Voyages

Ladakh, la reconstruction...

Deux mois seulement et déjà une éternité. Il ne faut pas oublier le Ladakh qui se dirige à présent vers son long hiver coutumier. Des actions ont été faites, d'autres sont en cours... Celine Moulys vient de créer le site web www.ladakh-zanskar.info afin de mettre à disposition de nous tous qui sommes concernés par le drame vécu par la communauté ladakhie l'été dernier, des informations sur les opérations en cours et aussi sur les moyens d'aider à la reconstruction des villages détruits par les coulées de boue. On y trouve également un article qui tente d'expliquer le phénomène météo exceptionnel qui s'est produit, un bilan précis des dommages subis, un recensement des actions opérées par les ONG, etc. Et puis, parce rien ne peut se créer sans une manne financière, un lien vers le site de Hope Espoir, une association vers laquelle vous pouvez diriger vos dons et qui, implantée sur place, saura employer au mieux l'argent que vous leur confierez.

Suivez ce lien pour prendre connaissance d'un intéressant article du journal Le Monde.

Pas de Corse en 2010...

Dans le précédent billet de blog, je vous présentais dans les grandes lignes l'itinéraire que nous allions suivre durant cette longue semaine d'automne et tous les plaisirs que nous souhaitions en retirer... J'abordais également les écueils auxquels nous serions amenés à faire face : tout d'abord la pénurie de gazole qui pourrait poser un problème dans les déplacements (mais on disposait d'un itinéraire de substitution totalement à pied), et ensuite les conditions météo dont les prévisions se dégradaient de jour en jour au fur et à mesure que nous approchions de la date fatidique... Et puis là, c'est le pompon ! Temps pourri programmé sur l'intérieur de l'île pendant toute la semaine dû à une poche dépressionnaire centrée sur le golfe de Gênes. Sympa... Pluies d'averses et grand vent sur les crêtes. Un jour bloqué, on supporte (difficilement déjà...) mais toute une semaine, autant ne pas y aller. C'est ce que nous avons convenu, Georges et moi, lorsqu'il s'est agi de trouver une destination de substitution : les prévisions météo nous ont semblé hyper favorables sur la partie nord de la France pour la semaine prochaine. J'ai recherché au fond de ma mémoire un itinéraire qui pourrait me tenir à coeur et que je n'aurais pas entrepris faute de temps. En plus, il sera souhaitable que cela puisse être monté en quelques heures... J'ai donc compulsé ma bibliothèque de cartes IGN et de topos FFRP. J'en ai sorti les idées suivantes : Tour du Morvan, GR34 en Bretagne nord, Traversée du Jura et Crête des Vosges. C'est ce dernier qui aura notre préférence et pour lequel vous retrouverez itinéraire, bons plans et diaporama sur le site dès notre retour. Ne changeons pas une formule qui "gagne", ce sera en autonomie : tente ou abris forestiers, un petit gîte au milieu pour une douche chaude... Pour le ravitaillement, pas besoin de se charger exagérément : il y a au moins une possibilité de faire les courses chaque jour. Vous vous dites "crêtes" et "ravitaillement", ça ne va pas ensemble puisque les villages sont souvent au fond des vallées et les crêtes par définition c'est en haut. Bien vu ! Eh bien, le sentier des crêtes proprement dit n'arrête pas de descendre et de monter, présentant des dénivelés cumulés parfois impressionnants sur la journée. Bon entraînement en prélude du départ vers le Népal... Profitons de la bonne chère (choucroute, marcaire et bons petits vins) avant de tourner pendant plus d'un mois au dal bhat et à l'eau hydroclonazonisée.

Corse, tu me manquais…

Il y a un mois, Georges me déclare tout de go : « il me reste des vacances à prendre avant la fin de l’année, je ne sais pas quoi en faire… ». Il ne m’a pas fallu plus de deux minutes pour me connecter sur le site d’EasyJet et regarder les disponibilités à prix abordable sur Bastia ou Ajaccio. Cinq autres minutes m’ont suffi pour concocter un itinéraire original « hors des sentiers battus » sur la base des explorations des années précédentes. D’Ajaccio, direction Corti par le train où l’on se pose pour la nuit. Le soir, ravitaillement en pain et en cartouches de Camping-gaz puis le lendemain, départ de la randonnée itinérante avec comme point visé la Punta Artica en passant par l’arche de Corti et le Pinerole. Descente sur Nino et parcours des crêtes entre la bocca a Stazzona et le Campotile en passant par le sommet déserté de la Cimatella. On obliquerait ensuite à gauche pour franchir le verrou morainique du lac de Goria, on passerait la bocca a Chiostru pour nous retrouver à Grutelle dans la haute vallée de la Restonica. Par la suite, on s’enfilerait dans le vallon de Cavacciole, nous passerions auprès du lac de Scapuccioli avant de grimper sur le sommet d’A Maniccia en prélude à la descente du couloir pentu qui plonge sur la combe où se trouve le lavu Bellebone. Tout ce chemin pour arriver à pied d’œuvre au col du Fer de Lance et, après un aller-retour rapide sur la cime du Rotondo, enchaîner avec le parcours de l’arête Rotondo – Cardo qui nous a narguée l’année dernière… Descente sur les bergeries de Paratella et continuation sur celles de Ghialgello. Franchissement de la Foce Bona, descente sur le Manganello pour passer auprès de Tolla, franchir la passerelle et monter sur le refuge de l’Onda. Pour finir, ascension par le GR20 de la Punta Muratello en prélude au parcours en aller-retour de la Punta Migliarello et de la Punta E Case. Après un dernier tour d’horizon, descente le long du ruisseau de l’Agnone pour atteindre la gare de Vizzavona. Ouf !

La crête entre le Monte Cardo et le Monte Rotondo

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Ladakh, d'autres temoignages...

Ajouté à la suite du billet de blog que j'avais fait paraître fin août et intitulé Ladakh, l'amertume..., un lien vers le témoignage écrit de Céline Moulys, réalisatrice du film "Föllmi's Destiny" et qui passe une grande partie de son temps dans la région. Le texte est profond et présente de belle manière le "désordre" psychologique qui régnait sur place et que nous avons connu au début de ce mois d'août 2010, cueillis à froid alors que nous nous aprêtions à débuter notre Grande Traversée du Zanskar... Ce témoignage montre également la rémanence de ce désastre dans le quotidien des ladakhis, ce sujet étant devenu au fur et à mesure que les jours passent, le fil rouge des conversations. Il faut dire qu'il y a de quoi ! Le site web de Trek Magazine présente ce témoignage accompagné d'une vidéo de 6 minutes dans laquelle on peut entendre un jeune homme ladakhi, chauffeur occasionnel de pick-up, qui travaille entre Leh et Choglamsar, deux des villages qui ont été traversés par les coulées de boues meurtrières.

Sur les traces de Paulo Grobel...

Après le non-trek catastrophique de l’été dernier au Ladakh, nous étions revenus dépités de n’avoir pu assouvir notre désir de découvrir la région du Zanskar et sa fameuse traversée d’une vingtaine de jours qui tutoie les cieux. A notre retour précipité en Europe, nous nous étions consolés en montant « à l’arrache » une randonnée sympa d’une semaine du côté du Vercors dans la région des Coulmes. Et puis le week-end dernier, la traversée du Mont-Blanc par les 3 monts, de l’Aiguille du Midi au Goûter au-dessus de Chamonix, m’a sorti de cette léthargie qui m’avait envahi et m’a relancé dans cette quête de l’inutile : il me fallait partir vers une destination cet automne ! Notre guide, Paul Bonhomme, avait discuté dans la journée de son projet arrêté d’encadrer un groupe constitué de randonneurs alpinistes sur le Tour du Dhaulagiri pour Allibert. Je me serais bien joint à eux mais le programme « conventionnel » de ce tour ne me satisfaisait pas totalement. Ayant déjà randonné sur la partie basse du Tour du Dhaulagiri en 2001 avec Marie (voir le topo Entre Annapurna et Dhaulagiri), je me réservais l’opportunité de rejoindre la partie finale de l’itinéraire par une approche moins habituelle, à savoir en venant de Dunai et en traversant la réserve de Dhorpathan (pour les connaisseurs, lire ou relire l’ouvrage de Peter Matthiessen « Le léopard des neiges »). Connecté sur le site web d’Allibert, ne voilà t’il pas qu’apparaît sur la même page, au milieu des 5 propositions de randonnées de trek-alpinisme, l’opportunité, inespérée il y a encore quelques jours, de me lancer sur l'expédition "Mustang, Saribung Peak, Vallée de Phu" cet automne. Coup de fil et coup de bol : il reste une place dans le groupe monté par Martine et François Marsigny (et proposée sur le site du voyagiste). Banco ! Voilà la genèse…

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Incredible India !

La rubrique "Villes du Monde" accueille la ville de Delhi, la capitale de l'Inde, cette mégapole tentaculaire, bruyante, fascinante, dérangeante,... Immergez-vous par le biais de ce diaporama de quelques 200 photos au coeur de ce pays extraordinaire dans lequel vous pourrez découvrir la vie des gens les plus simples dans des instantanés de scènes de rue. Et puis ne gâchez pas votre plaisir à visiter les temples les plus kitchissimes qui soient, sikhs, tamouls ou bouddhistes, ils sont hauts en couleur et recèlent dans leurs murs une ferveur religieuse à nulle autre pareille. Plus d'un milliard d'habitants, une organisation désorganisée (ou l'inverse...), on pourrait reprendre les propos de Galilée qui murmurait lors de son procès en 1633 : "Et pourtant elle tourne"... (il parlait de la Terre). Là, il s'agit de l'Inde. Incredible India ! comme ils disent ici... Le pire, c'est que c'est vrai... Bon voyage !

Le palais d'Humayun

4807m, le diaporama...

Je vous l'avais promis, il est là, tout chaud, tout beau... Ca donne envie d'y retourner tout de suite, c'est si beau ! N'est-ce pas Paul ?

Paul Bonhomme, guide de haute-montagne, au sommet de la Pointe Lachenal

4807m...

Bon, ça y est ! La 4eme fois aura été la bonne. Ce n’est pas que je courrais après, mais les 3 tentatives avortées me faisaient penser qu’il devait y avoir un signe indien caché derrière ça… Georges m’avait proposé, dès la mi-juillet, de faire la course ensemble, non pas l’aller-retour voie normale mais la traversée dite des 3 Monts (Tacul, Maudit et Mont-Blanc proprement dit), d’un niveau d’endurance un tant soit peu supérieur. La préparation prévue pour l’été devait m’amener au pied du géant alpin dans les conditions optimales, pensez-vous donc, passer tout le mois d’août à plus de 4000m au Ladakh, peut-on envisager une meilleure préparation ? Donc, banco ! Entre temps, le trek du Ladakh s’est annulé du fait des conditions atmosphériques et ce n’est pas la semaine de randonnée itinérante dans le Vercors qui a pu remplacer cette adaptation à l’altitude prévue. C’est donc avec une préparation quasi nulle que je me trouve ce samedi 12 septembre au lieu de rendez-vous que nous a donné l’agence Allibert, à Chamonix devant la gare du téléphérique de l’Aiguille du Midi. Pas spécifiquement préparé mais rempli d’une tonne de bonne volonté…

Je vous propose de lire la suite dans la toute nouvelle catégorie Alpinisme : La traversée E-W du Mont-Blanc

Plan de l'Aiguille : Téléphérique de l'Aiguille du Midi

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Vercors N et Coulmes en ligne...

Il fallait rebondir après les "péripéties" du début du mois d'août... Une fois revenus à Paris (voir le précédent billet de blog Ladakh, l'amertume...), comment se remettre dans le sens de la marche ? Un peu de rangement dans la maison après les travaux, mais ça n'occupe pas un tandem de voyageurs frustrés par la queue de poisson qu'il a subie... Décision est prise de s'aérer l'esprit et de sortir de la léthargie post-évènements en se faisant violence : on part marcher ! Où ? Là où il fait beau, où l'on va pouvoir se remplir l'esprit de beaux paysages, où les rencontres sympathiques nous permettront de mettre de côté notre spleen... Les Alpes du Sud du côté de Réallon ou plutôt le Vercors ? Revenus du vendredi d'avant, on compose à l'arrache un circuit en autonome (tente + cabanes + popote + bouffe à porter...), on réserve l'aller-retour en TGV Paris-Grenoble et hop nous voilà partis en deux temps trois mouvements vers cette région superbe dont nous avions déjà exploré les contreforts Est quelques années en arrière. Ce coup-ci, c'est la volonté de découvrir le Nord et l'Ouest de ce massif qui nous donne une ébauche de circuit : on partira d'Engins, on suivra la bordure Nord du massif avant de rejoindre Choranche et ses fabuleuses grottes avant de se diriger vers le col du Rousset et revenir sur le Grand-Veymont. Au départ d'Engins, le sac est lourd. Le lendemain, le GR9 se révèle ardu lorsque l'on doit franchir des zones de lapiaz rendues glissantes par les pluies d'orage des jours précédents. Les 6 heures de marche avec une charge dorsale très lourde sont épuisantes à cause de l'attention que l'on doit porter à chaque pas. Le soir, grosse difficulté pour trouver un point d'eau (merci à la sympathique VTTiste qui nous a indiqué la fontaine de Font-Renard alors que nous semblions désespérés de ne pas savoir où nous poser du côté de Font-Scellier). Après une nuit humide dans les sous-bois, la montée au Pas de Pertuson, avec ses pentes démoniaques en forêt au départ d'Autrans, nous décide à trouver une autre alternative afin de poursuivre le voyage pédestre avec la composante "plaisir". Nous entrons dans Rencurel aux alentours de midi trente et passons devant une maison. Nous nous enquerrons auprès d'une personne qui nous salue sur le pas de sa porte de la présence d'un gîte d'étape dans le village. Et puis là, tout s'enchaîne : nous faisons la connaissance d'Anne-Marie et Bernard qui vont remuer pendant tout l'après-midi le microcosme rencurellois afin de nous trouver un point de chute pour la nuit. Nous passerons un long moment ensemble à mieux nous connaître et à échanger sur de nombreux sujets communs. Ils connaissent bien le pays dans lequel ils vivent. Nous leur exposons notre déplaisir et nous orientent sur un itinéraire de substitution : l'exploration d'un massif forestier en bordure Nord-Ouest du Vercors à mi-hauteur, dans la montagne au-dessus de St Marcellin. Ce lieu d'exception se nomme les Coulmes. Plutôt que de nous casser le dos, nous irons de gîte en gîte et repasserons à Rencurel pour récupérer le matos que nous leur laissons en dépôt. Un bonjour, un sourire, un échange, et cette heureuse rencontre va nous conduire à découvrir, cette fois-ci avec le grand plaisir de porter un sac moins chargé, une région sensationnelle et bien peu parcourue. Et pourtant, elle ne laisse pas insensible. Les gens de rencontre que nous croiserons sont à l'image des paysages dans lesquels ils vivent : accueillants, doux, bons,... Ce coin de paradis, je vais vous dire, on en est tombé amoureux... Jetez un coup d'oeil sur ce topo de randonnée d'une semaine, lancez les diaporamas et inscrivez d'ores et déjà sur votre agenda, au programme de l'année prochaine entre les mois de juin et octobre : "Vercors Nord et Tour des Coulmes, penser à poser une semaine de vacances et réserver les places de TGV...". Merci à la FFRP d'avoir cru en ce massif et de nous proposer ce circuit. Je n'oublie pas non plus les agents du Parc du Vercors qui font un travail sensationnel sur le terrain : à l'instar de la Suisse et de l'Ile de la Réunion, le balisage et le repérage des sentiers est top !

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Ladakh, l'amertume...

Je n’ai pas pour habitude sur ce site de vous raconter ma vie. Je mets à votre disposition des topos de randonnées que j’ai construits et exécutés sur le terrain afin de vous proposer le meilleur niveau de détail et que vous puissiez randonner avec des informations les plus précises possibles. Tout le monde n’a pas la chance ou simplement le temps de pouvoir préparer avec autant de minutie ses vacances et sur le genre de destinations couvertes, il n’y a pas de place pour l’à peu près… Les topos vous apportent toutes « les billes » pour que vous puissiez monter vos propres itinéraires « hors des sentiers battus ». Le blog était jusqu’à ce jour uniquement utilisé comme lettre d’information : des nouveaux topos qui sortent, des diaporamas qui viennent illustrer des topos existants, le programme de randonnées à venir ou bien les bons plans que j’avais pu glaner sur le web, ou transmis par des amis, et que je voulais vous faire partager. Je vous avais donc annoncé dans un précédent billet de blog que Marie et moi avions décidé de partir cet été pour l’Inde du Nord. Paysages splendides, cols de haute altitude, air pur, il n’en fallait pas plus pour que nous rejoignions les nombreux trekkeurs de tous pays qui s’y rendent chaque été s’adonner à leur passion. Cette région a pour nom le Ladakh. Elle se situe dans la province du Jammu-Kashmir en Inde du Nord, coincée entre le Pakistan à l’W et la Chine (Province du Tibet) à l’E. La capitale s’appelle Leh. Même si le drame vécu au Pakistan a souvent monopolisé (à raison) les bulletins d’information pendant l’été, l’Inde du Nord ne doit pas vous être totalement inconnue côté faits divers. Rappelez-vous…

Revenons quelques mois en arrière : au printemps, Marie et moi cherchions donc une destination pour notre grand voyage de l’année, destination qui puisse concilier nos impératifs d’emplois du temps bien différents. Une chose était sûre : il lui serait impossible de se libérer comme à l’habitude soit en novembre pour le Népal soit en décembre pour la Réunion à cause du programme chargé de cours qu’elle suit à l’université. Comme les voyages c’est plus sympa à deux… je n’envisageais pas non plus de partir seul faire un trek techniquement « dans ses cordes ». Nous tombâmes d’accord que la seule période envisageable était le mois d’août et, pour randonner dans la chaîne de l’Himalaya, la destination du Ladakh s’imposait d’elle-même. Cette région désertique d’altitude présente des paysages désolés et se caractérise par un climat sec de juin à septembre, une particularité dans la chaîne de l’Himalaya à cette époque, puisque la mousson reste cantonnée sur la plaine indienne, bloquée qu’elle est par les premiers contreforts montagneux (il ne tombe que 100mm d’eau par an dans la région…). Marie avait déjà expérimenté cette destination en 1995 pour une randonnée du village d’Hémis au lac Tsomoriri. Elle en gardait un souvenir ému. Quant à moi, cette région m’était inconnue et, bien évidemment, je souhaitais ardemment la découvrir. Si fait ! Nous recherchons comme à notre habitude une agence locale pour nous aider à monter notre trek et décidons de partir avec Shanti Travels, agence franco-indienne installée à Delhi, présentant un large panel de treks sur son site web. Contact hyper rapide, très professionnel, devis dans les deux jours qui suivent, réponse immédiate aux demandes d’explications, bref, de la belle ouvrage… Les premiers contacts par mail semblent vraiment très prometteurs. Qui plus est, les prix annoncés sont dans nos cordes. Tout baigne ! Date est prise pour le circuit de la Grande Traversée du Zanskar et une extension vers Agra et Jaïpur en fin de séjour pour un prix total de 3000€ pour deux, hors voyages aériens internationaux, entre le 1er et le 29 août 2010. A fond la forme comme disent certains… On se prépare du feu de dieu sur la GTAM3 au Maroc en juin que je complète d’un Alpi-Toubkal3 début juillet. Plus affiné tu meurs !

Voici donc le jour par jour de ce voyage merveilleux qui s’est malheureusement transformé en voyage au bout de l’enfer… Si je n’écris ce billet qu’aujourd’hui, c’est que nous en sommes revenus profondément touchés de ce que nous avons vécu sur place. Il nous a été impossible de coucher les mots plus tôt bien que rentrés sur Paris depuis la mi-août. Il fallait d’abord se reconstruire…

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