trek

Ladakh, la G.T.Z, c'est fini...?

Cet été 2013, les pistes poursuivent leur pénétration dans le cœur du Ladakh et au Zangskar. Certes, elles vont heureusement permettre à de nombreux villages de sortir de leur isolement, permettre l’accès « rapide » aux soins et autoriser les ravitaillements en produits de première nécessité à un coût peu onéreux…, faire en sorte que les adolescents scolarisés à Leh, la capitale du Ladakh, ne passent pas les trois-quarts de leurs quinze jours de vacances scolaires sur les sentiers de liaison pour revenir de leur village et retourner au collège… Tout cela c’est du tout bon ! Mais pour nous, les randonneurs, avides d’espaces vierges de civilisation (même si une bonne bière a toujours eu « bonne presse » après une journée de crapahut), il va falloir que nous composions avec cette nouvelle donne, à moins que vous soyez des aficionados de la marche sur piste poussiéreuse… Auquel cas, la GTZ ou Grande Traversée du Zanskar version 2014 est faite pour vous…!

La G.T.Z. en 2013

légende
en   rouge    la GTZ depuis Kanji,
             en   vert   la "variante" depuis Lamayuru,
  en   noir    les pistes et les routes

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Et une GTAM de plus, la 5ème

Eh bien, ce coup-ci, cela n'a pas été qu'une partie de plaisir... Ambitieux certes, le programme initial (découverte d'un itinéraire en autonomie complète avec portage de 20kg pendant 19 jours) s'est révélé incompatible avec les possibilités d'hébergement en montagne. En effet, la désertification de certains hauts vallons de la montagne marocaine s'intensifie et les bergers ne viennent plus qu'en juillet et août, donc personne pour nous recevoir dans les bergeries d'altitude... D'où la nécessité de devoir procéder à des ravitaillements non sollicités sans avoir à "se taper" des +-1500m de dénivelée. Seul palliatif : nous avons donc recomposé, M'hamed et moi, l'itinéraire pour que les charges à porter soient cohérentes avec le terrain et nos possibilités physiques... Oh ! Du programme initial nous n'avons squizzé que la traversée des aretes de l'Igdet et de l'Erdouz (ce sera pour une fois prochaine, Inch'Allah...) et avons sagement franchi un col et remonté une vallée.

Sur les crêtes entre le tizi n'Tislit et l'Imlit

Il faut dire que l'ambition affichée n'était pas de composer un itinéraire spécifique en autonomie (ce n'est pas ma tasse de thé, à la menthe bien sur...) mais de concevoir sur des données de terrain exhaustives un itinéraire parallèle à la Grande Traversée GTAM n°4 effectuée à la fin du printemps 2012 et qui utiliserait des sentiers compatibles avec un accompagnement muletier. De ce coté, le pari est gagné : de Talmakant à Imlil, il sera désormais possible sur 3 semaines de temps de suivre ce tracé original un peu plus ardu que les précédents, le sac léger et toute l'intendance des bivouacs sur le dos des mules...

Coté souvenirs de rencontres, nous avons, durant ces 19 jours de crapahut, croisé nombre de personnes qui se sont pliées en quatre pour nous satisfaire. La marche dans la montagne marocaine est appréciée des locaux qui sont heureux et fiers de rencontrer des personnes qui apprécient leur cadre de vie (et peuvent discuter avec eux de LEUR montagne). Et puis, avec un compagnon de voyage comme M'Hamed, impossible de ne pas etre accueilli les bras ouverts partout où l'on se présente... C'est indubitablement la clef du succès d'une randonnée dans la montagne marocaine : être accompagné d'un berbère qui fera sauter la barrière de la langue et ouvrira toutes les portes.

M'hamed et Hussein au tizi n'Ouagane

Quelques souvenirs marquants parmi tant d'autres :
-  l'accueil de ces gens simples qui n'ont rien (ou très peu...) et qui vous donnent tout : Ahmed à Imi Mgount qui nous prête sa maison, Mohamed Ait Hassoune à Agadir Nfis, Mohamed Jaa à Tannamert,  Brahim Ait Oumrar à Tanzmamen, Hassan Ait Heme aux azibs Agharas qui nous a même accompagné sur le sentier de Tinmal. En dernier lieu, il faut noter qu'Hussein Zaim d'Ait Ayoub, après nous avoir hébergé, s'est offert de nous accompagner avec sa mule jusqu'au refuge du Toubkal ; il y avait 40 ans qu'il n'était pas repassé par le vallon de Tafklast et franchi le tizi n'Ouagane... Séquence émotion !
-  deux gites d'étape sur le chemin : à Ijoukak, celui d'El Mahjoub, un accompagnateur de montagne marocain fou de VTT et qui connait l'Atlas comme sa poche, et puis celui d'Ahmed Ait Hammou à Ait Souka près d'Imlil, mais celui-là je ne vous le présente plus... Deux endroits de convivialité qu'il ne faut pas rater.
- et puis comme d'habitude des coups de chance : des gens de rencontre qui nous vantent la beauté de l'accès au plateau du Tichka par le tizi n'Targa (ce qui nous fait dévier avec bonheur de notre route initiale), Hassan qui nous fait découvrir un sentier qui traverse le plateau pour nous rendre dans la vallée du Nfis, El Mahjoub à qui l'on demande s'il ne connaitrait pas un sentier élégant pour rejoindre le tizi n'Iguidi et qui nous guidera par téléphone mobile lors de nos incertitudes sur le chemin hors des sentiers battus qu'il nous a indiqué, et Hussein Zaim qui, nous déchargeant de nos sacs, a permis que l'on apprécie la qualité des paysages au lieu de galérer en suant plus que de raison dans cette vallée ô combien sauvage...
- et pour finir ces moments partagés, parfois quelques minutes mais qui resteront en mémoire comme cette institutrice d'Imi Mgount très impliquée dans son travail, El Haj à Tizzirt, notable local qui nous ouvre toute grande sa demeure, les bergers qui nous convient à partager un thé à la menthe improvisé et nous donnent des indications sur les passages à emprunter...

La sympathique équipe des azibs Agharas

Une Grande Traversée, pour un européen, ca ne doit pas se résumer à "bouffer" de la dénivelée et consommer des paysages en autarcie. On se doit de communiquer, échanger et partager avec les berbères : nous sommes des extras-terrestres pour ces gens de la montagne, nous avons le progrès en bas et nous venons passer volontairement un moment de notre existence dans les mêmes conditions rudimentaires qu'eux. Alors, on passe la soirée à leur expliquer nos motivations, à leur montrer que l'on est autant amoureux de la montagne qu'eux (même si pour eux, l'amour revêt un caractère un peu particulier avec la nécessité de gagner sa vie...). Et cette année particulièrement, cela ne va pas etre la fête : la vague de froid qui a sévi dans la montagne au tout début avril a empeché la floraison des arbres fruitiers et surtout des noyers. Imaginez qu'un noyer rapporte en moyenne 1500Dh par an à son propriétaire, cela va être un sacré manque à gagner dans les familles. Et puis, vous ne croyez pas que la crise qui sévit en Europe ne touche pas ces gens-là ? Alors, je ne peux que vous engager une fois de plus à venir marcher dans ce fascinant Atlas marocain aux incroyables ressources !

Vous trouverez le topo de ce circuit original ici. Bonne lecture ! Et comme d'hab' les diaporamas ce sera pour (beaucoup...) plus tard car la fin de saison est chargée entre le Ladakh et le Népal...

Un tagine qui glougloute sur le Bouta..., les plaisirs simples.

Et pour terminer en beauté, le diaporama de l'ascension de Maxime et Pierre (supporters du PSG) accompagnés de M'hamed au sommet du Toubkal :

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Diaporamas de l'été indien 2012

Ca y est ! J'ai enfin mis en ligne les diaporamas des 3 treks de cet été De la Nubra à la Markha, De Likir à Wanla et De Rumtse au Spiti. Des paysages époustouflants... Vous les trouverez comme d'hab' insérés dans le jour par jour de chaque topo. Et puis comme je l'avais indiqué dans le précédent billet de blog paru au retour de cette saison estivale de folie et qui racontait dans les grandes lignes les points forts de ce périple, je vous ai rajouté les diaporamas des 4 jours et demi de descente vers Delhi en suivant le sillon tracé par les rivières Spiti et Sutlej et qui nous avaient permis de découvrir des monastères bouddhistes, des temples hindouistes et aussi des temples "mi-chèvre mi-chou", lieux de culte de régions dans lesquelles le syncrétisme prévaut. Et pour finir en beauté, je vous propose un diaporama spécial sur la ville de Shimla, plus attachante, tu meurs... Vous trouverez ces reportages photos dans la rubrique Villes du Monde au chapitre [Inde] Himachal Pradesh - Les vallées de la Spiti et de la Sutlej. Bon(s) voyage(s) !

Bhimakali Temple (Sarahan)

Un sentier littoral au Maroc

Retour de cette semaine exploratoire sur la côte atlantique marocaine à la découverte d'un itinéraire "véritable" qui suivrait l'océan du plus près possible. Je parle bien sûr d'un itinéraire intégral et pas de l'ersatz de randonnée littorale proposée par nombre d'agences qui sous couvert d'un accompagnement (ludique et odorant...) par des dromadaires de bât, n'en réduisent pas moins le randonneur à suivre les pistes de l'intérieur en préalable au suivi du bord de mer dans la partie finale (et ce n'est pas la plus intéressante...).

A l'approche de Sidi M'Bark

Eh bien, mission (encore une fois...) accomplie. De Tasguint, un village proche de l'oasis d'Argana, il nous a fallu 4 jours pour rejoindre la plage de Tamri (en suivant la fin de l'itinéraire de la GTAM n°4 et en l'améliorant au passage), puis 6 jours pour remonter jusqu'à Essaouira. La petite équipe de 7 personnes que nous composions avec Marie, Jacques, Maxime, nos trois aides marocains M'hamed, Krimo et Boubacar et moi-même a défriché cet itinéraire vraiment somptueux par la variété des paysages traversés et agrémenté des nombreuses rencontres quotidiennes que l'on a pu y faire. Dans toutes les criques, quelques familles vivent de la pêche à pied (ou à la ligne) et c'est leur seule subsistance : quelques coquillages, quelques poulpes,... qu'elles iront vendre au marché pour leur permettre de (sur)vivre une journée de plus. Il y a aussi ces intemporels bergers qui bravent les conditions climatiques contrastées de la bordure atlantique (c'est assimilable à notre Bretagne ou au Pays Basque) encadrant des troupeaux de moutons et de chèvres qui broutent sur les plateau littoraux sablonneux et qui on l'imagine donneront la viande savoureuse que l'on sait puisque élevés en prés salés. Là aussi, à l'instar de ce que nous faisons partout où nous passons, nous avons profité de leur connaissance du terrain pour composer un itinéraire le plus intéressant possible...

Un circuit réellement varié, du poisson à chaque repas (si l'on veut...), une réelle opportunité de découvrir un nouvel itinéraire "hors des sentiers battus" et des couchers de soleil hauts en couleurs. Toutes les informations se trouvent dans le topo [Maroc] Haut-Atlas - De Tasguint à Essaouira , ne vous privez pas !

Coucher de soleil à Tamri

Anti-Atlas : la route sud-nord est ouverte...

J'en rêvais depuis un moment, j'avais tourné pas mal autour du pot en défrichant précédemment quelques itinéraires d'une dizaine de jours dans la région, eh bien ce début d'année 2013 a été le bon : la Grande Traversée de l'Anti-Atlas du Sud au Nord est devenue une réalité. Et mes compagnons de randonnée Corine, Marie, Véronique, Jean-Marc et Mario mesurent à présent ce que représente ce genre d'effort. C'est loin d'être neutre... Oh, sur la carte on se dit que ce sera aisé, enfin sur ce dont on peut disposer car l'Institut marocain de la cartographie n'est pas vraiment enclin à livrer comme cela les cartes au 1/100000e qui exposent les confins de la frontière algérienne (toujours en pourparlers entre les deux pays). On peut résumer ainsi : au Sud du désert de roche, au centre des canyons, au Nord des crêtes à franchir... En dénivelée ce n'est pas exceptionnel (ce serait même quasiment plat sur les 3 premiers jours) mais sur le terrain c'est un autre challenge car bien entendu il a fallu composer avec la météo : aridité et cagnard qui nous ont brûlés dans le Sud aux confins du Sahara (chaque coin d'ombre fut le bienvenu, rarement plus de 2 occasions par jour...), de la pluie et même de la neige sur les sommets au moment du passage d'une dépression sur le nord du Maroc qui nous a amené à subir un refroidissement drastique conjugué à la présence d'un vent froid et violent (cela ressemblait au Mistral en Provence au printemps...) associée à une fraîcheur nocturne certaine...

Au sommet du Djbel Lekst

Le profil de cette randonnée ? Dans la première partie, c'est une longue bambée rythmée par la scrutation de l'horizon (à l'Ouest rien de nouveau...), puis une fois que l'on a basculé au Nord, il faut choisir le bon canyon dans lequel pénétrer sinon on peut se retrouver à "pétaouchnock" et bien loin de ce que l'on cherchait à atteindre... La cuvette de Tafraoute nous a paru ensuite un havre de sérénité et de bon vivre, on se serait presque laissé aller à penser que la rando était finie mais dès que l'on a pu arriver à s'arracher à ces délices, la barrière du Lekst nous a rappelé (abruptement...) le caractère montagneux de l'Anti-Atlas. 1500m de dénivelée sans concession qu'il vaut mieux exécuter par temps stabilisé car cela peut devenir une galère épuisante : je ne parle pas que du vent mais aussi de chutes de neige qui effacent en une seule nuit tous les chemins et rendent très dangereuse la navigation sur cet itinéraire au demeurant évident (en suivant les indications distillées dans le topo que je vous livre). On a eu l'occasion d'en discuter avec un groupe de randonneurs, qui, suivant l'itinéraire du topo [Maroc] Anti-Atlas - D'Ait Moussa à Tafraoute, ont traversé le Lekst dans des conditions hivernales le lendemain de la grosse chute de neige avec le vent violent en prime...

A bord d'un camion entre Tisselguit et Igmir

Et puis il faut aussi compter sur la perception assez particulière des accompagnateurs locaux (de véritables "chèvres" ceci étant dit...) qui appliquent les temps qu'ils ont faits souvent en solitaire lors du parcours de reconnaissance, à un groupe qu'ils conduisent. Et là ce n'est pas la même chose ! Les 6 heures de marche qu'ils ont pu mettre ne prennent pas en compte les pauses bien nécessaires, les baisses de forme ou de physique (ampoule, douleur musculaire momentanée, fatigue, adaptation au soleil et à la chaleur,...) de nos corps occidentaux de tamalous. Bien entendu, on peut se retrouver à plus de deux heures de marche du bivouac alors que la nuit est en train de tomber... C'est d'ailleurs ce qui nous est arrivé lors de la 3e étape. Habituellement je vérifie à la maison au préalable le tracé, les dénivelées, les temps de marche sur les cartes ou à défaut sur Google maps (avec la fonction courbes de niveau) mais dans ce cas précis, je n'ai rien eu sous la main avant le départ : ni carte topographique pour les premiers 7 jours ni fonction courbes de niveau sur Google maps dans cette partie du Maroc... Bon ! On va dire qu'on a essuyé les plâtres. J'en ai profité également pour identifier les longueurs de marche sans intérêt particulier que l'aspect sportif ou autre du genre "cours Forrest, cours"... et les "squizzer" au fur et à mesure que l'on y était confronté par du convoyage automobile.

Si vous souhaitez découvrir cette merveilleuse région de l'Afrique du nord, je vous propose comme d'habitude de suivre nos traces. Les diaporamas viendront illustrer le jour par jour un peu plus tard et côté carte en PDF, rien pour l'instant car je suis toujours en attente du bon vouloir des autorités marocaines à me délivrer ces supports. Mais en attendant, vous disposez de toutes les indications sur le topo [Maroc] Anti-Atlas D'Akka à Ait Baha et en demandant à M'hamed el Omary de vous organiser ce périple, vous aurez à disposition "la carte sur pattes". D'ailleurs comment s'en passer puisqu'il l'indique si opportunément sur sa carte de visite, c'est un "artiste des pistes et de trekking" (sic).

M'hamed el Omary

Et pour terminer ce billet, le petit diaporama faisant défiler quelques bons moments de la quinzaine :

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Livre "Expressions du sacré"

Ca le titillait depuis que nous avions participé aux Rencontres himalayennes d'Ambérieu-en-Bugey à l'automne dernier. Je n'avais pas été le dernier à lui dire que le travail de recherche et de création qu'il avait fourni en support de l'exposé livré lors de la soirée consacrée au Mustang et au "bouddhisme au quotidien" semblait ne pas devoir rester tapi au fond d'un disque dur d'ordinateur... Donc, il n'a pas fallu beaucoup de force de persuasion pour que mon ami Etienne Principaud s'attelle à la composition d'un ouvrage sur le sujet.

Fruit du travail de plusieurs mois (préparation + réalisation), le livre vient de sortir édité à compte d'auteur. La thématique est ciblée sur le façonnage du paysage des régions himalayennes de culture tibétaine s'appuyant sur une grande connaissance du monde himalayen qu'il n'a eu de cesse de compléter avec le fruit de ses lectures de documents pointus d'ethnologie mais aussi sur le terrain lors de nombreux voyages dans la région. J'ai encore en mémoire la "visite guidée" qu'il nous avait concoctée, à Françoise et à moi, lors de notre périple De Likir à Wanla l'été dernier, alors que nous faisions étape à Yangthang, dont il avait commenté le périmètre de manière précise. Il faut dire que ce village situé au Ladakh (J&K - Inde) possède les composantes d'un exceptionnel livre ouvert. Il faut juste savoir les décrypter...

Et c'est ce qu'Etienne propose de vous livrer dans cet ouvrage. Avec de nombreuses photos qui illustrent ses propos, il vous confie les clefs qui vous permettront (si c'était le cas...) de ne plus voir le paysage himalayen de la même manière qu'avant : eh oui, ici les montagnes sont des Dieux ! Et il est d'usage de les honorer et avant tout de s'en protéger. Tous ne sont pas aussi gentils que cela...

Ci-dessous quelques illustrations et aussi la table-des-matieres table-des-matieres.
 

couverture-livre     4e-couverture-livre

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Diaporamas de Tiji 2012

Vacances de Noël studieuses puisque j'ai pris le temps de mettre en forme la série de photos captée au mois de mai dernier lors du festival Tiji à Lo Monthang. Vous trouverez aussi quelques explications sommaires sur cet évènement qui se tient chaque année plutôt en deuxième partie du printemps dans la capitale de l'ex-royaume du Mustang au Népal. Le lien vous renvoie vers la description des 3 jours consacrés à cette fête mais n'hésitez pas à surfer de part et d'autres de l'encart "spécial Tiji" pour prendre connaissance avec l'avant et l'après, je veux parler de la dizaine de jours de randonnée facile qui se déroulent dans une région exceptionnelle (n'ayons pas peur des mots !). Le circuit que j'ai composé l'année dernière est reproductible d'année en année (seules les dates peuvent glisser de quelques jours puisque dépendantes du calendrier lunaire tibétain). Donc, sur la base du circuit réalisé l'an passé, mon ami Chhetup Tamang de l'agence A.R.T organise ce trek haut en couleurs (facile je le répète) à des conditions financières très avantageuses. Laissez-vous tenter... Il l'a appelé Festival Tiji 2013 à Lo Monthang.

Scène de Tiji à Lo Monthang (Mustang - Népal)

Voyages d'exception au Dolpo

- Mise à jour du bulletin de blog au 8 septembre 2013 -

Inscriptions closes

Cet automne 2013, à la suite des treks découverte « hors des sentiers battus » en 2010 Du Mustang à Phu, en 2011 Mustang secret et en 2012 Les 5 cols de l’Annapurna et Mustang, canyons et grottes sacrées, il ne reste plus que la partie NW du Mustang qui me reste totalement inconnue (je parle au niveau du périmètre de la randonnée car côté montagne tout est quasiment à faire, n’est-ce pas Paulo ?…). Comme elle jouxte les territoires du Dolpo que je ne connais absolument pas, un trek qui traverserait ces deux régions pourrait « avoir de la gueule »… Mais comment construire un périple qui allierait découvertes du Dolpo et de l’ouest du Mustang dans la foulée ? Y a-t-il des personnes qui ont déjà accompli tout ou partie de cette traversée ? Quand on a ce genre de problématique il n’y a vraiment qu’une adresse sur le web et voici ce qu’on y déniche : Paulo Grobel en 2009 était parti de Jomosom et avait rejoint Charkka Bhot avant d’entamer la traversée vers Lo Monthang. Une autre fois il avait traversé le Lower-Dolpo et s’était échappé vers Jomosom via Sangda et avait permis de nous faire découvrir la vallée de Mukot située au pied des faces nord des montagnes glacées du Dhaulagiri himal. Ces deux treks laissaient tout de même de côté le High-Dolpo…

Ce qui est génial avec Paulo c’est que ses topos sont illustrés de nombreuses photos commentées et annotées de sa main. On dispose donc d’une base solide sur les endroits qu’il a explorés. En déployant la carte du coin on s’aperçoit rapidement que ses deux itinéraires se « côtoient » à un grand jour de marche près au niveau de la vallée de la Thasan khola. Ça donnerait presque des idées… Chez moi, il ne faut pas très longtemps pour que les idées passent du végétatif à la germination pour faire éclore une fleur d’automne : je combine les deux circuits pour créer un trek partant de Juphal et qui se terminerait à Lo en passant par Mukot. Bien séduisant n’est-il pas mais cette fois-ci c’est à mon tour de laisser le High-Dolpo de côté. Non ! Je ne peux pas décemment (me) faire cela…

L’ambition de découverte.

Reprenons la carte : si pendant que je suis dans le coin, j’aboutais à cette liaison Juphal – Mukot - Lo un tour du High-Dolpo d’une durée de 25 jours ? On suivrait un itinéraire quasi conventionnel avec des petits plus par rapport aux circuits conventionnels des agences, hé, hé… Cela ferait un Juphal – Shey Gompa – Saldang - Do Tarap – Mukot – Lo bien séduisant n’est-ce pas ? Quelques 45 jours de marche au cœur de paysages d’exception.

Imaginez un peu : l’arrivée dans le Dolpo par le Kagmara La face au Kanjeraluwa sur le lac de Phoksumdo puis la remontée plein nord jusqu’à Yangster gompa pour explorer la partie centrale du High-Dolpo avant de revenir dans la vallée de la Thuli Bheri Nadi via Saldang et surtout Do Tarap. Ce serait une bien belle première partie de circuit d’une vingtaine de jours de marche explorant en profondeur ces vallées minérales. A l’occasion de notre passage, on découvrirait outre les paysages la vie qui règne ici haut en traversant quelques minuscules villages et en rendant visite à des monastères de religion bön, le fondement du bouddhisme. De retour à la « civilisation » au niveau de Tarakot, on s’engagerait dans les vallées fluviales de la Mukot khola puis de la Thasan khola jusqu’à Chharka Bhot. On retrouverait alors à cet endroit le chemin vers le Mustang qui en direction du nord-est s’en va buter sur la frontière tibétaine au pied de l’Araniko Chuli. On pourrait même en profiter  pour se poser deux jours à un camp de base situé à 5800m au pied des sommets de l’Araniko Chuli et de l’Anije Chuli que nous tenterions de vaincre : le premier c’est « fingers in the nose »…, la tentative sur le second dépendant grandement des conditions de neige et glace (et puis aussi de la météo tout court !). Enfin, à peine 3 jours plus tard, on retrouverait la « civilisation » à Lo Monthang (et le plaisir d’une douche chaude dans un lodge…). Ne resteraient plus que les cinq jours de marche pas rébarbatifs du tout, je peux vous l’affirmer…, au milieu des paysages d’exception du Mustang, juste avant de s’immerger dans le chaos indescriptible de l’urbanisation à outrance de Jomosom. De là retour sur Katmandou via Pokhara… Ouf !

Et si on voyageait à l’ancienne... ?

Au fait, comment fait-on pour atteindre Juphal depuis le dernier mètre de goudron à Beni, un village du piémont de l’Annapurna situé à 3 heures de route de Pokhara ? Eh bien comme cela :
- le plus commode : en avion depuis Katmandou jusqu’à Nepalganj via Pokhara le premier jour puis le saut de puce vers Juphal le lendemain.
- le plus sympa si on a le temps : à pieds bien évidemment. On longe le versant sud du Dhaulagiri himal avant d’obliquer vers le nord pour aller traverser la réserve de chasse de Dhorpatan et atteindre en une douzaine de jours Juphal aux confins du Dolpo. C’est d’ailleurs le chemin que devront emprunter les porteurs pour se rendre au rendez-vous du trek High Dolpo – Mustang. Alors, pourquoi ne pas les accompagner ?

Entre campagne et forêts avec de splendides panorama sur le Dhaulagiri, la région peu parcourue par les groupes de touristes mérite une visite. On suivra ainsi les traces de Peter Matthiessen lors de sa quête du léopard des neiges (qui était plutôt l’objet d’une introspection personnelle). Une « cerise sur le gâteau » qui ressemble à s’y méprendre à une période d’acclimatation en douceur d’une durée de 13 jours en prélude aux 45 jours qui suivent d’une toute autre ampleur...

Eh bien, voilà qui est dit, ma traversée Dolpo – Mustang commencera de Beni et finira à Jomosom. Afin que « je me sente moins seul », j’ouvre ce périple en permettant à des personnes motivées et habituées de ce genre de trekking engagé à m’accompagner.

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Grand Tour du Ladakh été 2013

Allez hop ! C'est parti pour le Grand Tour de la Zanskar range au Ladakh. L'itinéraire est défini. Il repose sur les connaissances des zanskarpa parce que côté guides de randonnée, il n'y a pas pléthore d'informations... Bon ! C'est pas grave car, au retour de ce trek d'exception en pays ladakhi, apparaîtra sur le site le topo intégral du circuit (le voir apparaître sera le gage de la réussite de l'expédition...).

47 jours de marche entre le 21 juin (départ de France) et le 18 août 2013 (retour en France) sont nécessaires pour effectuer le tour de cette chaîne de montagnes qui barre d'W en E la région autonome du Ladakh (J&K – Inde). Vous choisissez le parcours sur lequel vous souhaitez vous engager, total ou morcelé, selon que vous vous sentez apte à parcourir la totalité (ou non) ou tout simplement que vous ne disposez pas du temps nécessaire à l’accomplissement de la boucle en entier.

Ce trek au long cours s’adresse à des randonneurs expérimentés qui ont déjà marché plusieurs jours de suite à des altitudes similaires avec une amplitude horaire de 4 à 6h (exceptionnellement 8h lors du passage de quelques cols). Il permet de parcourir les paysages contrastés du Ladakh entre vallées agraires, gorges profondes creusées par d’impétueuses rivières, hauts cols (entre 4800 et 5700m), plateaux colonisés par les nomades (Kharnag, Nyimaling) et les chaînes de montagnes aux cimes enneigées. Notre caravane traversera de nombreux villages où il sera possible d’aller à la rencontre de ce peuple ladakhi. Il est aussi prévu de visiter quelques lieux culturels comme des monastères perdus au fin fond de la montagne. Une expédition bien dans la lignée des treks hors des sentiers battus…

Pour vous donner envie, n’hésitez pas à consulter les topos de randonnées des années précédentes et, quand ils sont disponibles, les diaporamas :

- la Grande Traversée du Zanskar, avec des paysages de vallées glaciaires et des gorges profondes
- De la Nubra à la Markha, avec la remontée de trois grandes vallées fluviales pour atteindre des plateaux d’altitude,
- De Likir à Wanla, pour les paysages détritiques au milieu desquels se trouvent des oasis verdoyantes, lieux de vie avec des villages et des monastères,
- De Rumtse au Spiti et la traversée des hauts plateaux

Je m’appuie sur les services de l’agence Adventure Travel Mark de Leh dirigée par Sonam Dawa et qui m’a organisé précédemment les 3 derniers treks à l’été 2012. Les prix sont tirés au maximum du possible sans perte de qualité sur les prestations (Sonam me fait un réel prix d’ami).

Si le coeur (affectif et physique...) vous en dit, n'hésitez pas à vous joindre à cette caravane itinérante pour 12, 20, 30 ou 45 jours. On va partir à la découverte des multiples facettes de cette région montagneuse et aussi désert d'altitude aux paysages contrastés d'une beauté incroyable.

Vous pouvez télécharger le programme au format PDF ici : grand tour du ladakh v4.pdf grand tour du ladakh v4.pdf

Premier camp à Chorten Sumdo sous un ciel d'orage

Traversée de l'Atlas W

Ca me chatouillait depuis le retour de la GTAM n°4 accomplie avec succès en reliant le Toubkal aux rivages de l'Atlantique ! Lors de nos pérégrinations de vallée en vallée, nous sommes passés par de multiples cols de haute altitude et nous avons pu à l'occasion relever de visu nombre d'itinéraires potentiels qui suivaient les crêtes et qui pourraient ultérieurement faire l'objet d'un trek d'exception. Pourquoi d'exception ? Parce que ce coup-ci il ne faudra pas compter sur les mules. Elles sont certes très habiles sur les sentiers de toute catégorie mais lorsqu'il s'agit de découvrir un nouvel itinéraire enchaînant les crêtes et passant au sommet de plusieurs pics dont on ne connaît pas la viabilité, il vaut mieux ne compter que sur soi-même. Donc, ce trek, on va se le "faire" à l'ancienne entre le 18 mai et le 7 juin 2013 !

Dans la vallée de l'assif Gourioun

Avis aux amateurs de trekkings engagés hors des sentiers battus (et même cette fois hors sentier tout court...) ! Regardez bien les paysages traversés lors de la GTAM n°4, ils sont exceptionnels et méritent bien que l'on explore un peu plus profondément cette contrée quasiment délaissée par les tour-opérateurs (et c'est tant mieux d'ailleurs...!).

Vous pouvez télécharger la fiche du circuit : cols-et-sommets-de-l-atlas-occidental-v2 cols-et-sommets-de-l-atlas-occidental-v2