Maroc

L'école d'Ait Souka est enfin là...

Guy Rebois, président de l'association "Les Amis d'Ait Souka" vient de m'annoncer la bonne nouvelle : l'école d'Ait Souka, projet phare de l'association, est à présent opérationnelle ! Ce n'a pas été sans d'énormes difficultés entre les institutions locales qui ne tiennent pas forcément leurs promesses, les règlementations d'usage au Maroc qui peuvent paraître peu compréhensibles à nous européens et tant d'autres choses... Guy pourrait écrire un roman tant il a pu souffrir à mener ce projet à bon port. Quelques écueils de dernière minute restaient à contourner :

- le matériel scolaire (tables et chaises) qui devait être fourni par la Délégation locale à l'Enseignement a dû être acheté par l'association du fait d'un soudain trou de mémoire du Délégué,
- la présence d'un enseignant de la région dont le financement ne pouvait pas être obtenu ; une partie de la rémunération sera bien prise en charge par la Province mais il reste encore à trouver un moyen de combler le complément manquant (parents, association locale,...?).

Plus que jamais nous avons besoin de vos dons pour qu'une fois la structure créée elle puisse servir efficacement à combler ce vide éducatif dans les campagnes marocaines. Vous avez les coordonnées bancaires de l'association sur ce document.

Enfin, elle est là ! N'est-elle pas belle ? C'est assurément une belle réussite de l'association locale d'Ait Souka qui a su choisir le bon entrepreneur, a suivi de près l'avancement des travaux et surtout ne s'est pas découragée. Tout vient pour qui sait attendre, ou forcer les portes qui se referment devant soi... Vivement les premiers cris d'enfants dans la cour de récréation et des silences studieux de temps en temps, quand même...

L'école d'Ait Souka est opérationnelle

Anti-Atlas, une nouvelle route...

M'hamed el Omary et moi avons ouvert un nouvel itinéraire de randonnée dans l'Anti-Atlas ; départ d'Aguerd Oudad au S de Tafraoute, traversée des célèbres chaos rocheux, traversée longitudinale de la chaîne du Djbel Lekst avec un passage dans des villages de montagne ne voyant pas passer beaucoup de randonneurs. La randonnée se termine au 7eme jour du côté d'Ait Baha, un haut lieu commerçant situé au pied de la montagne à quelques dizaines de kilomètres d'Agadir (et de son aéroport...). L'accueil des locaux est hyper sympathique et attentionné et puis quel plaisir de dormir à la belle étoile en plein coeur de la montagne marocaine (azibs Igouramène ou Tassila) et goûter aux plaisirs de l'accueil berbère dans les villages de Tazoult, Tagdicht, Alma ou Tagadirt. C'est un bel itinéraire varié entre randonnées sur les hauts plateaux, passage de cols panoramiques, descente de couloirs creusés entre les falaises et traversée de nombreux villages typiques de l'Anti-Atlas de Tafraoute. Une belle semaine que vous pouvez bien entendu accomplir en solitaire et en autonomie mais elle revêtra une autre saveur si vous vous faites accompagner d'un berbère de la région de Tafraoute avec lequel j'ai défriché ce circuit, je veux bien sûr nommer le fameux et incontournable M'hamed. Agréable compagnon de randonnée, il saura vous présenter le microcosme de cette région peu connue du tourisme pédestre et n'a pas son pareil pour ouvrir toutes les portes. C'est d'ailleurs comme cela que nous avons connu Habib, Brahim, Ali et M'hamed... Le topo est disponible sur le site agrémenté de quelques photos et comme d'hab' le diaporama arrivera un peu plus tard.

Descente sur Dou Tinzar

Alpi-rando au Toubkal...

Entre les Cols secrets du Toubkal, itinéraire original circumambulatoire du massif se cantonnant aux sentiers muletiers, et les Alpi-Toubkal 1, 2 et 3 explorant les crêtes et sommets, il y avait la place pour la création d'un circuit "mi-chèvre mi-chou" alternant étapes de liaison sur sentier et escapades sur les crêtes et sommets. Si fait ! Cette mouture d'une quinzaine de jours que j'ai baptisée Cols et sommets du Toubkal s'inscrit dans la catégorie "hors des sentiers battus" qui m'est chère. Elle permettra à nombre d'entre vous de sortir des chemins habituels et de vous confronter à la traversée d'altitude en suivant des traces séculaires de bergers. C'est le moyen de vous faire partager des espaces très peu parcourus par les "touristes" (et même les locaux d'ailleurs...) qui vous révèlent des panoramas que l'on ne croirait accessibles qu'aux alpinistes. Les personnes sujettes au vertige ne doivent pas se sentir délaissées : j'ai pris un soin particulier à choisir des passages où justement le vide n'était pas présent, même aux plus hauts points. Côté technicité, je n'ai pas recensé d'emplacement qui durant cette quinzaine nécessiteraient de poser les mains... Et pourtant, vous allez gambader en plein wilderness avec des dénivelées conséquentes mais toujours sac léger puisque votre intendance sera gérée par le "couple" mule-muletier que vous retrouverez chaque soir au campement prévu. Vous vous amuserez toute la journée à batifoler sur les crêtes avec votre accompagnateur marocain pour qui il n'était qu'hérésie que ces itinéraires puissent accueillir un jour autre chose que des quadrupèdes ovins et caprins. Et pourtant vous y êtes, là-haut, à tutoyer le ciel, à dominer cette région creusée de profondes vallées et si attirante par son caractère sauvage dès que vous quittez l'axe direct Imlil - Toubkal. Amusez-vous bien et ramenez dans vos bagages tous les souvenirs que vous collecterez patiemment jour après jour...

Le sentier du tizi Amrharas n'Igliou au pied de l'Afella (vu depuis la descente de l'Akioud)

Retour de l'Anti-Atlas...

Poursuivant notre recensement des sentiers de l'Anti-Atlas commencé l'année dernière lors de la traversée en 11 jours de Khemis Ait Moussa à Tafraoute, nous avions convenu avec M'hamed el Omary de nous revoir l'année suivante pour explorer la partie E du massif. Si fait ! Cette première semaine de mars, un peu perturbée au Maghreb avec les événements qui le secouent, nous a conduit à défricher un itinéraire bien peu usité touristiquement parlant mais de grand intérêt. Je vous propose de le découvrir, comme d'habitude dans un premier temps sans les diaporamas (Allez ! Promis avant la fin du mois de mars...). Je l'ai rangé parmi les autres dans la rubrique Treks en Afrique et se nomme D'Ait Abdallah à Tafraoute. Comme vous pourrez le constater, le terrain est loin d'être difficile et il conviendra aux randonneurs qui ne souhaitent pas effectuer un raid trop engagé tout en s'immergeant dans une région sauvage. Pour nos amis VTTistes, le parcours est fait pour eux, à l'exception de la partie de Ouaouklide à Timkiyet (2h de temps) dans laquelle ils seront obligés de pousser leur bécane. En effet, la piste étant creusée à même le lit de la rivière, l'épaisseur de l'empilage des galets ne leur permettra pas de rouler aisément dans cette partie-là. Compter au maximum 3 jours pour effectuer le périple. Ils adoreront...

Les rochers peints de Jean Veramme (Tafraoute)

Au passage, nous avons pu découvrir la maison d'hôtes de Mohamed Dergane qui se situe à l'entrée de Tafraoute quand on vient d'Aguerd Oudad. Celle-ci est baptisée Chez l'habitant et est un havre de quiétude. Bien que très proche du centre touristique de Tafraoute, on ne perçoit aucun bruit de la ville et il est possible de se ressourcer pleinement avant de rentrer sur l'Europe retrouver son métro-boulot-dodo. Regardez-moi un peu ce beau petit coin ! Et en plus il domine la vallée de Tafraoute... Je ne vous parle pas des couleurs que prennent les roches lors du coucher du soleil car je suis persuadé que vous souhaiterez le découvrir par vous-même.

La maison d'hôtes

Des nouvelles d’Ait Souka...

Mon dernier billet de blog sur Ait Souka datait de l’été dernier et pas mal de choses se sont passées depuis.

Tout d’abord l’école : Ça y est ! Les travaux ont commencé à l’automne 2010. Une fois les galets et le sable acheminés (à dos de mule, ne l'oublions pas !), le  terre-plein a été ouvert pour installer les piliers qui doivent reposer sur le "bon sol". Jour après jour, on voit les murs en parpaings s’élever vers le ciel. Les travaux vont bon train : la salle de classe est maintenant hors d'eau, une série de fenêtres a d’ores et déjà été posée et on a commencé la construction des toilettes. Juste à côté, le studio de 30m² prévu pour héberger l’enseignant(e) va pouvoir maintenant venir se poser sur le socle de béton tout juste coulé. Encore quelques efforts de notre valeureuse équipe de maçons et Ait Souka disposera de sa salle de classe. Diaporama.

Quant au réservoir d’eau potable du village, Phil Mulvaney m’avait annoncé la bonne nouvelle depuis un petit moment. Le projet d’extension de sa capacité a été retenu par la Hilbre High School (GB) et ce sont quelques 3000£ qui ont été versées à l’association pour procéder aux travaux dont je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’avancement.

D’autres projets de développement sont dans le tuyau et entre autres la construction d’une passerelle entre la route de Tamatert et le bas du village, franchissant de manière sécuritaire l’oued qui descend de la montagne. Pour les projets de développement de ce petit village de l’Atlas marocain proche d’Imlil, le vous renvoie vers l’article que j’avais rédigé l’année dernière. Et si vous souhaitez aider l’association « Les Amis d’Ait Souka », nous accepterons avec grand plaisir tous les dons que vous pourrez effectuer. Je vous rappelle les coordonnées bancaires :

Banque populaire des Alpes
74160 Saint Julien en Genevois
Association les Amis d’Aït Souka  compte 31653274195

Construction de l'école d'Ait Souka

 

[Maroc] Alpi-Toubkal 3 en ligne...

Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...

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Fès, de nouveaux clichés...

Juste avant d'entamer la GTAM n°3, nous avions décidé, Marie et moi, d'aller décompresser une paire de jours à Fès puisque le départ de la randonnée s'effectuait de Midelt, à 250 kms de là en se dirigeant vers le S (Fès est l'aéroport le plus commode pour desservir cette région du Moyen-Atlas). Quoi de plus déstabilisant que de se perdre dans les ruelles de la médina... C'est réellement une ville attachante où il semble faire bon vivre. Quelle différence avec Marrakech (Arnakech ?)... Ici, à Fès, pas de harcèlement continuel dans les souks, toujours une âme charitable pour vous aider à retrouver son chemin, quelques rabatteurs autour des teinturiers mais rien de bien méchant... Et puis, il peut faire 50°C comme nous avions connu à l'été 2007, la fraîcheur des ruelles est bien agréable pour qui veut sortir de l'axe principal qui coupe Fès el Bali en deux parties, sens E-W. Entre la médina et la ville nouvelle, n'oubliez pas Fès el Jedid et son quartier juif au coeur duquel règne une ambiance particulière. Je viens de compléter le diaporama de 2007 par celui de 2010. Prenez autant de plaisir à les regarder que j'en ai eu à saisir les moments de vie... Les deux séries de photos sont disponibles en cliquant ici.

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La GTAM n°3 en ligne...

Attendu depuis longtemps, le topo de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 est en ligne. 10 jours pile poil après que je sois rentré sur Paris (j'ai traîné un peu du côté du Toubkal pour effectuer la rando alpinisme Alpi-Toubkal, n°3 aussi... et que je devrais vous livrer bientôt, quelques jours avant de partir vers l'Inde avec pour destination le Ladakh, effectuer la Grande Traversée du Zanskar), je vous livre le "jour par jour" de cette GTAM qui part de Midelt et se termine à Bou Taghar. 19 jours de marche et près de 9000m de dénivelées positive et négative. Ces espaces du Haut-Atlas central que Marie et moi avons traversés, rarement décrits dans des guides de randonnée, sont réellement fantastiques pour qui aime les paysages grandioses et recherche l'infini... Pour vous y retrouver, j'ai inséré de nombreuses séquences de diaporamas ainsi que les cartes topographiques sur lesquelles j'ai dessiné le tracé du trek. Petits veinards... Faites-en bon usage et, si vous souhaitez réaliser tout ou partie de cette traversée, sachez que vous pouvez faire appel aux équipes de Brahim Moudoud de l'agence Maroc Horizon d'Aventures pour vous aider à réaliser cet extraordinaire voyage au long cours. Lahçen Bachki qui m'accompagnait sur ce périple, aidé de deux muletiers aguerris, Mohamed et Mohamed..., nous a régalé de ses connaissances sur cette région qui est la sienne. Régalé disais-je, car en plus de nous guider, il s'occupait de nous concocter des tagines d'enfer. Et, imaginez notre bonheur lorsqu'il nous dégotta du côté du tizi n'Tighboula un mouton sur pattes d'une qualité gustative rare, à côté duquel la meilleure viande du monde ne pourrait que paraître fade... Souvenirs de paysages, d'instants partagés et de rencontres quotidiennes, cette GTAM n°3 restera aussi celle du grand nettoyage de pieds avec le parcours de quelques canyons prestigieux (asifs Melloul et M'Goun entre autres).
La prochaine étape, la GTAM n°4, est prévue pour le printemps prochain : 3 semaines de randonnée avec un départ d'Imlil plein W et le but affiché de rejoindre l'océan Atlantique au niveau de la plage de Sidi Kaouki (tout le monde à l'eau, hommes et bêtes...!). Ainsi se conclura cette traversée longitudinale de l'Atlas marocain. Ceci dit, d'autres idées d'itinéraires trottent déjà dans la tête : une GTAM n°5 pourrait voir le jour afin d'explorer les vallées parallèles à celles déjà parcourues depuis ces quelques années, par exemple relier Tounfite à Skoura en passant par quelques vallées peu fréquentées, des sommets laissés pour compte comme le Masker, le Ghat, l'Anrhomar, et des cols mythiques (le tizi n'Iqantula). L'Atlas est un immense terrain de jeu, ouvert à qui veut le consommer. Venez et dégustez, c'est divin...!

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Retour du Maroc...

Ouf ! Ca y est... GTAM3 + AT3, pour certains d'entre vous, cela ne ressemble qu'à la formulation d'une addition à deux inconnues. Pour les habitués, vous l'avez compris, c'est l'accomplissement de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 et la concrétisation (enfin !) de la traversée des crêtes du massif du Toubkal comme prévu (à une exception près) sur 9 jours comme annoncé sur Trek Magazine n°118 ou sur le blog. Que vous dire d'autre que : EXTRAORDINAIRE ! Et sans excès aucun...
Début juin, après 2 jours de décompression à Fès la splendide (on adore...), la GTAM3 nous a permis, Marie et moi, de découvrir en compagnie de Lahcen Bachki, accompagnateur, Khouya et Mohamed, nos deux muletiers et leurs deux bêtes de somme, un parcours à nul autre pareil, flirtant avec quelques hauts sommets comme pénétrant au plus profond de splendides canyons comme l'Asif Melloul ou l'asif M'Goun. 19 jours de trekking de Midelt à Bou Taghar au cours desquels l'alternance était de mise. On changeait de paysages comme de chemise, chaque jour ou presque... Le blocage du passage de l'Aqqa n'Tazzart du côté de Zaouiat Ahançal par un gros rocher effondré nous a permis d'explorer l'envers du cirque de Taghia, encore plus merveilleux que l'original. De véritables vues d'avion. Et puis la traversée du Plateau des Lacs d'Imilchil et cette apparition du lac d'Isli comme un mirage bleu turquoise flashy alors que le temps pourri de la matinée nous immergeait au coeur de l'Islande ou de la Mongolie, le tizi n'Tighboula et sa randonnée sur le fil des crêtes où l'on croit dominer le monde tant l'air est pur et large l'horizon, les gorges de l'asif Melloul, rudes à souhait, un cran au-dessus de celles de l'asif M'Goun, plus débonnaires mais l'une et l'autre en tout point splendides. Que de souvenirs que vous allez pouvoir retrouver très prochainement dans la rubrique Treks en Afrique rejoindre les GTAM n°1 et 2 (et d'autres circuits proposés) afin de vous donner les clefs de cet itinéraire exceptionnel et bien peu touristique, ça je peux vous l'assurer...
Il s'en est suivi une visite touristique des Gorges du Dadès et de Todghra en 4x4 puisqu'on était dans le coin par la fameuse piste des 2 gorges qui devrait devenir un classique du tourisme à la journée en autocar d'ici quelques années lorsque l'itinéraire sera goudronné entre Msemrir et Tamtattouche (les travaux sont en cours), avant un retour sur Marrakech via Ouarzazate. Ainsi prenait fin la première partie du séjour dont l'intendance avait été parfaitement gérée par Brahim Moudoud de l'agence Trekking au Maroc.
Et puis Marie est rentrée à Paris fin juin, boulot oblige, et j'ai donc poursuivi, maintenant que j'étais en forme (et plus en formes...) par l'inénarrable Alpi-Toubkal N°3 après lequel je courrais (de malchance...) depuis deux bonnes années. La météo a continué d'être clémente et j'ai donc pu entamer, avec Abdou Rhaïm et Hussein, le périple concocté avec Ahmed Aït Hammou d'Aït Souka, tant espéré, et l'accomplir (grand bonheur !). Quel pied mes amis ! Que du minéral, et pas qu'un peu... Délirant ! Vous aurez ce topo en avant-première très prochainement n'en doutez pas. N'hésitez pas à vous y mesurer (demandez à Ahmed de partir avec la même équipe, elle connaît maintenant le chemin...) et faites-moi part de vos impressions. On aura de quoi converser un bon moment...
A bientôt pour de nouvelles aventures...

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Début des travaux à Aït Souka

Ca y est ! Guy Rebois m'a annoncé la bonne nouvelle : la construction de l'école d'Aït Souka va pouvoir commencer. Le maçon va recevoir dans les tous prochains jours le premier acompte de 20000Dh (2000€) pour acquérir les matériaux et commencer les travaux de la salle de classe. Certes, l'association "Les Amis d'Aït Souka" n'a pas encore eu la réponse de la Déléguée à l'Education quant à la dotation d'un instituteur pour cette classe mais nous faisons le premier pas... Inch' Allah ! Tout va bien se passer. Une fois la salle de classe construite, l'association financera la construction du logement de fonction de l'instituteur. Cela devrait pouvoir être opérationnel avant la fin de l'année 2010. Dans le cas où l'administration mettrait un peu de temps à débloquer le poste d'instituteur, il resterait la possibilité de doter la classe d'une étudiante possédant le BAC et capable de donner les rudiments d'éducation aux gamins et gamines de ce petit village. Ce serait déjà un bon début. Le financement serait privé mais relativement peu onéreux (de l'ordre de 180€/mois) et il devrait être assurément possible de trouver un financeur bénévole.
D'autre part, j'étais au gîte d'Ahmed à Aït Souka la semaine dernière et j'ai participé à une réunion d'initialisation de financement d'un projet d'agrandissement du bassin d'alimentation en eau potable du village par une école du second degré anglaise basée au NW du côté de Liverpool. J'attends prochainement un mail de Phil, le professeur principal, pour engager un rapprochement positif entre l'association "Les Amis d'Aït Souka" et leur collectif scolaire pour dégager les synergies. Au cours des deux jours où nous nous sommes croisés, j'ai pu apprécier la qualité de l'encadrement scolaire britannique fait de participatif et de respect mutuel (quelque soit l'âge, élèves ou encadrants...) et la qualité des échanges avec leur entourage. Vraiment sympa ! D'autres nouvelles d'ici quelques jours...