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  • [Népal] Annapurnas, le massacre...

    Quelques impressions collectées lors du parcours de Pisang à Bhulbule, 3 jours sur la partie basse du Tour des Annapurnas, de retour de la traversée Mustang – Phu à l’automne 2010.

    Les travaux de construction d’une piste entre Besi Sahar et Manang ont été initialisés il y a une dizaine d’années de cela mais ce n’est vraiment qu’à présent seulement, en cette fin 2010, que l’on peut ressentir les aspects néfastes de ces travaux sur la vie de certains villages et sur la qualité des paysages proposés sur cette portion.

    La piste du côté de Jagat

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  • Nepal Tourism Year 2011

    Le ministère du Tourisme népalais a annoncé depuis plusieurs années déjà qu'il souhaitait accueillir en 2011 un million de touristes (ils sont aujourd'hui en 2010 près de 600.000 par an à venir découvrir ou redécouvrir le Népal). Voeux pieux et un tant soit peu irréalisable quand on voit l'indigence des moyens de communication (infrastructures routières obsolètes, vétusté des moyens de transports sans parler des locaux de l'aéroport international absolument pas dimensionnés pour recevoir le double de monde...). Bref, les dieux assureront ce que l'humain n'aura pas eu le temps d'adapter... A la recherche de circuits alternatifs aux tours des Annapurnas, Manaslu, Camp de base de l'Everest et autres consorts (voir article sur Trekmag.com), le ministère de Tourisme népalais a édité un CD-Rom présentant deux nouveaux circuits de moyenne montagne pour partir à la découverte de régions peu touristiques jusqu'à présent mais présentant un intérêt certain :
    - le premier s'appelle Indigenous Peoples Trail et parcourt en 7 à 8 jours le piémont himalayen entre Rolwaling et Solu, à la découverte des populations indigènes (les Thamis d'origine tibeto-birmane, les Yolmos, les Majhi, un peuple de pêcheurs, les Tamangs, Sherpas et Newars déjà bien connus).
    - le second nommé Numbur Cheese Circuit (et qui monte quand même à 4880m au Gyajo La !) propose une boucle de 2 semaines au pied d'un presque 7000 peu connu car en dehors des circuits habituels, le Numbur (vous l'aurez aperçu si vous avez parcouru La Route de l'Everest entre Jiri et Lukla lorsque vous êtes passés dans la région de Junbesi).

                        Indigenous Peoples Trail                    Numbur Cheese Circuit

    Je mets à votre disposition une partie des documents (textes et cartes en langue anglaise) fournis gracieusement par le ministère du Tourisme népalais :

    Indigenous Peoples Trail
    Carte Indigenous Peoples Trai
    Numbur Cheese Circuit
    Carte Numbur Cheese Circuit

    Bonnes randonnées ! Et puis si vous avez besoin d'être accompagné sur ces sentiers par des népalais de confiance, n'hésitez pas à puiser dans le carnet d'adresses disponible dans la rubrique Liens.

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  • Retour gagnant du Mustang...

    Eh bien mes amis, pesons bien les mots, faisons bien attention à ne pas tomber dans l'excès, comment qualifier ce qui vient de se passer ? Il n'y a qu'un mot : ce fut GIGANTESQUE ! Nous l'avons faite et bien faite cette traversée le long de la frontière tibéto-népalaise du Mustang à la vallée de Naar-Phu dont je vous parlais à la mi-septembre.

    A cette réussite, je tiens tout d'abord à complimenter l'organisatrice de cette expédition, Martine Marsigny de l'agence Allibert, qui a su mettre à notre disposition toute sa compétence acquise au fil des années à parcourir nombre de sentiers au Népal comme ailleurs... Dans sa tâche, elle a été idéalement épaulée par François, son mari. Le groupe de 8 "touristes" que nous étions a pu profiter de son expérience de guide de (très...) haute montagne. Un immense merci à tous les deux pour les précieux conseils qu'ils nous ont distillés ! A ces satisfecits, il faut y associer bien évidemment l'agence népalaise Thamserku et en priorité Khansa, notre omniprésent sirdar, et ses deux sherpas d'altitude, Ang Babu et Sang (dit Forrest...), qui se sont mis pleinement au service du groupe et se sont dépensés sans compter les heures et les efforts. L'équipe de cuisine a été en tout point remarquable côté support logistique (il faut bien alimenter la "machine" pour qu'elle avance...) et point notable, il n'y a eu pendant ces 26 jours aucun incident gastrique quelconque dans le groupe. Un seul bémol à ce panégyrique : les porteurs recrutés à Katmandu se sont révélés pour moitié d'entre eux un peu "tendres" (sauf du côté de l'ingestion de rakshi...) dès qu'il s'est agi d'attaquer la partie montagne de l'itinéraire. Seule exception : les 3 ou 4 jeunes étudiants népalais dont c'était leur premier trek et qui nous ont impressionné par la qualité de leur prestation même en très haute altitude. Un personnage incroyable a épaulé sans relâche son équipe de porteurs, le fameux Naiké (chef de l'équipe de plus de 20 porteurs) : il s'est constamment investi dans le portage (parfois en double charge...) lorsque qu'il fallait pallier une défaillance momentanée de l'un ou de l'autre de ses "ouailles". Il a donné à tous une grande leçon d'abnégation ! Et puis, la réussite d'un projet passe aussi par la tolérance, le respect de chacun et l'entraide : notre groupe de 8 "touristes" s'est constamment investi dans notre projet commun et a composé une équipe performante et solidaire avec le but affiché de la réussite de notre entreprise. Merci donc à mes compagnons de voyage : Florence (dite Laurence) et Alain, Dominique, Joseph, Jean-Michel, Pierrot et Bernard (dit Babar) pour ce grand moment d'humanité que nous avons vécu, tout là-bas, au fin fond d'un des nombreux TDC du Monde, mais si beau qu'on a déjà envie d'y retourner...

    Pourtant cela n'a pas été facile tous les jours : si l'acclimatation dans le royaume du Mustang entre 3 et 4000m a été une formalité (dix jours à enchaîner les sites historiques à nuls autres pareils au Népal), cela a commencé à se corser lorsque nous commençâmes à nous diriger vers l'E pour rejoindre le camp de base avancé au pied du col du Saribung. Nous sommes passés par 3 cols à plus de 5200m avant de remonter pendant 2 jours une moraine himalayenne de roche et de glace et nous poser à 5700m, assurément dans un tiroir d'un congélateur professionnel... La seule 1/2 journée de mauvais temps que nous avions connue en début de séjour alors que nous arrivions à Lo Manthang et qui avait blanchi les collines alentours, s'est révélée funeste pour l'ascension du Saribung Peak qui culmine à 6328m : la marche dans une neige fraîche d'une quarantaine de centimètres d'épaisseur a été exténuante par la constante nécessité de faire la trace du camp de base avancé jusqu'au col à 6022m (un peu moins de 4 heures de galère...). Il n'était bien sûr plus question de tenter le sommet, recouvert lui aussi de ce manteau immaculé... Las, nous avons encouragé et aidé les porteurs à passer le col afin que cette aventure commune se conclue de la meilleure des manières, tous ensemble, tous ensemble, avant comme après...

    Passage du col du Saribung à 6022m

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  • [Maroc] Alpi-Toubkal 3 en ligne...

    Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...

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  • La GTAM n°3 en ligne...

    Attendu depuis longtemps, le topo de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 est en ligne. 10 jours pile poil après que je sois rentré sur Paris (j'ai traîné un peu du côté du Toubkal pour effectuer la rando alpinisme Alpi-Toubkal, n°3 aussi... et que je devrais vous livrer bientôt, quelques jours avant de partir vers l'Inde avec pour destination le Ladakh, effectuer la Grande Traversée du Zanskar), je vous livre le "jour par jour" de cette GTAM qui part de Midelt et se termine à Bou Taghar. 19 jours de marche et près de 9000m de dénivelées positive et négative. Ces espaces du Haut-Atlas central que Marie et moi avons traversés, rarement décrits dans des guides de randonnée, sont réellement fantastiques pour qui aime les paysages grandioses et recherche l'infini... Pour vous y retrouver, j'ai inséré de nombreuses séquences de diaporamas ainsi que les cartes topographiques sur lesquelles j'ai dessiné le tracé du trek. Petits veinards... Faites-en bon usage et, si vous souhaitez réaliser tout ou partie de cette traversée, sachez que vous pouvez faire appel aux équipes de Brahim Moudoud de l'agence Maroc Horizon d'Aventures pour vous aider à réaliser cet extraordinaire voyage au long cours. Lahçen Bachki qui m'accompagnait sur ce périple, aidé de deux muletiers aguerris, Mohamed et Mohamed..., nous a régalé de ses connaissances sur cette région qui est la sienne. Régalé disais-je, car en plus de nous guider, il s'occupait de nous concocter des tagines d'enfer. Et, imaginez notre bonheur lorsqu'il nous dégotta du côté du tizi n'Tighboula un mouton sur pattes d'une qualité gustative rare, à côté duquel la meilleure viande du monde ne pourrait que paraître fade... Souvenirs de paysages, d'instants partagés et de rencontres quotidiennes, cette GTAM n°3 restera aussi celle du grand nettoyage de pieds avec le parcours de quelques canyons prestigieux (asifs Melloul et M'Goun entre autres).
    La prochaine étape, la GTAM n°4, est prévue pour le printemps prochain : 3 semaines de randonnée avec un départ d'Imlil plein W et le but affiché de rejoindre l'océan Atlantique au niveau de la plage de Sidi Kaouki (tout le monde à l'eau, hommes et bêtes...!). Ainsi se conclura cette traversée longitudinale de l'Atlas marocain. Ceci dit, d'autres idées d'itinéraires trottent déjà dans la tête : une GTAM n°5 pourrait voir le jour afin d'explorer les vallées parallèles à celles déjà parcourues depuis ces quelques années, par exemple relier Tounfite à Skoura en passant par quelques vallées peu fréquentées, des sommets laissés pour compte comme le Masker, le Ghat, l'Anrhomar, et des cols mythiques (le tizi n'Iqantula). L'Atlas est un immense terrain de jeu, ouvert à qui veut le consommer. Venez et dégustez, c'est divin...!

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  • Grande Traversée du Zanskar...

    Mais que donc faire cet été ? En juin, c'est déjà booké, Marie et moi partons pour 18 jours de rando dans le Moyen-Atlas et l'E du Haut-Atlas sur la GTAM3. A l'issue de cette traversée, Marie rentrera sur Paris alors que je prévois de poursuivre une dizaine de jours du côté du Toubkal pour accomplir la Haute Route du Toubkal n°3, itinéraire de trek-alpinisme dont j'ai parlé dans Trek Magazine n°118 (si des personnes aguerries veulent se joindre à moi sur la période du 28 juin au 10 juillet 2010 pour ce circuit orginal et assurément hors des sentiers battus, elles sont les bienvenues...).

    Nous pensions aller faire un tour ensemble à la Réunion au mois de décembre mais lorsque j'ai commencé à regarder du côté de l'Himalaya indien pour occuper le mois d'août (c'est la bonne période pour le trek), je me suis rendu compte que Marie en avait une grosse envie, autant que moi d'ailleurs... Son envie datait de bien plus longtemps que moi puisqu'elle était déjà allée en 1997 au Ladakh et que les souvenirs qu'elle en avait rapportés étaient toujours aussi présents dans son esprit. C'est pourquoi, délaissant notre intention de voyage vers notre DOM chéri, nous avons initialisé en moins d'une semaine une Grande Traversée du Zanskar à la carte (groupe de 2) avec une agence locale, complété le trek d'une découverte du Triangle d'Or (Agra + Jaïpur) en fin de séjour et acheté nos billets d'avion Paris-Delhi A/R. Tout cela tient dans 4 semaines et s'inscrira dans un budget de 5000€ pour 2 Paris-Paris.

    Gageons que ce soit une réussite.

    Paysage du Ladakh

  • Le volcan n'a pas voulu...

    Sniff ! La Grande Traversée de l'Islande que Laurent Sénéchal s'est attelé à monter ne se fera pas... du moins cette année. Les autorités islandaises ont pris la décision de fermer au trekking la partie sud du tracé du côté du Landmannalaugar, là où se trouve le volcan qui nous a causé tant de tracas cet avril dernier en Europe. On ne peut les blâmer, bien évidemment... Il préviennent le réveil de son voisin "cocotte minute" qui s'il se décidait à bouger causerait bien des dégâts et plus particulièrement des coulées de boues. En pleine saison touristique, dans un pays aux contrées secrètes et désertiques, comment recenser tous les touristes éparpillés dans la nature et les avertir de stopper leur avancée pour cause de danger imminent ? Bien sûr, c'est une grosse déception pour nous qui nous voyions déjà arpentant les pistes de l'intérieur, sur notre itinéraire partant de la pointe N de l'île avec pour destination la région de Vyk. Cette interdiction condamnait 1/3 du parcours et nous préférons remettre sur le métier l'ouvrage lors d'une des prochaines années. Il y a tant d'autres endroits à découvrir sur la planète !

    Cliquez sur cette icône pour voir quelques clichés de l'éruption 2010 Volcan-islandais-2010.pps

    Et une vidéo de 13 minutes pour se donner encore plus de regrets (merci à Anthony de Trek Magazine de l'avoir découverte et proposée sur trekmag.com).

  • Tour des Annapurnas en 1987...

    Images d'archives que je ne peux m'empêcher de vous faire partager. Les images datent de novembre 1987. C'était le premier trek de Marie au Népal. Mais qu'est donc devenue la région ? Les paysages restent, certes, l'habitat évolue, les mentalités ont (bien) changé... Cliquez donc sur Diaporama pour vous replonger dans le passé (et votre jeunesse passée...).

    L'Annapurna Sud, le Hiunchuli et le Machhapuchhre depuis Deurali

  • [Népal] Tour Manaslu en ligne...

    Je vous le concède, le Tour du Manaslu ne rentre plus aujourd’hui dans la catégorie des treks exceptionnels et qui plus est dans celle qui m’est chère, hors des sentiers battus. Ceci dit, ce trek de 3 semaines que j'avais réalisé en novembre 2002, est resté identique à ce que j'avais connu à l'époque : c'est toujours un spot de randonnée aussi confidentiel et nécessite d'être parcouru en autonomie sous tente, eu égard au manque d'infrastructures de tourisme (qui a dit "Et c'est tant mieux..."?). Vous trouverez le topo de ce circuit en cliquant ici.

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  • Et on rempile en 2009 sur le Rolwaling...

    Afin de compléter notre connaissance sur cette merveilleuse vallée encore protégée, nous avons projeté d'y retourner cet automne pour cibler d'autres points d'intérêt, à l'écart du sentier de descente "canal habituel" suivant les rives de la Rolwaling khola et que nous avons parcouru tchito (rapide en népali...) après l'enchaînement des cols du Chola La, du Renjo La et du Tesi Lapsa (voir Du Khumbu au Rolwaling) l'année dernière.

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