Voyages

Destination Himalaya : le film...

Destination Himalaya (l'affiche)

Trekmag avait sorti un billet de blog fin novembre 2010 lors de la sortie de ce film dans les salles obscures françaises. Sortie confidentielle de ce film sud-coréen datant de 2008 il est vrai, même sur Paris, sur les trois premières semaines d'exploitation il n'y a rarement eu plus de 3 salles qui le proposaient à leur programme... Nous sommes allés le visionner hier soir au Studio St Michel dans le 5e. Le retour est très positif : ce film est un éloge de la lenteur, celle des villages népalais de montagne que l'on traverse lors de nos treks (ici c'est Jharkot au pied du Thorong La, massif des Annapurnas). Le sujet n'est pas si facile que cela (voir l'interview du réalisateur) abordant en filigrane la difficile condition des immigrés népalais en Asie du Sud-Est (ce serait du même tonneau si le sujet avait été traité dans les pays du Golfe, esclavagisme moderne...). Je ne peux que vous recommander de vous connecter sur le site de Commeaucinema.com pour trouver une salle proche de chez vous (cette semaine c'est Paris, Montreuil, Nîmes et Grenoble et encore il n'y a pas de séance chaque soir...). Une fois installé (confortablement) dans votre fauteuil, laissez-vous doucement imprégner de cette lenteur, du temps qui passe. Le film est construit sur la base de multiples saynettes qui abordent des sujets profonds : la polyandrie, la vieillesse, le chamanisme,... Notez que vous ne serez pas embêtés par les dialogues car ils doivent tenir sur une feuille A4 recto-verso. On sait bien que dans ces régions-là, nul n'est besoin de parler pour tout savoir de l'autre, le meilleur exemple est l'inénarrable scène du café, je ne vous en dis pas plus...

Destination Himalaya (scène choisie)

[Népal] Mustang-Phu en ligne...

Je vous livre le premier opus du topo présentant le trek réalisé à l'automne 2010 et reliant le Mustang aux vallées de Naar et Phu en franchissant le col glaciaire du Saribung La, point de "faiblesse" de plus de 6000m dans la chaîne de montagnes du Damodar himal. Vous trouverez :
- le texte du topo illustré de quelques photos (les diaporamas arriveront au fur et à mesure de jours, les photos, c'est un véritable travail de titan...),
- la sous-rubrique Préparatifs qui vous donne des pistes de lecture en matière de documentation, la cartographie et l'équipement indispensable pour votre confort,
- la sous-rubrique Sur Place exposant les bons plans (transports, permis de trek, logement, nourriture, etc.),
- le Dossier de voyage dans lequel vous y trouverez cartes et topo en pdf (impression plus facile),
- la Fiche-Pays renvoyant sur le site de Trekmag.com (pourquoi réinventer l'eau tiède ?)

Je n'avais pas pu attendre plus longtemps (la cocotte-minute allait exploser...) pour lancer mon "coup de gueule" sur le chantier de la piste qui massacre la vallée de la Marsyangdi, aujourd'hui cantonné dans la partie basse de la vallée mais semblant progresser vers la haute vallée alors qu'il ne paraît y avoir beaucoup de travailleurs sur les chantiers... Depuis la parution du billet de blog la semaine dernière, je suis parti à la recherche des arguments des promoteurs de cette incongruité (vue de notre fenêtre de randonneur contemplateur amoureux des beaux espaces bien entendu...). J'ai inséré quelques liens vers des sites d'organisations internationales qui pourront (éventuellement) vous aider à "comprendre". En tous les cas, le plan de développement durable de Manang ou Sustainable Development Plan MANANG (2008 - 2013) ne me convainc pas tout à fait...

Mais ces trois jours d'horreur à la fin du trek ne doivent pas occulter le plaisir que vous pourrez connaître à parcourir pendant les 23 premiers jours du périple les vastes espaces du Mustang et les bassins glaciaires méconnus du Damodar himal. En espérant que ce topo de trek exceptionnel retiendra votre attention et qu'il vous conduira, vous aussi, à vous lancer dans cette incroyable aventure. Une confidence ? Le circuit est déjà proposé pour l'autome 2011 sur le catalogue Allibert... On en reparle à votre retour ?

Falaises du Mustang : le délire géologique (entre Marang et Tsarang)

Le vin de Cilaos reconnu ?

Enfin, pourrait-on dire... Le produit des treilles cultivées dans le cirque de Cilaos au centre de l'île de la Réunion pourrait bénéficier d'une I.G.P (c'est une identification d'élaboration d'un produit sur un territoire mais contrairement à l'A.O.C on ne parle pas de respect d'une charte). Mais c'est déjà une avancée...Ce n'était pas gagné ! Rappelez-vous, il n'y a pas encore si longtemps de cela (disons dans les années 90) que, dans les restaurants de Cilaos, le breuvage était proposé à table au verre tant il s'apparentait à de l'alcool éthylique brut. D'ailleurs le produit était interdit d'exportation... Et puis lorsque nous y sommes retournés en 2007 avec Marie et Philippe pour une spectaculaire traversée de l'île, nous avons pu constater que des structures oenologiques avaient été créées et entre autres une Maison du Vin de Cilaos. Les breuvages présentés n'étaient plus de la même facture que leurs antécédents pour lesquels on avait fait "pisser la vigne", ajouté du sucre plus que de raison, assemblé le jus de raisin avec des produits plus ou moins illicites... Les différents produits proposés commençaient vraiment à ressembler à du vin (c'était de toutes les manières bien au-dessus de la gamme Baron d'Arignac, ce vin des pays de la Communauté Européenne distribuée sur l'île en toute légalité, lol !). Le site IPREUNION.COM, journal d'information web de l'île, présente cet article porteur de bien bonnes nouvelles qui conduira j'en suis certain vers lee respect d'une charte de qualité dans l'élaboration du produit. Cela aidera grandement à la protection de nos conduits internes (oesophage, estomac, reins et tutti quanti...). Gageons que l'abandon progressif du cépage isabelle introduit sur l'île en 1665 pour ses qualités de résistance à l'oïdium, au profit des chenin, côt, malbec ou pinot noir, aura été le déclencheur de l'évolution de la qualité. Pour mémoire, le cépage isabelle était sensé rendre fou... En tous cas, peu persistant au palais, on s'en souvenait longtemps après son ingestion que ce soit lors de la montée vers le Piton des Neiges ou le col du Taibit, et parfois au-delà... Le soleil n'était assurément pas le seul responsable du mal de tête persistant. Après l'I.G.P, les vignerons de l'île travailleront-ils leurs produits pour qu'une A.O.C voie le jour ? Il va quand même falloir quelques années... Ceci dit, quand on voit le travail réalisé en Polynésie française par Dominique Auroy qui élabore sur l'atoll de Rangiroa des vins d'excellente qualité, on pourrait se dire que les vignerons de l'île de la Réunion peuvent eux aussi l'accomplir... Au boulot les gars !

IGP Vin de Cilaos à télécharger

Ilet à Cordes (Cirque de Cilaos - Ile de la Réunion) 
Vignes, lentilles et maïs dans le cirque de Cilaos

[Népal] Annapurnas, le massacre...

Quelques impressions collectées lors du parcours de Pisang à Bhulbule, 3 jours sur la partie basse du Tour des Annapurnas, de retour de la traversée Mustang – Phu à l’automne 2010.

Les travaux de construction d’une piste entre Besi Sahar et Manang ont été initialisés il y a une dizaine d’années de cela mais ce n’est vraiment qu’à présent seulement, en cette fin 2010, que l’on peut ressentir les aspects néfastes de ces travaux sur la vie de certains villages et sur la qualité des paysages proposés sur cette portion.

La piste du côté de Jagat

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Nepal Tourism Year 2011

Le ministère du Tourisme népalais a annoncé depuis plusieurs années déjà qu'il souhaitait accueillir en 2011 un million de touristes (ils sont aujourd'hui en 2010 près de 600.000 par an à venir découvrir ou redécouvrir le Népal). Voeux pieux et un tant soit peu irréalisable quand on voit l'indigence des moyens de communication (infrastructures routières obsolètes, vétusté des moyens de transports sans parler des locaux de l'aéroport international absolument pas dimensionnés pour recevoir le double de monde...). Bref, les dieux assureront ce que l'humain n'aura pas eu le temps d'adapter... A la recherche de circuits alternatifs aux tours des Annapurnas, Manaslu, Camp de base de l'Everest et autres consorts (voir article sur Trekmag.com), le ministère de Tourisme népalais a édité un CD-Rom présentant deux nouveaux circuits de moyenne montagne pour partir à la découverte de régions peu touristiques jusqu'à présent mais présentant un intérêt certain :
- le premier s'appelle Indigenous Peoples Trail et parcourt en 7 à 8 jours le piémont himalayen entre Rolwaling et Solu, à la découverte des populations indigènes (les Thamis d'origine tibeto-birmane, les Yolmos, les Majhi, un peuple de pêcheurs, les Tamangs, Sherpas et Newars déjà bien connus).
- le second nommé Numbur Cheese Circuit (et qui monte quand même à 4880m au Gyajo La !) propose une boucle de 2 semaines au pied d'un presque 7000 peu connu car en dehors des circuits habituels, le Numbur (vous l'aurez aperçu si vous avez parcouru La Route de l'Everest entre Jiri et Lukla lorsque vous êtes passés dans la région de Junbesi).

                    Indigenous Peoples Trail                    Numbur Cheese Circuit

Je mets à votre disposition une partie des documents (textes et cartes en langue anglaise) fournis gracieusement par le ministère du Tourisme népalais :

Indigenous Peoples Trail
Carte Indigenous Peoples Trai
Numbur Cheese Circuit
Carte Numbur Cheese Circuit

Bonnes randonnées ! Et puis si vous avez besoin d'être accompagné sur ces sentiers par des népalais de confiance, n'hésitez pas à puiser dans le carnet d'adresses disponible dans la rubrique Liens.

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Topo Alsace en ligne...

Comme promis le topo de la randonnée du début d'automne 2010 sur le GR5 en Alsace est maintenant en ligne. Comme à l'habitude vous trouverez le déroulé des étapes, les bons plans pratiques et un diaporama attaché à chaque jour décrit. J'ai tenu à mettre à disposition les photos prises lors des visites du Mont Sainte Odile et du château du Haut-Koenigsbourg car ces deux sites touristiques sont réellement extraordinaires à la fois par leur position de nid d'aigle mais aussi par ce qu'ils représentent en Alsace. Même si la température moyenne pour marcher descendait de 3°C par jour, au vu des photos je ne saurais que vous engager à réaliser ce circuit à cette période car c'est une féérie de couleurs qui saute aux yeux ! Cela donne un autre cachet à cette région connue pour ses écarts de température assez prononcés (du plus chaud au plus froid...). Par contre, la présence de nombre de gîtes d'étape et de petits hôtels n'oblige pas du tout à réaliser, comme nous l'avons fait avec Georges, ce circuit en autonomie avec le matériel de camping. Je vous ai indiqué les possibilités d'hébergement alternatives et cela ne vous obligera qu'assez peu à modifier le déroulé des étapes proposées : juste une grande journée de marche en lieu et place de la demi-journée entre Schirmeck et le Hohwald au début et c'est tout ! Alors bonne route...

Huehnelmuehle

Retour gagnant du Mustang...

Eh bien mes amis, pesons bien les mots, faisons bien attention à ne pas tomber dans l'excès, comment qualifier ce qui vient de se passer ? Il n'y a qu'un mot : ce fut GIGANTESQUE ! Nous l'avons faite et bien faite cette traversée le long de la frontière tibéto-népalaise du Mustang à la vallée de Naar-Phu dont je vous parlais à la mi-septembre.

A cette réussite, je tiens tout d'abord à complimenter l'organisatrice de cette expédition, Martine Marsigny de l'agence Allibert, qui a su mettre à notre disposition toute sa compétence acquise au fil des années à parcourir nombre de sentiers au Népal comme ailleurs... Dans sa tâche, elle a été idéalement épaulée par François, son mari. Le groupe de 8 "touristes" que nous étions a pu profiter de son expérience de guide de (très...) haute montagne. Un immense merci à tous les deux pour les précieux conseils qu'ils nous ont distillés ! A ces satisfecits, il faut y associer bien évidemment l'agence népalaise Thamserku et en priorité Khansa, notre omniprésent sirdar, et ses deux sherpas d'altitude, Ang Babu et Sang (dit Forrest...), qui se sont mis pleinement au service du groupe et se sont dépensés sans compter les heures et les efforts. L'équipe de cuisine a été en tout point remarquable côté support logistique (il faut bien alimenter la "machine" pour qu'elle avance...) et point notable, il n'y a eu pendant ces 26 jours aucun incident gastrique quelconque dans le groupe. Un seul bémol à ce panégyrique : les porteurs recrutés à Katmandu se sont révélés pour moitié d'entre eux un peu "tendres" (sauf du côté de l'ingestion de rakshi...) dès qu'il s'est agi d'attaquer la partie montagne de l'itinéraire. Seule exception : les 3 ou 4 jeunes étudiants népalais dont c'était leur premier trek et qui nous ont impressionné par la qualité de leur prestation même en très haute altitude. Un personnage incroyable a épaulé sans relâche son équipe de porteurs, le fameux Naiké (chef de l'équipe de plus de 20 porteurs) : il s'est constamment investi dans le portage (parfois en double charge...) lorsque qu'il fallait pallier une défaillance momentanée de l'un ou de l'autre de ses "ouailles". Il a donné à tous une grande leçon d'abnégation ! Et puis, la réussite d'un projet passe aussi par la tolérance, le respect de chacun et l'entraide : notre groupe de 8 "touristes" s'est constamment investi dans notre projet commun et a composé une équipe performante et solidaire avec le but affiché de la réussite de notre entreprise. Merci donc à mes compagnons de voyage : Florence (dite Laurence) et Alain, Dominique, Joseph, Jean-Michel, Pierrot et Bernard (dit Babar) pour ce grand moment d'humanité que nous avons vécu, tout là-bas, au fin fond d'un des nombreux TDC du Monde, mais si beau qu'on a déjà envie d'y retourner...

Pourtant cela n'a pas été facile tous les jours : si l'acclimatation dans le royaume du Mustang entre 3 et 4000m a été une formalité (dix jours à enchaîner les sites historiques à nuls autres pareils au Népal), cela a commencé à se corser lorsque nous commençâmes à nous diriger vers l'E pour rejoindre le camp de base avancé au pied du col du Saribung. Nous sommes passés par 3 cols à plus de 5200m avant de remonter pendant 2 jours une moraine himalayenne de roche et de glace et nous poser à 5700m, assurément dans un tiroir d'un congélateur professionnel... La seule 1/2 journée de mauvais temps que nous avions connue en début de séjour alors que nous arrivions à Lo Manthang et qui avait blanchi les collines alentours, s'est révélée funeste pour l'ascension du Saribung Peak qui culmine à 6328m : la marche dans une neige fraîche d'une quarantaine de centimètres d'épaisseur a été exténuante par la constante nécessité de faire la trace du camp de base avancé jusqu'au col à 6022m (un peu moins de 4 heures de galère...). Il n'était bien sûr plus question de tenter le sommet, recouvert lui aussi de ce manteau immaculé... Las, nous avons encouragé et aidé les porteurs à passer le col afin que cette aventure commune se conclue de la meilleure des manières, tous ensemble, tous ensemble, avant comme après...

Passage du col du Saribung à 6022m

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Ladakh, la reconstruction...

Deux mois seulement et déjà une éternité. Il ne faut pas oublier le Ladakh qui se dirige à présent vers son long hiver coutumier. Des actions ont été faites, d'autres sont en cours... Celine Moulys vient de créer le site web www.ladakh-zanskar.info afin de mettre à disposition de nous tous qui sommes concernés par le drame vécu par la communauté ladakhie l'été dernier, des informations sur les opérations en cours et aussi sur les moyens d'aider à la reconstruction des villages détruits par les coulées de boue. On y trouve également un article qui tente d'expliquer le phénomène météo exceptionnel qui s'est produit, un bilan précis des dommages subis, un recensement des actions opérées par les ONG, etc. Et puis, parce rien ne peut se créer sans une manne financière, un lien vers le site de Hope Espoir, une association vers laquelle vous pouvez diriger vos dons et qui, implantée sur place, saura employer au mieux l'argent que vous leur confierez.

Suivez ce lien pour prendre connaissance d'un intéressant article du journal Le Monde.

Pas de Corse en 2010...

Dans le précédent billet de blog, je vous présentais dans les grandes lignes l'itinéraire que nous allions suivre durant cette longue semaine d'automne et tous les plaisirs que nous souhaitions en retirer... J'abordais également les écueils auxquels nous serions amenés à faire face : tout d'abord la pénurie de gazole qui pourrait poser un problème dans les déplacements (mais on disposait d'un itinéraire de substitution totalement à pied), et ensuite les conditions météo dont les prévisions se dégradaient de jour en jour au fur et à mesure que nous approchions de la date fatidique... Et puis là, c'est le pompon ! Temps pourri programmé sur l'intérieur de l'île pendant toute la semaine dû à une poche dépressionnaire centrée sur le golfe de Gênes. Sympa... Pluies d'averses et grand vent sur les crêtes. Un jour bloqué, on supporte (difficilement déjà...) mais toute une semaine, autant ne pas y aller. C'est ce que nous avons convenu, Georges et moi, lorsqu'il s'est agi de trouver une destination de substitution : les prévisions météo nous ont semblé hyper favorables sur la partie nord de la France pour la semaine prochaine. J'ai recherché au fond de ma mémoire un itinéraire qui pourrait me tenir à coeur et que je n'aurais pas entrepris faute de temps. En plus, il sera souhaitable que cela puisse être monté en quelques heures... J'ai donc compulsé ma bibliothèque de cartes IGN et de topos FFRP. J'en ai sorti les idées suivantes : Tour du Morvan, GR34 en Bretagne nord, Traversée du Jura et Crête des Vosges. C'est ce dernier qui aura notre préférence et pour lequel vous retrouverez itinéraire, bons plans et diaporama sur le site dès notre retour. Ne changeons pas une formule qui "gagne", ce sera en autonomie : tente ou abris forestiers, un petit gîte au milieu pour une douche chaude... Pour le ravitaillement, pas besoin de se charger exagérément : il y a au moins une possibilité de faire les courses chaque jour. Vous vous dites "crêtes" et "ravitaillement", ça ne va pas ensemble puisque les villages sont souvent au fond des vallées et les crêtes par définition c'est en haut. Bien vu ! Eh bien, le sentier des crêtes proprement dit n'arrête pas de descendre et de monter, présentant des dénivelés cumulés parfois impressionnants sur la journée. Bon entraînement en prélude du départ vers le Népal... Profitons de la bonne chère (choucroute, marcaire et bons petits vins) avant de tourner pendant plus d'un mois au dal bhat et à l'eau hydroclonazonisée.

Corse, tu me manquais…

Il y a un mois, Georges me déclare tout de go : « il me reste des vacances à prendre avant la fin de l’année, je ne sais pas quoi en faire… ». Il ne m’a pas fallu plus de deux minutes pour me connecter sur le site d’EasyJet et regarder les disponibilités à prix abordable sur Bastia ou Ajaccio. Cinq autres minutes m’ont suffi pour concocter un itinéraire original « hors des sentiers battus » sur la base des explorations des années précédentes. D’Ajaccio, direction Corti par le train où l’on se pose pour la nuit. Le soir, ravitaillement en pain et en cartouches de Camping-gaz puis le lendemain, départ de la randonnée itinérante avec comme point visé la Punta Artica en passant par l’arche de Corti et le Pinerole. Descente sur Nino et parcours des crêtes entre la bocca a Stazzona et le Campotile en passant par le sommet déserté de la Cimatella. On obliquerait ensuite à gauche pour franchir le verrou morainique du lac de Goria, on passerait la bocca a Chiostru pour nous retrouver à Grutelle dans la haute vallée de la Restonica. Par la suite, on s’enfilerait dans le vallon de Cavacciole, nous passerions auprès du lac de Scapuccioli avant de grimper sur le sommet d’A Maniccia en prélude à la descente du couloir pentu qui plonge sur la combe où se trouve le lavu Bellebone. Tout ce chemin pour arriver à pied d’œuvre au col du Fer de Lance et, après un aller-retour rapide sur la cime du Rotondo, enchaîner avec le parcours de l’arête Rotondo – Cardo qui nous a narguée l’année dernière… Descente sur les bergeries de Paratella et continuation sur celles de Ghialgello. Franchissement de la Foce Bona, descente sur le Manganello pour passer auprès de Tolla, franchir la passerelle et monter sur le refuge de l’Onda. Pour finir, ascension par le GR20 de la Punta Muratello en prélude au parcours en aller-retour de la Punta Migliarello et de la Punta E Case. Après un dernier tour d’horizon, descente le long du ruisseau de l’Agnone pour atteindre la gare de Vizzavona. Ouf !

La crête entre le Monte Cardo et le Monte Rotondo

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