Voyages

Ladakh, d'autres temoignages...

Ajouté à la suite du billet de blog que j'avais fait paraître fin août et intitulé Ladakh, l'amertume..., un lien vers le témoignage écrit de Céline Moulys, réalisatrice du film "Föllmi's Destiny" et qui passe une grande partie de son temps dans la région. Le texte est profond et présente de belle manière le "désordre" psychologique qui régnait sur place et que nous avons connu au début de ce mois d'août 2010, cueillis à froid alors que nous nous aprêtions à débuter notre Grande Traversée du Zanskar... Ce témoignage montre également la rémanence de ce désastre dans le quotidien des ladakhis, ce sujet étant devenu au fur et à mesure que les jours passent, le fil rouge des conversations. Il faut dire qu'il y a de quoi ! Le site web de Trek Magazine présente ce témoignage accompagné d'une vidéo de 6 minutes dans laquelle on peut entendre un jeune homme ladakhi, chauffeur occasionnel de pick-up, qui travaille entre Leh et Choglamsar, deux des villages qui ont été traversés par les coulées de boues meurtrières.

Sur les traces de Paulo Grobel...

Après le non-trek catastrophique de l’été dernier au Ladakh, nous étions revenus dépités de n’avoir pu assouvir notre désir de découvrir la région du Zanskar et sa fameuse traversée d’une vingtaine de jours qui tutoie les cieux. A notre retour précipité en Europe, nous nous étions consolés en montant « à l’arrache » une randonnée sympa d’une semaine du côté du Vercors dans la région des Coulmes. Et puis le week-end dernier, la traversée du Mont-Blanc par les 3 monts, de l’Aiguille du Midi au Goûter au-dessus de Chamonix, m’a sorti de cette léthargie qui m’avait envahi et m’a relancé dans cette quête de l’inutile : il me fallait partir vers une destination cet automne ! Notre guide, Paul Bonhomme, avait discuté dans la journée de son projet arrêté d’encadrer un groupe constitué de randonneurs alpinistes sur le Tour du Dhaulagiri pour Allibert. Je me serais bien joint à eux mais le programme « conventionnel » de ce tour ne me satisfaisait pas totalement. Ayant déjà randonné sur la partie basse du Tour du Dhaulagiri en 2001 avec Marie (voir le topo Entre Annapurna et Dhaulagiri), je me réservais l’opportunité de rejoindre la partie finale de l’itinéraire par une approche moins habituelle, à savoir en venant de Dunai et en traversant la réserve de Dhorpathan (pour les connaisseurs, lire ou relire l’ouvrage de Peter Matthiessen « Le léopard des neiges »). Connecté sur le site web d’Allibert, ne voilà t’il pas qu’apparaît sur la même page, au milieu des 5 propositions de randonnées de trek-alpinisme, l’opportunité, inespérée il y a encore quelques jours, de me lancer sur l'expédition "Mustang, Saribung Peak, Vallée de Phu" cet automne. Coup de fil et coup de bol : il reste une place dans le groupe monté par Martine et François Marsigny (et proposée sur le site du voyagiste). Banco ! Voilà la genèse…

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Incredible India !

La rubrique "Villes du Monde" accueille la ville de Delhi, la capitale de l'Inde, cette mégapole tentaculaire, bruyante, fascinante, dérangeante,... Immergez-vous par le biais de ce diaporama de quelques 200 photos au coeur de ce pays extraordinaire dans lequel vous pourrez découvrir la vie des gens les plus simples dans des instantanés de scènes de rue. Et puis ne gâchez pas votre plaisir à visiter les temples les plus kitchissimes qui soient, sikhs, tamouls ou bouddhistes, ils sont hauts en couleur et recèlent dans leurs murs une ferveur religieuse à nulle autre pareille. Plus d'un milliard d'habitants, une organisation désorganisée (ou l'inverse...), on pourrait reprendre les propos de Galilée qui murmurait lors de son procès en 1633 : "Et pourtant elle tourne"... (il parlait de la Terre). Là, il s'agit de l'Inde. Incredible India ! comme ils disent ici... Le pire, c'est que c'est vrai... Bon voyage !

Le palais d'Humayun

4807m, le diaporama...

Je vous l'avais promis, il est là, tout chaud, tout beau... Ca donne envie d'y retourner tout de suite, c'est si beau ! N'est-ce pas Paul ?

Paul Bonhomme, guide de haute-montagne, au sommet de la Pointe Lachenal

4807m...

Bon, ça y est ! La 4eme fois aura été la bonne. Ce n’est pas que je courrais après, mais les 3 tentatives avortées me faisaient penser qu’il devait y avoir un signe indien caché derrière ça… Georges m’avait proposé, dès la mi-juillet, de faire la course ensemble, non pas l’aller-retour voie normale mais la traversée dite des 3 Monts (Tacul, Maudit et Mont-Blanc proprement dit), d’un niveau d’endurance un tant soit peu supérieur. La préparation prévue pour l’été devait m’amener au pied du géant alpin dans les conditions optimales, pensez-vous donc, passer tout le mois d’août à plus de 4000m au Ladakh, peut-on envisager une meilleure préparation ? Donc, banco ! Entre temps, le trek du Ladakh s’est annulé du fait des conditions atmosphériques et ce n’est pas la semaine de randonnée itinérante dans le Vercors qui a pu remplacer cette adaptation à l’altitude prévue. C’est donc avec une préparation quasi nulle que je me trouve ce samedi 12 septembre au lieu de rendez-vous que nous a donné l’agence Allibert, à Chamonix devant la gare du téléphérique de l’Aiguille du Midi. Pas spécifiquement préparé mais rempli d’une tonne de bonne volonté…

Je vous propose de lire la suite dans la toute nouvelle catégorie Alpinisme : La traversée E-W du Mont-Blanc

 

Plan de l'Aiguille : Téléphérique de l'Aiguille du Midi

 

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Vercors N et Coulmes en ligne...

Il fallait rebondir après les "péripéties" du début du mois d'août... Une fois revenus à Paris (voir le précédent billet de blog Ladakh, l'amertume...), comment se remettre dans le sens de la marche ? Un peu de rangement dans la maison après les travaux, mais ça n'occupe pas un tandem de voyageurs frustrés par la queue de poisson qu'il a subie... Décision est prise de s'aérer l'esprit et de sortir de la léthargie post-évènements en se faisant violence : on part marcher ! Où ? Là où il fait beau, où l'on va pouvoir se remplir l'esprit de beaux paysages, où les rencontres sympathiques nous permettront de mettre de côté notre spleen... Les Alpes du Sud du côté de Réallon ou plutôt le Vercors ? Revenus du vendredi d'avant, on compose à l'arrache un circuit en autonome (tente + cabanes + popote + bouffe à porter...), on réserve l'aller-retour en TGV Paris-Grenoble et hop nous voilà partis en deux temps trois mouvements vers cette région superbe dont nous avions déjà exploré les contreforts Est quelques années en arrière. Ce coup-ci, c'est la volonté de découvrir le Nord et l'Ouest de ce massif qui nous donne une ébauche de circuit : on partira d'Engins, on suivra la bordure Nord du massif avant de rejoindre Choranche et ses fabuleuses grottes avant de se diriger vers le col du Rousset et revenir sur le Grand-Veymont. Au départ d'Engins, le sac est lourd. Le lendemain, le GR9 se révèle ardu lorsque l'on doit franchir des zones de lapiaz rendues glissantes par les pluies d'orage des jours précédents. Les 6 heures de marche avec une charge dorsale très lourde sont épuisantes à cause de l'attention que l'on doit porter à chaque pas. Le soir, grosse difficulté pour trouver un point d'eau (merci à la sympathique VTTiste qui nous a indiqué la fontaine de Font-Renard alors que nous semblions désespérés de ne pas savoir où nous poser du côté de Font-Scellier). Après une nuit humide dans les sous-bois, la montée au Pas de Pertuson, avec ses pentes démoniaques en forêt au départ d'Autrans, nous décide à trouver une autre alternative afin de poursuivre le voyage pédestre avec la composante "plaisir". Nous entrons dans Rencurel aux alentours de midi trente et passons devant une maison. Nous nous enquerrons auprès d'une personne qui nous salue sur le pas de sa porte de la présence d'un gîte d'étape dans le village. Et puis là, tout s'enchaîne : nous faisons la connaissance d'Anne-Marie et Bernard qui vont remuer pendant tout l'après-midi le microcosme rencurellois afin de nous trouver un point de chute pour la nuit. Nous passerons un long moment ensemble à mieux nous connaître et à échanger sur de nombreux sujets communs. Ils connaissent bien le pays dans lequel ils vivent. Nous leur exposons notre déplaisir et nous orientent sur un itinéraire de substitution : l'exploration d'un massif forestier en bordure Nord-Ouest du Vercors à mi-hauteur, dans la montagne au-dessus de St Marcellin. Ce lieu d'exception se nomme les Coulmes. Plutôt que de nous casser le dos, nous irons de gîte en gîte et repasserons à Rencurel pour récupérer le matos que nous leur laissons en dépôt. Un bonjour, un sourire, un échange, et cette heureuse rencontre va nous conduire à découvrir, cette fois-ci avec le grand plaisir de porter un sac moins chargé, une région sensationnelle et bien peu parcourue. Et pourtant, elle ne laisse pas insensible. Les gens de rencontre que nous croiserons sont à l'image des paysages dans lesquels ils vivent : accueillants, doux, bons,... Ce coin de paradis, je vais vous dire, on en est tombé amoureux... Jetez un coup d'oeil sur ce topo de randonnée d'une semaine, lancez les diaporamas et inscrivez d'ores et déjà sur votre agenda, au programme de l'année prochaine entre les mois de juin et octobre : "Vercors Nord et Tour des Coulmes, penser à poser une semaine de vacances et réserver les places de TGV...". Merci à la FFRP d'avoir cru en ce massif et de nous proposer ce circuit. Je n'oublie pas non plus les agents du Parc du Vercors qui font un travail sensationnel sur le terrain : à l'instar de la Suisse et de l'Ile de la Réunion, le balisage et le repérage des sentiers est top !

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Ladakh, l'amertume...

Je n’ai pas pour habitude sur ce site de vous raconter ma vie. Je mets à votre disposition des topos de randonnées que j’ai construits et exécutés sur le terrain afin de vous proposer le meilleur niveau de détail et que vous puissiez randonner avec des informations les plus précises possibles. Tout le monde n’a pas la chance ou simplement le temps de pouvoir préparer avec autant de minutie ses vacances et sur le genre de destinations couvertes, il n’y a pas de place pour l’à peu près… Les topos vous apportent toutes « les billes » pour que vous puissiez monter vos propres itinéraires « hors des sentiers battus ». Le blog était jusqu’à ce jour uniquement utilisé comme lettre d’information : des nouveaux topos qui sortent, des diaporamas qui viennent illustrer des topos existants, le programme de randonnées à venir ou bien les bons plans que j’avais pu glaner sur le web, ou transmis par des amis, et que je voulais vous faire partager. Je vous avais donc annoncé dans un précédent billet de blog que Marie et moi avions décidé de partir cet été pour l’Inde du Nord. Paysages splendides, cols de haute altitude, air pur, il n’en fallait pas plus pour que nous rejoignions les nombreux trekkeurs de tous pays qui s’y rendent chaque été s’adonner à leur passion. Cette région a pour nom le Ladakh. Elle se situe dans la province du Jammu-Kashmir en Inde du Nord, coincée entre le Pakistan à l’W et la Chine (Province du Tibet) à l’E. La capitale s’appelle Leh. Même si le drame vécu au Pakistan a souvent monopolisé (à raison) les bulletins d’information pendant l’été, l’Inde du Nord ne doit pas vous être totalement inconnue côté faits divers. Rappelez-vous…

Revenons quelques mois en arrière : au printemps, Marie et moi cherchions donc une destination pour notre grand voyage de l’année, destination qui puisse concilier nos impératifs d’emplois du temps bien différents. Une chose était sûre : il lui serait impossible de se libérer comme à l’habitude soit en novembre pour le Népal soit en décembre pour la Réunion à cause du programme chargé de cours qu’elle suit à l’université. Comme les voyages c’est plus sympa à deux… je n’envisageais pas non plus de partir seul faire un trek techniquement « dans ses cordes ». Nous tombâmes d’accord que la seule période envisageable était le mois d’août et, pour randonner dans la chaîne de l’Himalaya, la destination du Ladakh s’imposait d’elle-même. Cette région désertique d’altitude présente des paysages désolés et se caractérise par un climat sec de juin à septembre, une particularité dans la chaîne de l’Himalaya à cette époque, puisque la mousson reste cantonnée sur la plaine indienne, bloquée qu’elle est par les premiers contreforts montagneux (il ne tombe que 100mm d’eau par an dans la région…). Marie avait déjà expérimenté cette destination en 1995 pour une randonnée du village d’Hémis au lac Tsomoriri. Elle en gardait un souvenir ému. Quant à moi, cette région m’était inconnue et, bien évidemment, je souhaitais ardemment la découvrir. Si fait ! Nous recherchons comme à notre habitude une agence locale pour nous aider à monter notre trek et décidons de partir avec Shanti Travels, agence franco-indienne installée à Delhi, présentant un large panel de treks sur son site web. Contact hyper rapide, très professionnel, devis dans les deux jours qui suivent, réponse immédiate aux demandes d’explications, bref, de la belle ouvrage… Les premiers contacts par mail semblent vraiment très prometteurs. Qui plus est, les prix annoncés sont dans nos cordes. Tout baigne ! Date est prise pour le circuit de la Grande Traversée du Zanskar et une extension vers Agra et Jaïpur en fin de séjour pour un prix total de 3000€ pour deux, hors voyages aériens internationaux, entre le 1er et le 29 août 2010. A fond la forme comme disent certains… On se prépare du feu de dieu sur la GTAM3 au Maroc en juin que je complète d’un Alpi-Toubkal3 début juillet. Plus affiné tu meurs !

Voici donc le jour par jour de ce voyage merveilleux qui s’est malheureusement transformé en voyage au bout de l’enfer… Si je n’écris ce billet qu’aujourd’hui, c’est que nous en sommes revenus profondément touchés de ce que nous avons vécu sur place. Il nous a été impossible de coucher les mots plus tôt bien que rentrés sur Paris depuis la mi-août. Il fallait d’abord se reconstruire…

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[Maroc] Alpi-Toubkal 3 en ligne...

Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...

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Fès, de nouveaux clichés...

Juste avant d'entamer la GTAM n°3, nous avions décidé, Marie et moi, d'aller décompresser une paire de jours à Fès puisque le départ de la randonnée s'effectuait de Midelt, à 250 kms de là en se dirigeant vers le S (Fès est l'aéroport le plus commode pour desservir cette région du Moyen-Atlas). Quoi de plus déstabilisant que de se perdre dans les ruelles de la médina... C'est réellement une ville attachante où il semble faire bon vivre. Quelle différence avec Marrakech (Arnakech ?)... Ici, à Fès, pas de harcèlement continuel dans les souks, toujours une âme charitable pour vous aider à retrouver son chemin, quelques rabatteurs autour des teinturiers mais rien de bien méchant... Et puis, il peut faire 50°C comme nous avions connu à l'été 2007, la fraîcheur des ruelles est bien agréable pour qui veut sortir de l'axe principal qui coupe Fès el Bali en deux parties, sens E-W. Entre la médina et la ville nouvelle, n'oubliez pas Fès el Jedid et son quartier juif au coeur duquel règne une ambiance particulière. Je viens de compléter le diaporama de 2007 par celui de 2010. Prenez autant de plaisir à les regarder que j'en ai eu à saisir les moments de vie... Les deux séries de photos sont disponibles en cliquant ici.

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La GTAM n°3 en ligne...

Attendu depuis longtemps, le topo de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 est en ligne. 10 jours pile poil après que je sois rentré sur Paris (j'ai traîné un peu du côté du Toubkal pour effectuer la rando alpinisme Alpi-Toubkal, n°3 aussi... et que je devrais vous livrer bientôt, quelques jours avant de partir vers l'Inde avec pour destination le Ladakh, effectuer la Grande Traversée du Zanskar), je vous livre le "jour par jour" de cette GTAM qui part de Midelt et se termine à Bou Taghar. 19 jours de marche et près de 9000m de dénivelées positive et négative. Ces espaces du Haut-Atlas central que Marie et moi avons traversés, rarement décrits dans des guides de randonnée, sont réellement fantastiques pour qui aime les paysages grandioses et recherche l'infini... Pour vous y retrouver, j'ai inséré de nombreuses séquences de diaporamas ainsi que les cartes topographiques sur lesquelles j'ai dessiné le tracé du trek. Petits veinards... Faites-en bon usage et, si vous souhaitez réaliser tout ou partie de cette traversée, sachez que vous pouvez faire appel aux équipes de Brahim Moudoud de l'agence Maroc Horizon d'Aventures pour vous aider à réaliser cet extraordinaire voyage au long cours. Lahçen Bachki qui m'accompagnait sur ce périple, aidé de deux muletiers aguerris, Mohamed et Mohamed..., nous a régalé de ses connaissances sur cette région qui est la sienne. Régalé disais-je, car en plus de nous guider, il s'occupait de nous concocter des tagines d'enfer. Et, imaginez notre bonheur lorsqu'il nous dégotta du côté du tizi n'Tighboula un mouton sur pattes d'une qualité gustative rare, à côté duquel la meilleure viande du monde ne pourrait que paraître fade... Souvenirs de paysages, d'instants partagés et de rencontres quotidiennes, cette GTAM n°3 restera aussi celle du grand nettoyage de pieds avec le parcours de quelques canyons prestigieux (asifs Melloul et M'Goun entre autres).
La prochaine étape, la GTAM n°4, est prévue pour le printemps prochain : 3 semaines de randonnée avec un départ d'Imlil plein W et le but affiché de rejoindre l'océan Atlantique au niveau de la plage de Sidi Kaouki (tout le monde à l'eau, hommes et bêtes...!). Ainsi se conclura cette traversée longitudinale de l'Atlas marocain. Ceci dit, d'autres idées d'itinéraires trottent déjà dans la tête : une GTAM n°5 pourrait voir le jour afin d'explorer les vallées parallèles à celles déjà parcourues depuis ces quelques années, par exemple relier Tounfite à Skoura en passant par quelques vallées peu fréquentées, des sommets laissés pour compte comme le Masker, le Ghat, l'Anrhomar, et des cols mythiques (le tizi n'Iqantula). L'Atlas est un immense terrain de jeu, ouvert à qui veut le consommer. Venez et dégustez, c'est divin...!

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