anti-atlas

Aidez-nous à sauver l'ibis chauve

Il y a deux semaines, j'ai reçu le message suivant de Mohamed Aourir :

Bonjour,
Je suis enseignant-chercheur à la faculté des Sciences d'Agadir et membre du groupe de recherche pour la protection des oiseaux du Maroc. Je vous écris à propos de l'ibis chauve, un oiseau en danger critique d'extinction au monde. Je souhaite savoir si vous avez eu l'occasion d'avoir vu cette espèce en dehors de la zone comprise entre Aglou et Imessouane. Si c'est le cas, je vous prie de bien vouloir m'indiquer le lieu. Je souhaite également savoir si vous pouvez faire quelque chose pour sensibiliser les amateur de la randonnée au Maroc de signaler leurs observations de cette espèce.L'objectif est de constituer une base de données sur la dispersion et l'ératisme de l'espèce au sud du Maroc, en vue de mettre en place des mesures de conservation. Je vous remercie et reste à votre disposition pour d'amples informations.

Je lui ai demandé de rédiger un petit article sur ses besoins et quelques jours après voici la copie de ses deux courriers :

Bonsoir,
Je vous remercie pour avoir réagi aussi rapidement à mon mail. Je sais que vous randonner principalement dans l'arrière pays, mais, Je soupçonne la dispersion des ibis à l’intérieur du pays, car malgré une reproduction des ibis dans le littoral depuis deux décennies, le nombre de couples nicheurs à Tamri et à Douira est presque toujours constant ! La question qui se pose alors est de savoir quel est le devenir des jeunes adultes ? Il est très probable qu'ils nichent dans les falaises du Haut et de l'Anti-Atlas ! Je reviendrai vers vous pour vous soumettre une petite note à ce sujet avec une photo et mon mail. Bien cordialement.
 
Bonjour,
Je reviens vers vous au sujet des observations de l'ibis chauve. Je vous prie de trouver, en fichiers attachés, un texto et une photo à ce sujet. Je vous remercie pour votre collaboration. Bien cordialement.

Voici donc la publication de sa demande.

Ibis chauve

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Salon du Randonneur 2015 à Lyon

Salon randonneur lyon 2

Bonjour à tous mes fidèles lecteurs,

Je serai présent au Salon du Randonneur à Lyon, évènement qui se tient chaque année dans la "capitale des Gaules". En 2015, il se déroule du 20 au 22 mars au Palais des Congrès (à proximité du Parc de la Tête d’or). L'Office du Tourisme marocain m'a gentiment proposé de compléter leur équipe d'accueil sur place. Si vous désirez me rencontrer, j'ai prévu d'être présent toute la journée du dimanche 22 mars mais il est bien possible que j'y aille faire un tour le vendredi ou le samedi aussi, tout dépendra de la météo lyonnaise : s'il fait beau, je partirai à la découverte des sympathiques quartiers entre Saône et Rhône, sinon, je viendrai me mettre à l'abri...

N'hésitez pas à venir me rencontrer sur place (c'est encore mieux si vous me passez un petit mail avant, histoire de réserver un créneau). Vous pourrez me trouver sur le stand du Maroc et cela pourra être une excellente occasion d'échanger sur vos projets de treks, au Maroc bien évidemment, mais pas seulement : je répondrai volontiers à toutes vos questions sur le Népal, le Ladakh, l'île de la Réunion ou même l'Europe...

Enfin, je pourrai dédicacer sur place l'exemplaire de l'ouvrage "Grandes traversées GTAM - Haut-Atlas marocain" que vous aurez préalablement acquis en librairie (voir le précédent billet de blog sur le sujet). Au cas où vous n'en posséderiez pas déjà un, je disposerai de quelques exemplaires avec moi que je pourrai vous céder à un prix spécial salon, 25€ au lieu de 29€70.

A très bientôt !

Pierre

Salon rando lyon 2015 bq2

Anti-Atlas : la route sud-nord est ouverte...

J'en rêvais depuis un moment, j'avais tourné pas mal autour du pot en défrichant précédemment quelques itinéraires d'une dizaine de jours dans la région, eh bien ce début d'année 2013 a été le bon : la Grande Traversée de l'Anti-Atlas du Sud au Nord est devenue une réalité. Et mes compagnons de randonnée Corine, Marie, Véronique, Jean-Marc et Mario mesurent à présent ce que représente ce genre d'effort. C'est loin d'être neutre... Oh, sur la carte on se dit que ce sera aisé, enfin sur ce dont on peut disposer car l'Institut marocain de la cartographie n'est pas vraiment enclin à livrer comme cela les cartes au 1/100000e qui exposent les confins de la frontière algérienne (toujours en pourparlers entre les deux pays). On peut résumer ainsi : au Sud du désert de roche, au centre des canyons, au Nord des crêtes à franchir... En dénivelée ce n'est pas exceptionnel (ce serait même quasiment plat sur les 3 premiers jours) mais sur le terrain c'est un autre challenge car bien entendu il a fallu composer avec la météo : aridité et cagnard qui nous ont brûlés dans le Sud aux confins du Sahara (chaque coin d'ombre fut le bienvenu, rarement plus de 2 occasions par jour...), de la pluie et même de la neige sur les sommets au moment du passage d'une dépression sur le nord du Maroc qui nous a amené à subir un refroidissement drastique conjugué à la présence d'un vent froid et violent (cela ressemblait au Mistral en Provence au printemps...) associée à une fraîcheur nocturne certaine...

Au sommet du Djbel Lekst

Le profil de cette randonnée ? Dans la première partie, c'est une longue bambée rythmée par la scrutation de l'horizon (à l'Ouest rien de nouveau...), puis une fois que l'on a basculé au Nord, il faut choisir le bon canyon dans lequel pénétrer sinon on peut se retrouver à "pétaouchnock" et bien loin de ce que l'on cherchait à atteindre... La cuvette de Tafraoute nous a paru ensuite un havre de sérénité et de bon vivre, on se serait presque laissé aller à penser que la rando était finie mais dès que l'on a pu arriver à s'arracher à ces délices, la barrière du Lekst nous a rappelé (abruptement...) le caractère montagneux de l'Anti-Atlas. 1500m de dénivelée sans concession qu'il vaut mieux exécuter par temps stabilisé car cela peut devenir une galère épuisante : je ne parle pas que du vent mais aussi de chutes de neige qui effacent en une seule nuit tous les chemins et rendent très dangereuse la navigation sur cet itinéraire au demeurant évident (en suivant les indications distillées dans le topo que je vous livre). On a eu l'occasion d'en discuter avec un groupe de randonneurs, qui, suivant l'itinéraire du topo [Maroc] Anti-Atlas - D'Ait Moussa à Tafraoute, ont traversé le Lekst dans des conditions hivernales le lendemain de la grosse chute de neige avec le vent violent en prime...

A bord d'un camion entre Tisselguit et Igmir

Et puis il faut aussi compter sur la perception assez particulière des accompagnateurs locaux (de véritables "chèvres" ceci étant dit...) qui appliquent les temps qu'ils ont faits souvent en solitaire lors du parcours de reconnaissance, à un groupe qu'ils conduisent. Et là ce n'est pas la même chose ! Les 6 heures de marche qu'ils ont pu mettre ne prennent pas en compte les pauses bien nécessaires, les baisses de forme ou de physique (ampoule, douleur musculaire momentanée, fatigue, adaptation au soleil et à la chaleur,...) de nos corps occidentaux de tamalous. Bien entendu, on peut se retrouver à plus de deux heures de marche du bivouac alors que la nuit est en train de tomber... C'est d'ailleurs ce qui nous est arrivé lors de la 3e étape. Habituellement je vérifie à la maison au préalable le tracé, les dénivelées, les temps de marche sur les cartes ou à défaut sur Google maps (avec la fonction courbes de niveau) mais dans ce cas précis, je n'ai rien eu sous la main avant le départ : ni carte topographique pour les premiers 7 jours ni fonction courbes de niveau sur Google maps dans cette partie du Maroc... Bon ! On va dire qu'on a essuyé les plâtres. J'en ai profité également pour identifier les longueurs de marche sans intérêt particulier que l'aspect sportif ou autre du genre "cours Forrest, cours"... et les "squizzer" au fur et à mesure que l'on y était confronté par du convoyage automobile.

Si vous souhaitez découvrir cette merveilleuse région de l'Afrique du nord, je vous propose comme d'habitude de suivre nos traces. Les diaporamas viendront illustrer le jour par jour un peu plus tard et côté carte en PDF, rien pour l'instant car je suis toujours en attente du bon vouloir des autorités marocaines à me délivrer ces supports. Mais en attendant, vous disposez de toutes les indications sur le topo [Maroc] Anti-Atlas D'Akka à Ait Baha et en demandant à M'hamed el Omary de vous organiser ce périple, vous aurez à disposition "la carte sur pattes". D'ailleurs comment s'en passer puisqu'il l'indique si opportunément sur sa carte de visite, c'est un "artiste des pistes et de trekking" (sic).

M'hamed el Omary

Et pour terminer ce billet, le petit diaporama faisant défiler quelques bons moments de la quinzaine :

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D'imouzzer à Essaouira (CHANGt)

CHANGEMENT DE DATES ET ADAPTATION DU PROGRAMME
pour mieux coïncider avec les vacances scolaires françaises (zone C)

Ce printemps 2013, à la suite des treks découverte « hors des sentiers battus » entre 2006 et 2011 Ait Moussa – Tafraoute, Ait Abdallah – Tafraoute, Tafraoute – Ait Baha et Tour du Djbel Aklim je vous propose d’aller de poursuivre en ma compagnie le sentier littoral de Tamri à Essaouira. On démarrera d’Imouzzer Idaoutanane (ou de Tamghart) que j’ai découvert lors de la fin de la GTAM4 de laquelle on suivra l’avant-dernière étape avant de bifurquer vers le NW en direction de Tamri, un port de pêche sur l’Atlantique. Après, on suit le rivage en faisant quelques incursions dans l’arrière pays dont les collines sont couvertes d’épineux et d’arganiers. Et pour finir en beauté, visite le dernier jour de l’antique Mogador (Essaouira aujourd’hui) la blanche médina aux ruelles étroites où la gent féline y a élu domicile…

Cette traversée de 10 jours laissera pas mal d’opportunités de visiter quelques villages côtiers berbères et discuter avec les habitants. Et puis, on est au bord de la mer, on va déguster beaucoup de poisson…

Essaouira

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Du Djbel Bani à Ait Baha

Ce printemps 2013, à la suite des treks découverte « hors des sentiers battus » entre 2006 et 2011 Ait Moussa – Tafraoute, Ait Abdallah – Tafraoute, Tafraoute – Ait Baha et Tour du Djbel Aklim je vous propose d’aller de poursuivre en ma compagnie l’exploration de cette région méconnue de l’Anti-Atlas marocain, cette fois-ci au sud de Tafraoute. Oasis, gorges verdoyantes au milieu d’un désert rocailleux, gravures rupestres, la première partie sera plutôt minérale avec en point d’orgue le passage par le chaos rocheux de Tafraoute, ensemble de grès rouge rutilant sous le soleil (si possibilité : ascension optionnelle du Djbel Mqorn à 2344m). Au-delà de la riante vallée des Ameln, franchissement de la chaîne montagneuse du Lekst avant de poursuivre sur les plateaux jusqu’à Ait Baha aux abords de la plaine du Souss. Traversée de 10 jours qui laissera aussi pas mal d’opportunités de visiter quelques maisons berbères et discuter avec les habitants des petits villages de l’intérieur.

La vallée des Ameln depuis Tazoult

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Le programme 2011…

Si on commençait à parler du programme de l’année ? Certes, il y a eu la virgule réconfortante de l’Anti-Atlas en mars dernier au sortir de l’hiver avec la randonnée d’Ait Abdallah à Tafraoute et ses paysages de regs et de canyons au creux desquels survivent avec difficulté quelques oasis bien verdoyants. Puis ce sont mars, avril et mai qui passent et au cours desquels Marie et moi nous sommes plus concentrés sur le boulot que sur les randonnées. Tout de même quelques réponses aux interrogations de quelques lecteurs assidus du site ou sur Voyage Forum, on ne peut pas s’en détacher si facilement que cela… Comment ne pas rendre service ? Et puis j’ai commencé à concrétiser sur le papier les quelques projets de voyages qui me trottaient dans le crâne depuis la fin de l’incommensurable traversée De Mustang à Phu. Mais qu’y avait-il donc de caché ?

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[Maroc] Tafraoute, les photos...

Chose promise, chose due ! Je viens de mettre les photos en ligne. Comme d'hab' accessibles directement depuis le logo Diaporama positionné au début de chaque étape du périple. Si ça ne vous donne pas envie d'aller user vos semelles sur les sentiers de l'Anti-Atlas du côté de Tafraoute, je veux bien ravaler mon latin. Ca ne devrait pas me faire trop de mal quand même car il me reste assez peu de mots en mémoire, 35 ans étant passés depuis le collège... Aujourd'hui, ce ne sont plus mes fonds de culottes que j'use mais la gomme de mes semelles Vibram. Autre plaisir, autre joie...

[Maroc] Tafraoute en ligne...

Battons le fer tant qu'il est chaud... Les souvenirs étaient encore présents dans la tête. Avec l'âge, ne pas négliger une poussée d'Alzeimer (lol !)... Voilà donc le topo attendu accompagné de ses rubriques habituelles telles que le profil Google Maps, l'inénarrable Dossier de Voyage avec le topo en PDF et sa carte topographique scannée, les renseignements pour se préparer et les bons plans sur place. J'ai connu au moment de sa rédaction un plaisir tout particulier à vous indiquer les détails de ce périple de 11 jours dans la région de l'Anti-Atlas, assez peu connue, et qui mérite assurément une grande attention eu égard aux possibilités de randonnées sauvages que l'on peut y mener. Je ne peux que vous engager à essayer cette destination peu onéreuse (pour mémoire, de Paris à Paris, l'intégralité de la facture s'est élevée, pour les 13 jours et transport aérien compris, à moins de 1500€ pour le groupe de 3 que nous constituions !), je n'ai aucun doute sur le niveau de satisfaction que vous atteindrez à parcourir ces sentiers qui relient les villages perchés sur les falaises et l'instant d'après vous conduisent dans les profondeurs des canyons qu'il faut traverser afin de poursuivre son chemin. Et puis ces rochers rouges de Tafraoute, beaucoup en parlent, mais rien ne vaut une bonne immersion pour se rendre compte de visu du délire du créateur dans l'accomplissement de son oeuvre... Bon voyage !
Les diaporamas arrivent sous peu, encore un soupçon de patience...

De retour de l'Anti-Atlas

Mes amis, quelle découverte ! Quel terrain de jeu que ce massif granitique situé à l'E d'Agadir. La traversée NW-SE que nous avons initialisée a été un franc succès et nous a permis de découvrir cet espace pour y créer de nouveaux itinéraires. Et nous espérons bien que vous serez vous aussi tentés par cette destination. Le programme théorique sur lequel nous étions partis était plutôt bien conçu puisque nous aurions pu le réaliser en l'état dans le nombre de jours prévus. Mais l'Anti-Atlas a connu à l'entrée de cette année 2010 les plus gros cumuls de précipitations jamais enregistrés de mémoire d'homme. Et cela a eu une incidence directe sur la longueur des étapes et la praticabilité du terrain.

Un constat : la région a été dévastée. Routes, pistes, chemins et villages ont subi de grosses coulées de boue alors que les oueds coulant dans les profonds canyons chariaient troncs d'arbres arrachés et poteaux télégraphiques écimés. Apocalyptique à n'en pas douter ! Et nous n'avons vu que le résultat : des portions de goudron emportées sur des centaines de mètres, des éboulements rocheux, des sacs plastiques accrochés à 4 mètres de hauteur dans les arbustes qui colonisent le cours des rivières, etc. Des passages de rivières théoriquement à gué qui deviennent un casse-tête par la force du courant et le niveau de l'eau. Et encore, on est passés 15 jours après le déluge. Les berbères nous ont parlé de grande peur...

Quelques points positifs quand même (si l'on peut se permettre de réagir de cette façon en n'omettant pas de parler des drames vécus par les locaux) : le terrain était souple à fouler et les paysages que nous traversions étaient très contrastés, la roche noire ou rouge tranchant sur le vert de la végétation ravie d'avoir si bonne fortune, vous savez ce vert printannier que l'on rencontre dans nos randos de début d'année dans la plaine du Luberon... Et puis, l'eau, même si elle a emporté une partie des plantations dans les oasis, reste un bienfait pour les cultures en devenir...

Côté intendance, nous avions choisi de nous adresser à l'agence d'Agadir Trekking au Maroc pour monter ce circuit. Les aléas météorologiques ont conduit l'organisateur à se replier sur la formule assistance camion en lieu et place de ce que nous avions requis (la rando en autonomie) sans modification du prix initial annoncé. Un beau geste commercial que nous apprécions à sa juste valeur (merci Brahim Moudoud)... L'intendance a été parfaite : les bivouacs, les repas, les transports confortables et jusqu'à la nuit d'hôtel*** prévue en fin de séjour et qui nous a été bien agréable pour nous remettre des difficultés du trekking : car ne nous méprenons pas, cette rando n'a pas été de tout repos ! Le terrain y est exigeant...

D'ici quelques jours je rédigerai le topo de cette superbe randonnée agrémenté des photos prises à l'occasion et une carte de la région en PDF. Ceci, je l'espère, vous convaincra d'aller tester cette destination de printemps (la période s'inscrit plus largement de février à novembre en évitant les mois d'été quand même un peu chauds), vous détournant une fois n'est pas coutume des sempiternelles destinations que sont le Toubkal, le M'Goun ou le désert. Et n'oubliez pas, avec la nouvelle destination d'EasyJet sur Agadir, le prix affiché à la semaine est plus que compétitif.

La vallée des Ameln depuis le chaos granitique de Tafraoute

Que la saison commence...

Nous ne sommes qu'au premier tiers de la période d'hiver et nous avons déjà des fourmis dans les jambes. Un constat : nous ne pourrons pas attendre jusqu'au mois de juin pour nous échapper de la maison ! Nous venons de décider de relancer le projet de randonnée itinérante d'exploration des montagnes de l'Anti-Atlas, ce coup-ci du côté du village mythique de Tafraout (nous sommes déjà allés dans cette bien belle région de l'Anti-Atlas il y a quelques années pour un Tour du Djbel Aklim). Mais la perspective d'aller découvrir ces ensembles de granit rouge et d'oasis verdoyantes vient de nous décider d'aller marcher une douzaine de jours avec un accompagnateur marocain, en autonomie (donc avec portage), laissant de côté l'assistance cuisinier - transport de bagage - voiture habituellement proposée sur ce genre de circuit (il n'y a pas de muletiers dans le coin). En croisant pas mal d'informations, nous avons essayé de composer un itinéraire au long cours, on le qualifiera de théorique, comportant pas mal d'interrogations quant à la disponibilité des ravitaillements et emplacements de bivouac. C'est que nous souhaitons clarifier afin qu'à notre retour, je puisse rédiger un topo vous permettant d'aborder cette région autrement qu'en totale dépendance des agences européennes.

Cette destination était habituellement chère (entre 650 et 1000€ la semaine) du fait du monopole des tours opérators "clubs de vacances all inclusive" sur l'aéroport d'Agadir qui ne laissaient aucune autre possibilité low-cost. Nous étions obligés de voler avec la compagnie marocaine RAM pour un prix de l'ordre de 300 à 450€ A/R depuis Paris. Ce "monopole" vient de se voir perturbé par EasyJet qui propose, à l'entâme de cette année 2010, un desserte quasi quotidienne depuis Paris-CDG. Avec des prix d'appel à 70€ en réservant tôt, à un mois du départ, il restait quand même de nombreux créneaux horaires à bas prix. Nous avons pris aujourd'hui les billets à 115€/pers avec bagages en soute inclus.

Nous serons au moins 3 dans ce périple aventureux, Jean-Marc nous accompagnant dans cette randonnée découverte au pays des arganiers et des amandiers en fleur (c'est la bonne saison...). Cela le préparera physiquement en prévision de son petit déplacement du mois d'avril au pays du yéti sur le balcon des Annapurnas.

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