A N N U L E E
Allez ! Je me lance... Dans la lignée des topos du site et des nombreuses demandes de renseignements qu'ils suscitent, je vais initialiser des soirées trek à l'instar de ce qui s'est créé sur VoyageForum (forum auquel je participe sous le pseudo pierre8).
Résidant sur Marne-la-Vallée dans l'est parisien, mon ami Benoit de la Crêperie Brocéliance à Collégien (77090) me permet de disposer de la salle de restaurant pendant la journée hebdomadaire de fermeture. L'espace, d'une contenance de 30 personnes, est de ce fait intégralement dédié à la soirée trek.
L’idée de cette première rencontre est de partager sur la région du Mustang au Népal et d’apporter les renseignements nécessaires aux personnes désireuses d’y aller prochainement (ou tout simplement régaler les curieux…). Je mettrai à disposition de nombreux documents papier et cartes topographiques qui pourront être consultés sur place.
Pour agrémenter la soirée, je dispose de deux, voire trois montages numériques d’1h sur cette région. Je prévois de projeter deux diaporamas (je possède un videoprojecteur) que j’agrémenterai de commentaires ciblés sur l’intérêt de l’auditoire. Cette soirée est prévue le :
lundi 26 mars 2012 à partir de 19h30
Côté pratique :
- la participation à la soirée sous-entend l’acquittement d’une somme de 15€ par personne correspondant à un menu composé d’1 galette salée, de 2 crêpes sucrées et une bouteille de cidre (ou jus de pomme) pour deux.
- le nombre de places est limité à la capacité théorique de la pièce : l'inscription préalable à cet évènement est obligatoire.
- l'inscription ne peut être effectuée qu'en utilisant la rubrique Contact du site Trekkings hors des sentiers battus. Vous indiquerez le nombre de personnes que vous inscrivez.
- et si d'aventure une fois que vous avez réservé vous avez un quelconque empêchement, revenez sur la rubrique Contact pour libérer des places... Merci d'avance !
A tout de suite.
Pierre
Pas encore de topo précis pour cette randonnée au long cours dans l'Atlas marocain, je crois bien qu'il ne le sera qu'une fois arrivé à la mer... Le but est de terminer la GTAM (ou Grande Traversée de l'Atlas) par l'accomplissement du tronçon Toubkal - Atlantique. J'envisage un périple de 20 à 25 jours en compagnie d'un ou plusieurs muletiers selon la taille du groupe. Lorsque je suis allé rendre visite à Michael Peyron l'été dernier, c'est le "papa" de la GTAM, il m'a confié les "clefs" de cet itinéraire qu'il avait ouvert dans les années 70 et bien mis à mal par les tour opérateurs qui dans leur grande majorité réduisent le parcours à une liaison du M'Goun au Toubkal avec parfois un grande partie motorisée... alors que la GTAM initiale part de Taza au SE de Fès et se conclut une bonne centaine de jours plus tard sur la côte Atlantique entre Essaouira et Agadir (Cap Rhir ou Sidi Kaouki)
Dans la lignée des précédents tronçons que Marie et moi avons parcourus, GTAM n°1 (d'Agouti à Imlil), GTAM n°2 (d'Imilchil à Hdida) et GTAM n°3 (de Midelt à Bou Taghar), la GTAM quatrième du nom sera effectuée dans le même esprit de découverte de beaux coins méconnus (alors là, comme il n'y a rien d'écrit sur le sujet depuis plus de 20 ans au moins, cela va être facile...) et pas dans la recherche de l'itinéraire le plus direct (sinon on passe par la route...).
Je vais m'appuyer sur les cartes topographiques en ma possession ainsi que les écrits de Michael Peyron (il m'a confié un exemplaire de son livre "La Grande Traversée de l'Atlas marocain" écrit en 1984) et ceux de Hamish Brown, impétueux découvreur de ces contrées depuis plus de 20 ans et qui a consigné ses impressions de voyages (qui a dit nombrilo-centriques ?) dans un livre relatant son épopée "The mountains look on Marrakech".
Même sans topo formalisé à ce jour, il n'empêche que le pragmatisme (et l'envie d'en découdre avec ce coin de l'Atlas...) m'a fait acheter dès à présent les billets d'avion : je vole donc sur Easyjet avec un départ le 10/06/2012 à 15h55 de Paris pour Marrakech, et un retour le 04/07/2012 à 9h00 d'Agadir pour Paris.
Le départ du trek d'Imlil (60 kms au sud de Marrakech) s'effectura le 11 juin au matin pour une fin de trek dans la banlieue d'Agadir le 3 juillet au plus tard... Des amplitudes de marche de 6h sont prévues (en gros 4h30 à 5h effectives épisodiquement un peu plus lors de l'ascension d'un des trois ou quatre sommets envisagés), des dénivelées conséquentes puisque l'on traverse l'Atlas de manière longitudinale (on "se fait" tous les fonds de thalwegs) avec une altitude moyenne de l'ordre de 2000m et des extrêmes s'inscrivant entre 3615m (le Djbel Igdet) et 0m, le jour de l'arrivée au bord de l'océan avec hommes et bêtes à la mer...!
Côté prix, hors transport aérien (à la charge de chaque participant, prix et dates) et selon la taille du groupe, on devrait s'inscrire aux alentours de 1100€/pers pour une prestation de l'aéroport de Marrakech à l'aéroport d'Agadir. Tout est compris, vous n'avez juste qu'à prendre vos affaires de marche (chaud et froid) ainsi qu'un duvet. Petit sac de 30 à 40 litres pour la journée et un sac baluchon de 100 litres (ou moins) que vous retrouverez chaque soir au camp.
Début février, le groupe était constitué de 5 personnes : 2 muletiers-cuisiniers de la vallée d'Imlil, M'hamed el Omary (le guide qui officie dans l'Anti-Atlas et qui a soif de nouveaux espaces de découverte), Jean-Marc mon fidèle compagnon des traversées au long cours au Maroc et moi-même. Une sixième personne qui se prénomme Véronique s'est jointe à notre mini-groupe et a décidé de nous accompagner dans cette virée exploratoire, soif d'espaces nouveaux, de découverte et de beauté rare. Il ne reste donc plus que 2 places.
Vous pouvez télécharger la carte estimative du trek ainsi que quelques conseils :
Carte GTAM n°4.pdf
Infos complementaires sur la GTAM n°4.pdf
Guy Rebois, président de l'association "Les Amis d'Ait Souka" vient de m'annoncer la bonne nouvelle : l'école d'Ait Souka, projet phare de l'association, est à présent opérationnelle ! Ce n'a pas été sans d'énormes difficultés entre les institutions locales qui ne tiennent pas forcément leurs promesses, les règlementations d'usage au Maroc qui peuvent paraître peu compréhensibles à nous européens et tant d'autres choses... Guy pourrait écrire un roman tant il a pu souffrir à mener ce projet à bon port. Quelques écueils de dernière minute restaient à contourner :
- le matériel scolaire (tables et chaises) qui devait être fourni par la Délégation locale à l'Enseignement a dû être acheté par l'association du fait d'un soudain trou de mémoire du Délégué,
- la présence d'un enseignant de la région dont le financement ne pouvait pas être obtenu ; une partie de la rémunération sera bien prise en charge par la Province mais il reste encore à trouver un moyen de combler le complément manquant (parents, association locale,...?).
Plus que jamais nous avons besoin de vos dons pour qu'une fois la structure créée elle puisse servir efficacement à combler ce vide éducatif dans les campagnes marocaines. Vous avez les coordonnées bancaires de l'association sur ce document.
Enfin, elle est là ! N'est-elle pas belle ? C'est assurément une belle réussite de l'association locale d'Ait Souka qui a su choisir le bon entrepreneur, a suivi de près l'avancement des travaux et surtout ne s'est pas découragée. Tout vient pour qui sait attendre, ou forcer les portes qui se referment devant soi... Vivement les premiers cris d'enfants dans la cour de récréation et des silences studieux de temps en temps, quand même...
Si on commençait à parler du programme de l’année ? Certes, il y a eu la virgule réconfortante de l’Anti-Atlas en mars dernier au sortir de l’hiver avec la randonnée d’Ait Abdallah à Tafraoute et ses paysages de regs et de canyons au creux desquels survivent avec difficulté quelques oasis bien verdoyants. Puis ce sont mars, avril et mai qui passent et au cours desquels Marie et moi nous sommes plus concentrés sur le boulot que sur les randonnées. Tout de même quelques réponses aux interrogations de quelques lecteurs assidus du site ou sur Voyage Forum, on ne peut pas s’en détacher si facilement que cela… Comment ne pas rendre service ? Et puis j’ai commencé à concrétiser sur le papier les quelques projets de voyages qui me trottaient dans le crâne depuis la fin de l’incommensurable traversée De Mustang à Phu. Mais qu’y avait-il donc de caché ?
Entre les Cols secrets du Toubkal, itinéraire original circumbulatoire du massif se cantonnant aux sentiers muletiers, et les Alpi-Toubkal 1, 2 et 3 explorant les crêtes et sommets, il y avait la place pour la création d'un circuit "mi-chèvre mi-chou" alternant étapes de liaison sur sentier et escapades sur les crêtes et sommets. Si fait ! Cette mouture d'une quinzaine de jours que j'ai baptisée Cols et sommets du Toubkal s'inscrit dans la catégorie "hors des sentiers battus" qui m'est chère. Elle permettra à nombre d'entre vous de sortir des chemins habituels et de vous confronter à la traversée d'altitude en suivant des traces séculaires de bergers. C'est le moyen de vous faire partager des espaces très peu parcourus par les "touristes" (et même les locaux d'ailleurs...) qui vous révèlent des panoramas que l'on ne croirait accessibles qu'aux alpinistes. Les personnes sujettes au vertige ne doivent pas se sentir délaissées : j'ai pris un soin particulier à choisir des passages où justement le vide n'était pas présent, même aux plus hauts points. Côté technicité, je n'ai pas recensé d'emplacement qui durant cette quinzaine nécessiteraient de poser les mains... Et pourtant, vous allez gambader en plein wilderness avec des dénivelées conséquentes mais toujours sac léger puisque votre intendance sera gérée par le "couple" mule-muletier que vous retrouverez chaque soir au campement prévu. Vous vous amuserez toute la journée à batifoler sur les crêtes avec votre accompagnateur marocain pour qui il n'était qu'hérésie que ces itinéraires puissent accueillir un jour autre chose que des quadrupèdes ovins et caprins. Et pourtant vous y êtes, là-haut, à tutoyer le ciel, à dominer cette région creusée de profondes vallées et si attirante par son caractère sauvage dès que vous quittez l'axe direct Imlil - Toubkal. Amusez-vous bien et ramenez dans vos bagages tous les souvenirs que vous collecterez patiemment jour après jour...
Mon dernier billet de blog sur Ait Souka datait de l’été dernier et pas mal de choses se sont passées depuis.
Tout d’abord l’école : Ça y est ! Les travaux ont commencé à l’automne 2010. Une fois les galets et le sable acheminés (à dos de mule, ne l'oublions pas !), le terre-plein a été ouvert pour installer les piliers qui doivent reposer sur le "bon sol". Jour après jour, on voit les murs en parpaings s’élever vers le ciel. Les travaux vont bon train : la salle de classe est maintenant hors d'eau, une série de fenêtres a d’ores et déjà été posée et on a commencé la construction des toilettes. Juste à côté, le studio de 30m² prévu pour héberger l’enseignant(e) va pouvoir maintenant venir se poser sur le socle de béton tout juste coulé. Encore quelques efforts de notre valeureuse équipe de maçons et Ait Souka disposera de sa salle de classe. Diaporama.
Quant au réservoir d’eau potable du village, Phil Mulvaney m’avait annoncé la bonne nouvelle depuis un petit moment. Le projet d’extension de sa capacité a été retenu par la Hilbre High School (GB) et ce sont quelques 3000£ qui ont été versées à l’association pour procéder aux travaux dont je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’avancement.
D’autres projets de développement sont dans le tuyau et entre autres la construction d’une passerelle entre la route de Tamatert et le bas du village, franchissant de manière sécuritaire l’oued qui descend de la montagne. Pour les projets de développement de ce petit village de l’Atlas marocain proche d’Imlil, le vous renvoie vers l’article que j’avais rédigé l’année dernière. Et si vous souhaitez aider l’association « Les Amis d’Ait Souka », nous accepterons avec grand plaisir tous les dons que vous pourrez effectuer. Je vous rappelle les coordonnées bancaires :
Banque populaire des Alpes
74160 Saint Julien en Genevois
Association les Amis d’Aït Souka compte 31653274195
Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...
Ouf ! Ca y est... GTAM3 + AT3, pour certains d'entre vous, cela ne ressemble qu'à la formulation d'une addition à deux inconnues. Pour les habitués, vous l'avez compris, c'est l'accomplissement de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 et la concrétisation (enfin !) de la traversée des crêtes du massif du Toubkal comme prévu (à une exception près) sur 9 jours comme annoncé sur Trek Magazine n°118 ou sur le blog. Que vous dire d'autre que : EXTRAORDINAIRE ! Et sans excès aucun...
Début juin, après 2 jours de décompression à Fès la splendide (on adore...), la GTAM3 nous a permis, Marie et moi, de découvrir en compagnie de Lahcen Bachki, accompagnateur, Khouya et Mohamed, nos deux muletiers et leurs deux bêtes de somme, un parcours à nul autre pareil, flirtant avec quelques hauts sommets comme pénétrant au plus profond de splendides canyons comme l'Asif Melloul ou l'asif M'Goun. 19 jours de trekking de Midelt à Bou Taghar au cours desquels l'alternance était de mise. On changeait de paysages comme de chemise, chaque jour ou presque... Le blocage du passage de l'Aqqa n'Tazzart du côté de Zaouiat Ahançal par un gros rocher effondré nous a permis d'explorer l'envers du cirque de Taghia, encore plus merveilleux que l'original. De véritables vues d'avion. Et puis la traversée du Plateau des Lacs d'Imilchil et cette apparition du lac d'Isli comme un mirage bleu turquoise flashy alors que le temps pourri de la matinée nous immergeait au coeur de l'Islande ou de la Mongolie, le tizi n'Tighboula et sa randonnée sur le fil des crêtes où l'on croit dominer le monde tant l'air est pur et large l'horizon, les gorges de l'asif Melloul, rudes à souhait, un cran au-dessus de celles de l'asif M'Goun, plus débonnaires mais l'une et l'autre en tout point splendides. Que de souvenirs que vous allez pouvoir retrouver très prochainement dans la rubrique Treks en Afrique rejoindre les GTAM n°1 et 2 (et d'autres circuits proposés) afin de vous donner les clefs de cet itinéraire exceptionnel et bien peu touristique, ça je peux vous l'assurer...
Il s'en est suivi une visite touristique des Gorges du Dadès et de Todghra en 4x4 puisqu'on était dans le coin par la fameuse piste des 2 gorges qui devrait devenir un classique du tourisme à la journée en autocar d'ici quelques années lorsque l'itinéraire sera goudronné entre Msemrir et Tamtattouche (les travaux sont en cours), avant un retour sur Marrakech via Ouarzazate. Ainsi prenait fin la première partie du séjour dont l'intendance avait été parfaitement gérée par Brahim Moudoud de l'agence Trekking au Maroc.
Et puis Marie est rentrée à Paris fin juin, boulot oblige, et j'ai donc poursuivi, maintenant que j'étais en forme (et plus en formes...) par l'inénarrable Alpi-Toubkal N°3 après lequel je courrais (de malchance...) depuis deux bonnes années. La météo a continué d'être clémente et j'ai donc pu entamer, avec Abdou Rhaïm et Hussein, le périple concocté avec Ahmed Aït Hammou d'Aït Souka, tant espéré, et l'accomplir (grand bonheur !). Quel pied mes amis ! Que du minéral, et pas qu'un peu... Délirant ! Vous aurez ce topo en avant-première très prochainement n'en doutez pas. N'hésitez pas à vous y mesurer (demandez à Ahmed de partir avec la même équipe, elle connaît maintenant le chemin...) et faites-moi part de vos impressions. On aura de quoi converser un bon moment...
A bientôt pour de nouvelles aventures...
Puisque le volcan n'a pas voulu, il a fallu recomposer le programme de l'été 2010. Sur juin, nous partons Marie et moi pour notre GTAM3, de Midelt à Bou Taghar, avec l'équipe de Brahim Moudoud dont nous avons pu apprécier le professionnalisme en mars dernier lors de notre traversée de l'Anti-Atlas. De retour sur Marrakech à la fin du mois de juin, l'occasion était bonne, Marie rentrant sur Paris pour reprendre son travail, de poursuivre le séjour sur place mais cette fois-ci du côté du Toubkal. Et voici donc que réapparait la Haute Route du Toubkal n°3, tout droit sortie de mon imagination, et dont la genèse avait fait l'objet d'un article dans le Trek Magazine n°118 à l'automne dernier. Comme prévu, je partirai avec Abdou et Hussein : le premier m'accompagnera sur les crêtes alors que le second, menant sa mule d'une main de maître, nous réconfortera à chaque fin de journée avec ses petits plats revigorants. Voici donc le programme original :
Jour 1 (D27/06) : Aéroport Marrakech – Voiture jusqu’à Imsker - Oukaimeden (refuge CAF)
4h / +1300m / -100m
Jour 2 (L28/06) : Oukaimeden – Tizi n’Itbir – Couloir N – Sommet Angour - Camp à l’E du tizi n’Tachedirt
5h30 / +1000m / -600m
Jour 3 (M29/06) : Camp à l’E du tizi n’Tachedirt – Anrhemer – Bou Iguenouane – Tizi Likemt - Camp au N du tizi Likemt
7h30 / +1000m / -1000m
Jour 4 (m30/06) : Camp au N du tizi Likemt – Aksoual – A/R Azrou et Tamadot – Azibs Tifni
6h30 / +1100m / -1300m
Jour 5 (J01/07) : Azibs Tifni – Camp au pied du Tichki
3h / +700m / -0m
Jour 6 (V02/07) : Camp au pied du Tichki - Tichki – Afekhoi – Imouzzer – Ikhibi N - Refuge du Toubkal
7 à 8h / +1000m / -1200m
Jour 7 (S03/07) : Refuge du Toubkal – Tizi n’Tadat - Biguinoussene – Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua
6h / +1000m / -800m
Jour 8 (D04/07) : Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua – Akioud – Afella – Tazaghart – Refuge de la Tazaghart
8h / +1400m / -1600m
Jour 8 (L05/07) : Refuge de la Tazaghart – Tisgui
4h30 / +800m / -1600m
Jour 9 (M06/07) : Tisgui – Tizi Zouggaghene – Tizi Oussem
4h30 / +500m / -600m
Jour 10 (m07/07) : Tizi Oussem – Tizi Mzic – Djbel Adj – Tizi n’Tizikert – Ait Souka
7 à 8h / +800m / -1300m
Jour 11 (J08/07) : Journée de réserve ou repos à Ait Souka
Jour 12 (V09/07) : Retour sur Paris
Avis aux amateurs !
Le douar d’Ait Souka : un petit village à ¼ h à pieds d’Imlil. Un peu à l’écart de la piste, ses habitants qui vivent principalement des récoltes de blé, d’orge, de noix et de pommes sans oublier l’élevage d’une cinquantaine de vaches. Tourné vers l’agriculture, le village ne possède pas d’école. Alors, les enfants doivent descendre deux fois par jour dans le bas de la vallée pour rejoindre par la piste l’école primaire d’Imlil. Et deux fois par jour aussi ils remontent à pieds pour revenir à la maison, midi et soir. Que de temps perdu ! La même problématique se pose pour le village de Tamatert, 20mn plus haut avec sa noria d’enfants qui descendent sur Imlil chaque jour. Ceci dit, le terme « noria » est un peu galvaudé car les enfants ne descendent pas forcément à l’école tous les jours, accaparés qu’ils le sont par les tâches familiales de berger… Plus l’école est lointaine, moins les parents sont tentés de « gâcher » une journée de leurs enfants et préfèrent les envoyer garder les bêtes dans les pâquis. Une salle de classe dotée d’un(e) enseignant(e) à proximité pourrait être une non-raison d’y échapper surtout si la pub est bien faite quant à ce qu’on peut en tirer plus tard à l’âge adulte. Hors des périodes scolaires, on pourrait aussi créer localement des "cours de rattrapage" pour la population féminine qui n'a pas eu la chance de pouvoir disposer d'une école. L'analphabétisme dans la montagne marocaine, c'est un énorme sujet à traîter.
C'est pour cette raison que s'est créée en Haute-Savoie une association qui commence à obtenir de beaux résultats, à la fois en récoltant des fonds en France, mais aussi en s'investissant sur place pour trouver des financements complémentaires locaux, gages de la pérennité des infrastructures.
"Les petites rivières font les grands fleuves...", un peu de chacun et il y aura un résultat tangible !
Vous pouvez, vous aussi, participer à ces actions caritatives partagées, suivez ce lien où le programme des années à venir est détaillé. Un grand merci par avance.