Maroc

Aidez-nous à sauver l'ibis chauve

Il y a deux semaines, j'ai reçu le message suivant de Mohamed Aourir :

Bonjour,
Je suis enseignant-chercheur à la faculté des Sciences d'Agadir et membre du groupe de recherche pour la protection des oiseaux du Maroc. Je vous écris à propos de l'ibis chauve, un oiseau en danger critique d'extinction au monde. Je souhaite savoir si vous avez eu l'occasion d'avoir vu cette espèce en dehors de la zone comprise entre Aglou et Imessouane. Si c'est le cas, je vous prie de bien vouloir m'indiquer le lieu. Je souhaite également savoir si vous pouvez faire quelque chose pour sensibiliser les amateur de la randonnée au Maroc de signaler leurs observations de cette espèce.L'objectif est de constituer une base de données sur la dispersion et l'ératisme de l'espèce au sud du Maroc, en vue de mettre en place des mesures de conservation. Je vous remercie et reste à votre disposition pour d'amples informations.

Je lui ai demandé de rédiger un petit article sur ses besoins et quelques jours après voici la copie de ses deux courriers :

Bonsoir,
Je vous remercie pour avoir réagi aussi rapidement à mon mail. Je sais que vous randonner principalement dans l'arrière pays, mais, Je soupçonne la dispersion des ibis à l’intérieur du pays, car malgré une reproduction des ibis dans le littoral depuis deux décennies, le nombre de couples nicheurs à Tamri et à Douira est presque toujours constant ! La question qui se pose alors est de savoir quel est le devenir des jeunes adultes ? Il est très probable qu'ils nichent dans les falaises du Haut et de l'Anti-Atlas ! Je reviendrai vers vous pour vous soumettre une petite note à ce sujet avec une photo et mon mail. Bien cordialement.
 
Bonjour,
Je reviens vers vous au sujet des observations de l'ibis chauve. Je vous prie de trouver, en fichiers attachés, un texto et une photo à ce sujet. Je vous remercie pour votre collaboration. Bien cordialement.

Voici donc la publication de sa demande.

Ibis chauve

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GTAM n°5, le diaporama...

J'ai profité du temps libre dont je disposais entre mes deux bambées au Ladakh et au Népal pour insérer sur le site les diaporamas qui illustrent le jour par jour du topo Haut-Atlas - GTAM n°5 De Talmakant à Imlil. Au retour de la traversée des crêtes du Haut-Atlas, j'étais descendu depuis Imlil jusqu'à Marrakech et, oubliant un moment la phobie que je ressens pour cette ville, je souhaitais ardemment retourner visiter le Jardin Majorelle. Cela faisait 7 ans que je n'y avais pas remis les pieds... Des amis m'avaient informé qu'un musée berbère venait d'être inauguré et qu'il recelait de très belles pièces artisanales et entres autres une exceptionnelle collection de fibules et de bijoux berbères. Il est vrai que ce petit musée très bien agencé contient des pièces d'un exceptionnelle richesse. Malheureusement les photos sont interdites à l'intérieur mais je peux attester de la qualité des items exposés. Voici un lien qui permettra de vous en faire une idée plus précise. Et le diaporama des photos prises à l'extérieur (celui de juin 2013) devrait à lui seul vous inciter à la curiosité pour sortir de la place Jemaa el Fna (un véritable aimant) et aller fouler les allées proprettes dessinées sous les frondaisons rafraichissantes du Jardin Majorelle, c'est à deux pas de la médina au nord de la place Bab Doukala.

Jardins Majorelle (Marrakech)

Salon du Randonneur 2015 à Lyon

Salon randonneur lyon 2

Bonjour à tous mes fidèles lecteurs,

Je serai présent au Salon du Randonneur à Lyon, évènement qui se tient chaque année dans la "capitale des Gaules". En 2015, il se déroule du 20 au 22 mars au Palais des Congrès (à proximité du Parc de la Tête d’or). L'Office du Tourisme marocain m'a gentiment proposé de compléter leur équipe d'accueil sur place. Si vous désirez me rencontrer, j'ai prévu d'être présent toute la journée du dimanche 22 mars mais il est bien possible que j'y aille faire un tour le vendredi ou le samedi aussi, tout dépendra de la météo lyonnaise : s'il fait beau, je partirai à la découverte des sympathiques quartiers entre Saône et Rhône, sinon, je viendrai me mettre à l'abri...

N'hésitez pas à venir me rencontrer sur place (c'est encore mieux si vous me passez un petit mail avant, histoire de réserver un créneau). Vous pourrez me trouver sur le stand du Maroc et cela pourra être une excellente occasion d'échanger sur vos projets de treks, au Maroc bien évidemment, mais pas seulement : je répondrai volontiers à toutes vos questions sur le Népal, le Ladakh, l'île de la Réunion ou même l'Europe...

Enfin, je pourrai dédicacer sur place l'exemplaire de l'ouvrage "Grandes traversées GTAM - Haut-Atlas marocain" que vous aurez préalablement acquis en librairie (voir le précédent billet de blog sur le sujet). Au cas où vous n'en posséderiez pas déjà un, je disposerai de quelques exemplaires avec moi que je pourrai vous céder à un prix spécial salon, 25€ au lieu de 29€70.

A très bientôt !

Pierre

Salon rando lyon 2015 bq2

Grandes traversées GTAM

Grandes traversées GTAM (Persée éditions)

Dans une version au format guide de trekking à glisser dans son sac à dos pour une utilisation sur le terrain, il dispose par rapport à la version précédente des dernières corrections sur les itinéraires et de la présence du dernier opus, la GTAM n°5 de Talmakant à Imlil, qui s'en va explorer crêtes et sommets et remonte la vallée de l'assif Tafklast pour rejoindre le Toubkal par un itinéraire totalement abandonné aujourd'hui par les touristes, je veux parler du tizi n'Ouagane. Le jour par jour de chacune des GTAM est illustré de cartes topographiques qui seront, à n'en point douter, d'une aide précieuse sur le terrain (non, non, c'est vrai...).

L’ouvrage que vous aurez entre les mains une fois que vous vous le serez procuré se propose de vous faire découvrir le haut-Atlas marocain au travers de 5 circuits de trekking d’un niveau technique modéré et d’une durée de 20 jours chacun. Ils parcourent la montagne en empruntant les sentiers historiques inter-villages et parfois quelques traces de chèvres sur des crêtes débonnaires. Entre Midelt et l’Atlantique, soit la traversée intégrale du haut-Atlas marocain, ce sont plus de 1000 kms d’itinéraires qui sont décrits représentant de l’ordre de 500 heures de marche, chacune des portions pouvant être réalisée indépendamment l’une de l’autre, en autonomie ou en accompagnement muletier (et c’est vraiment ce qu’il y a de plus sympa !). Je vous y emmène. Alors, bon voyage !

Depuis octobre 2014, on le trouvait en librairie... A présent les éditions Persée l'ont retiré de leur catalogue mais je dispose encore de quelques exemplaires que je peux vous céder au prix de 30€ franco de port (Corse et continent). Il ne vous reste plus qu'à cliquer sur le bandeau ci-dessous :

Commander l'album

Attention En relisant le livre, bien des mois après sa création, j'ai pu constater que mon alimètre s'était dérèglé d'une centaine de mètres vers le haut lors de l'exécution de la GTAM n°5 entre Ijoukak et le tizi n'Ouagane. Si j'ai pu corriger le texte sur le site web, il en va tout autrement sur le papier ("verba volant, scripta manent" disaient les Romains...). Vous pouvez par vous-même effectuer les corrections à la main en minorant toutes les altitudes de 100 mètres. Autrement, vous pouvez télécharger le correctif en PDF ici : Carte GTAM5 de Talmakant à Imlil corrections.pdf et l'insérer en lieu et place dans le livre. Merci de votre compréhension.

Pour ceux qui sont plus attachés aux photos bien mises en valeur car reproduites sur un papier glacé de haute qualité, la version album reste toujours disponible, mais uniquement ici.

[Maroc] Haute Route n°4

Voilà pratiquement un mois que je suis revenu de cette escapade sur les crêtes du haut-Atlas occidental et je m'aperçois que je n'en ai pas beaucoup fait mention. Il est vrai que je suis parti de suite passer une semaine au bord de la Grande Bleue à Toulon (une nouvelle balade dans les Calanques) puis j'ai enchaîné de suite sur le tour de la Vallée de Chevreuse sur le week-end de l'Ascension... Mais revenons sur la montagne marocaine : cette virée sur les crêtes en autonomie, j'en rêvais depuis 2 ans, au moment où je m'étais rendu dans le coin lors de la GTAM4 et une autre fois l'année dernière lors du passage avec M'hamed alors que nous essayions de décrypter un itinéraire muletier dans cette région et qui s'est révélé devenir la GTAM5.

Le tizi n'Louez au pied du Djbel Erdouz

Pour ce cru du printemps 2014, l'accomplissement d'une haute-route, la quatrième du nom (car venant chronologiquement après les 3 premières Alpi-Toubkal 1, 2 et 3), M'hamed était de la partie, bien sûr, mais avec Martial et Pierre (qui m'avaient accompagnés sur la Kora du Dhaulagiri l'automne dernier) et trois "petits" petits nouveaux : Marielle et Yannick (arrivant de Chambéry avec une solide expérience des raids montagnards de ce genre) et puis Claude, résidant dans la Beauce et qui s'essayait sur ce genre de parcours sur les "injonctions" de Martial, son ancien collègue de travail. Seule possibilité d'avancer : être en autonomie avec 6 jours de nourriture dans le sac pour atteindre Arg, un village situé aux 2/3 du parcours et dans lequel on avait prévu de faire déposer chez l'habitant un ravitaillement.

                                                                                                                                                      Ijoukak (photo M.L-F)

Tout avait bien commencé et les camarades de route qui ne connaissaient pas encore l'accueil berbère ont été enchantés par la soirée que nous avons passée au gîte d'Ijoukak, chez El Mahjoub. Mais, pour Claude, la balade pourtant commencée positivement s'est arrêtée brutalement à la descente du Gourza, dès le 3eme jour, en raison d'un oedème laryngé qui s'est sûrement déclenché du fait d'une montée trop rapide de 1000 à 3300m, en deux jours seulement. A 4000, 5000 ou 6000m, OK ! Mais là c'est la toute première fois que je suis confronté à ce problème à une aussi "basse" altitude... Plus de peur que de mal : du bivouac sous le tizi n'Ouddif, Claude, accompagné de Martial, a pu redescendre jusqu'au premier village. Avec l'aide logistique d'El Mahjoub à distance (via le téléphone mobile, eh oui, ça passe quelquefois là-haut...), le rapatriement a pu avoir lieu jusqu'à Marrakech suivi d'un retour fissa sur la France. Pendant cet épisode de 3 jours nous avons poursuivi notre parcours de crêtes, enchaînant les sommets de l'Imlit, du Tameksaout et de l'Erdouz, ascensions entrecoupées de bivouacs exceptionnels, soit dans les hauts vallons où l'on connaissait la présence de sources (merci les repérages des années précédentes !), soit directement sur la crête voire le sommet, à l'Erdouz par exemple, où de beaux névés tardifs nous ont permis de faire fondre la neige et de disposer d'eau pour le bivouac.

Dans la partie chaotique entre l'Imlit et le tizi Melloult

Martial se rendra directement à Arg avant de nous rejoindre au cours de notre descente de l'Erdouz et nous finirons tous ensemble (à 5 seulement...) le périple en traversant l'Igdet sous une météo très capricieuse, assez inhabituelle pour un mois de mai. Et comme d'hab', des paysages exceptionnels et de nombreuses rencontres avec les bergers qui traquent les moindres coins de verdure au coeur des vallons minéraux. Tout ça grâce à qui ? M'hamed bien entendu. Avec sa gouaille et sa débrouillardise, que de partages avec les locaux n'avons-nous pas connus... Et même des invitations à venir dormir à la maison avec d'excellents mets, tagines et couscous. La fête quoi ! Je l'ai même affublé d'un surnom : M'hamed "les bons tuyaux" à l'instar de Huggy dans la série TV culte Starsky & Hutch.

Avis de mauvais temps sur l'Igdet (départ de la descente en biais dans le creux du vallon)

Le topo [Maroc] Haute-Route n°4 est désormais en ligne. Pour les diaporamas, ils arriveront un peu plus tard (en fait je viens de les mettre en ligne ce 29 août...) et sûrement après le retour de la Grande Traversée du Ladakh n°2, itinéraire alternatif à la Traversée n°1 phagocytée aujourd'hui (pour le bien des habitants) par la piste qui rend désormais cet itinéraire autrefois d'exception bien peu intéressant à présent.

Des nouvelles d'Ait Souka

Quelques nouvelles d'Ait Souka où l'école continue à bien remplir son office. Petit à petit, elle commence à être reconnue par les autorités de la wilaya. La Communauté rurale d'Asni a décidé de prendre en charge le traitement mensuel de l'institutrice. Jusqu'à présent, c'étaient les villageois qui payaient pour que leurs enfants en âge préscolaire puissent être accueillis dans l'école. Meryem, l'institutrice qui officiait depuis l'origine, a été remplacée au cours de l'année 2013 pour cause de mariage et c'est maintenant une autre fille du village, Latifa, qui accueille les bambins. L'association locale du village, aidée depuis l'Europe par "Les amis d'Ait Souka" , a fait installer deux équipements de chauffage au gaz (indispensables pendant les mois d'hiver), a procédé à la décoration de la pièce et au cimentage de l'allée extérieure afin de préserver le carrelage intérieur. Enfin, elle a doté la classe de fournitures scolaires et acheté un lecteur CD. Voici quelques photos en direct de là-bas :

              

Vous voulez en savoir plus ? Comment nous aider ? Merci d'avance... Je vous renvoie vers la page principale consacrée au développement d'Ait Souka et sur laquelle vous pourrez apprécier le travail déjà accompli. Vous disposerez également des coordonnées bancaires. Vos dons nous permettront de continuer le travail dans lequel nous nous sommes engagés. Cliquez sur la photo pour accéder au contenu.

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L'école d'Ait Souka est opérationnelle

Les crêtes de l'Atlas occidental

INSCRIPTIONS CLOSES

Ca me chatouillait depuis le retour de la GTAM n°5 accomplie avec succès et reliant Talmakant à Imlil ! Lors de nos pérégrinations de vallée en vallée, M'hamed et moi sommes passés par de multiples cols de haute altitude mais nous avions dû squizzer une partie de l'itinéraire à cause de problèmes de ravitaillement. A l'occasion, nous avions une fois encore confirmé de visu que nombre d'itinéraires potentiels qui suivaient les crêtes pouvaient ultérieurement faire l'objet d'un trek d'exception. Pourquoi d'exception ? Parce que ce coup-ci il ne faudra (vraiment) pas envisager compter sur les mules. Elles sont certes très habiles sur les sentiers de toute catégorie mais cet itinéraire enchaînant les crêtes et passant au sommet de plusieurs pics, il faut raison garder et mieux vaut s'en passer. Donc, ce trek, on va se le "faire" à l'ancienne entre le 29 avril et le 11 mai 2014 !

La haute vallée du Nfis

Avis aux amateurs de trekkings engagés hors des sentiers battus (et même cette fois hors sentier tout court...) ! Regardez bien les paysages traversés lors de la GTAM n°5, ils sont exceptionnels et méritent bien que l'on explore un peu plus profondément cette contrée quasiment délaissée par les tour-opérateurs (et c'est tant mieux d'ailleurs...!).

Vous pouvez télécharger la fiche du circuit : Les crêtes de l'atlas occidental - v1 Les crêtes de l'atlas occidental - v1

Et une GTAM de plus, la 5ème

Eh bien, ce coup-ci, cela n'a pas été qu'une partie de plaisir... Ambitieux certes, le programme initial (découverte d'un itinéraire en autonomie complète avec portage de 20kg pendant 19 jours) s'est révélé incompatible avec les possibilités d'hébergement en montagne. En effet, la désertification de certains hauts vallons de la montagne marocaine s'intensifie et les bergers ne viennent plus qu'en juillet et août, donc personne pour nous recevoir dans les bergeries d'altitude... D'où la nécessité de devoir procéder à des ravitaillements non sollicités sans avoir à "se taper" des +-1500m de dénivelée. Seul palliatif : nous avons donc recomposé, M'hamed et moi, l'itinéraire pour que les charges à porter soient cohérentes avec le terrain et nos possibilités physiques... Oh ! Du programme initial nous n'avons squizzé que la traversée des aretes de l'Igdet et de l'Erdouz (ce sera pour une fois prochaine, Inch'Allah...) et avons sagement franchi un col et remonté une vallée.

Sur les crêtes entre le tizi n'Tislit et l'Imlit

Il faut dire que l'ambition affichée n'était pas de composer un itinéraire spécifique en autonomie (ce n'est pas ma tasse de thé, à la menthe bien sur...) mais de concevoir sur des données de terrain exhaustives un itinéraire parallèle à la Grande Traversée GTAM n°4 effectuée à la fin du printemps 2012 et qui utiliserait des sentiers compatibles avec un accompagnement muletier. De ce coté, le pari est gagné : de Talmakant à Imlil, il sera désormais possible sur 3 semaines de temps de suivre ce tracé original un peu plus ardu que les précédents, le sac léger et toute l'intendance des bivouacs sur le dos des mules...

Coté souvenirs de rencontres, nous avons, durant ces 19 jours de crapahut, croisé nombre de personnes qui se sont pliées en quatre pour nous satisfaire. La marche dans la montagne marocaine est appréciée des locaux qui sont heureux et fiers de rencontrer des personnes qui apprécient leur cadre de vie (et peuvent discuter avec eux de LEUR montagne). Et puis, avec un compagnon de voyage comme M'Hamed, impossible de ne pas etre accueilli les bras ouverts partout où l'on se présente... C'est indubitablement la clef du succès d'une randonnée dans la montagne marocaine : être accompagné d'un berbère qui fera sauter la barrière de la langue et ouvrira toutes les portes.

M'hamed et Hussein au tizi n'Ouagane

Quelques souvenirs marquants parmi tant d'autres :
-  l'accueil de ces gens simples qui n'ont rien (ou très peu...) et qui vous donnent tout : Ahmed à Imi Mgount qui nous prête sa maison, Mohamed Ait Hassoune à Agadir Nfis, Mohamed Jaa à Tannamert,  Brahim Ait Oumrar à Tanzmamen, Hassan Ait Heme aux azibs Agharas qui nous a même accompagné sur le sentier de Tinmal. En dernier lieu, il faut noter qu'Hussein Zaim d'Ait Ayoub, après nous avoir hébergé, s'est offert de nous accompagner avec sa mule jusqu'au refuge du Toubkal ; il y avait 40 ans qu'il n'était pas repassé par le vallon de Tafklast et franchi le tizi n'Ouagane... Séquence émotion !
-  deux gites d'étape sur le chemin : à Ijoukak, celui d'El Mahjoub, un accompagnateur de montagne marocain fou de VTT et qui connait l'Atlas comme sa poche, et puis celui d'Ahmed Ait Hammou à Ait Souka près d'Imlil, mais celui-là je ne vous le présente plus... Deux endroits de convivialité qu'il ne faut pas rater.
- et puis comme d'habitude des coups de chance : des gens de rencontre qui nous vantent la beauté de l'accès au plateau du Tichka par le tizi n'Targa (ce qui nous fait dévier avec bonheur de notre route initiale), Hassan qui nous fait découvrir un sentier qui traverse le plateau pour nous rendre dans la vallée du Nfis, El Mahjoub à qui l'on demande s'il ne connaitrait pas un sentier élégant pour rejoindre le tizi n'Iguidi et qui nous guidera par téléphone mobile lors de nos incertitudes sur le chemin hors des sentiers battus qu'il nous a indiqué, et Hussein Zaim qui, nous déchargeant de nos sacs, a permis que l'on apprécie la qualité des paysages au lieu de galérer en suant plus que de raison dans cette vallée ô combien sauvage...
- et pour finir ces moments partagés, parfois quelques minutes mais qui resteront en mémoire comme cette institutrice d'Imi Mgount très impliquée dans son travail, El Haj à Tizzirt, notable local qui nous ouvre toute grande sa demeure, les bergers qui nous convient à partager un thé à la menthe improvisé et nous donnent des indications sur les passages à emprunter...

La sympathique équipe des azibs Agharas

Une Grande Traversée, pour un européen, ca ne doit pas se résumer à "bouffer" de la dénivelée et consommer des paysages en autarcie. On se doit de communiquer, échanger et partager avec les berbères : nous sommes des extras-terrestres pour ces gens de la montagne, nous avons le progrès en bas et nous venons passer volontairement un moment de notre existence dans les mêmes conditions rudimentaires qu'eux. Alors, on passe la soirée à leur expliquer nos motivations, à leur montrer que l'on est autant amoureux de la montagne qu'eux (même si pour eux, l'amour revêt un caractère un peu particulier avec la nécessité de gagner sa vie...). Et cette année particulièrement, cela ne va pas etre la fête : la vague de froid qui a sévi dans la montagne au tout début avril a empeché la floraison des arbres fruitiers et surtout des noyers. Imaginez qu'un noyer rapporte en moyenne 1500Dh par an à son propriétaire, cela va être un sacré manque à gagner dans les familles. Et puis, vous ne croyez pas que la crise qui sévit en Europe ne touche pas ces gens-là ? Alors, je ne peux que vous engager une fois de plus à venir marcher dans ce fascinant Atlas marocain aux incroyables ressources !

Vous trouverez le topo de ce circuit original ici. Bonne lecture ! Et comme d'hab' les diaporamas ce sera pour (beaucoup...) plus tard car la fin de saison est chargée entre le Ladakh et le Népal...

Un tagine qui glougloute sur le Bouta..., les plaisirs simples.

Et pour terminer en beauté, le diaporama de l'ascension de Maxime et Pierre (supporters du PSG) accompagnés de M'hamed au sommet du Toubkal :

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Deuxième année scolaire à Ait Souka

Quelques nouvelles de l'école d'Ait Souka transmises par Guy Rébois et que je m'empresse de vous communiquer.

L'association "Les amis d'Ait Souka" est toujours aussi active, très impliquée dans le développement de ce douar situé dans la "banlieue" proche d'Imlil, la "Chamonix" marocaine. Le projet-phare de celui de l'école du village permet aujourd'hui de scolariser (seulement le niveau pré-scolaire) 21 enfants de moins de 6 ans. L'animatrice, Meryem, rémunérée par les parents eux-mêmes, s'investit parfaitement dans son travail quotidien et commence à prendre de l'assurance dans le pilotage de ce groupe de bambins. L'association, avec les financements que vous lui avez confiés, poursuit son travail :
- en permettant à l'infrastructure scolaire de se doter de fournitures (tables, chaises, tableaux, papier, cahier, crayons, etc.)
- mais aussi en préservant le patrimoine bâti en finançant des travaux comme celui de la construction d'une allée bétonnée entre la salle de classe et le chemin afin de réduire l'usure des sols carrelés par l'introduction de pierres abrasives sous les chaussures des enfants
- ou le creusement d'un puits dans l'oued et la mise en activité d'une pompe qui permettrait d'amener l'eau jusque dans les bâtiments de l'école.
- Ait Souka se trouve à 1800m d'altitude et l'hiver peut être vraiment rigoureux ! On a pu s'en rendre compte cette année et il faut d'urgence doter l'école d'un moyen de chauffage (comment étudier sereinement alors que l'on grelotte...). Des pistes sont en train d'être explorées, gaz ? bois ?
- et pour finir, ne serait-il pas opportun de limiter la hauteur sous plafond afin de réduire la consommation énergétique future ?

Plus que jamais nous avons besoin de votre aide pour ces financer ces "petits" bouts de projets mais qui mis bout à bout présentent des sommes assez importantes, dépenses que ne peuvent bien évidemment pas assurer les parents. Le projet que nous avons tous ensemble financé (le bâtiment de l'école) ne doit pas tomber en désuétude, soit parce que nous ne mettons pas en oeuvre les moyens qui permettent de l'entretenir, ou parce que les conditions d'accueil des jeunes enfants seraient trop difficiles. Même si le Maroc est en train d'évoluer dans ses mentalités politiques, il n'en reste pas moins qu'au niveau local les projets et les engagements des édiles ne sont pas menés avec la même célérité "attentionnée" que ce que l'on pourrait attendre... Cent fois (mille...?) sur le métier, remets ton ouvrage ! Eh bien c'est le lot quotidien de l'association. Et les résultats sont quand même tangibles et vérifiables, même sans le support "attentionné" des autorités locales. Voici quelques photos pour illustrer mes propos :

Arrivée de Meryem à l'école par le futur chemin bétonné   Le bureau de l'animatrice   La salle de classe   Apprentissage de l'écriture   Le projet (bien avancé) de réservoir d'eau  

Vous voulez en savoir plus ? Comment nous aider ? Merci d'avance... Je vous renvoie vers la page principale consacrée au développement d'Ait Souka et sur laquelle vous pourrez apprécier le travail déjà accompli. Vous disposerez également des coordonnées bancaires. Vos dons nous permettront de continuer le travail dans lequel nous nous sommes engagés. Cliquez sur la photo pour accéder au contenu.

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L'école d'Ait Souka est opérationnelle

Un sentier littoral au Maroc

Retour de cette semaine exploratoire sur la côte atlantique marocaine à la découverte d'un itinéraire "véritable" qui suivrait l'océan du plus près possible. Je parle bien sûr d'un itinéraire intégral et pas de l'ersatz de randonnée littorale proposée par nombre d'agences qui sous couvert d'un accompagnement (ludique et odorant...) par des dromadaires de bât, n'en réduisent pas moins le randonneur à suivre les pistes de l'intérieur en préalable au suivi du bord de mer dans la partie finale (et ce n'est pas la plus intéressante...).

A l'approche de Sidi M'Bark

Eh bien, mission (encore une fois...) accomplie. De Tasguint, un village proche de l'oasis d'Argana, il nous a fallu 4 jours pour rejoindre la plage de Tamri (en suivant la fin de l'itinéraire de la GTAM n°4 et en l'améliorant au passage), puis 6 jours pour remonter jusqu'à Essaouira. La petite équipe de 7 personnes que nous composions avec Marie, Jacques, Maxime, nos trois aides marocains M'hamed, Krimo et Boubacar et moi-même a défriché cet itinéraire vraiment somptueux par la variété des paysages traversés et agrémenté des nombreuses rencontres quotidiennes que l'on a pu y faire. Dans toutes les criques, quelques familles vivent de la pêche à pied (ou à la ligne) et c'est leur seule subsistance : quelques coquillages, quelques poulpes,... qu'elles iront vendre au marché pour leur permettre de (sur)vivre une journée de plus. Il y a aussi ces intemporels bergers qui bravent les conditions climatiques contrastées de la bordure atlantique (c'est assimilable à notre Bretagne ou au Pays Basque) encadrant des troupeaux de moutons et de chèvres qui broutent sur les plateau littoraux sablonneux et qui on l'imagine donneront la viande savoureuse que l'on sait puisque élevés en prés salés. Là aussi, à l'instar de ce que nous faisons partout où nous passons, nous avons profité de leur connaissance du terrain pour composer un itinéraire le plus intéressant possible...

Un circuit réellement varié, du poisson à chaque repas (si l'on veut...), une réelle opportunité de découvrir un nouvel itinéraire "hors des sentiers battus" et des couchers de soleil hauts en couleurs. Toutes les informations se trouvent dans le topo [Maroc] Haut-Atlas - De Tasguint à Essaouira , ne vous privez pas !

Coucher de soleil à Tamri