Préparatifs

Documentation et cartographie

La carte Nepa Maps au 1/125000e Rolwaling Himal, Gaurisankar, Tesi Lapcha couvre la totalité du circuit. Elle semble être celle qui dispose des indications les moins erronées après vérification sur le terrain. Pour suivre ce trek, elle est largement suffisante. On la trouve à Kathmandu dans tous les magasins à un prix de l’ordre de Rs600.

 

Sinon, il est possible d’acquérir sur Paris dans le magasin dont le nom commence par « Vieux » et finit par « Campeur » une série de trois cartes autrichiennes Freytag-Berndt und Artaria au 1/50000e plus luxueuses mais de très belle facture (n°2 Khumbu himal, n°5 Shorong/Hinku et n°6 Tamba kosi – Likhu khola) d’un prix nettement moins abordable mais que je pense totalement justifié. Nota : je n’ai jamais pu les trouver à Kathmandu.

 

Les ouvrages sur la région sont pléthore mais je vous conseille :

 

- La route de l’Everest de R Uchida (Ed. Glénat), richement illustré, qui se focalise sur le circuit.
- Les plus beaux trekkings du Népal de R Uchida et M Nakamura (Ed. Glénat), orienté randonné
- Trekking and climbing in Nepal de S Razzetti (Ed. Globetrotter, en anglais), orienté randonnée lui aussi mais qui fait aussi la part belle aux ascensions des Trekking Peaks qui bordent le chemin.
- Trekking in the Nepal Himalaya (Ed. Lonely Planet), l’incontournable guide qui sera votre compagnon de randonnée après avoir été votre livre de chevet...
- Expressions du Sacré dans les villages de l'aire culturelle tibétaine d'Etienne Principaud (à compte d'auteur) que l'on peut commander ici.

Noter aussi un livre intéressant sur l'ethnie sherpa qui peuple majoritairement les régions du Solu, du Khumbu et les hautes vallées du Rolwaling : il s'agit de l'ouvrage d'Henri Sigayret "Le Khumbu, ses montagnes, ses sherpas, ses treks" (ed. Vajra Publications, Kathmandu). Ecrit en langue française par cet amoureux du Népal vivant dans la banlieue N de Kathmandu, il vous permettra de mieux comprendre ce "peuple venu de l'Est" (sher = est, pa = peuple) car arrivé par les hauts cols depuis le Tibet voisin.

Encadrement

Certes, ce trek peut se réaliser en autonomie sans guide ni porteur. Mais pour un juste retour des choses, je suis un fervent partisan du partage avec les populations locales et même si vous vous sentez aptes à porter votre sac tout seul « comme un grand », ce n’est pas non plus désagréable d’embaucher un porteur à Kathmandu, Lukla ou Namche Bazar. Il sera tout au long du périple un excellent compagnon de route et à peu de frais. Vous commettrez cependant une très bonne action car ces 3 semaines de randonnées en votre compagnie seront pour lui une possibilité de faire (sur)vivre la famille dont il a la charge et ce n’est pas rien. Ce ne sont pas les quelques 10€ quotidiens que vous lui attribuerez comme salaire (c’est l’ordre de prix usuel) qui vont vous ruiner alors que vous avez, pour la plupart d’entre vous, payé votre billet d’avion aux alentours des 1000€ ! Si vous l’avez embauché à Kathmandu, vous pouvez même lui offrir le vol retour en avion (il y a un prix spécial pour les népalais).

 

Marionnettes sur Durbar Square de Katmandu

Je préconise quand même de passer par une agence sur Kathmandu (par exemple E.E.T.T, contact Tapan Raj Bhandari) pour l’emploi d’un porteur car vous aurez la garantie que votre compagnon de route sera correctement assuré, disposera d’un équipement adapté au circuit que vous comptez effectuer et qu’il ne vous fera pas faux bond en plein milieu de la randonnée, vous laissant seul avec (ou sans) vos affaires. Ce comportement est extrêmement rare mais nul n’est à l’abri de ce désagrément : n’oubliez jamais que la valeur de ce que contient votre sac de voyage dépasse de beaucoup le prix de son salaire…

Equipement

Côté équipement, privilégiez les systèmes trois couches ainsi que de bonnes chaussures de rando. On peut réaliser la totalité du trek en chaussures à tige basse. Les bâtons de marche pourront vous sécuriser sur les sentiers balcons. Si vous embauchez un porteur, prévoyez pour vous un sac à dos de 35 litres pour vos affaires de la journée, plusieurs gourdes d’eau (il faut beaucoup s’hydrater à ces altitudes). Ne pas oublier de toujours avoir à portée de main le trio « chaleur garantie » comprenant gants, bonnets (ou encore mieux cagoule enveloppant le visage et le cou) et chaussettes : protéger les extrémités, c’est empêcher le refroidissement de s’opérer et la sanction immédiate du mal de tête de se déclencher.

 

Dans un sac type marin si possible étanche (pas de valise), vous aurez disposé le reste de vos affaires pour passer une bonne nuit, entre autres un duvet sarcophage -20°C et des vêtements type Damart pour le haut et le bas. Le drap en soie fait gagner 3 à 4°C et une couverture supplémentaire en polaire à glisser dans le sac de couchage à peu près autant. Cette recommandation est bien entendu valable aussi dans les lodges ! Il peut y faire très froid et les courants d’air sont insidieux…

 

Dans le Khumbu, tous les lodges proposent un service payant de rechargement des batteries pour vos équipements électroniques (entre Rs100 et Rs500 par heure, le tarif augmente avec l’altitude…). Autre possibilité, le système solaire attaché sur votre sac et qui recharge des batteries pendant que vous marchez, ça fonctionne vraiment bien. Attention toutefois au phénomène de décharge des batteries par grand froid, et là, sur ce trek, il y a de quoi être servi… N’hésitez pas à protéger les batteries qui sont en attente d’utilisation dans des parties bien chaudes de votre corps (plusieurs choix possibles…). Quant au mobile GSM, toute la région du Khumbu est couverte par l’opérateur népalais 429-02 mais qui n’accepte pas de roaming avec les opérateurs étrangers. Vous devrez acheter une carte SIM à Kathmandu et l’insérer dans votre mobile si celui-ci n’est pas bloqué par votre opérateur, et acheter des recharges par carte à gratter. Sur Kathmandu et Lukla, l’opérateur 429-01 est présent et accepte les roamings.

Quand partir ?

 Du fait du régime de moussons auquel le pays est soumis, les deux saisons de trek au Népal sont généralement le printemps (mi-mars à mi-mai) et l’automne (mi-octobre à mi-décembre) mais nul n’est à l’abri d’une queue de mousson ou d’un hiver précoce qui dérègle les statistiques... Il semble préférable de réaliser ce trek en automne du fait que les itinéraires sont à cette période parfaitement dégagés de toute neige fraîche comme il peut en tomber lors des orages d’après-midi au printemps.

 

L’Everest et le Lhotse depuis la montée de Namche Bazar

Commentaires (1)

1. Yvon Roy 26/08/2011

Cette présentation m'est d'une grande utilité dans la préparation de notre trek d'octobre 2011 de Lukla au Camp de base via Gokyo. Merci de l'avoir rendue accessible.

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