Il fallait rebondir après les "péripéties" du début du mois d'août... Une fois revenus à Paris (voir le précédent billet de blog Ladakh, l'amertume...), comment se remettre dans le sens de la marche ? Un peu de rangement dans la maison après les travaux, mais ça n'occupe pas un tandem de voyageurs frustrés par la queue de poisson qu'il a subie... Décision est prise de s'aérer l'esprit et de sortir de la léthargie post-évènements en se faisant violence : on part marcher ! Où ? Là où il fait beau, où l'on va pouvoir se remplir l'esprit de beaux paysages, où les rencontres sympathiques nous permettront de mettre de côté notre spleen... Les Alpes du Sud du côté de Réallon ou plutôt le Vercors ? Revenus du vendredi d'avant, on compose à l'arrache un circuit en autonome (tente + cabanes + popote + bouffe à porter...), on réserve l'aller-retour en TGV Paris-Grenoble et hop nous voilà partis en deux temps trois mouvements vers cette région superbe dont nous avions déjà exploré les contreforts Est quelques années en arrière. Ce coup-ci, c'est la volonté de découvrir le Nord et l'Ouest de ce massif qui nous donne une ébauche de circuit : on partira d'Engins, on suivra la bordure Nord du massif avant de rejoindre Choranche et ses fabuleuses grottes avant de se diriger vers le col du Rousset et revenir sur le Grand-Veymont. Au départ d'Engins, le sac est lourd. Le lendemain, le GR9 se révèle ardu lorsque l'on doit franchir des zones de lapiaz rendues glissantes par les pluies d'orage des jours précédents. Les 6 heures de marche avec une charge dorsale très lourde sont épuisantes à cause de l'attention que l'on doit porter à chaque pas. Le soir, grosse difficulté pour trouver un point d'eau (merci à la sympathique VTTiste qui nous a indiqué la fontaine de Font-Renard alors que nous semblions désespérés de ne pas savoir où nous poser du côté de Font-Scellier). Après une nuit humide dans les sous-bois, la montée au Pas de Pertuson, avec ses pentes démoniaques en forêt au départ d'Autrans, nous décide à trouver une autre alternative afin de poursuivre le voyage pédestre avec la composante "plaisir". Nous entrons dans Rencurel aux alentours de midi trente et passons devant une maison. Nous nous enquerrons auprès d'une personne qui nous salue sur le pas de sa porte de la présence d'un gîte d'étape dans le village. Et puis là, tout s'enchaîne : nous faisons la connaissance d'Anne-Marie et Bernard qui vont remuer pendant tout l'après-midi le microcosme rencurellois afin de nous trouver un point de chute pour la nuit. Nous passerons un long moment ensemble à mieux nous connaître et à échanger sur de nombreux sujets communs. Ils connaissent bien le pays dans lequel ils vivent. Nous leur exposons notre déplaisir et nous orientent sur un itinéraire de substitution : l'exploration d'un massif forestier en bordure Nord-Ouest du Vercors à mi-hauteur, dans la montagne au-dessus de St Marcellin. Ce lieu d'exception se nomme les Coulmes. Plutôt que de nous casser le dos, nous irons de gîte en gîte et repasserons à Rencurel pour récupérer le matos que nous leur laissons en dépôt. Un bonjour, un sourire, un échange, et cette heureuse rencontre va nous conduire à découvrir, cette fois-ci avec le grand plaisir de porter un sac moins chargé, une région sensationnelle et bien peu parcourue. Et pourtant, elle ne laisse pas insensible. Les gens de rencontre que nous croiserons sont à l'image des paysages dans lesquels ils vivent : accueillants, doux, bons,... Ce coin de paradis, je vais vous dire, on en est tombé amoureux... Jetez un coup d'oeil sur ce topo de randonnée d'une semaine, lancez les diaporamas et inscrivez d'ores et déjà sur votre agenda, au programme de l'année prochaine entre les mois de juin et octobre : "Vercors Nord et Tour des Coulmes, penser à poser une semaine de vacances et réserver les places de TGV...". Merci à la FFRP d'avoir cru en ce massif et de nous proposer ce circuit. Je n'oublie pas non plus les agents du Parc du Vercors qui font un travail sensationnel sur le terrain : à l'instar de la Suisse et de l'Ile de la Réunion, le balisage et le repérage des sentiers est top !
Je n’ai pas pour habitude sur ce site de vous raconter ma vie. Je mets à votre disposition des topos de randonnées que j’ai construits et exécutés sur le terrain afin de vous proposer le meilleur niveau de détail et que vous puissiez randonner avec des informations les plus précises possibles. Tout le monde n’a pas la chance ou simplement le temps de pouvoir préparer avec autant de minutie ses vacances et sur le genre de destinations couvertes, il n’y a pas de place pour l’à peu près… Les topos vous apportent toutes « les billes » pour que vous puissiez monter vos propres itinéraires « hors des sentiers battus ». Le blog était jusqu’à ce jour uniquement utilisé comme lettre d’information : des nouveaux topos qui sortent, des diaporamas qui viennent illustrer des topos existants, le programme de randonnées à venir ou bien les bons plans que j’avais pu glaner sur le web, ou transmis par des amis, et que je voulais vous faire partager. Je vous avais donc annoncé dans un précédent billet de blog que Marie et moi avions décidé de partir cet été pour l’Inde du Nord. Paysages splendides, cols de haute altitude, air pur, il n’en fallait pas plus pour que nous rejoignions les nombreux trekkeurs de tous pays qui s’y rendent chaque été s’adonner à leur passion. Cette région a pour nom le Ladakh. Elle se situe dans la province du Jammu-Kashmir en Inde du Nord, coincée entre le Pakistan à l’W et la Chine (Province du Tibet) à l’E. La capitale s’appelle Leh. Même si le drame vécu au Pakistan a souvent monopolisé (à raison) les bulletins d’information pendant l’été, l’Inde du Nord ne doit pas vous être totalement inconnue côté faits divers. Rappelez-vous…
Revenons quelques mois en arrière : au printemps, Marie et moi cherchions donc une destination pour notre grand voyage de l’année, destination qui puisse concilier nos impératifs d’emplois du temps bien différents. Une chose était sûre : il lui serait impossible de se libérer comme à l’habitude soit en novembre pour le Népal soit en décembre pour la Réunion à cause du programme chargé de cours qu’elle suit à l’université. Comme les voyages c’est plus sympa à deux… je n’envisageais pas non plus de partir seul faire un trek techniquement « dans ses cordes ». Nous tombâmes d’accord que la seule période envisageable était le mois d’août et, pour randonner dans la chaîne de l’Himalaya, la destination du Ladakh s’imposait d’elle-même. Cette région désertique d’altitude présente des paysages désolés et se caractérise par un climat sec de juin à septembre, une particularité dans la chaîne de l’Himalaya à cette époque, puisque la mousson reste cantonnée sur la plaine indienne, bloquée qu’elle est par les premiers contreforts montagneux (il ne tombe que 100mm d’eau par an dans la région…). Marie avait déjà expérimenté cette destination en 1995 pour une randonnée du village d’Hémis au lac Tsomoriri. Elle en gardait un souvenir ému. Quant à moi, cette région m’était inconnue et, bien évidemment, je souhaitais ardemment la découvrir. Si fait ! Nous recherchons comme à notre habitude une agence locale pour nous aider à monter notre trek et décidons de partir avec Shanti Travels, agence franco-indienne installée à Delhi, présentant un large panel de treks sur son site web. Contact hyper rapide, très professionnel, devis dans les deux jours qui suivent, réponse immédiate aux demandes d’explications, bref, de la belle ouvrage… Les premiers contacts par mail semblent vraiment très prometteurs. Qui plus est, les prix annoncés sont dans nos cordes. Tout baigne ! Date est prise pour le circuit de la Grande Traversée du Zanskar et une extension vers Agra et Jaïpur en fin de séjour pour un prix total de 3000€ pour deux, hors voyages aériens internationaux, entre le 1er et le 29 août 2010. A fond la forme comme disent certains… On se prépare du feu de dieu sur la GTAM3 au Maroc en juin que je complète d’un Alpi-Toubkal3 début juillet. Plus affiné tu meurs !
Voici donc le jour par jour de ce voyage merveilleux qui s’est malheureusement transformé en voyage au bout de l’enfer… Si je n’écris ce billet qu’aujourd’hui, c’est que nous en sommes revenus profondément touchés de ce que nous avons vécu sur place. Il nous a été impossible de coucher les mots plus tôt bien que rentrés sur Paris depuis la mi-août. Il fallait d’abord se reconstruire…
Je courais après depuis 3 ans (voir l'article dans Trek Magazine n°118). Les stigmates de ces 8 jours de forçat (difficile de les appeler autrement...) m'ont rappelé pendant les 2 semaines qui viennent de s'écouler que la performance accomplie n'était pas si anodine que ça... Si, si ! Elles viennent tout juste de s'estomper, heureusement, mais que le parcours a été rude ! J'écrivais il y a quelques temps "Une chose est sûre : en dehors des sentiers, l'Atlas n'est qu'un gigantesque tas de cailloux, cailloux qui s'empilent au mépris des règles basiques de la gravité sur des pentes prononcées...". Eh bien, je ne peux pas le nier ! C'est exactement ça... Au milieu des éboulis friables, on est constamment à la recherche de roche dure pour rendre la progression moins pénible. Huit jours à rechercher des itinéraires bien aidés en cela par les traces de chèvres et de moutons que l'on trouve à tous les étages (jusque sous les sommets que l'on croit les plus inaccessibles...) mais à la clef, chaque jour, un enchaînement de crêtes et des sommets du haut desquels les panoramas offerts sont incroyablement beaux et rares (et calmes...). Et quand la météo y met du sien, alors, c'est un enchantement de tous les instants. Oui ! Il y a des voies d'alpinisme dans le massif du Toubkal, le guide Desnivel les décrit parfaitement, mais lorsque l'on s'aventure à la périphérie, les écrits se font plus rares, inexistants. Quelques indications sont données dans l'ouvrage "Trekking in the Atlas Mountains" de Karl Smith mais c'est quand même assez vague comme description : pas de carte, de photo, de descriptif un tant soit peu précis... Certes ce n'est pas la cible de cette publication (on est plutôt sur le randonneur expérimenté auquel on indique qu'il y a des sommets accessibles de part et d'autres des vallées et des cols qu'il emprunte...). Il manquait donc, à mon avis, une voie médiane entre alpinisme et randonnée, celle de la randonnée-alpinisme couvrant le massif du Toubkal dans son ensemble bien au-delà des seuls pics attenants. Eh bien, je vous la livre aujourd'hui. Elle a pour nom Alpi-Toubkal n°3 et elle vous attend. Avec Ahmed Aït Hammou, nous l'avons construite, puis avec Abdou Rhaïm, nous l'avons accomplie et maintenant, descriptif détaillé en main et photos à l'appui, n'hésitez pas à vous engager sur ce superbe itinéraire entre terre et ciel où l'on découvre une autre facette de ce massif de l'Atlas marocain. On comprend pourquoi nos prédécesseurs français et anglais se sont intéressés très tôt à cette chaîne de montagnes, il y a du potentiel que diable ! Merci à André Fougerolles, Jacques de Lépiney et Hamish Brown de m'avoir donné l'envie de découvrir puis de parcourir ce merveilleux terrain de "jeux". Sans oublier, bien entendu, mes compagnons de randonnée sans lesquels les journées auraient moins de saveur...
Juste avant d'entamer la GTAM n°3, nous avions décidé, Marie et moi, d'aller décompresser une paire de jours à Fès puisque le départ de la randonnée s'effectuait de Midelt, à 250 kms de là en se dirigeant vers le S (Fès est l'aéroport le plus commode pour desservir cette région du Moyen-Atlas). Quoi de plus déstabilisant que de se perdre dans les ruelles de la médina... C'est réellement une ville attachante où il semble faire bon vivre. Quelle différence avec Marrakech (Arnakech ?)... Ici, à Fès, pas de harcèlement continuel dans les souks, toujours une âme charitable pour vous aider à retrouver son chemin, quelques rabatteurs autour des teinturiers mais rien de bien méchant... Et puis, il peut faire 50°C comme nous avions connu à l'été 2007, la fraîcheur des ruelles est bien agréable pour qui veut sortir de l'axe principal qui coupe Fès el Bali en deux parties, sens E-W. Entre la médina et la ville nouvelle, n'oubliez pas Fès el Jedid et son quartier juif au coeur duquel règne une ambiance particulière. Je viens de compléter le diaporama de 2007 par celui de 2010. Prenez autant de plaisir à les regarder que j'en ai eu à saisir les moments de vie... Les deux séries de photos sont disponibles en cliquant ici.
Attendu depuis longtemps, le topo de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 est en ligne. 10 jours pile poil après que je sois rentré sur Paris (j'ai traîné un peu du côté du Toubkal pour effectuer la rando alpinisme Alpi-Toubkal, n°3 aussi... et que je devrais vous livrer bientôt, quelques jours avant de partir vers l'Inde avec pour destination le Ladakh, effectuer la Grande Traversée du Zanskar), je vous livre le "jour par jour" de cette GTAM qui part de Midelt et se termine à Bou Taghar. 19 jours de marche et près de 9000m de dénivelées positive et négative. Ces espaces du Haut-Atlas central que Marie et moi avons traversés, rarement décrits dans des guides de randonnée, sont réellement fantastiques pour qui aime les paysages grandioses et recherche l'infini... Pour vous y retrouver, j'ai inséré de nombreuses séquences de diaporamas ainsi que les cartes topographiques sur lesquelles j'ai dessiné le tracé du trek. Petits veinards... Faites-en bon usage et, si vous souhaitez réaliser tout ou partie de cette traversée, sachez que vous pouvez faire appel aux équipes de Brahim Moudoud de l'agence Maroc Horizon d'Aventures pour vous aider à réaliser cet extraordinaire voyage au long cours. Lahçen Bachki qui m'accompagnait sur ce périple, aidé de deux muletiers aguerris, Mohamed et Mohamed..., nous a régalé de ses connaissances sur cette région qui est la sienne. Régalé disais-je, car en plus de nous guider, il s'occupait de nous concocter des tagines d'enfer. Et, imaginez notre bonheur lorsqu'il nous dégotta du côté du tizi n'Tighboula un mouton sur pattes d'une qualité gustative rare, à côté duquel la meilleure viande du monde ne pourrait que paraître fade... Souvenirs de paysages, d'instants partagés et de rencontres quotidiennes, cette GTAM n°3 restera aussi celle du grand nettoyage de pieds avec le parcours de quelques canyons prestigieux (asifs Melloul et M'Goun entre autres).
La prochaine étape, la GTAM n°4, est prévue pour le printemps prochain : 3 semaines de randonnée avec un départ d'Imlil plein W et le but affiché de rejoindre l'océan Atlantique au niveau de la plage de Sidi Kaouki (tout le monde à l'eau, hommes et bêtes...!). Ainsi se conclura cette traversée longitudinale de l'Atlas marocain. Ceci dit, d'autres idées d'itinéraires trottent déjà dans la tête : une GTAM n°5 pourrait voir le jour afin d'explorer les vallées parallèles à celles déjà parcourues depuis ces quelques années, par exemple relier Tounfite à Skoura en passant par quelques vallées peu fréquentées, des sommets laissés pour compte comme le Masker, le Ghat, l'Anrhomar, et des cols mythiques (le tizi n'Iqantula). L'Atlas est un immense terrain de jeu, ouvert à qui veut le consommer. Venez et dégustez, c'est divin...!
Ouf ! Ca y est... GTAM3 + AT3, pour certains d'entre vous, cela ne ressemble qu'à la formulation d'une addition à deux inconnues. Pour les habitués, vous l'avez compris, c'est l'accomplissement de la Grande Traversée de l'Atlas marocain n°3 et la concrétisation (enfin !) de la traversée des crêtes du massif du Toubkal comme prévu (à une exception près) sur 9 jours comme annoncé sur Trek Magazine n°118 ou sur le blog. Que vous dire d'autre que : EXTRAORDINAIRE ! Et sans excès aucun...
Début juin, après 2 jours de décompression à Fès la splendide (on adore...), la GTAM3 nous a permis, Marie et moi, de découvrir en compagnie de Lahcen Bachki, accompagnateur, Khouya et Mohamed, nos deux muletiers et leurs deux bêtes de somme, un parcours à nul autre pareil, flirtant avec quelques hauts sommets comme pénétrant au plus profond de splendides canyons comme l'Asif Melloul ou l'asif M'Goun. 19 jours de trekking de Midelt à Bou Taghar au cours desquels l'alternance était de mise. On changeait de paysages comme de chemise, chaque jour ou presque... Le blocage du passage de l'Aqqa n'Tazzart du côté de Zaouiat Ahançal par un gros rocher effondré nous a permis d'explorer l'envers du cirque de Taghia, encore plus merveilleux que l'original. De véritables vues d'avion. Et puis la traversée du Plateau des Lacs d'Imilchil et cette apparition du lac d'Isli comme un mirage bleu turquoise flashy alors que le temps pourri de la matinée nous immergeait au coeur de l'Islande ou de la Mongolie, le tizi n'Tighboula et sa randonnée sur le fil des crêtes où l'on croit dominer le monde tant l'air est pur et large l'horizon, les gorges de l'asif Melloul, rudes à souhait, un cran au-dessus de celles de l'asif M'Goun, plus débonnaires mais l'une et l'autre en tout point splendides. Que de souvenirs que vous allez pouvoir retrouver très prochainement dans la rubrique Treks en Afrique rejoindre les GTAM n°1 et 2 (et d'autres circuits proposés) afin de vous donner les clefs de cet itinéraire exceptionnel et bien peu touristique, ça je peux vous l'assurer...
Il s'en est suivi une visite touristique des Gorges du Dadès et de Todghra en 4x4 puisqu'on était dans le coin par la fameuse piste des 2 gorges qui devrait devenir un classique du tourisme à la journée en autocar d'ici quelques années lorsque l'itinéraire sera goudronné entre Msemrir et Tamtattouche (les travaux sont en cours), avant un retour sur Marrakech via Ouarzazate. Ainsi prenait fin la première partie du séjour dont l'intendance avait été parfaitement gérée par Brahim Moudoud de l'agence Trekking au Maroc.
Et puis Marie est rentrée à Paris fin juin, boulot oblige, et j'ai donc poursuivi, maintenant que j'étais en forme (et plus en formes...) par l'inénarrable Alpi-Toubkal N°3 après lequel je courrais (de malchance...) depuis deux bonnes années. La météo a continué d'être clémente et j'ai donc pu entamer, avec Abdou Rhaïm et Hussein, le périple concocté avec Ahmed Aït Hammou d'Aït Souka, tant espéré, et l'accomplir (grand bonheur !). Quel pied mes amis ! Que du minéral, et pas qu'un peu... Délirant ! Vous aurez ce topo en avant-première très prochainement n'en doutez pas. N'hésitez pas à vous y mesurer (demandez à Ahmed de partir avec la même équipe, elle connaît maintenant le chemin...) et faites-moi part de vos impressions. On aura de quoi converser un bon moment...
A bientôt pour de nouvelles aventures...
J'ai reçu ce matin son appel au secours via mail. Le Parc veut le remplacer ! Une pétition a été ouverte dès hier alors que Dumé vient de se mettre en grève de la faim. Voici la lettre ouverte que j'ai écrite il y a quelques minutes sur le site dumepuscaghja :
Lettre ouverte aux "responsables" du PNRC
Etes-vous devenus inconscients ou seulement intéressés par les arcanes du mercantilisme ? Cette lumière qui brille dans la montagne du côté de la Lonca ne doit pas s'éteindre parce que vous en avez décidé ainsi, au nom de l'uniformité que vous souhaitez imposer. Vous n'êtes que dépositaires d'une autorité sur ce parc naturel, en aucun cas les propriétaires des espaces... Déjà que vous empêchez toute vélléité de débroussaillage d'anciens sentiers de descente par les communes locales afin de garder les randonneurs bien captifs des marques blanc-rouges sur le GR20, vous vous permettez de détruire le tissu social qui se recréait dans la montagne corse. Le diktat que vous souhaitez imposer sur l'espace naturel ne me sied guère, comme il insupporte nombre de travailleurs de la montagne et les randonneurs amoureux des espaces naturels, bien loin des exploits sportifs que vous promouvez : le sentier le plus dur d'Europe ? du Monde ? et puis quoi encore... De grâce, parlez un peu d'autre chose !
La rencontre avec Dumé l'année dernière à Puscaghja (voir blog http://www.martinpierre.fr/blog,de-retour-de-corse,166823.html) avait été un immense moment de partage et de convivialité. Ca nous changeait des gardiens épiciers de refuges du GR20 (dont la plupart d'entre-eux pourraient aller suivre un stage de sourires soit dit en passant... cet aspect ne devant pas être un critère de choix dans l'attribution des espaces par le Parc). Par votre action, vous allez détruire ce que de nombreux randonneurs recherchent en Corse, un dépositaire de l'Histoire, un amoureux de sa Terre, un conteur de génie...
J'ai découvert la Corse il y a plus de 20 ans avec l'UCPA. Cet organisme dont le directeur de Ghisoni était à l'époque François, le frère de Dumé, nous a fait aimer cette Terre avec ses merveilles et sa diversité, même chez les habitants. Et c'est la raison pour laquelle nous défendons corps et âme l'identité de cette nature. S'il vous plaît, ne la vendez pas, cette âme...! Dumé doit rester à Puscaghja, il ne peut pas en être autrement. Merci.
Pace e salute.
Besoin de connaître encore mieux Dumé Flori ? Ce lien conduit à la rubrique Mes Amis.
Si comme moi vous souhaitez témoigner votre aide à Dumé, laissez une trace sur dumepuscaghja.
Puisque le volcan n'a pas voulu, il a fallu recomposer le programme de l'été 2010. Sur juin, nous partons Marie et moi pour notre GTAM3, de Midelt à Bou Taghar, avec l'équipe de Brahim Moudoud dont nous avons pu apprécier le professionnalisme en mars dernier lors de notre traversée de l'Anti-Atlas. De retour sur Marrakech à la fin du mois de juin, l'occasion était bonne, Marie rentrant sur Paris pour reprendre son travail, de poursuivre le séjour sur place mais cette fois-ci du côté du Toubkal. Et voici donc que réapparait la Haute Route du Toubkal n°3, tout droit sortie de mon imagination, et dont la genèse avait fait l'objet d'un article dans le Trek Magazine n°118 à l'automne dernier. Comme prévu, je partirai avec Abdou et Hussein : le premier m'accompagnera sur les crêtes alors que le second, menant sa mule d'une main de maître, nous réconfortera à chaque fin de journée avec ses petits plats revigorants. Voici donc le programme original :
Jour 1 (D27/06) : Aéroport Marrakech – Voiture jusqu’à Imsker - Oukaimeden (refuge CAF)
4h / +1300m / -100m
Jour 2 (L28/06) : Oukaimeden – Tizi n’Itbir – Couloir N – Sommet Angour - Camp à l’E du tizi n’Tachedirt
5h30 / +1000m / -600m
Jour 3 (M29/06) : Camp à l’E du tizi n’Tachedirt – Anrhemer – Bou Iguenouane – Tizi Likemt - Camp au N du tizi Likemt
7h30 / +1000m / -1000m
Jour 4 (m30/06) : Camp au N du tizi Likemt – Aksoual – A/R Azrou et Tamadot – Azibs Tifni
6h30 / +1100m / -1300m
Jour 5 (J01/07) : Azibs Tifni – Camp au pied du Tichki
3h / +700m / -0m
Jour 6 (V02/07) : Camp au pied du Tichki - Tichki – Afekhoi – Imouzzer – Ikhibi N - Refuge du Toubkal
7 à 8h / +1000m / -1200m
Jour 7 (S03/07) : Refuge du Toubkal – Tizi n’Tadat - Biguinoussene – Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua
6h / +1000m / -800m
Jour 8 (D04/07) : Camp sous le tizi Amrharas n’Iglioua – Akioud – Afella – Tazaghart – Refuge de la Tazaghart
8h / +1400m / -1600m
Jour 8 (L05/07) : Refuge de la Tazaghart – Tisgui
4h30 / +800m / -1600m
Jour 9 (M06/07) : Tisgui – Tizi Zouggaghene – Tizi Oussem
4h30 / +500m / -600m
Jour 10 (m07/07) : Tizi Oussem – Tizi Mzic – Djbel Adj – Tizi n’Tizikert – Ait Souka
7 à 8h / +800m / -1300m
Jour 11 (J08/07) : Journée de réserve ou repos à Ait Souka
Jour 12 (V09/07) : Retour sur Paris
Avis aux amateurs !
Sniff ! La Grande Traversée de l'Islande que Laurent Sénéchal s'est attelé à monter ne se fera pas... du moins cette année. Les autorités islandaises ont pris la décision de fermer au trekking la partie sud du tracé du côté du Landmannalaugar, là où se trouve le volcan qui nous a causé tant de tracas cet avril dernier en Europe. On ne peut les blâmer, bien évidemment... Il préviennent le réveil de son voisin "cocotte minute" qui s'il se décidait à bouger causerait bien des dégâts et plus particulièrement des coulées de boues. En pleine saison touristique, dans un pays aux contrées secrètes et désertiques, comment recenser tous les touristes éparpillés dans la nature et les avertir de stopper leur avancée pour cause de danger imminent ? Bien sûr, c'est une grosse déception pour nous qui nous voyions déjà arpentant les pistes de l'intérieur, sur notre itinéraire partant de la pointe N de l'île avec pour destination la région de Vyk. Cette interdiction condamnait 1/3 du parcours et nous préférons remettre sur le métier l'ouvrage lors d'une des prochaines années. Il y a tant d'autres endroits à découvrir sur la planète !
Cliquez sur cette icône pour voir quelques clichés de l'éruption 2010
Volcan-islandais-2010.pps
Et une vidéo de 13 minutes pour se donner encore plus de regrets (merci à Anthony de Trek Magazine de l'avoir découverte et proposée sur trekmag.com).
Images d'archives que je ne peux m'empêcher de vous faire partager. Les images datent de novembre 1987. C'était le premier trek de Marie au Népal. Mais qu'est donc devenue la région ? Les paysages restent, certes, l'habitat évolue, les mentalités ont (bien) changé... Cliquez donc sur la photo pour accéder au diaporama et vous replonger dans le passé (et votre jeunesse passée...).