Mes amis

Marie est ma compagne de randonnée depuis 20 ans. Nous nous sommes connus en Corse sur le programme Alti-Monti de l'UCPA. Des sentiers à la "vraie vie", il n'y a souvent qu'un pas... mais qui a pris un certain temps avant de s'effectuer. Marie m'a fait connaître le Népal (quelle découverte !) et plus généralement m'a rendu conscient que les paysages à eux seuls n'étaient qu'une des composante de l'espace du voyage. Ils forment un tout avec les populations qui les habitent. Il y a quelques années, j'ai pu lui faire découvrir le Haut-Atlas marocain... Depuis, nos grands voyages annuels s'inscrivent dans ces deux pays sans oublier l'Ile de la Réunion dont ses parents sont originaires.

 

Notre amitié date de 20 ans, forgée au sein du même groupe UCPA. Georges est un charmant compagnon de randonnée, il n'hésite pas à m'accompagner sur des itinéraires sauvages et a été de la majorité des circuits que j'ai pu monter à l'exception notable du Népal et du Maroc. Il faut dire que ses vacances sont comptées... A l'occasion, nous partons ensemble faire de l'alpinisme, pratique que nous laissons un peu de côté pour nous adonner à notre mets de choix : le trekking hors des sentiers battus. Ensemble nous découvrons la Corse des coins oubliés. Marie et moi ne désespérons pas de l'emmener dans la région himalayienne une de ces prochaines années par exemple sur le Dolpo.

 

Certes Philippe est amoureux de la bonne chère et des bons vins (c'est un brillant oenophile) mais il n'hésite pas à m'accompagner à la découverte de coins sympathiques. Ce fut le cas à l'Ile de la Réunion où il a pu apprécier la gentillesse des habitants, malheureusement sans la composante vins... Sur place, nous avons fait quelques randonnées dans des coins confidentiels lui permettant de découvrir des paysages peu communs et quelques modes de vie particuliers. Nous sommes aussi partis au printemps à Majorque et du côté de Toulon afin d'explorer quelques sentiers littoraux dans les Calanques.

 

Jean-Marc a découvert la randonnée sur le tard (...). En 2005, nous étions partis entre amis une quinzaine de jours dans le sud marocain entre Djbel Saghro et désert. Deux ans plus tard, il gravissait le Kilimandjaro. En 2008, Marie et moi l'avons associé à la réalisation de notre trekking Les cols secrets du Toubkal, sa première randonnée itinérante d'envergure avec l'enchaînement de 17 jours de marche. Tout a parfaitement fonctionné jusqu'à sa rencontre inopinée avec une salace branche de genévrier thurifère qui lui a entaillé le cuir chevelu de belle manière... En fin d'année 2009, il a rempilé et nous a accompagnés sur le trek du Rolwaling au Népal.

 

 

Damien est un collègue de travail et nous nous sommes mutuellement découvert la passion d'aimer parcourir des itinéraires un peu engagés et d'évoluer dans des endroits très peu fréquentés. A plusieurs occasions, j'avais discuté de la manière de randonner qui me plaisait. Il m'avait alors dit qu'il était parti à la Réunion et au Mali, qu'il faisait quelques courses d'alpinisme principalement dans les Alpes, adorait bivouaquer et souhaitait découvrir des ambiances sensiblement différentes de celles qu'il connaissait. Il n'en fallait pas plus pour que je lui propose de m'accompagner sur la Haute-Route n°2 au Maroc...

 

 

Ahmed Ait Hammou est accompagnateur de montagne au Maroc. Son cousin Mehdi avec lequel je travaille me l'a recommandé alors que j'étais à la recherche d'un guide pour initialiser ma première GTAM. Il est over-booké à longueur d'année entre les groupes de randonnée qu'il emmène dans tous les coins du Maroc, la conduite des travaux de son gîte, le développement du village d'Ait Souka,... et de ce fait, nous n'avons jamais eu l'occasion de partir une fois ensemble pour un de ces voyages au long cours. Heureusement que ses deux fils Tieb et Mohamed sont présents pour l'aider à tenir le gîte et assurer les liaisons en voiture avec Marrakech et l'aéroport ! D'ailleurs, si Tieb et Mohamed sont la partie visible de l'organisation, c'est toute la famille qui assure pour accueillir les randonneurs de passage. Comme s'il n'avait pas assez de boulot, il y a 3 ans de cela, il a été un de ceux qui ont eu l'idée de nettoyer les abords du refuge du Toubkal, le site étant devenu au fil des ans une poubelle à ciel ouvert. Avec les habitants de la vallée qui ont participé à ces travaux, ce sont quelques tonnes de détritus qui ont été rassemblées avant qu'elles ne soient évacuées vers les décharges de la vallée. Un gigantesque travail qui permet aujourd'hui à tous les randonneurs de disposer d'un espace convivial et propre pour camper. Cliquez ici pour vous connecter sur son site web.

 

Mohamed Id Boussalem est l'accompagnateur marocain avec lequel nous avons le plus randonné. C'est ensemble que nous avons expérimenté le concept de trek-alpinisme dans le massif du Toubkal avec la Haute-Route n°1 fin 2008. Comme nombre de villageois de l'Atlas (il habite le douar de Mzic au-dessus d'Imlil), il est un fin connaisseur des passages secrets de sa montagne et n'hésite pas à les montrer à qui veut bien aller les chercher... Charmant compagnon de voyage, il perpétue l'oralité de la langue berbère en taillant une bavette à tous les amis de rencontre (et il y en a...). Ne vous y trompez pas, il parle parfaitement français et se débrouille si bien en anglais qu'en espagnol.

 

Abdou (de son vrai nom Abdellatif Aznag) est un charmant garçon qui habite le village de Tamatert et que l'on a connu sur notre première GTAM en tant que muletier. Il fait souvent équipe avec Hussein qui habite une maison voisine. Toujours prêt à rendre service, il nous a été conseillé pour remplacer Mohamed au pied levé lors de notre Haute-Route n°2. Ce fut un grand plaisir et nous avons pu apprécier ses compétences d'organisateur et de guide de montagne. Il a un réel sens de l'orientation et connait parfaitement le terrain. Gageons qu'il nous pourra nous accompagner sur la Haute-Route n°3 que nous souhaitons initialiser prochainement.

 

Hussein Id Mansour est muletier. Il nous a accompagné sur un grand nombre des trekkings que nous avons faits. Il est tout simplement for-mi-da-ble. C'est une personne d'une qualité rare doté d'une gentillesse dont on aimerait soi-même hériter... Compétent et travailleur, c'est assurément l'un des facteurs de réussite d'une Grande Traversée de l'Atlas Marocain. Pas question de flancher dans les épreuves quotidiennes qui nous sont proposées. Et il ne s'agirait pas que sa mule fasse la difficile : une main de fer dans un gant de velours, rigueur et reconnaissance, et tout va bien dans le meilleur des mondes.

 

Abdou (Abderrhamane Naciri de son vrai nom) habite la vallée des Ait Bougmez dans le village d'Agouti. Il est muletier. Il ne nous a accompagné que sur la seule Grande Traversée de l'Atlas Marocain GTAM2 d'Imilchil à Hadida. Nous avons pu découvrir sa gentillesse mais aussi son caractère bien trempé lorsqu'il s'est agi de le faire passer par un col qu'il n'avait jamais emprunté, le tizi n'Isfoula. Je ne m'étends pas sur les âpres négociations que nous dûmes conduire... Par contre, je n'ai pas réussi à le faire aller sur le Djbel Timrazine du côté de Taghia pourtant identifié comme sentier muletier. Il a du caractère et de la suite dans les idées, moi aussi : ce sera donc pour la prochaine fois...

 

 Gigi Airone est guide de Haute-Montagne valdôtain. Je l'ai rencontré la première fois sur un tour du Grand-Paradis où les conditions météo avaient été apocalyptiques. Le périple était prévu sur 6 jours, à chaque journée qui passait, nous connaissions notre lot d'abandons. Sur 12 participants à l'origine, nous ne nous retrouvâmes qu'à 2... et toujours sous la pluie. Après cet épisode, nous nous sommes retrouvés quelques temps après, pur hasard, au refuge des Conscrits où nous envisageâmes de monter quelques tours ou traversées de massifs. Nous avons depuis parcouru les crêtes du Mont-Rose et effectué un tour du Cervin original passant par les glaciers.

 

Tapan Raj Bhandari (sur la photo avec son épouse Anjana) est notre correspondant à l'agence Everest-Express Tours & Travels de Kathmandou. Le premier trekking date de 1998 et suivait la route historique de l'Everest depuis Jiri jusqu'au Kalapattar et passage aux lacs Gokyo. Depuis, nos profils de trek ont sensiblement évolué vers des itinéraires un peu plus engagés et moins connus. Connaissant bien la montagne népalaise (il lui arrive d'accompagner des groupes), il est parfait dans l'organisation a priori et donc le choix du sirdar, nos deux dernières expéditions et entre autres du Khumbu au Rolwaling à l'automne 2008 en a été un parfait exemple.

Dendi Sherpa a été notre sirdar sur la traversée du Khumbu au Rolwaling à l'automne 2008. Auparavant plutôt cantonné dans les tâches techniques de guide de Haute-Montagne, il s'est découvert des talents de leader et de responsable du bon déroulement d'un trekking de 25 jours. Budget à contrôler, assistance psychologique dans certains moments difficiles, adaptation de l'emploi du temps... Il a été irréprochable dans les phases techniques qu'il a eu à assumer. Nous l'avons retrouvé en 2009 sur les sentiers du Rolwaling cette fois-ci accompagné de son beau-père en sherpa assistant, un sacré personnage...

 

 Nima Dhundup a été notre sirdar sur 3 treks. Il travaille en indépendant. Il est originaire de la région de Rasuwa tout au nord de Kathmandou coincée entre le Ganesh Himal et le Langtang Himal. C'est sur ces deux régions-là qu'il excelle, proposant des itinéraires originaux et très peu connus : imaginiez-vous que l'on pouvait aller trekker en face N du Langtang Lirung à la recherche de lacs sacrés en bordure de la frontière tibétaine ? En tout cas, sur la Traversée du Ganesh Himal, il a su ordonnancer parfaitement le trekking en s'entourant de porteurs locaux pour nous ouvrir le chemin... Le sentier de ronde du Paldor, c'est en grande partie grâce à lui qu'il est maintenant référencé sur ce site. On en avait rêvé, il en fait une réalité. Chapeau et merci !

 

 

Il a été notre sirdar sur la route historique de l'Everest en 1998 puis nous a guidé lors de notre traversée du Ganja La pour rejoindre le Langtang. Nous en gardons un excellent souvenir. Expatrié pendant de longues années au Japon, Phurba Sherpa est revenu vivre à Kathmandou et vient de fonder une famille. Il conduit encore quelques groupes de trekking. Espérons que nous pourrons à nouveau le rencontrer et peut-être composer ensemble un itinéraire original... Vous pouvez faire appel à lui en vous connectant sur son site web.

 

 

Shaligram SubediShaligram Subedi a été le guide touristique de Jean et Denise Guerdoux lors d'une randonnée itinérante ayant pour cadre la vallée de Katmandu alors qu'ils nous accompagnaient au Népal en automne 2008. Peu de temps après, parlant de mieux en mieux notre langue française en suivant les cours dispensés par l'Alliance Française de Katmandu (c'est pas donné pour un Népalais...), il est venu passer 3 semaines en Ile-de-France au début de l'année 2009. Nous avons eu l'occasion d'effectuer ensemble une présentation du type "Connaissance du Monde" au Château de Méridon (Vallée de Chevreuse) ayant pour sujet le Népal, on s'en serait douté... Fin connaisseur de son pays et de ses traditions, son domaine de prédilection n'est pas la haute-montagne ("il y fait froid", dit-il...) mais les petits trekkings du type Balcon des Annapurnas, Everest BC,... ou alors les randonnées découverte du patrimoine historique népalais dans lesquelles il excelle. N'hésitez pas à faire appel à lui en le sollicitant par mail.

Lorsque nous sommes redescendus de la vallée de Naar-Phu à l'automne 2006, il était dans notre intention de nous arrêter pour le bivouac du dernier jour à Bahunedanda. Manque de chance, tous les emplacements étaient déjà occupés et bien évidemment, comme nous en avons souvent l'habitude, nous nous dirigeons vers l'école où on peut disposer d'un endroit plan (la cour de récréation), d'eau et d'un abri (les classes) si d'aventure le temps se dégradait méchamment. Ghanakanta, le directeur de l'école, nous a gentiment accueillis. Il faut dire que les quelques centaines de roupies que nous lui offrons en échange du service sont une source de revenus qui trouvent rapidement un usage dans le cadre du fonctionnement de l'école... Nous avons pas mal discuté ce soir-là et puis également le lendemain matin alors que je dépannais un problème d'impression sur son ordinateur. Nous échangeâmes nos adresses mails et quelques temps après il nous a demandé de bien vouloir sponsoriser sa fille Srijana qui souhaitait suivre des études d'infirmière dans une école privée dans le Téraï. Nous avons accepté et mettons à sa disposition la somme d'argent qui lui permet de financer son inscription annuelle et d'acquérir son propre matériel paramédical. Elle a réussi avec mention ses deux examens du 1er et 2ème degrés. Lors de notre passage à Kathmandou à l'automne 2008 puis en 2009, nous avons pu rencontrer Ghanakanta et sa fille Srijana l'espace d'une soirée. Nous avons pu à chaque fois constater la qualité du travail produit par Srijana : c'est réellement impressionnant (85% de réussite) ! Nous avons bien entendu financé la 3ème partie de ses études pour l'année 2010 et, en récompense du travail accompli, offert, à son immense surprise, un vélo. Comme cela elle aura encore plus de temps à consacrer au travail ! Quels méchants sommes-nous donc...