Comme vous l'avez peut-être lu dans le précédent billet de blog Les 5 cols de l'Annapurna, c'est fait..., nous n'avons pas pu franchir le Namun La à cause des conditions météo déplorables qui sévissaient sur le piémont des Annapurnas (début mai 2012, il y a même eu un lac dans la haute vallée de la Mardi khola qui s'est effondré, qui a détruit un village et causé une cinquantaine de décès et laissé de pauvres gens déjà sans ressources encore plus démunies...).
Je ne voulais pas vous priver d'une randonnée originale sur les crêtes au pied du Lamjung entre les plaines du Terai et les solitudes glacées du massif des Annapurnas. C'est pourquoi je vous ai concocté un mini-trek partant de Pokhara et finissant à Khudi à la porte du fameux Tour des Annapurnas. Mais bien que nous soyons dans la même région, il n'y a vraiment pas photo entre ce chemin de pélerinage des hindouistes (ils vont pour nombre d'entre eux jusqu'au grand lac de Dudh Pokhari à 4500m en tongues 2 doigts et un simple sari sur les épaules...) et l'hyper commercial dénaturé célèbre Tour de... Et c'est bien cela qui justifie la présence de ce topo parmi des réalisations aussi prestigieuses que les 5 cols de l'Annapurna, la traversée Mustang-Phu ou Mustang secret. En effet, vous allez pouvoir sur ces chemins sauvages aller à la rencontre de la "jungle" (comme ils disent), vous immerger dans une forêt quasi primaire mais exploitée, ses orchidées épiphytes qui tombent des branches, ses plantes tropicales, ses rhododendrons-arbres et les mahonas en fleur au printemps, ses sangsues (eh oui...!). Tout un univers que vous ne soupçionnez pas et qui vous laissera fatigué après une journée de crapahut lors de la remontée d'un coteau ardu et sans fin, journée au bout de laquelle vous serez ébahis par le panorama que présente cette chaîne montagneuse de l'Annapurna et du Lamjung réunis. Vous passerez dans des villages gurung dans lesquels vous irez à la rencontre de leurs habitants, accueillants et curieux de vous voir leur rendre visite. C'est le Népal des campagnes, des bois, sensiblement différent de celui des hautes vallées arrides. Ici tout pousse ou presque : au printemps c'est le vert fluo qui domine avec le riz bien sûr, mais aussi l'orge, le millet, le sarrazin. Et ces toits en chaume qui surmontent les murs rouge brique de ces maisons, que de beaux souvenirs !
Vous trouverez tout cela dans le topo Les balcons du Lamjung et puis une fois à Khudi vous voulez continuer encore, revenez en 3 jours par le circuit Khudi - Baglungpani - Laxmi Bazar - Begnas tal - Sisuwa - Pokhara que vous trouverez décrit aux jours 19, 20 et 21 du Tour du Manaslu. Bonne rando !
M'hamed el Omary et moi avons ouvert un nouvel itinéraire de randonnée dans l'Anti-Atlas ; départ d'Aguerd Oudad au S de Tafraoute, traversée des célèbres chaos rocheux, traversée longitudinale de la chaîne du Djbel Lekst avec un passage dans des villages de montagne ne voyant pas passer beaucoup de randonneurs. La randonnée se termine au 7eme jour du côté d'Ait Baha, un haut lieu commerçant situé au pied de la montagne à quelques dizaines de kilomètres d'Agadir (et de son aéroport...). L'accueil des locaux est hyper sympathique et attentionné et puis quel plaisir de dormir à la belle étoile en plein coeur de la montagne marocaine (azibs Igouramène ou Tassila) et goûter aux plaisirs de l'accueil berbère dans les villages de Tazoult, Tagdicht, Alma ou Tagadirt. C'est un bel itinéraire varié entre randonnées sur les hauts plateaux, passage de cols panoramiques, descente de couloirs creusés entre les falaises et traversée de nombreux villages typiques de l'Anti-Atlas de Tafraoute. Une belle semaine que vous pouvez bien entendu accomplir en solitaire et en autonomie mais elle revêtra une autre saveur si vous vous faites accompagner d'un berbère de la région de Tafraoute avec lequel j'ai défriché ce circuit, je veux bien sûr nommer le fameux et incontournable M'hamed. Agréable compagnon de randonnée, il saura vous présenter le microcosme de cette région peu connue du tourisme pédestre et n'a pas son pareil pour ouvrir toutes les portes. C'est d'ailleurs comme cela que nous avons connu Habib, Brahim, Ali et M'hamed... Le topo est disponible sur le site agrémenté de quelques photos et comme d'hab' le diaporama arrivera un peu plus tard.
Juste avant de partir vers le Ladakh et le Zanskar, j'ai tenu à vous faire profiter de ce topo de randonnée qui explore sur 4 jours une région bien sympathique. Evoluant en permanence entre ciel et Terre, ce périple suit les contreforts S du Vercors et laisse une place importante aux panoramas étendus que ce soit des Buts de Sapiau, de l'Aiglette ou de Saint Génix que de la Tête de la Dame à l'extrême sud du plateau d'Ambel. Une descente par le passage du Saut de la Truite vous permettra d'aller rendre visite au village de Bouvante-le-Haut (et à ses habitants bien sympathiques) avant de remonter sur les Hauts Plateaux par le col de Rioupeysson. Prenez autant de plaisir à parcourir ces sentiers que nous avons pu en connaître (à l'exception du dernier jour qui s'est passé sous une pluie battante continue...). L'espace d'un week-end prolongé, n'hésitez pas à vous lancer sur cet itinéraire qui ouvre bien d'autres possibilités futures de randonnées. "Cent fois sur le métier, remets ton ouvrage"..., qu'en pensez-vous donc nos amies les vaches ?
On y croyait fort ! Marie me rejoint à la gare TGV de Valence cette veille de 14 juillet et nous voilà bloqués à Pont-en-Royans, contraints que nous sommes de nous replier en hôtel tant la pluie d'orage est dense. Ca promet : nous avons prévu quatre jours pour explorer le Vercors sud à jouer à rase bordure de falaise entre Pré Peyret et Bouvante-le-Haut. Espérons que la fenêtre météo va s'entrouvir :
Jour 1 : Du village de Rousset plein E en direction des Hauts-Plateaux puis S jusqu'à Pré Peyret avant de partir vers l'W pour initialiser le parcours sur le fil de l'arête S des plateaux du Vercors. Etape au col du Rousset (ville morte...).
Jour 2 : Tiens le temps semble vouloir se mettre au beau... Méfiance quand même, mais le Mistral qui a déjà soufflé toute la journée d'hier recommence à nous glacer le visage et le reste... Ciel bleu certes, mais Brrrr ! But de l'Aiglette, Col de Vassieux, But Saint Genix, nous voici bientôt au col de Font Payanne pour attaquer la dernière montée de la journée vers Font d'Urle. Et puis là-haut, sublime découverte : un causse aussi dépouillé que dans le Massif Central et tout au bout du bout, après avoir fait un large détour circumbulatoire, la "station" de Font d'Urle (ville quasiment morte là aussi...).
Jour 3 : Mais, c'est qu'il fait très beau ? On n'ose à peine le croire tant cela paraît irréel en cette saison. Vite fait, on grimpe vers le Pas de l'Infernet puis on s'engage sur la lèvre orientale du plateau d'Ambel avec comme point visé la Tête de la Dame. Beau panorama sur le Diois et la vallée de la Gervanne. Au loin les Baronnies nous narguent mais le Ventoux reste caché dans la brume. Il va bien falloir que l'on se décide à fouler ce sentier entre Vercors et Luberon, un jour... Descente du plateau par le Saut de la Truite jusqu'à Bouvante-le-Haut, bien en bas... En gros 1100 mètres de dénivelée négative et un petit village un peu moins mort que les deux places précédentes et l'accueil de Joëlle et René Faure à nul autre pareil. Belle soirée de partage.
Jour 4 : Il a venté toute la nuit si bien que les nuages sont réapparus dès potron-minet. A peine avons-nous mis le nez dehors que les premières gouttes de pluie apparaissent alors que nous nous employons à escalader le coteau pentu jusqu'au col de Rioupeysson. Et puis c'est le déluge : impossible de voir le chemin tant il est recouvert de torrents de boue qui dévalent alentours. A la ferme de Lente, nous decidons de suivre la route goudronnée. Bien nous en a pris : le débonnaire ruisseau du Brudour se déchaîne et s'étale en forêt sur une vingtaine de mètres de large emportant arbres, buissons et chemin. Le GR95 nécessitera quelques travaux de réhabilitation... Quatre heures de marche et de glissades, les chaussures saturées d'eau, et ça fait floc, splash et encore floc... Nous nous arrêtons peu avant le col de la Chau et appelons un taxi. Rando, oui, mais avec du plaisir ! Descente en voiture sur Grenoble avec la halte roborative à Villard-de-Lans, déserté. Un petit coup d'oeil au bulletin météo pour me rassurer que la semaine prochaine en Vanoise s'effectuera bien sous les meilleurs auspices. Prévisions mitigées mais plutôt engageantes. Col alpins, gardez-vous bien, j'arrive !
Début de programme en demi-teinte. La montagne corse s'est révélée une fois de plus intraitable pour les articulations. Attaquer de but en blanc par la crête qui relie le Pinérole à la Punta Artica pouvait sembler une bonne entâme, cela se révéla funeste pour le restant du séjour. Une insidieuse contracture au bas du mollet droit m'a contraint d'économiser l'organisme en prévision des autres challenges de la saison... Arrêt du massacre au 6e jour et puis on est passé à autre chose : le tour de Corse en voiture. Certes absolument admirable, il nous a permis, Georges et moi, de redécouvrir de nombreux coins de cette île dans lesquels nous n'étions pas retournés depuis 1995. Sous le chaud et lumineux soleil de cette deuxième quinzaine de juin, cette semaine de repos nous a permis de passer chez Dumè à Montestremo où nous avons pu revoir François et deviser de longs moments ensemble. Inoubliable moment de convivialité et de partage... On aurait bien envie de ne point quitter ces montagnards préoccupés par la survie et la préservation de leur cadre de vie.
Si on commençait à parler du programme de l’année ? Certes, il y a eu la virgule réconfortante de l’Anti-Atlas en mars dernier au sortir de l’hiver avec la randonnée d’Ait Abdallah à Tafraoute et ses paysages de regs et de canyons au creux desquels survivent avec difficulté quelques oasis bien verdoyants. Puis ce sont mars, avril et mai qui passent et au cours desquels Marie et moi nous sommes plus concentrés sur le boulot que sur les randonnées. Tout de même quelques réponses aux interrogations de quelques lecteurs assidus du site ou sur Voyage Forum, on ne peut pas s’en détacher si facilement que cela… Comment ne pas rendre service ? Et puis j’ai commencé à concrétiser sur le papier les quelques projets de voyages qui me trottaient dans le crâne depuis la fin de l’incommensurable traversée De Mustang à Phu. Mais qu’y avait-il donc de caché ?
Entre les Cols secrets du Toubkal, itinéraire original circumbulatoire du massif se cantonnant aux sentiers muletiers, et les Alpi-Toubkal 1, 2 et 3 explorant les crêtes et sommets, il y avait la place pour la création d'un circuit "mi-chèvre mi-chou" alternant étapes de liaison sur sentier et escapades sur les crêtes et sommets. Si fait ! Cette mouture d'une quinzaine de jours que j'ai baptisée Cols et sommets du Toubkal s'inscrit dans la catégorie "hors des sentiers battus" qui m'est chère. Elle permettra à nombre d'entre vous de sortir des chemins habituels et de vous confronter à la traversée d'altitude en suivant des traces séculaires de bergers. C'est le moyen de vous faire partager des espaces très peu parcourus par les "touristes" (et même les locaux d'ailleurs...) qui vous révèlent des panoramas que l'on ne croirait accessibles qu'aux alpinistes. Les personnes sujettes au vertige ne doivent pas se sentir délaissées : j'ai pris un soin particulier à choisir des passages où justement le vide n'était pas présent, même aux plus hauts points. Côté technicité, je n'ai pas recensé d'emplacement qui durant cette quinzaine nécessiteraient de poser les mains... Et pourtant, vous allez gambader en plein wilderness avec des dénivelées conséquentes mais toujours sac léger puisque votre intendance sera gérée par le "couple" mule-muletier que vous retrouverez chaque soir au campement prévu. Vous vous amuserez toute la journée à batifoler sur les crêtes avec votre accompagnateur marocain pour qui il n'était qu'hérésie que ces itinéraires puissent accueillir un jour autre chose que des quadrupèdes ovins et caprins. Et pourtant vous y êtes, là-haut, à tutoyer le ciel, à dominer cette région creusée de profondes vallées et si attirante par son caractère sauvage dès que vous quittez l'axe direct Imlil - Toubkal. Amusez-vous bien et ramenez dans vos bagages tous les souvenirs que vous collecterez patiemment jour après jour...
Comme promis le topo de la randonnée du début d'automne 2010 sur le GR5 en Alsace est maintenant en ligne. Comme à l'habitude vous trouverez le déroulé des étapes, les bons plans pratiques et un diaporama attaché à chaque jour décrit. J'ai tenu à mettre à disposition les photos prises lors des visites du Mont Sainte Odile et du château du Haut-Koenigsbourg car ces deux sites touristiques sont réellement extraordinaires à la fois par leur position de nid d'aigle mais aussi par ce qu'ils représentent en Alsace. Même si la température moyenne pour marcher descendait de 3°C par jour, au vu des photos je ne saurais que vous engager à réaliser ce circuit à cette période car c'est une féérie de couleurs qui saute aux yeux ! Cela donne un autre cachet à cette région connue pour ses écarts de température assez prononcés (du plus chaud au plus froid...). Par contre, la présence de nombre de gîtes d'étape et de petits hôtels n'oblige pas du tout à réaliser, comme nous l'avons fait avec Georges, ce circuit en autonomie avec le matériel de camping. Je vous ai indiqué les possibilités d'hébergement alternatives et cela ne vous obligera qu'assez peu à modifier le déroulé des étapes proposées : juste une grande journée de marche en lieu et place de la demi-journée entre Schirmeck et le Hohwald au début et c'est tout ! Alors bonne route...
Dans le précédent billet de blog, je vous présentais dans les grandes lignes l'itinéraire que nous allions suivre durant cette longue semaine d'automne et tous les plaisirs que nous souhaitions en retirer... J'abordais également les écueils auxquels nous serions amenés à faire face : tout d'abord la pénurie de gazole qui pourrait poser un problème dans les déplacements (mais on disposait d'un itinéraire de substitution totalement à pied), et ensuite les conditions météo dont les prévisions se dégradaient de jour en jour au fur et à mesure que nous approchions de la date fatidique... Et puis là, c'est le pompon ! Temps pourri programmé sur l'intérieur de l'île pendant toute la semaine dû à une poche dépressionnaire centrée sur le golfe de Gênes. Sympa... Pluies d'averses et grand vent sur les crêtes. Un jour bloqué, on supporte (difficilement déjà...) mais toute une semaine, autant ne pas y aller. C'est ce que nous avons convenu, Georges et moi, lorsqu'il s'est agi de trouver une destination de substitution : les prévisions météo nous ont semblé hyper favorables sur la partie nord de la France pour la semaine prochaine. J'ai recherché au fond de ma mémoire un itinéraire qui pourrait me tenir à coeur et que je n'aurais pas entrepris faute de temps. En plus, il sera souhaitable que cela puisse être monté en quelques heures... J'ai donc compulsé ma bibliothèque de cartes IGN et de topos FFRP. J'en ai sorti les idées suivantes : Tour du Morvan, GR34 en Bretagne nord, Traversée du Jura et Crête des Vosges. C'est ce dernier qui aura notre préférence et pour lequel vous retrouverez itinéraire, bons plans et diaporama sur le site dès notre retour. Ne changeons pas une formule qui "gagne", ce sera en autonomie : tente ou abris forestiers, un petit gîte au milieu pour une douche chaude... Pour le ravitaillement, pas besoin de se charger exagérément : il y a au moins une possibilité de faire les courses chaque jour. Vous vous dites "crêtes" et "ravitaillement", ça ne va pas ensemble puisque les villages sont souvent au fond des vallées et les crêtes par définition c'est en haut. Bien vu ! Eh bien, le sentier des crêtes proprement dit n'arrête pas de descendre et de monter, présentant des dénivelés cumulés parfois impressionnants sur la journée. Bon entraînement en prélude du départ vers le Népal... Profitons de la bonne chère (choucroute, marcaire et bons petits vins) avant de tourner pendant plus d'un mois au dal bhat et à l'eau hydroclonazonisée.
Il y a un mois, Georges me déclare tout de go : « il me reste des vacances à prendre avant la fin de l’année, je ne sais pas quoi en faire… ». Il ne m’a pas fallu plus de deux minutes pour me connecter sur le site d’EasyJet et regarder les disponibilités à prix abordable sur Bastia ou Ajaccio. Cinq autres minutes m’ont suffi pour concocter un itinéraire original « hors des sentiers battus » sur la base des explorations des années précédentes. D’Ajaccio, direction Corti par le train où l’on se pose pour la nuit. Le soir, ravitaillement en pain et en cartouches de Camping-gaz puis le lendemain, départ de la randonnée itinérante avec comme point visé la Punta Artica en passant par l’arche de Corti et le Pinerole. Descente sur Nino et parcours des crêtes entre la bocca a Stazzona et le Campotile en passant par le sommet déserté de la Cimatella. On obliquerait ensuite à gauche pour franchir le verrou morainique du lac de Goria, on passerait la bocca a Chiostru pour nous retrouver à Grutelle dans la haute vallée de la Restonica. Par la suite, on s’enfilerait dans le vallon de Cavacciole, nous passerions auprès du lac de Scapuccioli avant de grimper sur le sommet d’A Maniccia en prélude à la descente du couloir pentu qui plonge sur la combe où se trouve le lavu Bellebone. Tout ce chemin pour arriver à pied d’œuvre au col du Fer de Lance et, après un aller-retour rapide sur la cime du Rotondo, enchaîner avec le parcours de l’arête Rotondo – Cardo qui nous a narguée l’année dernière… Descente sur les bergeries de Paratella et continuation sur celles de Ghialgello. Franchissement de la Foce Bona, descente sur le Manganello pour passer auprès de Tolla, franchir la passerelle et monter sur le refuge de l’Onda. Pour finir, ascension par le GR20 de la Punta Muratello en prélude au parcours en aller-retour de la Punta Migliarello et de la Punta E Case. Après un dernier tour d’horizon, descente le long du ruisseau de l’Agnone pour atteindre la gare de Vizzavona. Ouf !