Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...
Ouf ! Ca y est... GTAM3 + AT3, pour certains d'entre vous, cela ne ressemble qu'à la formulation d'une addition à deux inconnues. Pour les habitués, vous l'avez compris, c'est l'accomplissement de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 et la concrétisation (enfin !) de la traversée des crêtes du massif du Toubkal comme prévu (à une exception près) sur 9 jours comme annoncé sur Trek Magazine n°118 ou sur le blog. Que vous dire d'autre que : EXTRAORDINAIRE ! Et sans excès aucun...
Début juin, après 2 jours de décompression à Fès la splendide (on adore...), la GTAM3 nous a permis, Marie et moi, de découvrir en compagnie de Lahcen Bachki, accompagnateur, Khouya et Mohamed, nos deux muletiers et leurs deux bêtes de somme, un parcours à nul autre pareil, flirtant avec quelques hauts sommets comme pénétrant au plus profond de splendides canyons comme l'Asif Melloul ou l'asif M'Goun. 19 jours de trekking de Midelt à Bou Taghar au cours desquels l'alternance était de mise. On changeait de paysages comme de chemise, chaque jour ou presque... Le blocage du passage de l'Aqqa n'Tazzart du côté de Zaouiat Ahançal par un gros rocher effondré nous a permis d'explorer l'envers du cirque de Taghia, encore plus merveilleux que l'original. De véritables vues d'avion. Et puis la traversée du Plateau des Lacs d'Imilchil et cette apparition du lac d'Isli comme un mirage bleu turquoise flashy alors que le temps pourri de la matinée nous immergeait au coeur de l'Islande ou de la Mongolie, le tizi n'Tighboula et sa randonnée sur le fil des crêtes où l'on croit dominer le monde tant l'air est pur et large l'horizon, les gorges de l'asif Melloul, rudes à souhait, un cran au-dessus de celles de l'asif M'Goun, plus débonnaires mais l'une et l'autre en tout point splendides. Que de souvenirs que vous allez pouvoir retrouver très prochainement dans la rubrique Treks en Afrique rejoindre les GTAM n°1 et 2 (et d'autres circuits proposés) afin de vous donner les clefs de cet itinéraire exceptionnel et bien peu touristique, ça je peux vous l'assurer...
Il s'en est suivi une visite touristique des Gorges du Dadès et de Todghra en 4x4 puisqu'on était dans le coin par la fameuse piste des 2 gorges qui devrait devenir un classique du tourisme à la journée en autocar d'ici quelques années lorsque l'itinéraire sera goudronné entre Msemrir et Tamtattouche (les travaux sont en cours), avant un retour sur Marrakech via Ouarzazate. Ainsi prenait fin la première partie du séjour dont l'intendance avait été parfaitement gérée par Brahim Moudoud de l'agence Trekking au Maroc.
Et puis Marie est rentrée à Paris fin juin, boulot oblige, et j'ai donc poursuivi, maintenant que j'étais en forme (et plus en formes...) par l'inénarrable Alpi-Toubkal N°3 après lequel je courrais (de malchance...) depuis deux bonnes années. La météo a continué d'être clémente et j'ai donc pu entamer, avec Abdou Rhaïm et Hussein, le périple concocté avec Ahmed Aït Hammou d'Aït Souka, tant espéré, et l'accomplir (grand bonheur !). Quel pied mes amis ! Que du minéral, et pas qu'un peu... Délirant ! Vous aurez ce topo en avant-première très prochainement n'en doutez pas. N'hésitez pas à vous y mesurer (demandez à Ahmed de partir avec la même équipe, elle connaît maintenant le chemin...) et faites-moi part de vos impressions. On aura de quoi converser un bon moment...
A bientôt pour de nouvelles aventures...
Ca y est ! Guy Rebois m'a annoncé la bonne nouvelle : la construction de l'école d'Aït Souka va pouvoir commencer. Le maçon va recevoir dans les tous prochains jours le premier acompte de 20000Dh (2000€) pour acquérir les matériaux et commencer les travaux de la salle de classe. Certes, l'association "Les Amis d'Aït Souka" n'a pas encore eu la réponse de la Déléguée à l'Education quant à la dotation d'un instituteur pour cette classe mais nous faisons le premier pas... Inch' Allah ! Tout va bien se passer. Une fois la salle de classe construite, l'association financera la construction du logement de fonction de l'instituteur. Cela devrait pouvoir être opérationnel avant la fin de l'année 2010. Dans le cas où l'administration mettrait un peu de temps à débloquer le poste d'instituteur, il resterait la possibilité de doter la classe d'une étudiante possédant le BAC et capable de donner les rudiments d'éducation aux gamins et gamines de ce petit village. Ce serait déjà un bon début. Le financement serait privé mais relativement peu onéreux (de l'ordre de 180€/mois) et il devrait être assurément possible de trouver un financeur bénévole.
D'autre part, j'étais au gîte d'Ahmed à Aït Souka la semaine dernière et j'ai participé à une réunion d'initialisation de financement d'un projet d'agrandissement du bassin d'alimentation en eau potable du village par une école du second degré anglaise basée au NW du côté de Liverpool. J'attends prochainement un mail de Phil, le professeur principal, pour engager un rapprochement positif entre l'association "Les Amis d'Aït Souka" et leur collectif scolaire pour dégager les synergies. Au cours des deux jours où nous nous sommes croisés, j'ai pu apprécier la qualité de l'encadrement scolaire britannique fait de participatif et de respect mutuel (quelque soit l'âge, élèves ou encadrants...) et la qualité des échanges avec leur entourage. Vraiment sympa ! D'autres nouvelles d'ici quelques jours...
Puisque le volcan n'a pas voulu, il a fallu recomposer le programme de l'été 2010. Sur juin, nous partons Marie et moi pour notre GTAM3, de Midelt à Bou Taghar, avec l'équipe de Brahim Moudoud dont nous avons pu apprécier le professionnalisme en mars dernier lors de notre traversée de l'Anti-Atlas. De retour sur Marrakech à la fin du mois de juin, l'occasion était bonne, Marie rentrant sur Paris pour reprendre son travail, de poursuivre le séjour sur place mais cette fois-ci du côté du Toubkal. Et voici donc que réapparait la Haute Route du Toubkal n°3, tout droit sortie de mon imagination, et dont la genèse avait fait l'objet d'un article dans le Trek Magazine n°118 à l'automne dernier. Comme prévu, je partirai avec Abdou et Hussein : le premier m'accompagnera sur les crêtes alors que le second, menant sa mule d'une main de maître, nous réconfortera à chaque fin de journée avec ses petits plats revigorants. Voici donc le programme original :
Jour 1 (D27/06) : Aéroport Marrakech – Voiture jusqu’à Imsker - Oukaimeden (refuge CAF)
4h / +1300m / -100m
Jour 2 (L28/06) : Oukaimeden – Tizi n’Itbir – Couloir N – Sommet Angour - Camp à l’E du tizi n’Tachedirt
5h30 / +1000m / -600m
Jour 3 (M29/06) : Camp à l’E du tizi n’Tachedirt – Anrhemer – Bou Iguenouane – Tizi Likemt - Camp au N du tizi Likemt
7h30 / +1000m / -1000m
Jour 4 (m30/06) : Camp au N du tizi Likemt – Aksoual – A/R Azrou et Tamadot – Azibs Tifni
6h30 / +1100m / -1300m
Jour 5 (J01/07) : Azibs Tifni – Camp au pied du Tichki
3h / +700m / -0m
Jour 6 (V02/07) : Camp au pied du Tichki - Tichki – Afekhoi – Imouzzer – Ikhibi N - Refuge du Toubkal
7 à 8h / +1000m / -1200m
Jour 7 (S03/07) : Refuge du Toubkal – Tizi n’Tadat - Biguinoussene – Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua
6h / +1000m / -800m
Jour 8 (D04/07) : Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua – Akioud – Afella – Tazaghart – Refuge de la Tazaghart
8h / +1400m / -1600m
Jour 8 (L05/07) : Refuge de la Tazaghart – Tisgui
4h30 / +800m / -1600m
Jour 9 (M06/07) : Tisgui – Tizi Zouggaghene – Tizi Oussem
4h30 / +500m / -600m
Jour 10 (m07/07) : Tizi Oussem – Tizi Mzic – Djbel Adj – Tizi n’Tizikert – Ait Souka
7 à 8h / +800m / -1300m
Jour 11 (J08/07) : Journée de réserve ou repos à Ait Souka
Jour 12 (V09/07) : Retour sur Paris
Avis aux amateurs !
Chose promise, chose due ! Je viens de mettre les photos en ligne. Comme d'hab' accessibles directement depuis le logo Diaporama positionné au début de chaque étape du périple. Si ça ne vous donne pas envie d'aller user vos semelles sur les sentiers de l'Anti-Atlas du côté de Tafraoute, je veux bien ravaler mon latin. Ca ne devrait pas me faire trop de mal quand même car il me reste assez peu de mots en mémoire, 35 ans étant passés depuis le collège... Aujourd'hui, ce ne sont plus mes fonds de culottes que j'use mais la gomme de mes semelles Vibram. Autre plaisir, autre joie...
Battons le fer tant qu'il est chaud... Les souvenirs étaient encore présents dans la tête. Avec l'âge, ne pas négliger une poussée d'Alzeimer (lol !)... Voilà donc le topo attendu accompagné de ses rubriques habituelles telles que le profil Google Maps, l'inénarrable Dossier de Voyage avec le topo en PDF et sa carte topographique scannée, les renseignements pour se préparer et les bons plans sur place. J'ai connu au moment de sa rédaction un plaisir tout particulier à vous indiquer les détails de ce périple de 11 jours dans la région de l'Anti-Atlas, assez peu connue, et qui mérite assurément une grande attention eu égard aux possibilités de randonnées sauvages que l'on peut y mener. Je ne peux que vous engager à essayer cette destination peu onéreuse (pour mémoire, de Paris à Paris, l'intégralité de la facture s'est élevée, pour les 13 jours et transport aérien compris, à moins de 1500€ pour le groupe de 3 que nous constituions !), je n'ai aucun doute sur le niveau de satisfaction que vous atteindrez à parcourir ces sentiers qui relient les villages perchés sur les falaises et l'instant d'après vous conduisent dans les profondeurs des canyons qu'il faut traverser afin de poursuivre son chemin. Et puis ces rochers rouges de Tafraoute, beaucoup en parlent, mais rien ne vaut une bonne immersion pour se rendre compte de visu du délire du créateur dans l'accomplissement de son oeuvre... Bon voyage !
Les diaporamas arrivent sous peu, encore un soupçon de patience...
Mes amis, quelle découverte ! Quel terrain de jeu que ce massif granitique situé à l'E d'Agadir. La traversée NW-SE que nous avons initialisée a été un franc succès et nous a permis de découvrir cet espace pour y créer de nouveaux itinéraires. Et nous espérons bien que vous serez vous aussi tentés par cette destination. Le programme théorique sur lequel nous étions partis était plutôt bien conçu puisque nous aurions pu le réaliser en l'état dans le nombre de jours prévus. Mais l'Anti-Atlas a connu à l'entrée de cette année 2010 les plus gros cumuls de précipitations jamais enregistrés de mémoire d'homme. Et cela a eu une incidence directe sur la longueur des étapes et la praticabilité du terrain.
Un constat : la région a été dévastée. Routes, pistes, chemins et villages ont subi de grosses coulées de boue alors que les oueds coulant dans les profonds canyons chariaient troncs d'arbres arrachés et poteaux télégraphiques écimés. Apocalyptique à n'en pas douter ! Et nous n'avons vu que le résultat : des portions de goudron emportées sur des centaines de mètres, des éboulements rocheux, des sacs plastiques accrochés à 4 mètres de hauteur dans les arbustes qui colonisent le cours des rivières, etc. Des passages de rivières théoriquement à gué qui deviennent un casse-tête par la force du courant et le niveau de l'eau. Et encore, on est passés 15 jours après le déluge. Les berbères nous ont parlé de grande peur...
Quelques points positifs quand même (si l'on peut se permettre de réagir de cette façon en n'omettant pas de parler des drames vécus par les locaux) : le terrain était souple à fouler et les paysages que nous traversions étaient très contrastés, la roche noire ou rouge tranchant sur le vert de la végétation ravie d'avoir si bonne fortune, vous savez ce vert printannier que l'on rencontre dans nos randos de début d'année dans la plaine du Luberon... Et puis, l'eau, même si elle a emporté une partie des plantations dans les oasis, reste un bienfait pour les cultures en devenir...
Côté intendance, nous avions choisi de nous adresser à l'agence d'Agadir Trekking au Maroc pour monter ce circuit. Les aléas météorologiques ont conduit l'organisateur à se replier sur la formule assistance camion en lieu et place de ce que nous avions requis (la rando en autonomie) sans modification du prix initial annoncé. Un beau geste commercial que nous apprécions à sa juste valeur (merci Brahim Moudoud)... L'intendance a été parfaite : les bivouacs, les repas, les transports confortables et jusqu'à la nuit d'hôtel*** prévue en fin de séjour et qui nous a été bien agréable pour nous remettre des difficultés du trekking : car ne nous méprenons pas, cette rando n'a pas été de tout repos ! Le terrain y est exigeant...
D'ici quelques jours je rédigerai le topo de cette superbe randonnée agrémenté des photos prises à l'occasion et une carte de la région en PDF. Ceci, je l'espère, vous convaincra d'aller tester cette destination de printemps (la période s'inscrit plus largement de février à novembre en évitant les mois d'été quand même un peu chauds), vous détournant une fois n'est pas coutume des sempiternelles destinations que sont le Toubkal, le M'Goun ou le désert. Et n'oubliez pas, avec la nouvelle destination d'EasyJet sur Agadir, le prix affiché à la semaine est plus que compétitif.
Après la 1 et la 2, voici la 3... Poursuivant l'exploration de l'Atlas marocain sur les traces d'André Fougerolles et d'Hamish Brown, voici un itinéraire original qui reprend quelques étapes de la GTAM n°2 sur lesquels nous avions connu soit le mauvais temps (de Mindt Jdid à Zaouiat Oulmzi) soit la brusque montée des eaux (impossible de suivre les cours d'eau de l'asif Melloul ou de l'asif M'Goun). Cette fois-ci nous partons 15 jours plus tard dans la saison et espérons que la neige aura fini de fondre un peu avant notre passage. Inch'Allah !
Nous profiterons de ces 3 semaines de marche pour découvrir en première partie du trek quelques paysages montagneux peu connus du Moyen-Atlas. Partant de Midelt (220km au S de Fes), nous nous dirigerons vers Imilchil en traversant le cirque de Jaffar, les djbels Ayachi et Masker. Nous franchirons quelques cols d'altitude avant d'arriver au plateau des lacs Isli et Tislit. Nous suivrons les gorges de l'asif Melloul (intégralement cette fois-ci, nous l'espérons) avant de rejoindre Almou n'Ouahad, le lac qui occupe une large cuvette au milieu du plateau du Koucer, point de ralliement des tribus nomades. Nous rejoindrons Taghia par un itinéraire très sauvage passant par un col d'altitude. Pour sortir de Taghia, nous emprunterons le passage du tire-bouchon, une vire rocheuse taillée à même la paroi. Une fois sur la plateau de Mindt Jdid, direction le lac d'Izoughar en prélude à l'ascension du Djbel Oualgoulzat, un presque 4000, par un sentier muletier qui franchit l'arête non loin du sommet. Il ne restera plus qu'à descendre rejoindre la rive de l'asif M'Goun et suivre la rivière pendant 4 jours, parfois les pieds dans l'eau, et finir à Issoumar à quelques encablures de Qalaat M'Gouna dans la vallée du Dadès. Voilà notre mois de juin bien occupé.
Il ne restera plus, au retour, qu'à coucher sur le site le topo de cette randonnée d'exception afin que vous puissiez vous en inspirer pour aller à la découverte de cette merveilleuse région, confidentielle, située bien loin des sentiers battus...
Allez ! Un petit topo d'hiver pour patienter avant le topo promis fin mars sur la région de Tafraout dans l'Anti-Atlas. Aujourd'hui, on va aller dans une région située dans la partie sud du Haut-Atlas : le Djbel Saghro. Massif montagneux charnière entre les fertiles vallées du piémont du M’Goun et le Sahara déjà si proche, le Saghro présente un paysage ruiniforme composé de montagnes tabulaires et de pitons de grès dont on imagine qu’ils ont été polis par le sable, le froid et le vent au cours du temps. Un petit air de Monument Valley toutes proportions gardées… Bonne idée de rando de printemps, n'est-il pas ? Et puis, pas d'excuse, je vous ai même joint la carte de la rando en format PDF à télécharger. Il n'y a plus qu'à prendre son billet d'avion A/R...
Une semaine, cela vous parait trop court ? Eh bien, je vous ai donné une idée de randonnée pour occuper votre deuxième semaine, la découverte du Grand Sud marocain en parcourant la vallée du Draâ (voir la rubrique Sur place). Et puis, si vous souhaitez faire autre chose, vous pouvez aussi aller découvrir en voiture les somptueuses gorges du Dadès et celle de Todra à proximité de Boumalne-du-Dadès.
Nous ne sommes qu'au premier tiers de la période d'hiver et nous avons déjà des fourmis dans les jambes. Un constat : nous ne pourrons pas attendre jusqu'au mois de juin pour nous échapper de la maison ! Nous venons de décider de relancer le projet de randonnée itinérante d'exploration des montagnes de l'Anti-Atlas, ce coup-ci du côté du village mythique de Tafraout (nous sommes déjà allés dans cette bien belle région de l'Anti-Atlas il y a quelques années pour un Tour du Djbel Aklim). Mais la perspective d'aller découvrir ces ensembles de granit rouge et d'oasis verdoyantes vient de nous décider d'aller marcher une douzaine de jours avec un accompagnateur marocain, en autonomie (donc avec portage), laissant de côté l'assistance cuisinier - transport de bagage - voiture habituellement proposée sur ce genre de circuit (il n'y a pas de muletiers dans le coin). En croisant pas mal d'informations, nous avons essayé de composer un itinéraire au long cours, on le qualifiera de théorique, comportant pas mal d'interrogations quant à la disponibilité des ravitaillements et emplacements de bivouac. C'est que nous souhaitons clarifier afin qu'à notre retour, je puisse rédiger un topo vous permettant d'aborder cette région autrement qu'en totale dépendance des agences européennes.
Cette destination était habituellement chère (entre 650 et 1000€ la semaine) du fait du monopole des tours opérators "clubs de vacances all inclusive" sur l'aéroport d'Agadir qui ne laissaient aucune autre possibilité low-cost. Nous étions obligés de voler avec la compagnie marocaine RAM pour un prix de l'ordre de 300 à 450€ A/R depuis Paris. Ce "monopole" vient de se voir perturbé par EasyJet qui propose, à l'entâme de cette année 2010, un desserte quasi quotidienne depuis Paris-CDG. Avec des prix d'appel à 70€ en réservant tôt, à un mois du départ, il restait quand même de nombreux créneaux horaires à bas prix. Nous avons pris aujourd'hui les billets à 115€/pers avec bagages en soute inclus.
Nous serons au moins 3 dans ce périple aventureux, Jean-Marc nous accompagnant dans cette randonnée découverte au pays des arganiers et des amandiers en fleur (c'est la bonne saison...). Cela le préparera physiquement en prévision de son petit déplacement du mois d'avril au pays du yéti sur le balcon des Annapurnas.