La première main courante dans la montée à Adèle...

Après un début d'ascension à flanc orienté au S, on franchit la base d'un couloir d'avalanches que l'on traverse plus haut avec l'aide d'une main courante métallique (1h20, 2450m, câble dont l'utilité se limite à la descente ou en début de saison lorsque le passage est en neige et/ou glace). On remonte en RD d'un goulet détritique avant de retrouver un sentier beaucoup moins chahuté qui permet de s'élever en larges lacets dans une pente d'éboulis et de buissons ras. Pendant les pauses de reprise de souffle, on peut admirer vers le S les pentes abruptes et austères dans lesquelles sont accrochés les glaciers des Agneaux et de Tombe-Murée.

Lors de la montée à Adèle, vue sur les pics qui séparent le Glacier Blanc de celui de la Plate des Agneaux

C'est l'envers des montagnes qui bordent au N le glacier Blanc, celui que l'on suit depuis le Pré de Madame Carle pour atteindre le sommet du Dôme des Écrins à 4015m. Les sommets qui s'enchaînent sur cette crête se nomment Pic d'Arsine, Pic de Neige Cordier, Pointe Louise et autres Roche Faurio... On atteint une épaule (50mn, 2680m) où l'on peut davantage apprécier la raideur des faces de granit. Entre temps, la Barre des Écrins a fait son apparition à l'arrière-plan et complète agréablement le tableau. A partir de 2850m, le sentier zigzague dans de grandes pentes d'éboulis en larges lacets à moins que l'on doive remonter plus directement la pente en traçant dans les plaques de névés (en début de saison). De la « civilisation », on aperçoit en tout premier l'antenne radio puis peu après sur sa droite le bâtiment du refuge. Encore un « petit » effort et on rejoint la plateforme de cailloux où le refuge a été construit (2h, 3169m, site web, tel : +33 476799214).

La Grande Ruine vue depuis la plateforme du refuge

Au refuge on se trouve au milieu des sommets qui composent cette Grande Ruine : Pointe Brevoort, Tour carrée de Roche Méane et Pic Bourcet (au pied duquel les alpinistes pourront franchir le col de Casse-Déserte et passer côté Vénéon). Sinon, à l'opposé, panorama étendu sur le N du massif de l'Oisans.

Depuis la plateforme du refuge, vue sur la Barre des Ecrins et le glacier de Tombe-Murée

2e jour : Le lendemain matin, ascension facultative de la Pointe Brevoort à la Grande Ruine (3765m, compter 4 à 5h de course en mixte depuis le refuge).

Lever de soleil au refuge Adèle Planchard     Lever de soleil au refuge Adèle Planchard     Des alpinistes sur l'arête sommitale de la Pointe Brevoort

Diaporama Puis retour au parking du Pied du Col en 3h30 par le même chemin.

Descente vers Valfourche     Le glacier de Tombe-Murée vu depuis les sources de la Romanche

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